François Léger

01 décembre 2016

Toute existence provient d'une existence...

 

Michel Klein 001             La rubrique philosophique

 

               de  Pierre Michel KLEIN  

         

  Existence et réalité

 

  

              La notion la plus fondamentale de la métaphysique désigne l'expérience la plus simple : exister. « Exister »désigne    un mélange entre le fait d'être et celui d'en avoir conscience, mais à y réfléchir, le fait d'être semble suffire. Car exister est une chose très simple. Lorsque, à la boulangerie, vous cherchez dans votre poche une pièce de 1 euro, elle y est ou elle n'y est pas. Si vous ne la trouvez pas, elle peut encore y être ou ne pas y être, bien que vous ne la trouviez pas. Suivant cet exemple, l'existence serait une sorte de fait indépendant de la conscience qu'on en prend. Quand vous dormez profondément, vous existez ainsi, à la manière d'une pièce au fond de votre poche, susceptible ou non d'être retrouvée. Un sommeil sans rêve est une existence réduite à sa plus simple expression.

 

        Or, dès que vous vous demandez si une chose existe ou non, l'affaire se complique. Car vous pouvez croire ou penser qu'elle existe, sans savoir que vous vous en faites une illusion. Cette chose cependant garde encore son existence : celle d'une illusion de votre pensée, bien que sans réalité hors d'elle. En cette pensée votre illusion existe, comme d'ailleurs vos rêves y existent, et vos espoirs, et toutes vos terreurs, délires et hallucinations. De même lorsque vous dormez, sans penser ni rêver, vous existez. Rien ne vous le montre, mais vous existez, ni plus ni moins que n'importe laquelle de vos divagations folles, aussi irréelles soient-elles en dehors de votre esprit en fièvre.
Vous existez, un point c'est tout, et la conscience a beau se demander ce que c'est qu'exister, c'est comme si penser n'était pas tout à fait nécessaire pour le savoir.

     Un dormeur dont le sommeil est sans rêve existe, bien qu'il n'ait conscience de rien ni de lui-même. Quand ce dormeur se met à rêver, l'objet irréel de son rêve existe en lui, bien que non hors de lui. Alors admettez ceci : exister n'est pas du domaine des choses. L'existence n'appartient pas à la réalité. La lune est réelle, mais son existence ne l'est pas. Si la lune rêvait, son existence se révélerait à elle bien davantage qu'à celui qui la regarde la nuit. Quand d'ailleurs elle se contente de dormir, elle en sait plus sur l'existence que vous, en plein bonheur, sur une route ensoleillée. Autrement dit pour comprendre ce qu'est être réel, il faut sans doute penser à l'univers des choses. Mais exister, vous le comprenez d'une chose lorsqu'en même temps que vous, elle sommeille. 

     Pourtant vous avez bien du mal à distinguer entre réalité et  existence. Pensez alors à la différence entre l'objet actuel que vous percevez et le même objet que garde votre mémoire. Par exemple la chambre où, enfant, vous dormiez. Rien n'empêche chacun de vos sommeils d'y dormir encore. Mais dès votre réveil, une chambre réelle vous retire de là. La réalité vous situe quelque part dans l'espace et le temps. L'existence est aussi votre place, mais nulle part.

    Quant à exister, peu importe qu'on le sache ou non. Depuis les plus infimes particules jusqu'aux astres démesurés, des galaxies de débris aux vapeurs oubliées dans le vide, et de ce vide même à ses puissances immenses et secrètes, tout cela se réduit à cette simple humilité : exister. Toute chose est immanente à la nature, mais exister est leur transcendance. Peu importe donc que vous en ayez conscience ou non, l'existence est la transcendance de toute réalité. Ce qui ne signifie rien d'autre que ceci : la nature est réelle, son existence est surnaturelle. Autrement dit, toute chose naturelle est bien réelle, mais en tant qu'elle existe, cette chose est surnaturelle.

 

  Dieu existe-t-il ? La réponse est simple. Toute réalité vient d'une réalité. Toute existence provient d'une existence.

 

 

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28 novembre 2016

Lecture pour la Petite Enfance, la Jeunesse et... Tous les genres!

salon du livre Somain

Merci au Service Culturel de la Ville de Somain (Nord) pour le programme ci-dessus.

 

 

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27 novembre 2016

Si nous pouvons vous renseigner, ce sera avec plaisir...

 

Réponses aux commentaires

des lecteurs (le 27/11/2016)

 

Chers lecteurs, vous qui prenez la plume pour nous adresser des commentaires sur tel ou tel article par nous proposé sur ce site, ne croyez surtout pas que - sans réponse rapide de notre part - nous avons « enterré » votre courrier… Que nenni !

Nous pensons, ici, notamment à l’explication que nous devons à Florent B. (je respecte ici son anonymat car j’ignore s’il le souhaite ou non) pour lui avoir écrit, dans une réponse à l’un de ses commentaires, à peu près ceci : « Les plus grands d’entre nous peuvent écrire des âneries monumentales comme ce fut le cas de Monsieur Jean de La Fontaine en créant la fable que des milliers d’entre nous avons apprise par cœur dans notre jeunesse « La cigale et la fourmi ». Cela a fait réagir – ce qui est parfaitement logique – notre ami lecteur, qui a la gentillesse de ne pas s’inquiéter de ma santé mentale et de simplement me demander de m’expliquer sur cette « déclaration ».

Depuis cette demande, j’ai réfléchi à la question et repris l’un des ouvrages de mon ami cigalier Jean-Claude REY, le conteur du Luberon, qui nous a malheureusement quittés depuis plusieurs années, ce qui n’a pas empêché une réédition de son dernier ouvrage consacré à la cigale et cette question. J’ai alors pensé que je ne pouvais pas m’attribuer les connaissances qu’il m’avait apportées dans ces pages et qu’un article consacré à la cigale, fait à partir de ses explications, intéresserait certainement beaucoup de gens et serait plus honnête.

Donc, je réponds aujourd’hui à Florent B. que l’explication reviendra avant les cigales…

Un autre commentaire, de Yolaine, ne nécessitant d’ailleurs pas de réponse, est le suivant :

« Ce commentaire concerne le N°164 de la Revue FLORILEGE…

« Découvrant votre article par hasard (NDLR : J’espère que le hasard aura bien fait les choses) je souhaitais préciser que les poèmes publiés sont soumis au comité de lecture pour être sélectionnés et non au bon vouloir du rédacteur de la revue… ; la sélection est toujours délicate et sans doute subjective (ce que certains détestent, d’autres l’aiment beaucoup), mais il est très intéressant d’avoir un avis honnête qui, permet aux auteurs comme aux responsables des améliorations, nous nous y efforçons dans la mesure du possible….

« Concernant le numéro précédent 163 :

« Juste une précision au sujet de la lettre qui ne figure pas en page 4 … ; il s’agit d’une note de lecture rédigée par Louis Delorme qui précise que cette lettre est reproduite en page 4 du recueil de l’auteur et non de la revue…, ce qui a pu créer la confusion.

« Avec tous nos remerciements pour votre intérêt, votre lecture attentive et le partage de nos informations…

… Un membre de l’association ».

Merci à Yolaine d’avoir vu que nous voulions aussi, avant tout, redonner sa place à la culture française qui n’intéresse plus le public comme ce fut le cas il y a quelques années.

 

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23 novembre 2016

Comme toute langue vivante, le français évolue, mais cela ne doit pas nous empêcher de la respecter...

Dis moi Dix mots 1

La nouvelle édition "Dis-moi dix mots sur la Toile" met à l'honneur le numérique. Si le français moderne est parlé et écrit depuis le XVIIe siècle, il est intéressant de voir son adaptation à des contextes technologiques en constante évolution.  Les dix mots choisis ont pour point commun d'être issus du monde virtuel, empruntés au monde physique et de présenter un fort « potentiel poétique » : avatar, canular, favori, fureteur, héberger, nomade, nuage et pirate. À l'exception de deux termes, qui ont été créés plus récemment : émoticône, figure exprimant une émotion et « télésnober » qui désigne le fait de regarder son écran quand un interlocuteur s'exprime. Le Concours des Dix mots mettra cette année à l'honneur les variétés du français. S'il y a une seule langue française partagée par 274 millions de locuteurs dans le monde, celle-ci est riche de la diversité de ses expressions.

