27 décembre 2009
Soyez les bienvenus sur ce site !
Vivez avec nous le changement dans la continuité
Comme le savent les nombreux habitués de ce site, François LÉGER, journaliste honoraire et Membre Adhérent de la Société des Gens de Lettres, essayiste et nouvelliste, a tout d'abord créé ce site, comme bon nombre de ses confrères, pour qu'il soit la vitrine de ses ouvrages arrivés ou arrivant en librairies. Des ouvrages que vous pouvez découvrir, aujourd'hui même, dans la rubrique "Recueils de nouvelles parus" ou celle intitulée "Chez les bouquinistes".
Toutefois, le journaliste est venu souffler à l'auteur que s'il voulait que son site ait des visiteurs et soit lu, il fallait - d'évidence - que ceux-ci trouvent toujours de nouvelles informations : le journal du lundi n'est pas lu quotidiennement après le lundi soir!!! C'est dire que, sur ce site, il convenait que l'auteur reprenne sa plume de journaliste pour vous offrir des articles relatifs à l'évolution de notre société - n'oublions pas qu'un écrivain est aussi un témoin de son temps, de son époque - sans oublier, bien évidemment, de traiter aussi de l'évolution de notre littérature et de notre culture...
Nous étions alors au début d'une aventure et, aujourd'hui, ce site peut se vanter d'avoir eu la visite de quelque 22 000 personnes venant de tous les pays du monde certes, mais surtout un certain nombre d'habitués du Canada et de toute la Francophonie! Plus précisément, nous recevons environ 1 200 visites par mois et comptons bien faire en sorte de les mériter et de les faire croître en nombre.
Mais, François LÉGER ne serait évidemment pas parvenu seul à un tel résultat: il sait ce qu'il doit aux "auteurs" du site l'ayant accompagné dans cette aventure depuis plusieurs années: Maurice DUSSOL et Daniel PAGNIEZ. C'est grâce à eux et à ceux qui ont décidé aujourd'hui de venir tenter l'aventure que le site se présente ainsi pour l'année 2010.
Vous aimez la poésie classique ? Votre rendez-vous est dans la rubrique "Le coin des poètes" pour y retrouver notre ami Maurice DUSSOL qui a été rejoint, au début du mois de novembre 2009, par deux autres grandes plumes de la poésie classique que nous vous avons présentées ici même le vendredi 27 novembre: Edmonde FAUCON et Michel MARTINEZ.
Michel MARTINEZ qui a, par ailleurs, accepté de publier une rubrique mensuelle intitulée "Des mots pour guérir des maux" qui, on l'aura compris, se donne pour tâche de guérir les maux dont on accable la langue de Voltaire tant verbalement que par écrit. Pour ce faire, il présentera un certain nombre de maladies en expliquant leurs causes et en donnant leurs remèdes. C'est dire que cette rubrique vient en complément des "Perles orales" ou "Perles écrites" de Maurice DUSSOL qui continuera par ailleurs à alimenter, quand bon lui semblera, les rubriques "Protégeons notre langue" et "Phénomènes de société"...
De plus, les "Phénomènes de société" représentant un très vaste domaine, cette rubrique voit arriver l'article mensuel d'HELGI, le premier de la série et une présentation d'HELGI étant mis en ligne dès le début de l'année 2010!
C'est dire que le site se développe, même s'il perd une rubrique! Eh oui, tout au moins temporairement, notre ami Daniel PAGNIEZ arrête sa rubrique de "Contes" dans laquelle il a excellé pendant deux années! Savoir que Daniel a écrit un "conte" en vingt-trois épisodes se passant dans son "Jardin extraordinaire" et des contes de Noël en 2008 et 2009 donne un aperçu de l'imagination de son auteur. Certes il arrête ce conte - sans jurer qu'il n'en fera point d'autre! - mais il continue à alimenter la rubrique qu'il a créée et dans laquelle il a été le seul à écrire, la rubrique "Pastiches". Il nous propose désormais, dans cette rubrique, un article mensuel intitulé "Vivre dans la société d'aujourd'hui" dont chacun d'eux montre à la fois une imagination débordante et une parfaite connaissance de notre langue. C'est cette parfaite connaissance de notre langue qui a mené notre ami Daniel PAGNIEZ à découvrir la littérature oulipienne dont il nous gratifiera souvent, cette année, à la place de son pastiche... Ainsi cette rubrique nous réserve-t-elle beaucoup de surprises. Enfin, Daniel PAGNIEZ ne résiste jamais, quand l'idée lui vient, à un "Coup de gueule", rubrique dans laquelle se montre aussi, de temps à autre, François LÉGER.
François LÉGER qui tient à continuer d'alimenter la rubrique "Concours littéraires" en se souvenant que, avant son premier recueil de nouvelles, il voulait se mesurer à d'autres nouvellistes: n'est-ce pas en se frottant à d'autres plumes que l'on peut vraiment connaître sa valeur? Par ailleurs, nous pensons que, à un moment où les éditeurs de notre pays mettent sur le marché certains" livres qu'ils devraient avoir le courage de ne pas éditer" en mélangeant qualités littéraires et chiffres de vente, en laissant sur le côté des auteurs de valeur dont les manuscrits ne sont même pas ouverts, en ne publiant pratiquement pas de recueils de nouvelles ou de poésie dont ils ont décidé - en accord avec les libraires et non pas avec les lecteurs - que cela n'intéressait personne; nous pensons que dans un tel moment il nous faut aider ceux qui ont envie d'écrire et parmi lesquels certains ont du talent.
Mais, à part faire écrire les autres, que fait donc François LÉGER sur ce site ? Il en est d'abord le "webmaster" et présente, le 1er de chaque mois, une recension littéraire intitulée "Lu pour vous" dont il a été surpris de voir qu'elle était lue au delà de nos frontières puisque le livre présenté dans cette rubrique le 1er décembre lui a été envoyé par une maison d'édition de Québec! Surtout, il ne manque pas d'écrire, quand cela lui semble nécessaire, des articles sur des phénomènes de société ou des faits marquants de l'actualité dont font partie la "Rentrée littéraire" et les Prix du même nom... Des phénomènes qui le mènent parfois à pousser un "Coup de gueule".
Au contraire, quand il rencontre quelqu'un qui lui semble le mériter, il part "A la rencontre d'un invité"...
Mais tout ceci ne veut pas dire qu'il ait cessé son travail d'écrivain et vous trouverez dans toutes les librairies ou sur le net ses deux derniers ouvrages: "Entre rêve et réalité" et "Il n'y a pas d'âge..." publiés chez In Octavo Éditions. Vous voyez bien qu'un site peut être la vitrine des ouvrages d'un auteur!!!
François LEGER
Sur votre agenda de janvier 2010
Aux fidèles lecteurs de ce site
Les fidèles lecteurs de ce site ont pour habitude de retrouver, le 1er de chaque mois, la recension littéraire de François LÉGER qui, en janvier 2010, ne sera mise en ligne que le vendredi 8, ce dont nous les prions de nous excuser...
Il va de soi que le vendredi 1er janvier sera réservé à la nouvelle année et aux voeux.