« Dis-moi dix mots » est une opération nationale de sensibilisation à la langue française qui se déroule tout au long de l'année scolaire. Elle est organisée par le ministère de la culture et de la communication.  Pour cette 22éme édition, l’association dijonnaise « les poètes de l’amitié – poètes sans frontières » organise un concours de poésie sur un thème imposé qui devra comporter obligatoirement ces dix mots. Le choix du jury est sans appel. Règlement : chaque candidat devra envoyer un SEUL poème en vers ou en prose d’environ dix lignes sur le thème :  

                                                  « Les aventures de Mister Smiley… »

Si votre texte est sélectionné par le jury de l’association, il  sera  publié  gratuitement dans la revue FLORILEGE du mois de juin 2017. Le jury se réserve le droit de ne publier que les dix meilleures créations qui devront faire preuve d’originalité et sans fautes d’orthographe.  Conditions : à cette fin, chaque candidat devra joindre à sa candidature, deux enveloppes timbrées à son adresse  et son texte en six exemplaires  pour les membres du jury en indiquant en haut et à gauche, son nom et prénom, adresse postale et mail. Date limite des envois au 31 DECEMBRE 2016 à l’adresse suivante :

                                                       Concours « dis-moi dix mots 2017 »

                                                    Association LES POETES DE L’AMITIE

                                              19, allée du Maconnais 21000 DIJON (France)

 

Renseignements : Stephen BLANCHARD 06.12.68.15.47

Courriel : poetedelamitie@aol.com

Dis-moi dix mots 2

 

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21 novembre 2016

Invitation musicale à Dijon...

 

Une soirée avec JERKO et ses compères

 

L’association des Poètes de l’Amitié de Dijon et sa région nous a demandé de mettre en ligne l’affiche ci-dessous qui vous donnera les détails de la soirée à laquelle elle vous convie, le samedi 26 novembre, à l’Hôtel de Vogue.

C’est bien volontiers que nous accédons à cette demande…

JERKo à Dijon

 

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Naît-on poète ou le devient-on ?

 

Rencontrer le poète Grégory  Lebarbier en dédicaces…

 

Sous le titre « Naît-on poète ? La question ne trouvera pas ici de réponse certaine », un article - mis en ligne, sur ce même site, le mardi 15 novembre – a été l’occasion de vous présenter très brièvement  Grégory Lebarbier, le lauréat, pour son recueil « Silence, mort et conquête », du Prix de poésie Yolaine et Stephen Blanchard 2016.

Ce jeune homme sera heureux de vous rencontrer lors de sa prochaine séance de dédicaces, dont vous trouverez tout ce qu’il faut savoir pour s’y rendre sur l’affiche ci-dessous, une séance de dédicaces dont le but premier est de se découvrir mutuellement : vous pourrez peut-être savoir si l’on naît poète – mais sa réponse n’engagera que Grégory Lebarbier ! Quant à Grégory Lebarbier il sera heureux, comme tous les auteurs – qu’ils soient prosateurs ou poètes – de faire la connaissance de ses lecteurs et de savoir ce que ceux-ci attendent de ses travaux

images

 

 

 

Affiche mise en ligne sur la demande des organisateurs de la manifestation

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18 novembre 2016

Est-ce le nouveau roman ?

 

Claude-Emmanuelle Yance vous fera…

souvent flotter dans « L’île au Canot » !

          

                 Par François LÉGER

 

           Il me souvient d’avoir découvert, en début d’année, dans l’interview d’un auteur de nouvelles et de romans, sa façon d’envisager la nouvelle qui m’avait d’autant plus surpris qu’elle annihilait les règles de base de l’écriture de ce genre de littérature… Je n’en parlerai pas ici puisque cette recension est destinée à un roman, ce roman dont l’auteur interviewée précédemment expliquait qu’elle préférait écrire un roman, un long texte dans lequel elle pouvait emmener son lecteur dans des chemins de traverse et, de temps à autre, le mener dans de sympathiques sentes qu’elle abandonnait ensuite parce qu’ils n’avaient pas d’intérêt pour l’action traitée dans l’ouvrage !

       Pourquoi écrire cela, aujourd’hui, à propos du roman « L’île au Canot » de Claude-Emmanuelle Yance ? Eh bien tout simplement parce que j’ai eu l’impression d’être manœuvré dans un livre qui aurait pu être très intéressant s’il avait été charpenté et écrit dans un français littéraire, mais ce ne n’est point le cas.

Non, Claude-Emmanuelle Yance traite, dans ce roman, de plusieurs sujets classiques, mais à sa façon … très personnelle.

D’ailleurs, elle ne prend personne véritablement au piège dans la mesure où elle ne manque pas d’annoncer les choses dans l’Avertissement de ce travail. L’auteur est clair dans un premier temps : « Ce récit, qui met en scène quelques-uns de mes ancêtres, est une œuvre de fiction. Il s’appuie cependant sur des faits historiques et s’efforce de respecter le climat social de l’époque ».

Et, dans le dernier paragraphe apportant une nouvelle information sur l’ouvrage, l’auteur ne manque pas de clarté : « De même, pour certains lieux, j’ai repris des noms anciens peu connus aujourd’hui, afin de garder toute ma liberté. Il suffit de savoir que l’histoire se déroule au XIXème siècle entre les Territoires du Nord-Ouest et les Bois-Francs, en passant par l’île aux Grues et Québec. Tout le reste est le fruit de mon imagination et fait appel à votre propre imagination » ! Voilà qui est dit, cher lecteur. Voilà un roman qui se passe au Canada, mais pourrait tout à fait prendre place dans notre pays de verts pâturages…

« A qui cela revient-il ? »

 Sans vous raconter le livre, ni la vie du héros, on peut vous parler de ces bonnes histoires d’héritages qu’ont connues toutes nos campagnes, histoires que nous avons vécues ou que vivent nos enfants. Des histoires souvent difficiles à affronter comme l’auteur le montre en quelques vers (très libres) trouvés dans le prologue de l’ouvrage.

Le Canot« Écoutez ma voix sauvage qui gronde dans vos artères

« C’est votre sang

« Un fleuve rouge que rien n’arrête

« Qui traverse les saisons et les siècles

« Aveugle et puissant à la fois.

Pour ma part, j’ai entendu, dans ma famille, que, au moment d’un partage survenant après un décès, des filles n‘avaient pas pu se mettre d’accord et qu’un service de table avait ainsi perdu toute valeur, tout sens en raison de l’attitude insensée des héritières : celles-ci s’étaient partagé les assiettes à dessert, les plats, les cuillers et couteaux, nappes et serviettes de table…

Si la personne dont les enfants faisaient le partage de ses biens terrestres voyait cela du niveau de conscience où elle était arrivée, elle ne devait vraiment pas regretter ce qui se passait sur terre en pensant qu’elle-même avait peut-être, un jour, agi de cette manière encore qu’elle en doutât très sérieusement…

Mais, on le sait, il y a de plus importants héritages que sont les terres sur lesquelles nous vivons… Vous ne pouvez pas ne pas avoir connu un tel héritage à la campagne où l’on est d’autant plus prêt à tout que le champ en héritage est très proche de celui de l’un des héritiers !

J’imagine qu’autrefois, pour une telle chose, on se serait retrouvé sur le pré… Toujours est-il que, de nos jours cela tue véritablement une famille… C’était hier une grande famille des plus unies et, aujourd’hui, la plupart des membres ne se disent même plus bonjour…

Que d’années perdues…

Nous trouvons ici un héritage, non reçu, qui détruira psychologiquement un jeune homme puisqu’il lui faudra des années pour se redresser…. Il s’agit de l’héritier logique de « L’île au Canot », une terre qui aurait bien des choses à raconter si elle pouvait faire part de tout ce qu’il s’y est passé… Une terre dont Jérémie sera déshérité brutalement par son père et mis dehors en lui disant de ne pas remettre les pieds sur cette île car il ne veut plus le voir…

En fait, je ne vous ai pas raconté le synopsis du roman, mais simplement l’entrée en matière d’un récit dans lequel une vie se joue bien difficilement : hier héritier de l’île, prêt à épouser la jeune femme qu’il aime, il est aujourd’hui seul, dans la peine, dans le regret, dans la peur de lui-même… Curieux héritage !

Le livre est écrit simplement et, comme je vous l’avais dit au début de cette recension, va ici et là en n’oubliant pas une pincée de sexe (qui fera vendre) et nous proposant d’assister à la naissance d’un enfant aux forceps sans oublier le moindre détail, uniquement parce que l’auteur a envie de parler de cela à ce moment-là !

 Si notre jeune homme ne baissera jamais les bras, sachez également qu’il retrouvera un équilibre bien gagné après avoir sombré - parfois - aussi profondément que la vie vous y oblige : que d’années perdues !

 

Lévesque Editeur

Site Internet : www.levesqueediteur.com

Courriel: info@levesqueediteur.com

Distribution en Europe:

Librairie du Québec

30 rue Gay-Lussac

75005 PARIS

 

Illustration : A-plat de l'ouvrage aimablement fourni par l'éditeur.

 

 

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15 novembre 2016

Naît-on poète ? La question ne trouvera pas ici de réponse certaine !

Prix édition poétique Dijon

Poésie Yolande et Stephen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des poètes et leurs travaux mis à l’honneur

 

Le 24 octobre, sur ce site, nous vous avons présenté en détail Le Prix de Poésie 2017 Yolaine et Stephen Blanchard ainsi que son règlement.

Toutefois, il est vrai que nous présentons ainsi nombre de concours (en poésie ou en prose) tout au long d’une année, tout simplement pour informer de leur existence tous ceux qui en ont envie et, voulant se mesurer à d’autres plumes, peuvent avoir ainsi une meilleure idée de la valeur de leur travail et, également, entrer en contact avec des gens ayant ce même désir. Or, nous savons, pour avoir vécu cette situation avant d’être publiés, qu’il faut se livrer à des recherches un peu tous azimuts pour avoir ce type d’informations.

Cependant, ces contacts peuvent sembler à certains concurrents quelque peu irréels dans la mesure où nous ne rendons compte que rarement de remises de prix. Cela est vrai, comme il est vrai que nous ne pouvons pas en mettre davantage en ligne sur ce site qui est entièrement réalisé et écrit par des bénévoles qui ne peuvent pas parcourir la France pour assister à ces sympathiques manifestations et en rendre compte en ce lieu. Cela est une impossibilité incontournable à laquelle nous ajouterons que si trop de manifestations de ce type arrivaient sur ce site, nombre de lecteurs en seraient saturés et ne s’y arrêteraient jamais.

Toutefois, ayant reçu un exemplaire de l’ouvrage ayant remporté le Prix de Poésie 2016 Yolaine et Stephen Blanchard, publication récompensant le concurrent arrivé premier, il me fallait vous présenter la couverture de ce travail de Grégory LEBARBIER intitulé « Silence, mort et conquête ».

Ce travail a visiblement beaucoup plu à Yolaine et Stephen Blanchard qui se sont livrés à une préface de plusieurs pages qui ne laissent aucun doute à ce sujet.

Poésies récompensées par la ville de Dijon

Etait également joint à ce recueil celui représentant le Prix d’Edition Poétique de la ville de Dijon 2016 (Les Poètes de l’Amitié) …dont on découvrira la couverture qui, en y réfléchissant, me fait curieusement penser que son contenu est différent de celui que nous venons d’évoquer et que ces deux auteurs ont un âge très différent…

 Avant d’aller plus loin dans ce qui n’est qu’une impression, on notera que « Celles qui marchent près de nous » de Guy VIEILFAULT, s’il est un travail paraissant consacré aux femmes, il l’est davantage à « La Femme ». D’ailleurs, on trouve ici des rencontres en tous lieux de la planète – puisque l’auteur de ce recueil de poèmes de l’âge mûr a effectué des voyages sur tous les continents – des rencontres qui sont souvent très fugaces, parfois limitées à des regards…

En venant d’écrire « l’auteur de ce recueil de poèmes de l’âge mûr », il convient de m’expliquer sur cette impression ressentie dont je vous ai parlé précédemment… En regardant les deux couvertures - celle de Grégory Lebarbier et celle de Guy Vieilfault - on s’aperçoit qu’elles sont chacune du style du contenu et correspondent à la génération de chacun des auteurs…

Sobriété totale pour Grégory Lebarbier, ce qui correspond bien à l’écriture d’un auteur jeune, « moderne et personnelle » … Toutefois, cela peut surprendre de la part d’un étudiant de 23 ans en troisième année de licence de cinéma ! En revanche, les quelques fioritures de l’autre recueil font bien penser à une personne ayant déjà « vécu » et maniant avec succès l’alexandrin néo-classique et des figures de style parfaitement maîtrisées…

 

Sortons de mes impressions de prosateur pour indiquer que la préface – de Christian AMSTATT, poète, conférencier et écrivain – montre qu’il a rencontré là un beau livre et se laisse aller à préciser que Guy Vieilfault a publié de nombreux ouvrages de nouvelles et de poésie « récompensés par des prix prestigieux ».

 

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11 novembre 2016

Concours de nouvelles des auteurs en Pays d'Aubagne


        « Plumes en liberté »

 

 

Depuis le 5 septembre 2016, le concours de nouvelles des auteurs en Pays d’Aubagne vous propose de réfléchir sur trois thèmes : le fantastique, le libre et l’expression de votre liberté ! Provence-Poésie vous invite à envoyer une nouvelle (gratuite pour les moins de dix-huit ans et les adhérents ou avec une inscription de 10 euros pour les autres).

« Plumes en liberté » : tel sera le titre de ce septième concours des auteurs en Pays d’Aubagne.

Dix lauréats seront sélectionnés et l’un d’entre eux sera sacré « Grand Prix de la Ville pour 2017 ».

Voici le règlement de ce concours qui devrait prendre des ailes… lorsque vous aurez pris vos plumes.

 

Article 1 : participation au concours

 L'envoi doit être fait (d’ici au 5 janvier 2017) par voie postale (le cachet de la poste faisant foi) : joindre deux enveloppes timbrées portant l'adresse du candidat et une fiche contenant autorisation d’utilisation et de publication de la nouvelle, portant le titre de celle-ci puis les…nom, adresse, téléphone et e-mail du candidat… et impérativement la signature avec une autorisation parentale pour les moins de 18 ans. Les envois en recommandé ne seront pas acceptés. L'ensemble devra être adressé : Association Provence-poésie, concours, maison de la vie associative, 140 allée Robert Govi Les Défensions  13400 Aubagne.

 

Article 2 : présentation de la nouvelle

La nouvelle doit être au maximum de quatre pages recto A4. Elle doit être anonyme et rédigée très lisiblement (minimum Times12 ou Arial 11) en justifié avec marge 2. (Il n'est pas nécessaire de sauter de ligne). Elle doit avoir un titre différent de celui du concours (Plumes en liberté) et correspondre au thème choisi à indiquer en haut de page (1 ou 2). Son envoi devra s’accompagner d’un fichier informatique (Word.doc) sur CD ou adressé par mail à pp.editions@yahoo.fr. L’association peut refuser tout dossier incomplet sans préavis.

 

Article 3 : particularités et thèmes de la nouvelle

Plumes Aubagne

La nouvelle se concrétise par sa brièveté, sa concision, son nombre restreint de personnages, son intrigue et si possible une fin surprenante à la manière de Maupassant. Elle exclut le portrait, le reportage, la chronique, le conte, le journal intime et le poème.

Tout texte raciste, ordurier, etc. sera refusé.

Pour thème, vous pouvez choisir entre les possibilités suivantes :

1/ Thème fantastique. Maupassant avait écrit : "la réalité implacable me conduirait au suicide si le rêve ne me permettait d’attendre…" Partant de là, évitant la facilité du rêve, adressez-nous une nouvelle fantastique qui permette d’échapper à notre réalité d’aujourd’hui.

2/ Thème libre : Laissez aller votre imagination de manière à nous surprendre en toute liberté (nous récompenserons l’originalité et la surprise).

3/Thème de la liberté : à partir de la phrase suivante (à incorporer) exprimez votre liberté en construisant la nouvelle : « Je regardais s’envoler l’hirondelle à travers les barreaux de ma fenêtre... »

 

Article 4 : réglementation générale

Le concours est gratuit pour un texte des adhérents et des moins de dix-huit ans. Pour les autres, inscription au concours : 10 euros. Au-delà d’un texte, les nouvelles supplémentaires seront accompagnées d’un chèque de 5 euros par titre pour tout concurrent. Aucun texte ne sera rendu.

Les nouvelles envoyées devront être agrafées, pages numérotées et en 6 exemplaires.

 

Article 5: récompense prévue

Dix lauréats se verront offrir un recueil édité comprenant les dix nouvelles primées, un diplôme, une médaille et une coupe. (Des exemplaires supplémentaires du recueil peuvent être commandés à bas prix par les participants s’ils se signalent avant la remise de prix).

Au-dessous d’une certaine moyenne, les gagnants n’auront qu’une mention d’honneur. La meilleure nouvelle obtiendra le grand prix de la ville d’Aubagne avec un chèque de 100 euros et un bon d’achat de 50 euros dans le catalogue de Pp. La seconde, un chèque de 50 euros et un bon de 20 euros dans le catalogue Pp. La troisième, un chèque de 40 euros et un bon de 10 euros dans le catalogue. Cela en plus des trophées qu’ont les autres.

Ces deux lauréats ne pourront pas présenter de nouveau le concours durant une année mais ils pourront présenter le concours interne de l’association.

La remise des prix aura lieu dans le courant du mois de mars qui suit le concours. Les lauréats seront prévenus auparavant et devront être présents ou représentés par une personne hors jury et lauréats pour pouvoir recevoir leur prix.

Le jury sera composé d'écrivains et de personnalités indépendantes qui classeront les dix nouvelles sélectionnées : la décision du jury et le règlement du concours sont sans appel, tout participant devra les accepter sans réserve : renseignements complémentaires au 04 42 03 31 26.