Vous retrouverez donc votre habituelle recension littéraire le vendredi 8 janvier, après avoir apprécié la beauté du pastiche de Maurice DUSSOL intitulé "Maman, aime-moi!", le mardi 5 janvier. Goûtez bien celui-ci car c'est le treizième et dernier pastiche mensuel de 2009! Puis, le jeudi 7 janvier, Maurice DUSSOL vous fera découvrir sa rubrique mensuelle 2010 intitulée "Le Méli-mélo".
Après ces moments poétiques, François LÉGER vous proposera exceptionnellement, le vendredi 22 janvier, une seconde critique littéraire.
24 décembre 2009
Vivent l'indulgence et la bonhomie!
Les oranges du Père Noël
Par Daniel PAGNIEZ
II) Pénitence et pardon de Noël
Devant l'évidence, Dumont était abattu, perdu, découragé et - sans comprendre la situation - toute la famille était ahurie par la découverte. Dumont fut informé par le commandant Grall des détails du cambriolage chez Lenormand à 17 heures - qu'il ignorait - et il insista sur l'argent dérobé, non récupéré dans les fouilles effectuées par Jolivet.
Dumont avait levé les bras au ciel en niant toute visite chez ses amis voisins et en affirmant qu'il n'avait aucune raison de leur vouloir du mal et encore moins de les voler... Il jura qu'il avait suffisamment de ressources pour vivre convenablement et présenta son portefeuille qui ne contenait que quelques billets.
-" Dumont! Vous avez bien une petite réserve chez vous? Et qu'avez-vous fait de l'arme, le pistolet? "
- " Non, commandant! Je ne garde jamais de liquide à la maison ... Ma banque est toute proche et je retire selon mes besoins. De plus, je n'ai jamais possédé une arme chez moi! "
Grall pria alors Dumont de le suivre au commissariat pour poursuivre l'interrogatoire sur le sort de l'argent et du pistolet, pour une mise en examen, pour enregistrer et signer le rapport du vol à l'esbroufe... Quel triste soir de réveillon! La voiture de police avait "embarqué" Grall, Jolivet et Dumont - abattu et en larmes - dans la nuit tombée.
Serait-ce un élément à décharge?
La fête chez les Dumont était gâchée, les préparatifs abandonnés! La désolation et l'incompréhension des deux fils, des deux brus et des enfants faisaient peine à voir jusqu'à ce que Jacques, Jacques le fils aîné, remarquât une curieuse barrette dans les cheveux de sa fille cadette.
- " Lucille, où as-tu trouvé cette barrette? Je ne la connais pas! Appelle ta mère! "
La maman confirma que cette barrette ornée de marguerites n'appartenait pas à Lucille et Lucille finit par s'expliquer. A leur arrivée chez leur grand-père, tandis que l'on s'affairait à ranger dans la maison le déballage des voitures des fils, Lucille - restée un instant dehors - avait rencontré Hyppolite, ce vieux jardinier qu'elle connaissait bien, homme à tout faire, qui venait de temps en temps aider Dumont et les résidents du lotissement au bricolage et à l'entretien des jardinets. Il était passé en vitesse, avait-il dit, pour venir ranger un balai et une brouette dans le garage, oubliés lors de son nettoyage de la veille. Il avait offert à Lucille cette jolie barrette, "pour son Noël" et était resté très peu de temps. En dehors de Lucille, personne n'avait remarqué sa courte présence...
Après consultation de son épouse, d'un bond, Jacques avait sauté dans sa voiture avec sa petite fille et pris la direction du commissariat.
Au commissariat se trouvaient Monsieur Lenormand, convié à venir récupérer les objets du vol, ainsi que Pierre Dumont qui tentait vainement de s'expliquer et de se disculper... Lenormand, sur un ton très sévère à l'adresse de Pierre Dumont, réclamait ses 1 800 euros ainsi que la seconde barrette d'Aline non retrouvée. Une pince à cheveux représentant une valeur inestimable pour la petite fille, bien plus que le montant des euros!!!
L'arrivée de Jacques Dumont et de Lucille allait singulièrement changer le cours des événements... La trouvaille de la barrette et le récit réitéré de la petite Lucille apportèrent un éclairage nouveau dans l'assistance peu crédule. Mais il restait, néanmoins, une vérification à effectuer.
Le soleil succède toujours aux nuages...
Le commissaire dépêcha sur le champ Jolivet et un lieutenant au domicile d'Hyppolite qui logeait dans une maisonnette à l'écart du lotissement. Celui-ci ne parut guère surpris par l'interpellation des policiers et ne fit aucune difficulté pour revenir peu de temps après, menotté et accompagné au commissariat.
- " Voilà tout l'argent, avait lancé Jolivet, nous avons procédé à l'interrogatoire et à l'interpellation de ce Monsieur Hyppolite Lachaume, ici présent, qui nous a remis le < magot > qui traînait sur sa table de cuisine.... Il a tout avoué sur son < hold up > ! Commandant, vous allez rire, si j'ose dire, nous avons aussi récupéré l'arme... Ce n'est pas un automatique mais un simple pistolet à bouchons, inoffensif, un jouet de môme!"
Hyppolite était effondré... Comment un homme si serviable et si honnête, apprécié de tous les habitants du lotissement, avait-il pu semer un tel trouble parmi ses connaissances? Il déroula alors le récit des raisons qui l'avaient conduit à ce cambriolage.
- " Je ne voulais pas nuire aussi gravement à M. Dumont et encore moins aux Lenormand. Croyez-bien que je regrette profondément des conséquences que je ne désirais pas... J'ai très mal agi! Je demande pardon à tout le monde! Je ne voulais pas tout ça! J'ai manqué à tous mes devoirs envers des gens qui m'aident et me soutiennent dans ma solitude! Je ne souhaitais pas dérober de l'argent chez les Lenormand: j'ai été dépassé par mes mauvaises idées tant ressassées! Une folie... Il faut que vous sachiez, Messieurs, que je n'ai jamais eu la joie de connaître des Fêtes de Noël...
" J'en ai éprouvé une profonde rancoeur et une certaine jalousie est venue m'habiter... Le Père Noël a toujours oublié mon soulier dans mon enfance. J'ai perdu mes parents très tôt... Ensuite, j'ai grandi seul sans grand soutien aux hasards de la DDASS jusqu'à un apprentissage et un métier d'ajusteur aux Chemins de Fer qui me logeaient... J'ai fait ma vie, j'ai bien réussi dans mon métier et, à l'âge de ma retraite, j'ai réalisé mon rêve par l'achat de cette vieille bâtisse que j'ai rénovée au mieux.... J'ai offert mes services aux gens du lotissement pour arrondir mes fins de mois.... Mais, j'insiste, je pouvais subvenir à mes besoins sans commettre une mauvaise action... Toutefois, j'étais jaloux de ces réveillons chez les autres et de la tournée de M. Dumont en Père Noël!... J'ai voulu faire cesser ce rituel qui m'énervait!... Maladroit, je l'avoue, sans réfléchir aux possibles graves conséquences de mon acte, j'ai profité d'une absence de M. Dumont que je surveillais et, servi par la chance, sa porte n'étant pas fermée à clef, je me suis servi dans sa chambre... A cinq heures, j'ai joué au méchant Père Noël chez M. Lenormand.... Je voulais faire croire à un vulgaire cambriolage et déshonorer le Père Noël... Au soir bien tombé, je suis retourné chez M. Dumont. J'ai replacé dans le coffre de la voiture ce que j'avais dérobé.... La petite Lucille m'a vu alors que j'allais quitter les lieux et, me souvenant des deux pinces à cheveux, je suis retourné au garage pour lui en donner une!.... Il faisait noir et la petite Aline n'a pas pu me voir aller rechercher une barrette."
-" Vous avez tout remis dans le coffre, mais vous avez gardé l'argent retrouvé chez vous, n'est-ce pas ? " cingla Jolivet.
-" Cet argent me gênait, je l'aurais remis dans la boîte à lettres chez M. Lenormand! Il faut me croire: je n'en étais venu qu'à haïr les visites de M. Dumont chez les enfants! Je suis abattu ce soir... Je n'ai pas d'excuses: j'ai très mal agi dans ma solitude qui n'aurait pas dû servir de prétexte à mon geste... Je demande pardon. Faites de moi ce que vous voudrez..."
Rêvons à la bonté des hommes et à Noël
La petite Lucille n'avait pas assisté aux grandes explications d'Hyppolite. Ce n'était pas pour les enfants: son père l'avait mise à l'écart dans un bureau voisin, distraite par un fonctionnaire.
Pierre Dumont éprouva un immense soulagement et fut pris d'une certaine pitié pour Hyppolite. Il hasarda plusieurs propositions afin de détendre l'atmosphère. Pour sa part, il ne demanderait pas une suite judiciaire à cette affaire. Il suggéra à Lenormand de retirer sa plainte et se fit l'avocat d'Hyppolite pour une libération de ce dernier... Après de longues réflexions, tout le monde tomba d'accord pour arrêter les poursuites et accorder la clémence en cette veille de Noël... L'indulgence et la bonhomie incitèrent le commissaire de police à quelques mots: "Monsieur Lachaume, avouez que la Providence fait parfois bien les choses! Votre cadeau à la petite Lucille a fait éviter une erreur judiciaire et la pire des humiliations à Monsieur Dumont qui était près de passer Noël en prison! Mais, dîtes-moi, cette < Providence > n'aurait-elle pas été insufflée chez vous, malgré vous, par... le vrai Père Noël ?... Je vous laisse à vos réflexions et à votre repentir!..."
Lenormand récupéra son argent et la "précieuse barrette" et retira sa plainte. On ôta les menottes à Hyppolite, en pleurs, qui voulait embrasser tout le monde, réitérant ses pardons. Il était près de 22 heures.... Pierre Dumont parla à son fils et décida d'inviter Hyppolite - fort surpris, voire ébahi - à sa table de réveillon. Il jugea qu'il avait encore le temps de visiter les petits enfants du lotissement en Père Noël, même s'il devait en réveiller certains à cette heure tardive. Les familles furent prévenues par téléphone d'un retard dans la "distribution des oranges".
La joie naquit alors de nouveau en ce 24 décembre! Hyppolite reçut tout de même une bonne leçon de morale de la part de la Police qui insista sur la bonté de ses victimes en l'invitant à ne jamais recommencer. Les Dumont regagnèrent leur domicile avec la tenue complète du Père Noël et Hyppolite, assez gêné, mais si heureux dans son for intérieur. Dès leur arrivée, Pierre Dumont se changea rapidement dans le garage où Jacques lui apporta son précieux panier d'oranges... Jacques n'avait pas oublié de lancer fort:
-" Tout va bien! Tout va bien ! Plus d'inquiétude ! Et, les filles.... Ohé. Écoutez tout le monde : je vous expliquerai tout. Mettez un couvert supplémentaire, nous avons un invité! Nous nous mettrons à table un peu plus tard, papa sera un petit peu en retard! ... "
Crédit Photo: Anne Buissart
FIN et... Joyeux Noël à tous...
21 décembre 2009
Ce qui semble évident n'est pas toujours vrai...
Les oranges du Père Noël
Par Daniel PAGNIEZ
I) Une visite très inattendue!
... Il était une fois, en cette veille de fête dans notre beau pays de France, la surprenante visite d'un étrange Père Noël au domicile d'une petite fille.
En ce 24 décembre à 5 heures de l'après-midi, on sonna au portail de cette coquette maisonnette de paisible banlieue d'une grande ville. Parmi d'autres petites résidences du lotissement, c'était là le plaisant domicile de la famille Lenormand et une petite fille de cinq ans, Aline, sautant de joie et d'espérance, s'écria:
- " Maman! ... Maman! ... C'est lui ! C'est Père Noël ! Vite ! ... Ouvre! "
Il est vrai que le Père Noël était très attendu à cette heure-là. En effet, depuis plusieurs années, Papa Noël, avant sa légendaire tournée, avait pris l'habitude de rendre une première visite aux petits enfants pour juger de leur sagesse et leur apporter quelques oranges avant le futur émerveillement au pied du traditionnel sapin... La maman d'Aline, Mme Lenormand, actionna le dispositif de sécurité qui ouvrait le portail et le Père Noël à la grande barbe blanche, tout de rouge vêtu, coiffé de sa capuche et botté comme il se doit, pénétra dans le jardinet d'entrée et se présenta à la porte du logis déjà ouverte. Arrivé devant les deux parents et la petite Aline, brutalement, il les bouscula, brandit un pistolet extrait de sa poche et s'engouffra à l'intérieur...
On imagine aisément l'ahurissement des Lenormand - pour le moins déconcertés - restés bouche bée devant cette intrusion... Le Père Noël semblait muet, il ne parlait pas... Mais, par des gestes brusques du bras armé, il fit diriger la petite famille vers le salon. Si le père voulut s'interposer, il fut vite dissuadé de toute intervention par l'attitude menaçante du visiteur et par l'inquiétant pistolet... La frimousse toute chiffonnée, la petite Aline pleurait et ne comprenait pas... Quant aux parents, ils s'observèrent et osèrent bientôt quelques demandes d'explications... En vain! Du pouce et de l'index de sa main gauche frottés l'un contre l'autre, le Père Noël fit comprendre qu'il voulait de l'argent! Pour le moins curieux ce Père Noël qui sombrait dans la délinquance!
- " Robert, dit Mme Lenormand, toute tremblante, à son mari, donnons-lui ce qu'il veut et qu'il parte vite! Va jusqu'au bureau chercher les liquidités disponibles dans la boîte et donne-lui tout: nous n'avons que cette réserve à la maison... Dans mon porte-monnaie, je n'ai pas grand-chose, surtout des pièces; quant à mon portefeuille, tu viens de le dégarnir... "
Le Père Noël, sur ses gardes et très méfiant, fit un signe de dénégation envers le chef de famille et invita Mme Lenormand à aller - elle-même - très vite récupérer la tirelire familiale, par crainte sans doute de l'utilisation d'un téléphone par le mari. L'arme était dirigée vers la petite Aline alors dans les bras de son père. Elle sanglotait dans cette effrayante situation et articulait péniblement sans cesse, en hoquetant:
- " Pa-pa ! ... Père No-ël est mé-chant !... Et il n'a pas des o-ranges !..."