Danyel Camoin, auteur, interprète et conférencier, président de l'association

Denise Biondo, auteur et présentatrice de lectures-spectacles, vice-présidente

Fait pour le 5 septembre 2016

 

                                       Association Provence-poésie éditions

                             « Concours et collection des auteurs en pays d’Aubagne »

                                       Maison de la vie associative –Les Défensions

                                         140 Allée Robert Govi 13400 AUBAGNE

                                                   Mail : pp.editions@yahoo.fr

                                                   www.provence-poesie.info

 

 

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08 novembre 2016

Ma nouvelle primée à Montréal ?...

Vingt-septième concours de nouvelles XYZ

 

Pour la vingt-septième année consécutive, XYZ. La revue de la nouvelle canadienne lance son concours de nouvelles dont le règlement est le suivant...

Article 1. Admissibilité : À l'exception des employés et contractuels de la revue, tout auteur, amateur ou professionnel est admissible au concours, incluant les lauréats des éditions antérieures.

Article 2. Type : Les nouvelles doivent être inédites et rédigées en français. Le sujet est entièrement libre. Les textes compteront un maximum de 10 pages (2500 mots). Il n'y a pas de minimum requis. Les textes, à raison d'un seul par auteur, devront nous parvenir dactylographiés à double interligne (25 lignes par page) et en 4 exemplaires.

Article 3. Date limite : La date limite pour l’envoi des manuscrits (le cachet de la poste en faisant foi) est fixée au 31 décembre 2016.

Article 4. Identification : Les nouvelles doivent être expédiées sous pseudonyme, accompagnées d’une enveloppe cachetée contenant le formulaire d'inscription. Le titre de la nouvelle et le pseudonyme sont inscrits sur la première page des quatre exemplaires demandés. Les participants doivent obligatoirement remplir le formulaire original disponible dans les pages de la revue. Les fac-similés sont interdits sauf pour les revues achetées dans une version électronique. Le cas échéant, il faut joindre une preuve d'achat.

Article 5. Prix : À l’occasion de ce concours, un premier prix sera remis.

Article 6. Publication des textes : L'auteur du texte gagnant accepte que sa nouvelle soit publiée dans XYZ. La revue de la nouvelle. Avec l'accord des auteurs, les nouvelles non sélectionnées mais ayant fait l'objet d'une recommandation du jury pourront être publiées hors thème.

Article 7. Dévoilement des résultats du concours : Le lauréat sera avisé au mois d’avril et sa nouvelle sera publiée dans le numéro d’automne 2017.

Article 8. Adresse du concours : Les personnes intéressées sont priées d’envoyer leur texte à l’adresse suivante :

    M. Nicolas Tremblay, Concours de nouvelles XYZ,
    11 860, rue Guertin, Montréal (Québec) H4J 1V6.

Les textes ne respectant pas ces conditions seront éliminés.
Les manuscrits ne seront pas retournés.
L'emploi du masculin est fait sans porter préjudice à quiconque.

Contact pour la Fance

Librairie du Québec
30, rue Gay-Lussac
75005 Paris

 

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04 novembre 2016

Si votre muse est libre, profitez-en, ici le thème des poésies est libre !

       Les Après-Midi de Saint-Flo

               Prix de la poésie 2017

 

Voici le règlement de ce concours littéraire tel que les organisateurs nous ont demandé de  vous le communiquer.


Art. 1 : L'association florentinoise « Les Après-midi de Saint Flo » organise d'ici au 18 février 2017, pour la neuvième année consécutive, un concours littéraire intitulé : Prix de la Poésie. Le thème est libre. Deux catégories sont proposées :

Catégorie N°1 : Poésie libre pour les concurrents de 25 ans et plus
Catégorie N°2 : Poésie libre pour les concurrents de moins de 25 ans

Art. 2 : Ce prix est un concours ouvert à tous les auteurs, mais à la condition expresse que les œuvres soumises à l'appréciation du Jury n'aient antérieurement fait l'objet d'aucune parution ni édition. Les membres du jury ainsi que les membres composant le Conseil d'administration de l'association ne peuvent pas concourir à ce prix littéraire.

Art. 3 : Ne seront acceptés, pour concourir, que des textes poétiques en rimes ou en vers libres.

Art. 4 : Tout propos raciste, xénophobe ou diffamatoire entraînera immédiatement le retrait du texte en cause de la présélection du concours.

Art. 5 : Chaque auteur devra obligatoirement proposer trois poèmes, dont la longueur de chaque texte ne pourra pas dépasser deux pages en format A4. Ils seront écrits en police ARIAL et en corps 12, interlignage 1,5.

Art. 6 : Chaque auteur pourra concourir sous son nom patronymique ou son nom d'auteur.

¨Poésie St FLO 2017Art. 7 : Les textes proposés, confiés pour lecture et appréciation au Jury, ne devront comporter aucun nom, ni aucun signe de reconnaissance (chiffre, abréviation, signe, symbole ...).

Art. 8 : Les textes ainsi présentés seront envoyés en 5 exemplaires agrafés (chaque exemplaire contenant les 3 poèmes), accompagnés du bulletin d'inscription (1) portant, lui, le nom patronymique, l'éventuel nom d'auteur et l'adresse postale. Le courrier d'envoi devra aussi comporter, si l'auteur ne fournit pas d'adresse courriel, une enveloppe de renvoi, timbrée et portant les coordonnées de l'auteur, ceci afin de lui faire connaître les résultats du concours. Adresse d'envoi ; « Les après midi de Saint Flo » Concours de poésie 2017 - BP 43 - 89600 SAINT FLORENTIN

Art. 9 : La date limite d'envoi (cachet de la poste faisant foi) est fixée au 18 février 2017.

Art. 10 : Les textes, primés ou non, ne seront pas retournés à leurs auteurs.

Art. 11 : Les lauréats consentent sans aucune réserve, et sans se prévaloir de droits, à ce que leur texte soit édité dans une revue et mise en ligne sur le site Internet de l'association : http://apresmidistflo.unblog.fr/.

Art. 12 : La participation financière à ce concours est de 10 € par auteur. Le versement envoyé avec le dossier d'inscription se fera sous forme de chèque bancaire, postal ou mandat international libellé à l'ordre de « Les après-midi de Saint flo ».

LE JURY

Art. 13 : Le jury sera composé de cinq membres.

Art. 14 : Le palmarès de ce concours sera annoncé au cours d'une rencontre à Saint Florentin (Yonne), le dimanche 11 juin 2017. Les concurrents dont les œuvres auront été nominées, lors d'une présélection effectuée par le Jury, seront invités par courrier à participer à cette manifestation.

Art. 15 : Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de concourir implique l'acceptation du présent règlement.


LE PALMARES

Art. 16 : Le palmarès se composera de trois prix distincts : Le « Grand Prix des Après midi de Saint Flo » couronnant la meilleure œuvre (le meilleur groupe de 3 poèmes), le « Prix du meilleur poème libre catégorie adultes» et le « Prix du meilleur poème libre catégorie Jeunes ».

Art 17 : L'ensemble des auteurs en compétition recevront ce palmarès par courriel ou par courrier, dans les deux semaines suivant la rencontre de remise des prix.


LES PRIX

Art 18 : Le « Grand Prix des Après midi de Saint Flo » sera récompensé par un chèque de 200 €.

Art 19 : Le « Prix du meilleur poème libre catégorie adultes » sera récompensé d'un chèque de 100 €.

Art 20 : Le « Prix du meilleur poème libre catégorie Jeunes » sera récompensé d'un chèque de 100 €.


RESERVES (A lire attentivement)

Art. 21 : Les prix liés aux articles 19 et 20 du présent règlement ne pourront être décernés qu'à la condition expresse qu'au moins 30 auteurs participent à leur catégorie correspondante.

Si pour raison d'une participation plus faible, le prix du meilleur poème libre catégorie adultes et/ou le prix du meilleur poème libre catégorie jeunes peuvent ne pas être décernés.

Art. 22 : Du moment où le présent règlement aura été respecté par les organisateurs, aucune réclamation ne sera acceptée.


(1) Le bulletin d'inscription type peut être recopié ou imprimé, sur ce site même ou sur le site web de l'association : http://apresmidistflo.unblog.fr/   ou demandé par mail : apresmidistflo@orange.fr , courrier ou téléphone : 09 77 90 36 06

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01 novembre 2016

Voir, n'est-ce pas naître ?