Madame Lenormand revint avec une boîte de cigares arrachée vivement par la main libre de cet épouvantable "Père Noël" qui ouvrit la boîte d'un coup de pouce, estima - sans les compter - qu'elle renfermait environ une douzaine de billets de cent euros et de dix à douze billets de cinquante. Il sembla satisfait et, avec adresse, empoigna la liasse en un éclair. La boîte vidée tomba à terre. Il resserra l'argent sous sa tenue et sortit de sa grande poche une sorte de sac de jute. Toujours brandissant son arme de l'autre main, il ramassa, au hasard, sur un bahut, une pendulette, quelques bibelots sans grande valeur dont une coupelle en faïence où se trouvaient deux belles barrettes à cheveux garnies de marguerites, fierté de la petite Aline qui ne manqua pas de hurler à la disparition de son petit trésor...
Les objets prestement enfouis dans le sac, le Père Noël sortit à reculons et s'échappa à toutes jambes par où il était venu, laissant les Lenormand dans un grand désarroi, interrogatifs, désemparés... et avec une petite Aline dans une grande tristesse. Puis le père se reprit et bondit sur le téléphone dans le bureau pour appeler la police du commissariat local... C'est ainsi qu'une voiture arriva, vingt minutes plus tard, sirène du véhicule hurlante, transportant deux inspecteurs, qui ont maintenant pour noms "commandant", "capitaine", ou "lieutenant" selon les grades...
Réflexions et supputations...
Monsieur Lenormand rapporta les événements tels qu'ils venaient de se produire et, bien évidemment, le récit de l'agression dans tous ses détails au commandant Grall et au capitaine Jolivet, tandis que Madame conduisait Aline dans sa chambre pour la calmer. Le chef de famille jugea bon de préciser:
- " Messieurs, je dois vous dire que, depuis des années, nous avons un excellent voisin... Dumont, Pierre Dumont, retraité et veuf... Il a perdu son épouse de maladie il y a cinq ans et ce brave homme enfile une tenue de Père Noël, chaque veille de Noël, pour rendre visite, à partir de 17 heures, aux familles du lotissement qui ont encore de jeunes enfants. Cette louable tradition est bien connue dans notre secteur: Dumont est d'une gentillesse exemplaire avec les petits et il leur apporte quelques oranges. 
" Ce Monsieur a une belle descendance avec ses deux fils, mariés, et il chérit, nous le savons, ses trois petits-enfants. Les deux petites familles ont l'habitude de venir retrouver Dumont en fin de journée pour les réveillons. Les charmantes belles-filles apportent tout le nécessaire et s'occupent de la préparation des repas... La "tournée" de notre voisin lui prend une bonne heure avant qu'il ne regagne son domicile...
" Nous ne pouvons pas imaginer un seul instant que Dumont soit venu nous cambrioler. C'est impossible, ou alors il est devenu subitement dérangé: un accès de folie? Nous ne pouvons pas y croire et ne savons que penser... Un si brave homme!
- "Impossible de reconnaître notre agresseur, mais ce ne peut être que quelqu'un d'ici, bien au courant du rituel... Non, ce n'est pas Dumont! Bizarre tout de même qu'il ne se soit pas manifesté au téléphone avant sa visite, selon son habitude!... Aline, notre petite fille, ignore bien entendu que M. Dumont est un Père Noël de circonstance: elle se faisait une telle joie de la venue de son Papa Noël aux oranges! Avant votre arrivée, j'ai aussitôt alerté nos autres voisins du lotissement. Aucun ne m'a rappelé pour me signaler le même désagrément. Ils attendaient Dumont en Père Noël et, apparemment, à cette heure, ils n'ont reçu personne, ils me l'auraient dit. Quant à Dumont, nous n'avons pas encore osé l'appeler chez lui... D'ailleurs, ce ne peut pas être lui!... Nous ne comprenons pas..."
Le commandant avait pris des notes, enregistré la somme d'argent volée, 1 800 euros, ainsi que les objets disparus. Les policiers décidèrent néanmoins d'aller procéder à des vérifications chez les habitants des différents pavillons... En dernier lieu - vers huit heures du soir - ils se présentèrent au domicile de Pierre Dumont.
La chasse aux détails dans les témoignages
Les enfants étaient arrivés et c'est François, le fils aîné, surpris par les cartes de police, qui les introduisit dans la maison. Le chef, le "commandant", peu réjoui de voir son réveillon compromis, très austère, demanda: "Monsieur Dumont, je présume ?"
- " Oui! Enfin, je suis l'un de ses fils... Vous voudriez voir mon père sans doute? Il doit être dans sa chambre: je vais l'appeler".
-" Il est souffrant? "
- " Non, pas du tout! "
- " Nous n'allons pas vous déranger longtemps, je vois qu'il y a une bonne ambiance chez vous avec les petits, un grand sapin tout illuminé! Mais, effectivement, nous voulons voir M. Dumont! "
- " Je vais le chercher! "
Pierre Dumont arriva, entouré de sa famille qui posait mille questions, tous visiblement tourmentés et surpris par la présence des policiers à cette heure. Le commandant de police intervint: "Bonjour M. Dumont, je suis le commandant Grall et voici mon adjoint, le capitaine Jolivet. Nous enquêtons sur une agression et un vol dans votre voisinage... Êtes-vous au courant, avez-vous vu quelque chose d'inhabituel... et qu'avez-vous fait aujourd'hui, disons entre 16 heures et 18 heures? Où étiez-vous ? Précisez-nous l'emploi de votre temps s'il vous plaît! "
- " Messieurs, je ne comprends pas! Un vol chez Lenormand? Ils ne m'ont pas prévenu. Je reçois ma famille et je ne suis au courant de rien... Votre présence est inquiétante, pour moi, et les enfants... Allons. Diable, vous me soupçonnez, et de quoi? ... Venez dans mon bureau pour m'expliquer votre visite, nous y serons plus tranquilles."
- " Allons! Nous n'en sommes pas à vous soupçonner M. Dumont, nous enquêtons et nous voudrions que vous nous parliez de vous."
Ils s'installèrent dans le bureau. La famille fut priée de rester à l'écart. Pierre Dumont déclara: "Bien. Messieurs, j'ose imaginer, à votre attitude, que vous avez l'air de me considérer comme un suspect dans une affaire que j'ignore. Je n'ai rien à me reprocher... Aujourd'hui 24 décembre, comme chaque année, je devais faire le Père Noël pour donner un peu de joie aux petits qui résident autour de chez moi. C'est mon plaisir d'aller les voir et de leur porter quelques oranges... Et... "
- "Nous savons tout cela! "
- "Ah ? Bon! Je constate que les informations vont vite!" Dumont se mit alors à raconter l'emploi de sa journée... Dans la matinée, il avait ressorti d'un précieux carton ses habits de Père Noël et les avait préparés avec soin sur le lit de sa chambre au rez-de-chaussée. Il avait pris son léger repas du midi et, vers les trois heures de l'après-midi, il s'était rendu avec sa voiture au supermarché voisin pour acheter les oranges à distribuer plus tard. A son retour, à sa grande stupéfaction, il s'était aperçu que - dans sa hâte et son allégresse - il avait omis de fermer à clef sa porte d'entrée. Très en confiance, son portail n'était jamais fermé... Les oranges déposées à la cuisine, il avait rejoint sa chambre afin de se vêtir pour sa joyeuse expédition. Stupéfait, il avait alors constaté la disparition de la tenue de Père Noël, y compris les bottes. Il s'était affolé, se mettant à chercher partout, dans les chambres de l'étage, dans le garage... Il s'imaginait avoir perdu la tête, ne sachant plus ce qu'il avait fait. Il avait longuement remué sa maison sans succès et il s'était calé, désespéré, dans un fauteuil, la tête dans les mains... La pendule du salon avait sonné cinq fois... Le commandant Grall était un peu énervé par les détails de Dumont au supermarché, pour lui sans importance.
Triste et logique arrestation...
- " Commandant, avait lancé le capitaine Jolivet, ceci est fort intéressant au contraire... Dîtes, Monsieur Dumont, quelqu'un pourrait-il attester de votre présence au magasin, avez-vous rencontré une connaissance et comment avez-vous réglé vos achats? Par carte bancaire? "
- " Non ! Qui pourrait confirmer mes affirmations? Vous pensez, avec ce monde au supermarché... et j'ai payé mes oranges en liquide, je n'avais qu'un seul achat."
- " Et vous êtes resté dans votre fauteuil jusqu'à quelle heure? ...."
- " Je ne saurais pas vous dire... Jusqu'à l'arrivée de mes enfants... Vers les sept heures! Ils ont cherché à leur tour: j'étais anéanti et triste... Puis, tous ces petits qui m'attendaient... Je n'osais pas envisager le passage chez moi d'un voleur, rien d'autre n'avait disparu... Qu'avais-je donc fait de mon costume?...."
L'alibi de Dumont n'était donc pas vérifiable. Le commandant Grall avait alors demandé à Jolivet de visiter la maison par une fouille rapide. Il n'avait pas de mandat de perquisition mais une inspection s'était révélée nécessaire, avec l'accord de Dumont... Jolivet n'avait rien trouvé et s'était dirigé vers un contrôle du garage et de la voiture et, là, une grande surprise l'attendait. Il alerta le commandant.
- "Chef! Chef! J'ai tout trouvé dans le coffre du véhicule de Dumont: le costume et les objets volés chez Lenormand, tout est là! La pendulette, les bibelots, une belle barrette de cheveux pour une gamine! J'ai tout, sauf l'argent! Où est l'argent Dumont? Dumont, vous êtes en état d'arrestation..."
Crédit Photo : Anne Buissart
Retrouvez Daniel Pagniez pour la suite et le dénouement de cette affaire le vendredi 25 décembre 2009.
18 décembre 2009
La féérie de Noël a débuté...
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Fleur recherchée pour sa beauté et l'originalité de sa forme, l'orchidée est bien à sa place avec nos amis poètes...
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Le balancier
Par Maurice DUSSOL
Prisonnier dans l'ombre du coffre,
Le lourd balancier
Est précieux car il nous offre
Un conseil princier:
Il dit que l'on doit, sur la Terre,
Toujours soutenir
Le perdant et le solitaire
Dans son devenir.
Tic, tac, fait-il dans le silence
"Monotonement";
Car, seul, le poids qui le balance
Est son doux tourment.
Il le contraint à nous redire
Et, sans se lasser
Que la peur, le chagrin, le rire
Ne font que passer.
Le sabot de Malepeyre
Par Edmonde FAUCON
En passant par la Lozère
J'ai vu un sabot!
En passant par la Lozère
J'ai vu un sabot! (Air connu!)
Un sabot de grande taille
Que nul ne pourrait chausser,
Qu'on ne peut remplir de paille,
Trop lourd pour être poussé!
Caprice de la nature
Qui sait sculpter dans le vent,
Le soleil ou la froidure,
Avec patience, talent.
Grand rocher, tel un emblème
Pour tous ces fiers paysans,
C'est un hommage suprême
Ayant défié les ans.
Combien, d'un sabot sonore,
Ont-ils parcouru ces lieux?
Combien passeront encore,
Sans sabots... simples curieux...
L'amour a tant besoin
Par Michel MARTINEZ
Laissez l'amour régner en maître:
A la raison de se soumettre;
Quand le coeur fait place à l'esprit,
La grâce trop souvent périt.
Comme à la mer va l'eau du fleuve,
C'est d'amour que l'amour s'abreuve;
Saint Augustin n'écrit-il pas:
"Aime, et fais ce que tu voudras" ?
Chez les uns comme chez les autres,
L'amour a tant besoin d'apôtres:
Soyez tendres et soyez doux,
Et que la paix soit avec vous.
14 décembre 2009
Histoires d'eau
Cinquième concours de nouvelles organisé par la mairie de Chalabre (Aude)
Après le succès de ses quatre précédents concours de nouvelles, qui ont fait l'objet de recueils "Dieu reconnaîtra les siens", "Carnavals du rêve", "Le Crime à la Campagne" et "Les Lendemains Verts", la mairie de Chalabre (Aude) réitère avec un nouveau concours sur le thème "HISTOIRES D'EAU".
Les nouvelles présentées auront pour thème "L'EAU" en tant qu'enjeu économique, champ de bataille écologiste, trésorière de secrets, sacrée ou profane, omniprésente dans le coeur et l'imaginaire de l'Humanité...
Philippe WARD, auteur régional, qui a notamment écrit le roman policier "Meurtre à Aimé Giral" et le thriller "Le Chant de Montségur", assurera à nouveau la présidence du jury.
Les participants ont jusqu'au 1er mars 2010 pour envoyer leurs textes de 20 000 signes (douze pages de 25 lignes) à la Bibliothèque municipale de Chalabre. A l'issue du concours, les meilleurs textes seront primés et, une fois encore, bénéficieront d'une publication en recueil.
Ce concours est gratuit et ouvert à tous. Chaque participant ne peut envoyer qu'un seul texte. Il devra être anonyme et ne comportera aucun élément permettant d'identifier son auteur.
Voici le règlement complet de ce concours coordonné par Noelle Danjou et Jean-Marc Lofficier. L'affiche d'illustration de ce texte étant une création de EVEN.
-La bibliothèque municipale et la mairie de Chalabre organisent leur cinquième concours de nouvelles sur le thème "HISTOIRES D'EAU". Ce concours est gratuit et ouvert à tous.
- Les participants au concours devront rédiger une nouvelle inédite sur le thème de L'EAU en tant qu'enjeu économique, champ de bataille écologiste, trésorière de secrets, sacrée ou profane, omniprésente dans le coeur et l'imaginaire de l'Humanité, interprété au sens large : romanesque, humoristique, dramatique, policier, science fiction, etc. Chaque participant ne peut envoyer qu'un seul texte.
Rappelons qu'une nouvelle est une fiction généralement brève et intense présentant des personnages peu nombreux qui réagissent à l'événement au coeur du récit. Elle comporte impérativement un titre qui donne du sens à l'intrigue. Elle se termine par une chute originale et déroutante, qui respecte cependant la cohérence du récit.
- Ce concours sera clos le 1er mars 2010, le cachet de La Poste faisant foi.
- Les envois seront adressés à : Concours de nouvelles 2010, Bibliothèque municipale, Cours Sully, 11230 Chalabre.
- Les textes soumis devront être inédits et écrits en français correct. Ils comporteront 20 000 signes au maximum (espaces compris), soit environ douze pages de 25 lignes chacune. Ils seront dactylographiés dans le format 21X29,7 en double interligne.
Ils seront adressés en six exemplaires reliés par une agrafe, sans spirale, sans couverture, ni réglette. Cette version papier sera obligatoirement accompagnée d'une version informatique (disquette ou Cédérom) sur laquelle le texte aura été enregistré au format "txt", "rtf" ou "doc" (PC, pas Apple).