Michel Klein 001

La rubrique philosophique

 

      de Pierre Michel KLEIN

 

 

                 Voir le jour

 

 

            Au milieu de la nuit ou au petit matin, il vous arrive de vous réveiller et, un très court moment, de ne pas savoir où vous êtes, ni ce que vous avez à faire, ni ce que vous avez fait. Un bref instant votre éveil semble se retenir de vous charger de vous-même, de votre histoire, de vos projets. Votre corps ne vous envoie encore aucun signal, votre esprit aucun problème. Vous êtes bien sur le point de reconnaître le lieu, le jour et l'heure, mais vous vous tenez comme en équilibre juste à l'arrière de ce point, là où il prend un peu de retard sur lui-même. Au-delà du sommeil, en deçà de la veille, dépourvu de mémoire et d'anticipation, en quelque sorte vous assistez à votre naissance, non celle qui commence une vie, mais celle qui renouvelle une existence.

      Car quel accès avez-vous à votre naissance ? Un parent peut vous en rapporter un récit, une émotion, une anecdote, mais il s'agit là de leur mémoire, non pas de l'instant de votre avènement même, l'incomparable commencement. Soudain votre naissance vous a offert ce singulier présent : vous-même. Puis cet instant s'est retiré et ne vous appartient plus. Il vous faut désormais le postuler rétrospectivement, logiquement, bien qu'au fond vous ne cessiez de l'éprouver comme marquant l'expérience la plus extraordinaire de votre vie entière. Or un tel instant, peut-être pouvez-vous le revivre, et même le vivre, non pas - bien sûr - dans ce qu'il a d'inaugural, mais dans ce qu'il porte d'extraordinaire.

       L'instant qui commence un sommeil ne se distingue pas de celui qui clôt la veille. Peut-être n'est-ce là qu'un seul et même instant. Étrange transition entre tout et rien, que cet instant où tout et rien se confondent. Or l'instant qui commence une veille ne se distingue pas non plus de celui qui clôt un sommeil, avec cette nuance cependant : nous voyons le jour, alors que nous ne voyons pas la nuit.

     Voir le jour, étrange et belle expression. Cela se rapporte à la naissance et, à en croire la formule, elle indique n'importe quel jour de votre vie. Voir ne vous mène pas à distinguer des choses, repérer les objets de vos désirs et de vos craintes, les percevoir ou les apercevoir. Voir, c'est naître, quand rien se convertit en tout. S'éveiller, nul besoin d'un regard pour cela, nul besoin des sens. A peine faut-il une conscience. Voir le jour, c'est embrasser l'univers comme du point de vue de l'univers, sans monde, sans personne, pas même soi.

       Nommons « somnescence » ce moment de naître, de s'éveiller, de voir le jour sans rien n'y regarder. A l'inverse si l'on veut de la somnolence, manière de regarder sans voir. Cette « somnescence » marquerait la conversion soudaine de l'être universel à une existence personnelle, mais en retenant cette personne en deçà d'elle-même, tout en la retirant de l'univers. Alors personne ne voit le jour, ni l'univers, ni vous, ni le jour. Mais un voir voit.

      En cet instant de « somnescence », juste après le sommeil, juste avant le réveil, un éveil indécis vous porte au seuil de vos connaissances habituelles, des accidents à combattre, des projets à construire, des survies à vivre. Mais de tout cela votre renaissance fugitive vous préserve, pareille à la naissance qui promettait la vie sans encore vous y précipiter. Soulevé dans l'élément aérien de la possibilité pure, loin des réalités, des images et des lois, en un milieu invisible du temps ordinaire, il semble bien qu'un instant vous protège.

   Vous vous représentez souvent votre propre mort comme une paisible veille mêlée à un profond sommeil, sorte de pause consciente et inconsciente pareille à vos somnolences tranquilles. Peut-être faut-il la penser à l'envers, comme cette « somnescence » soudaine survenant dès l'instant de votre naissance, juste avant d'exister, juste après de n'être. Naissance sans suite, sans fin, à l'image de celle qui accompagne parfois un moment de la vie comme son échappée belle...    

 

 

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27 octobre 2016

Les "Quais du Polar" sont de retour... A vous de choisir !

Logo quais du polar 2017

 

 

 

Pour faire partie du jury

Adressez un courrier expliquant les raisons de votre candidature et présentant vos goûts littéraires. N’oubliez pas de mentionner votre état civil, profession et lieu de résidence afin que nous puissions établir un panel dans notre jury et ce avant le 1 er décembre 2016 minuit (cachet de la poste ou date de l’e-mail faisant foi ) à :

Par courrier

Association Quais du Polar
Candidature
Prix des Lecteurs
20 Quai Pierre Scize
69005 LYON

Par mail

prixdeslecteurs@quaisdupolar.com

Quais du Polar

 

 

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24 octobre 2016

Une oeuvre inédite d'un poète de langue française éditée à 500 exemplaires...

Prix de Poésie Yolaine

et Stephen Blanchard !

 

Ce prix d'édition d'une valeur de mille deux cents euros, créé sur l'initiative d'un couple de poètes retraités dijonnais : Yolaine et Stephen Blanchard, renouvelable chaque année, est destiné à récompenser, sous forme d'un concours, l'œuvre inédite d'un poète de langue française. L'organisation est confiée à l'Association  "Les Poètes de l'Amitié".

Le prix de Poésie Yolaine et Stephen Blanchard s'engage à éditer aux "Presses Littéraires" un livre de poche de 40 à 48 pages pour un tirage de 500 exemplaires. L'originalité, la qualité, la force des mots et l'unité du recueil primeront pour déterminer le choix de l'unique lauréat. La présence de celui-ci à Dijon est obligatoire pour la remise du prix  (un samedi de novembre).

Les membres du conseil d'administration de l'association « Les Poètes de l'Amitié » ne peuvent pas concourir à ce prix (specimen d'un ouvrage primé contre 10 euros: fournir une grande enveloppe avec votre adresse, timbres poste acceptés ou coupons internationaux).

Ne pas envoyer le même manuscrit à d'autres concours. Se renseigner auprès de : poetefrontiere@aol. com ou poetedelamitie@aol.com. ou aeropagblanchard@aol. com   

Le lauréat recevra 100 exemplaires au minimum de son œuvre primée et les autres exemplaires seront destinés au service de presse, à la vente et à la publicité. Le jour de la remise officielle du prix, 50 exemplaires seront vendus au profit d'une œuvre humanitaire ou sociale, comme en 1996 au profit de l'association des aveugles « Sourire et Lumière »; en 1997 : au profit de l'association « Bourgogne-Ukraine » (enfants de Tchernobyl); en 1998 : au profit de l'association du groupe 16 « Amnesty International »; en 1999 : au profit de l'association « Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons »; 2000 : au profit de l'association « A.D.A.P.E.I. » de Côte d'Or;  2001 : au profit des « Virades de l'Espoir » (contre la mucoviscidose);  2002 : au profit de « enfants-soleil » (dispensaires en HAITI);  2OO3 : au profit de l'association « des racines et des hommes »; 2OO4 : association « Alo.Bon.Secours » (aides au BENIN);  2OO5: au profit de l'association AVIAM (aux victimes des accidents médicaux) ; 2OO6 : au profit de la Croix Rouge (de Dijon);  2OO7:  au profit de l'ADOT 21 (dons d'organes);  2OO8: « les yeux en promenade » (malvoyants); 2009 : l'Amicale des Donneurs de sang bénévoles de Talant; 2010 : association « soleil d'enfant » (orphelins du Pérou); 2011: France Bénévolat;  2012: Enfance Majuscule; 2013 : Paroles d'enfants; 2014: S.O.S. Amitié Dijon; Association JALMALV.

Pour participer à ces joutes littéraires, envoyer un seul exemplaire d'un manuscrit relié de 40 poèmes de moins de 30 vers (environ par page) libres ou classiques, obligatoirement dactylographiés ou informatisés sur un format A5 (comme un livre de poche) exceptionnellement en 21 x 29,7 cm. Prière de donner un titre à l'ouvrage. Joindre 2 enveloppes timbrées à votre adresse, obligatoirement une enveloppe affranchie pour le retour de votre manuscrit et un carnet de timbres poste tarif prioritaire pour les adhérents de l'association « Les poètes de l'amitié » ou les abonnés à la revue FLORILEGE,  quatre carnets de timbres-poste pour les non adhérents (coupons internationaux acceptés) destinés aux frais de secrétariat de l'association « Les Poètes de l'Amitié » qui se charge de la promotion, de la publicité, du service de presse et de la diffusion de ce prix.

Pas de feuilles "volantes" et envois avec accusés de réception acceptés. Le candidat lauréat devra fournir - en word - le support de son manuscrit par Internet ou sur CD, ou sur clef USB,  pour l'impression de l'ouvrage. Depuis 2009, ce prix n'est plus décerné en alternance (une année classique, une année libre) et plus aucune publication commune comme en 2008. Si le candidat le souhaite, il peut envoyer son manuscrit sous l'anonymat...

La clôture du concours est fixée au 31 décembre 2016. La remise du prix aura lieu publiquement à Dijon (un samedi en novembre ou décembre à DIJON) à l'issue de l'assemblée générale de l'association « Les poètes de l'amitié-poètes sans frontières ». Chaque candidat sera avisé des résultats après délibérations. La participation à ce prix implique l'acceptation du présent règlement (sous réserve de modifications en cas de décès des donateurs Yolaine et Stephen Blanchard).

En cas d'ex aequo, chaque lauréat aura son recueil édité en 250 exemplaires.

Pour tout renseignement complémentaire : tél. 06 12 68 15 47

Coupures de presse contre un carnet de timbres-poste. Ne pas envoyer le même recueil à un autre concours....

Faites vos envois, avant le 31 décembre 2016 à l'adresse suivante : Prix de Poésie YOLAINE et STEPHEN BLANCHARD 2016,  Association "Les Poètes de l'amitié- Poètes sans frontières", 19, allée du Mâconnais - 21000 DIJON LAC (France).

 

 

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20 octobre 2016

La Revue culturelle Aunis - Saintonge - Angoumois : retour pour tous !

 

La Saintonge Littéraire : une rentrée

allant du réel à ce qui pourrait l’être !

 

                         Par François LÉGER

 

 

Après le numéro spécial de l’été – sorti en juin 2016 et dont nous nous sommes fait l’écho ici même le 21 août - j’imagine aisément que les abonnés à la revue trimestrielle « La Saintonge Littéraire », ainsi que ce que l’on appelle les lecteurs occasionnels, attendaient la sortie du numéro de septembre, tout comme nous -mêmes, même si nous n’en parlons qu’aujourd’hui…

J’imagine même que les abonnés ont déjà pris connaissance de ce numéro depuis plusieurs semaines après une réelle attente, en se demandant ce que leur revue pourrait bien leur proposer après « Ces Petits Musées en Charente Maritime », un numéro certes de grande qualité mais peu diversifié et ne pouvant pas, de ce fait, faire l’unanimité malgré l’important travail que cela a nécessité et la qualité faisant de ce numéro spécial quelque chose à conserver. Alors ? Quid de ce numéro de rentrée ?

Eh bien, ce numéro de rentrée a choisi de vous présenter d’excellents travaux allant du réel à ce qui pourrait l’être…

Autant dire que ce travail devrait plaire à tous… Jugez-en vous-même !

 

         Les Amis de la Marine, les personnes s’intéressant à la noblesse d’hier et aux hommes qui savent gagner leur promotion par le courage et la volonté se laisseront emporter par la plume de Jérôme Desouches qui les plongera - est-ce bien, là, le mot idoine ? – dans la vie de Roland-Michel BARRIN, marquis de LA GALISSONNIÈRE, l’un des plus grands marins français du XVIII° siècle (1693-1756).

         A l’âge de 17 ans, il entre dans la Compagnie des Gardes de la Marine à Brest et à Rochefort. Commence alors une vie brillante : La Galissonnière embarque, à 18 ans, à bord du Héron et effectue une première mission de transport au Canada où son oncle Michel Bégon vient d’être nommé intendant de la Nouvelle-France…

      Voilà un homme qui traverse les mers, mais aussi la guerre et le marquis de La  Galissonnière ne pourra pas faire autrement que d’accepter le poste  de gouverneur général de Nouvelle-France…  C’est dire que, à 53 ans, ayant certes une expérience remarquable tant sur mer que sur terre, il se retrouve en Nouvelle-France devant une situation difficile. Il doit prendre contact avec les Indiens alliés et, notamment, les Abenakis qui servent de zone tampon entre le Canada et l’Acadie.

       Finalement, il est apprécié des Indiens de par ses actions et décisions.

Saintonge septembre 2016

 

L’on raconte même qu’un chef indien lui aurait dit un jour : « Faut-il que ton âme soit belle pour que ton roi ait fait de toi le chef de son armée ». Le marquis continuera sa route, une carrière brillante. Une carrière brillante qui ne doit pas empêcher de souligner que le marquis fut aussi un homme de science et un grand botaniste.

 Méfiez-vous des yeux du chat !

      Passons maintenant du réel à ce qui pourrait l’être avec la nouvelle « Méfiez-vous des yeux du chat ! ».

       Certes, j’ai pillé quelque peu le texte de Jérôme Desouches et je le prie de m’en excuser, mais je dois lui avouer que je n’avais jamais entendu parler de ce marquis et, pensant que les lecteurs de la revue « La Saintonge Littéraire » devaient être nombreux à être dans mon cas, j’ai voulu faire un texte donnant envie de lire ces quelques pages dignes d’un livre d’Histoire.

      En arrivant dans ce qui « pourrait être du réel », malgré les apparences, je n’ai aucunement l’intention de faire de même, mais de présenter seulement le thème du texte en question après avoir précisé que ces quelques pages ayant obtenu le Deuxième Prix Marie de Buttlar 2016 de La Saintonge Littéraire sont dues à Jacques Berlioz-Curlet.

    Ces précisions nous amènent cependant à indiquer, pour les lecteurs occasionnels futurs abonnés de cette petite revue (!), que Marie de Buttlar, née Gardrat (Saintes 1914-1988), fut une femme de lettres ayant collaboré pendant plusieurs années à La Saintonge Littéraire. En revanche, nous ne pouvons qu’affirmer que l’auteur, Jacques Berlioz-Curlet, réside à Lagord (17140) même si nous pensons – sans en avoir la certitude -  que cet auteur est un ancien policier à la retraite… et espérons qu’il prendra contact avec nous pour pouvoir vous parler davantage de cet homme… A lui de jouer…

      A lui de jouer comme il le fait si bien dans « Méfiez-vous des yeux du chat ! »… Il semble en effet vouloir nous faire croire que communiquer avec cet animal familier par le regard est chose possible… Un animal familier qui semble être véritablement « le chat » du maître de maison dans les yeux duquel ce dernier aurait vu une scène prouvant les liens « très proches » de son épouse et d’un ami… Cela est d’autant plus troublant que les deux amants se trouvant dans le salon dans une attitude plus qu’équivoque, surpris par le chat, auraient dit eux-mêmes quelque chose comme : « Le chat nous a vus ».

 Cette croyance alimente sérieusement la fin d’après-midi et la soirée de ces trois personnes qui sont plus habiles dans la périphrase qu’au scrabble… Encore que nous ne les ayons jamais vues jouer au scrabble, mais ces joutes de périphrases ne s’arrêteront que par la décision des deux hommes d’aller à la chasse le lendemain matin…

        Ils n’en seront plus à la périphrase, mais leur état d’esprit n’aura point changé… En observant son compère en raison de la peur qui l’habite, l’amant finit par se faire prendre au piège de la nature et se retrouve brutalement dans une vasière… Son « ami » n’est pas loin et va arriver, un homme qui va dire avoir tout vu la veille au soir dans les yeux effrayés du chat…

 « Les petits bonheurs »

 Suit, dans cet opuscule, un poème intitulé « Les petits Bonheurs » ayant remporté le Premier Prix de poésie classique 2016.

Il s’agit là du Prix Henri Montarras, ancien secrétaire de La Saintonge Littéraire, remporté par Dominique Ducamp résidant à Olivet (45160).

Notable et artiste…

      Curieusement, s’il est superbe et dans le domaine de la réalité, tout en vous laissant quelque peu rêveur, voici le magnifique portrait que nous font Patrick et Chantal Boraud de Pierre ARDOUIN (1870-1934), notable, poète et peintre saintongeais.

      Un portrait qui ne me semble pas vraiment indiqué pour nos petits lecteurs (illustration pourtant envoyée, comme la Une, avec l’aimable autorisation de mise en ligne par les responsables de La Saintonge Littéraire), sauf ceux qui ont un goût pour les études !

Saintonge jeune levteur    Dans un premier temps, on pourrait s’inquiéter pour Pierre ARDOUIN et ce, d’autant plus que son père, dépressif, et sa mère, phtisique, moururent jeunes. Il fut alors élevé par son grand-père, Léon, et la sœur de sa mère, tante Léonie, veuve.

   Mais, le jeune homme se trouve bientôt être le possesseur d’un certain nombre de propriétés de famille et il se rend compte, lui, jeune homme nonchalant, qu’il n’a aucun besoin de poursuivre ses études…

     Sa pensée est vite confirmée car le voilà qui hérite, en plus de tous ses biens, de sa tante Léonie, d’une propriété avec cent hectares de terres et aussi de 400 000 francs !

     En 1893, il prend un régisseur pour gérer ses terres car il écrira lui-même : « J’aimais la campagne mais en rêveur, en poète, je me laissais vivre mollement »

    S’il a commencé à écrire des vers dès l’âge de treize ans, il continuera tout en commençant à faire de la peinture sans aucune notion…

    Il est ainsi mais ne se dérobe pas à ses obligations et, en 1891, à l’âge de 21 ans, il part faire son service militaire à Bordeaux dans le service de santé comme infirmier. Mais, comme il se doit, il fait la connaissance de nombre de gens qui seront à ses côtés  dans ses passions…

  A trente ans, le 14 février 1900, il se marie à l’église Notre-Dame à Bordeaux avec  Camille OGER,  fille d’un industriel bordelais, bourgeois aisé.