- Les textes devront être anonymes et ne comporter aucun élément permettant d'identifier leurs auteurs (signature, symbole...). Chaque participant précisera ses nom, prénom, adresse, numéro de téléphone et adresse courriel, ainsi que le titre de sa nouvelle, sur un feuillet séparé qui sera placé dans une enveloppe cachetée et vierge jointe à l'envoi, et ce afin de préserver l'anonymat.
Les manuscrits ne seront pas rendus. Dans l'éventualité de perte, de vol ou de dégradation de l'oeuvre envoyée, les organisateurs ne sauraient être tenus pour responsables.
- Le jury sera présidé par Philippe Ward (écrivain) et composé de cinq autres membres choisis par la mairie de Chalabre. Le jury se réserve le droit de ne pas décerner tous les prix si la qualité des textes n'est pas satisfaisante selon ses critères propres. Les délibérations du jury sont confidentielles. Ses décisions sont souveraines et sans appel.
- Les meilleurs textes sélectionnés par le jury bénéficieront d'une publication en recueil édité par la mairie de Chalabre. Chaque auteur lauréat recevra deux exemplaires de ce recueil. De plus, les auteurs des trois premières nouvelles primées recevront des chèques-livres d'une valeur de 100 euros pour le premier, de 80 euros pour le deuxième et 60 euros pour le troisième.
- Du seul fait de leur participation, les candidats garantissent la mairie de Chalabre et le jury contre tout recours éventuel de tiers en ce qui concerne l'originalité et le contenu des oeuvres présentées. Le fait de poser sa candidature implique, pour tous les concurrents, l'acceptation intégrale du présent règlement ainsi que le droit reconnu aux organisateurs de publier leurs textes dans un recueil, ainsi que de vendre et de distribuer ledit recueil sans aucune perception de droits, ceux-ci étant cédés automatiquement par la participation au concours, mais uniquement pour l'édition dudit recueil, les auteurs conservant autrement l'intégrale propriété de leurs oeuvres.
- Les lauréats seront prévenus par téléphone, courriel ou courrier début juin 2010. La remise des prix se fera en juillet 2010 à la mairie de Chalabre.
Sujets libres et longueur illimitée...
L'Association des Artistes et Auteurs en Agenais propose son 58ème concours littéraire
Le comité de l'Association des Artistes et Auteurs en Agenais (association sans but lucratif, type loi de 1901) organise son cinquante-huitième concours littéraire s'adressant à tous les auteurs de langue française d'ici au 30 janvier 2010. Tous les auteurs de langue française dont les textes sont des contes, nouvelles, romans, biographies, essais, poésie classique ou libérée, sonnets, ballades, fables, récits, voire recueil édité! Les sujets sont donc bien évidemment tout à fait libres et le nombre de pages illimité. Toutefois, on ne s'étonnera pas que l'association rejette tout récit à caractère pornographique.
Les décisions du jury, placé sous la présidence de Laurentz STEINBERG, Maître ès-lettres, filleule de feu Paul Guth et lauréate de 90 prix littéraires, intronisée parmi les quarante Académiciens des Provinces Françaises, seront sans appel. La participation au concours implique l'acceptation du règlement; aucune contestation ultérieure n'étant recevable. Chaque section (prose ou poésie) sera dotée de 1 500 euros offerts par les mécènes de l'association rejoints, pour ce concours, par de nouveaux mécènes et des locaux. Cependant, si la qualité des oeuvres n'est pas jugée suffisante dans une section par le jury, il ne sera pas décerné de prix.
Un prix de l'Association des Artistes et Auteurs en Agenais (A.A.A.A.) couronnera l'oeuvre jugée la meilleure toutes catégories confondues et divers autres prix seront offerts par des donateurs. La remise des prix aura lieu à l'occasion d'un Festival du livre dans la région (date non encore fixée à ce jour). Tous les concurrents absents recevront un certificat de participation, ceci après la manifestation. Les lauréats seront avisés en temps utile et ceux qui ne pourraient pas se déplacer le signaleraient au secrétaire (frais d'envoi des prix à leur charge).
Notez encore l'existence d'un PRIX SPÉCIAL offert par un mécène-éditeur selon son choix: l'édition de l'un des lauréats en mille exemplaires (soit roman ou recueil de nouvelles ou de poésie). Enfin, dernier laurier: le PRIX de la PRÉSIDENTE HONORAIRE (édition en 100 exemplaires selon son choix).
Mais avant de pouvoir prétendre à une récompense, prenez connaissance du règlement ci-dessous.
1°) Date limite d'envoi des textes : le 30 janvier 2010 (cachet de La Poste faisant foi).
2°) Les oeuvres seront, de préférence, dactylographiées (ou photocopies de qualité suffisante pour faciliter le travail des membres du jury qui refuseront les textes illisibles).
3°) Afin de garantir l'anonymat, un nombre de votre choix sera inscrit en haut et à droite de la première feuille. Dans une enveloppe vierge et non cachetée figureront nom, adresse de l'auteur, nombre choisi ainsi que les sections dans lesquelles concourent les textes (Attention: bien noter celles-ci car un conte n'est pas une nouvelle et la poésie classique est régie par des règles strictes auxquelles n'est pas soumise la poésie dite libérée.
Dans le même envoi, joindre le chèque correspondant à votre participation au seul libellé de l'Association des Artistes et Auteurs en Agenais (pas de mandats-poste ni d'envoi recommandé), trois enveloppes timbrées avec nom et adresse du participant pour l'envoi du palmarès et les annonces des prochains concours, plus une de format 16X23 environ, timbrée (tarif en vigueur) avec également nom et adresse (à ne pas oublier).
Les manuscrits seront retournés si une grande enveloppe affranchie est jointe à l'envoi. Les autres seront détruits sitôt les délibérations terminées.
4°) Participation financière:
- Pour chaque section: une page de texte, 1,50 euros; pages supplémentaires: 1 euro; pour dix pages: 4 euros; de 11 à 100 pages: 8 euros; à partir de 100 pages (roman par exemple): 11 euros.
- Ajouter un droit fixe d'inscription de 15,50 euros pour frais de photocopie et transmission par poste aux douze personnalités composant le jury et ne résidant pas sur place.
Attention: un seul exemplaire est demandé (ne pas agrafer les textes).
5°) Envoi de vos oeuvres...
Ça y est, tout est prêt? Alors, c'est le moment de noter l'adresse du destinataire de votre travail sur une grande enveloppe partant peut-être rencontrer l'un des plus beaux prix: Association des Artistes et Auteurs en Agenais, Avenue de la gare, 47140 PENNE D'AGENAIS!
Mais, n'oubliez pas la date de clôture de ce concours littéraire: le 30 janvier 2010 (dernier délai).
Rimes ou vers libres ...
"Les Après-midi de Saint Flo":
prix de la poésie 2010
L'Association florentinoise "Les Après-midi de Saint Flo" organisent, sur les années 2009 et 2010, un concours littéraire intitulé : "Prix de la Poésie 2010". Le thème est libre et trois catégories sont proposées: catégorie N°1, Poésie libre pour les concurrents de 20 ans et plus; catégorie N°2, Poésie libre pour les concurrents de moins de 20 ans; catégorie N°3, Poésie SLAM pour les concurrents de moins de 25 ans.
Ce prix est un concours ouvert à tous les auteurs mais à la condition expresse que les oeuvres soumises à l'appréciation du jury n'aient antérieurement fait l'objet d'aucune parution ni édition. Les membres du jury ainsi que les membres composant le conseil d'administration de l'association ne peuvent pas concourir à ce prix littéraire.
Ne seront acceptés, pour concourir, que des textes poétiques en rimes ou en vers libres.
Tout propos raciste, xénophobe ou diffamatoire entraînera immédiatement le retrait du texte en cause de la présélection du concours.
Si vous êtes intéressé, prenez connaissance de la suite du règlement que voici.
Chaque auteur devra obligatoirement proposer trois poèmes, dont la longueur de chaque texte ne pourra pas dépasser deux pages en format A4. Ils seront écrits en police Arial et en corps 12.
Chaque auteur pourra concourir sous son nom patronymique ou son nom d'auteur.
Les textes proposés, afin d'être confiés pour lecture et appréciation du jury, ne devront comporter aucun nom, ni aucun signe de reconnaissance (chiffre, abréviation, signe, symbole...).
Les textes ainsi présentés seront envoyés en cinq exemplaires, agrafés, accompagnés du bulletin d'inscription ci-contre portant, lui, le nom patronymique, l'éventuel nom d'auteur et l'adresse postale. Le courrier d'envoi devra aussi comporter une enveloppe de renvoi, timbrée et portant les coordonnées de l'auteur, ceci afin de lui faire connaître les résultats du concours. Adresse d'envoi: "Concours littéraires 89", B.P.45, 89600 Saint Florentin.
La date limite d'envoi (cachet de La Poste faisant foi) est fixée au samedi 6 février 2010.
Les textes, primés ou non, ne seront pas retournés à leurs auteurs.
Les lauréats consentent sans aucune réserve, et sans se prévaloir de droits, à ce que leurs textes soient édités dans une revue et mis en ligne sur le site internet de l'association: http://apresmidistflo.unblog.fr .
La participation financière à ce concours est de 10 euros par auteur. Le versement envoyé avec le dossier d'inscription se fera sous forme de chèque bancaire, postal ou mandat international libellé à l'ordre "Les Après-midi de Saint Flo".
JURY
Présidé par un poète, le jury sera composé de cinq membres.
Le palmarès de ce concours sera annoncé au cours d'une rencontre à Saint Florentin (Yonne) le samedi 10 avril 2010. Les concurrents dont les oeuvres auront été nominées lors d'une présélection effectuée par le jury seront invités par courrier à participer à cette manifestation.
Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de concourir implique l'acceptation du présent règlement.
PALMARÈS
Le palmarès se composera de quatre prix distincts: le "Grand Prix des Après-midi de Saint Flo" couronnant la meilleure oeuvre (le meilleur groupe de trois poèmes), le "Prix du meilleur poème libre catégorie adultes", le "Prix du meilleur poème libre catégorie jeunes", enfin le "Prix du meilleur poème catégorie SLAM".
Tous les auteurs en compétition recevront ce palmarès par courrier, dans les deux semaines suivant la rencontre de remise des prix...
LES PRIX
Le "Grand Prix des Après-midi de Saint Flo" sera récompensé par un chèque de 200 euros.
Le "Prix du meilleur poème libre catégorie adultes" se verra remettre un chèque de 100 euros.
Le "Prix du meilleur poème libre catégories jeunes" se verra attribuer un chèque de 100 euros.
Le "Prix du meilleur poème catégorie SLAM" recevra un chèque de 100 euros.
RÉSERVES
Les récompenses liées aux trois derniers prix ci-dessus annoncés ne pourront être décernées qu'à la condition expresse qu'au moins trente auteurs participent à leur catégorie correspondante. Si, en raison d'une participation plus faible, ce concours ou une catégorie devait être annulé, les sommes perçues correspondant aux frais d'inscription seraient bien entendu remboursées au lendemain de la date de clôture des inscriptions.
Du moment où le présent règlement aura été respecté par les organisateurs, aucune réclamation ne sera acceptée.
Le bulletin d'inscription type (ci-dessus) peut être imprimé ici ou sur le site Web de l'association http://apresmidistflo.unblog.fr ou encore demandé par mail : concourslittéraires@wanadoo.fr , courrier ou téléphone 03 86 35 28 06.
Que de lectures et écritures !
Concours littéraire du Village du Livre de Fontenoy-la-Joûte (Meurthe-et-Moselle)
"Avec Arthur, Lancelot, Merlin et toute l'histoire des Chevaliers de la Table Ronde - revisitée par la Fantasy et la magie d'Harry Potter - un concours d'écriture est organisé par l'association "Les Amis du Livre" qui anime le Village du Livre de Fontenoy-la-Joûte (Meurthe-et-Moselle).
Voici les principales caractéristiques de ces joutes littéraires susceptibles de vous intéresser, voire de vous passionner... si vous avez entendu parler de ce Vrai Village du Livre où l'on trouve quinze bouquineries et 800 000 livres d'occasion à la campagne!
Sujet: "Les Chevaliers de la Table Ronde". Rédigez un texte original et inédit en vous inspirant librement de cette thématique mise à jour dans le cadre moderne de la Fantasy et des facéties d'Harry Potter.
Conditions de participation : Ce concours gratuit est ouvert à tous, aussi bien les particuliers - enfants, adolescents et adultes (oeuvres individuelles) - que les classes des écoles primaires, des collèges et des lycées (oeuvres collectives) de France et d'ailleurs.
Manuscrits: Les manuscrits sur simple recto de feuille (format A4, 21X29,7), doivent parvenir en huit exemplaires, soigneusement dactylographiés, paginés et reliés (agrafes, baguettes, spirales, etc... ).
Les candidats doivent envoyer également un mail ou un CD contenant leur oeuvre sous format Word lisible sur PC.
Anonymat: Les huit exemplaires du manuscrit seront sans nom d'auteur mais comporteront chacun le titre de l'oeuvre. Ils seront accompagnés obligatoirement d'une seule enveloppe fermée sur laquelle sera porté le titre de l'oeuvre. Cette enveloppe contiendra une feuille A4 (21X29,7) indiquant le titre et les coordonnées de l'auteur (oeuvre individuelle) : nom, prénom, âge, adresse, téléphone, télécopie, ou des auteurs (oeuvre collective) : nom, prénom, âge de chaque élève, classe, adresse complète, téléphone, télécopie de l'établissement scolaire et coordonnées personnelles de l'adulte responsable de la classe.
Adresse: Les manuscrits doivent être envoyés à l'association "Les Amis du Livre", Madame Élise Fischer, 22 rue du Paquis, 54122 Fontenoy-la-Joûte (Tél. 03 83 71 50 10; elisefischer@wanadoo.fr ).
Date limite de réception des manuscrits: 30 avril 2010.
Jury: Il est composé de personnes indépendantes, attachées à la culture et à la lecture (bibliothécaires, libraires, professeurs, gens de lettres...), il est souverain, ses décisions sont sans appel.
Prix: Les lauréats (individuels et collectifs) choisis par le jury seront récompensés par la publication de leurs oeuvres. Les textes primés formeront le recueil "Les Univers de la Fantasy" qui sera édité en mille exemplaires. Chaque lauréat (individuel ou collectif) se verra attribuer des exemplaires de ce recueil. Les lauréats ne pourront pas prétendre au versement de droits d'auteur sur ce recueil.