 Le couple passe l’été dans la propriété du mari au Gendreau, l’hiver dans un appartement à Bordeaux…

 Il mourut à l’âge de 64 ans considéré comme un littéraire et un artiste.

                                                ******************************************

     J’ai peut-être été un peu long sur ce dernier portrait qui est tout de même assez enviable lorsque l’on a ainsi des goûts artistiques, lorsque cette situation ne mène pas à d’autres activités moins enviables et moins avouables… Par ailleurs, nous avons là un homme qui n’est pas égocentrique, mais éprouve beaucoup d’amour pour sa femme et d’affection pour ses enfants… Dans ce cas, j’ai trouvé cet homme sympathique…

    Toutefois, il faut être conscient qu’un homme dans une telle situation peut être « invivable » pour ses proches dans la mesure où il faut faire ce qu’il veut quand il en a envie… J’ai connu un tel homme vivant dans son château en Bretagne qui se levait un matin en disant : « Quel mauvais temps, on va partir quinze jours aux Seychelles ». Or, lorsqu’il disait cela la décision était prise : il fallait obtempérer !

      L’avis des autres ne l’intéressait pas et sa compagne a fini par repartir au travail et le quitter.

 

 

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18 octobre 2016

Cueille le fruit...Mais si tu mords dans la pomme...

Edmonde Faucon 001                 Le coin des poètes

       Avec Edmonde FAUCON

                     Dans le verger

 

 

Dans le verger aux pommes d’or,
Dont le parfum subtil s’exhale,
Toute la splendeur automnale
Nous livre son plus cher trésor.

Illuminant ce beau décor,
Le soleil est un peu plus pâle,
Dans le verger aux pommes d’or,
Dont le parfum subtil s’exhale.

Cueille le fruit, mais si tu mords
Dans la pomme qui fut fatale,
Goûte la douceur vespérale
De la fin du jour, sans remords,
Dans le verger aux pommes d’or.

 

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14 octobre 2016

Évolution de FLORILEGE, une revue trimestrielle de création littéraire et artistique...

 

 « Florilège » améliore sérieusement son contenant…

Le contenu ? Il est à cheval sur le passé et/ou le futur !

 

                                      Par François LÉGER

 

 

               Au moment de la « Rentrée », dont nous parlait - ici même, le samedi 1er octobre - notre philosophe et ami Pierre Michel KLEIN, je venais de recevoir le numéro de septembre de FLORILEGE dont la couverture et la retourne fleuraient bon les couleurs de l’été et de l’automne…

          En couverture : la reproduction très intéressante du travail d’un artiste peintre français – Paul JOURNET – accueilli fort logiquement par la revue qui lui consacre une pleine page (p. 55) qui se termine sur la réponse de l’artiste à cette question « Pourquoi et comment, le surréalisme ? ». Puis, en refermant la revue on découvre une photo en quadrichromie de Gérard BAILLY-MAITRE évoquée précédemment.

Florilège septembre

          Ceci non pas sans avoir trouvé encore deux pages en couleurs avec, notamment, le musicien Olivier Félix Hoffmann que vous avez rencontré sur ce site au mois d’août et se trouve ici sur la moitié de la p. 28, l’autre moitié étant réservée à des photographies. Quant à la page de droite, elle accueille, aussi en « quadri », Lyse Bonneville que l’on nous présente comme « Poète, auteure,  chanteuse… »… Voilà la phrase qui « tue » et introduit ce que nous avons indiqué dans notre titre : il y a ici un gros effort de présentation, mais nombre d’auteurs continuent leur petite vie tranquille avec les fautes de français qu’ils font depuis des décennies alors que d’autres pensent faire la littérature de demain…

De fait, il y a bien longtemps que l’Académie française a lancé une note précise sur la féminisation des noms de métiers (celle que j’ai en ma possession date de 1984 !). Mais, apparemment le mot « auteur » (comme trop d’autres) a été oublié : que l’on soit un homme ou une femme on est un auteur

          Cette faute qui me fait bondir est expliquée dans la note de l’Académie de cette manière : « … Il convient tout d’abord de rappeler que les seuls féminins français en -eure (prieure, supérieure…) sont ceux qui proviennent de comparatifs latins en -or. »

          Cela étant dit, nous lirons d’abord l’éditorial de Stephen Blanchard qui, nous ayant précisé être « Délégué départemental du Syndicat des Journalistes et Ecrivains », pose la question « Quelle est la place de la poésie dans les médias ? », une question qui a surpris le journaliste honoraire que je suis devenu après avoir passé quelques décennies dans la presse quotidienne… J’avais presque envie de dire : « Elle n’en a plus ». De fait Stephen Blanchard doit se remémorer, en posant une telle question, les quotidiens que nous avons connus il y a trente ou quarante ans, quotidiens qui avaient - chacun - son feuilleton de bas de page sous forme de bande dessinée, des critiques littéraires d’une longueur certaine (alors qu’aujourd’hui il s’agit d’une présentation livresque la plus courte possible), une météo avec un dessin d’un humoriste attitré, parfois une bande de dessins humoristiques de « l’auteur maison », etc…

Mais, depuis le journal « Paris-Jour », je ne vois pas de quotidiens ayant chaque jour de telles rubriques…

De plus, le lecteur veut de plus en plus d’informations depuis qu’il a VU les tours tomber en direct aux États-Unis… Il estime qu’il a le droit d’être informé de tout (!), un droit qui donnerait au journaliste le devoir d’informer de tout… Or, voilà un « devoir » que j’ai refusé tout au long de ma carrière car un journaliste n’est pas là pour répondre au bon vieux goût du sang des arènes de la Rome antique, mais pour informer, expliquer, faire comprendre au lecteur l’information qu’il donne…

C’est dire que le lecteur de la presse quotidienne a évolué et que le journal du jour s’est vu obligé de répondre à une demande pour garder son titre sur les marchés… tout en conservant, pour la plupart d’entre eux, une certaine déontologie.

 

Evolutions de contenus…

Nous venons de parler de l’évolution du quotidien que Stéphane Blanchard devrait comprendre d’autant mieux qu’il s’est vu obligé de changer le contenu de FLORILÈGE, un changement des plus heureux…

De fait, depuis que je connais cette revue se disant « Revue trimestrielle de création littéraire et artistique », je m‘étonne de n’y voir que des poèmes – bien trop nombreux à mon goût et, probablement, à celui des nouvellistes, conteurs, auteurs de théâtre, romanciers,  etc… -  et je cherchais la « création artistique »… arrivée - enfin - dans ce numéro de septembre 2016 qui s’ouvre à la « peinture », comme déjà dit,  à la musique avec Olivier Félix Hoffmann ; à la photographie, à une personne à la fois poète, auteur, chanteuse animant des ateliers d’écriture…

Là, les poètes ont beaucoup de place, trop peut-être puisque m’étant plaint qu’il y avait des textes que je ne pouvais pas lire tant la grosseur de corps des caractères était faible, le responsable de la revue m’a expliqué qu’il ne pouvait pas faire autrement s’il voulait plaire à tous ses « auteurs » et poètes… Mais n’y aurait-il pas la solution de trier ce qui mérite vraiment d’être publié… Car, soyons honnêtes, dans tout ce que l’on peut lire dans ce numéro, il y a pas mal de choses qui seraient à remettre sur le métier… ce qui permettrait de rendre une véritable lisibilité aux textes qui le méritent bien davantage.

Je pense, par exemple, à ces deux poèmes de la page 6 : l’un de Florent Boucharel et l’autre de Gérard Mottet : deux poèmes non terminés puisqu’ils n’ont pas de titres ! Serait-ce au lecteur de les faire ? Toujours est-il que cela me paraît curieux et me déplaît… Page 11, en plein milieu de page, un texte – sont-ce des vers, est-ce un poème, de quel sujet traite-t-on ? – l’auteur, Marielle Beaumont, pense peut-être attirer le lecteur en ne faisant pas de titre ?

Il y a d’autres curiosités dans tous ces textes ! Ainsi ai-je lu avec plaisir le conte « Nuit féline » de Philippe Veyrunes. C’est là un vrai conte que l’on a plaisir à découvrir en regrettant que l’auteur laisse au lecteur le soin d’imaginer une fin…

On n’oubliera pas de citer une « vraie nouvelle » : celle de Juliette GONTARD intitulée « Reflets » : c’est là une nouvelle qui fait réfléchir, une nouvelle, presque à deux niveaux de lecture, comme je les aime. On voit qu’il est bien difficile – quelles qu’en soient les conditions – d’abandonner sa vie pour se présenter comme quelqu’un d’autre… Un homme l’avait fait devant lui et notre héros va tenter de « continuer la vie du suicidé » : il ne pensait pas que cela était aussi difficile, mais il y a tant de détails dans chaque être humain…

Vous avez dit « Nouvelles » ? C’est dommage car ce texte intitulé « La passante » que nous livre Kathleen Hyden-David est tout d’abord un écrit parfaitement correct. Un écrit dans lequel l’auteur fait preuve d’un regard étonnant sur le monde, tout ce monde qu’il fait vivre ici. Ce n’est pas une nouvelle, mais c’est un très beau texte.

 

 Une vraie nouvelle…

Comme, à chaque fois qu’un texte de la revue m’est présenté comme une nouvelle, ou presque, j’affirme que c’est un bon texte ou non, mais pas une nouvelle vous allez penser que je crois être le seul à faire de vraies nouvelles !

Eh bien, non ! Voici qu’arrive une excellente nouvelle à quatre mains (ce que je serais incapable de faire !)

Nous devons cette nouvelle à Alain Bernier et Roger Maridat qui nous présentent « Trucages ». Alors, est-ce vraiment une nouvelle et si oui, pour quelle raison ? C’est tout simple : voilà un texte de qualité qui présente une entrée étonnante, un excellent développement et une chute inattendue ! Ce sont là des règles de base pour faire une vraie nouvelle de qualité !

De plus, avec Alain Bernier et Roger Maridat, nous avons devant nous un morceau de littérature qu’il serait bien difficile de ne pas apprécier tant pour sa forme que son contenu…

Hommages à… et « Notes de lecture »

Nous arrivons aux rubriques sur lesquelles je n’écris guère car je pense qu’il serait ridicule de ma part de vous parler de Lamartine en reprenant le texte de la page 32.

En revanche, je pense devoir mettre en exergue la chronique de Michel Lagrange intitulée « Sous le soleil de poésie » qui pose une intéressante réflexion en indiquant qu’il pense ne pas être « né poète » mais être devenu poète par ses instituteurs et ses professeurs qui l’ont formé aux vers de La Fontaine ou Racine, puis des tragiques grecs et des grands poètes français et étrangers. Pour lui, « On devient accro à une forme de beauté vitale ».

Et d’ajouter que des événements personnels malheureux ont joué un rôle majeur avant d’expliquer ce qu’est la poésie pour lui.

Louis Delorme rend ensuite hommage à Jacques Charpentreau qui vient de nous quitter.

Suit une chronique intitulée « Entre nous soit dit » proposée par Laurent BAYART avec un sous-titre très évocateur : « Le syndrome de la réunion ou une vie de répondeur ». Voilà une chronique à ne surtout pas manquer tant elle rend compte de la vie des cadres des entreprises, ces cadres que trop de monde imagine bien au chaud dans leurs bureaux, assis tranquillement, presque faisant la sieste… Ce n’est vraiment pas de la littérature, mais bien au contraire un texte au réalisme surprenant.

La vie de l’association…

Je passe sur des notes de lecture et autres nouvelles (!) page 51, une page accueillant encore une plume étêtée… ce qui ne retire rien à la vie de l’association qui bat beaucoup au rythme des séances de lecture ici et là autour de Dijon…

Avant de terminer ce papier au cours duquel j’ai critiqué un certain nombre de choses nouvelles venant des auteurs, je voulais expliquer mon sous-titre « Le contenu ? Il est à cheval sur le passé et/ou le futur ». De fait, depuis qu’existe la littérature, celle-ci a subi des nouveautés, nouveautés de style et nouveautés de contenus, des périodes durant lesquelles nombre d’auteurs écrivaient un peu de la même manière ou très différemment, ce qui est bien préférable à condition d’avoir de la qualité sous chacune de ces plumes… Je comprends donc parfaitement que l’on puisse trouver des évolutions dans notre littérature, mais à condition qu’elles répondent au besoin des lecteurs, que ce ne soit pas simplement une mode d’auteurs pensant ainsi entrer dans l’histoire littéraire…

Car, il n’y a pas que dans FLORILEGE que le lecteur trouve des textes sans titre ou des livres non terminés ! Je n’ai pas encore eu d’explication pour l’absence de titre, mais des auteurs très sérieux m’ont expliqué que de laisser plusieurs possibilités de fin à leurs nouvelles ou leurs romans était moins frustrant pour le lecteur qui ne se voyait pas imposer une fin qui n’eût pas été la sienne ! A quand une trentaine de pages blanches à la fin des ouvrages avec distribution de crayons pour respecter le lecteur, le laisser s’exprimer ?

J’espère que nous ne faisons que traverser une mode, sinon je reprendrai l’écriture de mes propres livres pour ne pas être frustré par la fin ou le titre de mes histoires dont je me chargerais comme je l’ai toujours fait, j’ai déjà été assez frustré par un éditeur qui a publié l’un de mes livres avec une couverture que je n’avais pas souhaitée et qui, apparemment, ne l’était pas non plus par les lecteurs…

Pour contacter « Florilège » :aeropageblanchard@gmail.com

 

 

 

 

Posté par ARMEE à 12:28 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

10 octobre 2016

Punch et rillettes du Mans font toujours bon ménage...

Toute plume de qualité doit être récompensée : les

trois meilleurs nouvellistes 2016 l’ont été dimanche !

Dans un article mis en ligne sur ce site, dès le 26 septembre, nous avons consacré un court papier donnant les noms des trois gagnants du concours de nouvelles de la Ville du Mans 2016 et annonçant la remise des prix…

Remise des prix qui a eu lieu, comme prévu, en ce dimanche 9 Octobre pour lequel même le beau temps avait voulu être présent… Un rendez-vous auquel auraient probablement aimé être également appelés les soixante-trois candidats ayant travaillé sur le thème imposé cette année : « Escales », ne serait-ce que pour faire une escale totalement littéraire puisque la remise des prix avait lieu dans le cadre du Salon du Livre…

Anne-Marie Gillet, notre correspondante bénévole depuis plusieurs années et sans qui nous ne pourrions pratiquement rien faire pour ce concours, a regretté : « Seuls étaient présents  Dominique Collart,  1er  prix, et Annie Lamballe, le 3ème prix ; le 2ème Prix, Bernard Marsigny n’ayant, à son grand regret, pas pu venir se joindre à nous. »

Et, Anne-Marie de poursuivre : « Monsieur Magid el Arrasse, l’adjoint à la culture, félicita les lauréats et chacun reçut un exemplaire des trois nouvelles »

Concours du Mans 2016

Puis, suivant une tradition bien établie, on porta un toast en l’honneur des heureux élus. Punch et rillettes du Mans font toujours bon ménage et sont toujours appréciés du public qui se joint à nous pour présenter leurs félicitations.  Après le repas qui réunit écrivains en herbe et jury chacun put à sa guise profiter de cette belle fête du livre.

Merci Anne-Marie, permettez-moi de vous appeler par votre prénom, pour vos informations, comptes rendus et photos qui sont toujours appréciés par moi, mais également par toutes ces plumes qui rêvent de devenir « nouvelliste », ces nouvelles qui font aussi partie de votre vie… D’ailleurs, l’année où vous le souhaiterez, vous pourrez créer un prix de la Nouvelle François LEGER récompensé par un ou  deux  de ses ouvrages...

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09 octobre 2016

Une année toute particulière en Bourgogne-Franche-Comté...

 Patrimoines écrits: voyages en Bourgogne-Franche-Comté

 Une magnifique région qui vit une année toute particulière sur le plan culturel dans la mesure où l'Agence Comtoise de Coopération pour la Lecture, l'Audiovisuel et la Documentation (ACCOLAD) en Franche-Comté et le Centre Régional du Livre de Bourgogne réunis après un découpage plus politique que littéraire  ou culturel. Cela a cependant l'avantage de voir aujourd'hui cette région, qui concentre les grandes richesses patrimoniales, se mettre à construire dans l'unité de nouveaux projets mettant à l'honneur le patrimoine écrit.

C'est dire que "Patrimoines écrits" Voyage en Bourgogne-Franche-Comté est une opération phare qui sera proposé en 2016 en deux temps: celle que vous avez sous les yeux et celle qui lui succèdera, proposée par ACCOLAD qui se tiendra durant l'automne en Franche-Comté...

Compulsez la brochure ci-dessus, elle vous en dira plus que moi...

 

 

Posté par ARMEE à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 octobre 2016

Comment résister à cet appel d'une grande soirée de générosité ?

GRAND GALA(1)

 Merci au Baron Michel de Brawney de nous avoir fait parvenir, pour mise en ligne sur notre site, le tableau ci-dessus qui vient compléter notre article du 28 septembre.

 

 

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