Remise officielle des prix le dimanche 27 juin 2010 au Village du Livre.
Précisions: En cas de force majeure, les organisateurs se réservent la possibilité de modifier les modalités du concours. La participation au concours, gratuite et sans obligation d'achat, implique l'acceptation complète du présent règlement.
11 décembre 2009
Amour de la langue française
Des mots pour guérir des maux...
Par Michel MARTINEZ
Comme tous nos concitoyens, j'avoue avoir très longtemps malmené notre belle langue française: un acte dont j'étais évidemment coupable mais en aucun cas responsable! Je n'étais pas responsable puisque je ne faisais que faire des fautes (ou de simples erreurs puisqu'il n'est pas dans mes intentions de disserter ici sur "L'erreur et la faute") sans le savoir... comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir!
Puis, un jour, un homme, professeur de Lettres de son état, m'a ouvert les yeux en m'offrant une liste des erreurs les plus couramment lues ou entendues, des erreurs commentées par ses soins: désormais, si je continuais à les commettre, je devenais non seulement coupable, mais aussi responsable... De plus, ces explications étant passionnantes, j'allais devenir aussi un chasseur de maux de la langue française...
Poursuivi, très probablement, à l'École Supérieure de Journalisme de Paris par son frère jumeau, ma façon d'appréhender l'écriture évolua tant et si bien que certains de mes confrères m'appelèrent - bien plus tard - dans les salles de rédaction où je suis passé: "Me Capello"!
De ce fait, lorsque mon ami Maurice DUSSOL m'a parlé d'un poète de grand talent, professeur de Lettres dans l'Hérault, amoureux de la langue française et de l'information juste, un homme prêt à tenir cette rubrique mensuelle relevant les maux de nos mots en expliquant la maladie et en en donnant le traitement, je ne pouvais pas laisser passer la plume de Michel MARTINEZ qui s'est montré heureux de "continuer" la lutte.
François LÉGER
Cela étant dit, je me retire et laisse la place à Michel MARTINEZ pour sa première rubrique.
La France et la République
Le 20 juillet 2009, sur France 2, lors du journal de 13 heures, le maire réélu d'Aix-en-Provence déclare: "Nous sommes dans un pays qui est la république..."
Non; la France n'est pas la république, et l'on n'est pas en France partout où l'on est en république; on ne saurait confondre un pays avec le régime politique qui y est en vigueur. Quand la France avait des rois, elle n'en était pas moins la France et le peuple français n'a pas changé de pays en changeant de régime.
Commerçants mitigés
Le 20 juillet 2009, sur France 2, lors du journal de 13 heures, Marie Drucker, évoquant les chiffres d'affaires du commerce estival, déclare: "Les commerçants sont mitigés".
Les sens de "mitigé" étant "adouci", "tempéré" ou "relâché", le terme ne convient pas dans ce contexte. Une personne ne saurait être mitigée.
"Teurter" me heurte
Le 21 juin sur France 2, lors du journal de 13 heures, Laurent Delahousse nous informe que des plaisanciers en bateau ont "teurté" je ne sais quel obstacle. Si le "h" dit aspiré n'existe plus, il n'y a plus qu'à appeler ce monsieur "Delousse".
Conclave n'est pas concile
Un ami me signale que Le Midi-Libre du 24 mai 2008 écrit que les membres du jury du Festival de Cannes "sont entrés en concile", alors qu'à l'évidence l'auteur voulait dire, par métaphore, "conclave". C'est en conclave que l'Église élit le meilleur, c'est en concile qu'elle fixe le dogme.
"De pourquoi"
Le 11 décembre 2008, sur France 2, Arlette Chabot, annonçant le contenu de son émission "A vous de juger", dit: "...et nous parlerons de pourquoi on ne s'aime pas en politique."
Monstrueuse formulation. Il suffisait de dire "Nous nous demanderons pourquoi..." pour s'exprimer correctement. On n'emploie pas ainsi une préposition avec un adverbe interrogatif; on ne peut pas dire "je parle de pourquoi", "je m'interroge sur comment faire", etc. Il y a toujours une formulation très simple et à la portée de chacun, pourvu que l'on se donne la courte peine de la chercher.
Encore un "ne" de trop
Le 11 décembre 2008, sur France 2, dans "La santé à tout âge", la présentatrice, commentant un cliché, dit "On sent qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que cette hanche ne casse".
En réalité, il ne faudrait pas grand-chose pour qu'elle casse; je ne vois pas ce que le "ne" de la négation vient faire ici. Mais c'est une mode de l'employer à tout bout de champ.
08 décembre 2009
Aimez-vous le Rock ?
Deuxième concours de nouvelles ROCK
L'Association Café Castor de la ville de Vitré (35) organise son concours de nouvelles annuel. Celui-ci est gratuit, ouvert à tous, sans distinction de nationalité ou de résidence.
Il comporte deux catégories: les jeunes de 13 à 18 ans; et les adultes au-delà de 18 ans.
Le thème proposé aux auteurs est le même pour les deux catégories puisque toutes les nouvelles devront avoir un lien avec le terme ROCK!
La date limite de réception des oeuvres est fixée au 1er Mai 2010.
Voici, ci-après, toutes les informations nécessaires pour participer à ces joutes littéraires.
Les nouvelles ne devront pas dépasser huit pages dactylographiées et obéïr aux normes suivantes: format 21X29,7; caractère 12, police Arial, interligne 1,5, recto simple, langue française.
Chaque nouvelle doit avoir un titre, être inédite (ne pas être parue sur le Web, dans des journaux, revues, ou fanzine, dans des ouvrages collectifs) et non primée dans d'autres concours.
Les nouvelles présentées au concours sont limitées à deux par auteur. Les textes devront comporter un titre, le nom, l'âge et les coordonnées (adresse, mail, téléphone) de l'auteur. Le seul fait de présenter sous leur nom une oeuvre au concours implique de la part des participants qu'ils garantissent en être bien les auteurs.
Les participants mineurs joindront une autorisation parentale de participation (selon le modèle présent sur le site Internet du concours) à leur envoi.
Les participants adresseront leurs textes par Email à l'adresse suivante: cafe-lecture@wanadoo.fr .
Pour ceux qui ne disposent pas d'Internet (et seulement pour ceux-là), est offerte la possibilité d'adresser les textes par courrier à l'adresse suivante: Association Café Castor, 18 rue des Castors, 35500 VITRE (France). Dans ce cas, les manuscrits ne seront pas rendus.
"Merci de ne pas envoyer de courrier en recommandé" insistent les responsables de ce concours.
Un pré-jury procédera à une première sélection des textes reçus. Cette sélection sera ensuite appréciée par un jury composé de personnalités choisies par l'Association Café Castor en fonction de leur talent pour le Rock, l'écriture et/ou la lecture. Ce jury final décernera en toute indépendance les prix parmi les oeuvres présentées.
Trois prix seront attribués.
Les auteurs primés s'engagent à ne pas réclamer à l'Association Café Castor de droits d'auteur autres que le prix reçu à l'occasion de ce concours.
Le jury se réserve le droit d'annuler le concours si la participation était jugée trop faible. Il n'y a aucun frais de participation à ce concours.
Le site Internet de l'Association Café Castor permet de s'informer, commenter, questionner et suivre l'évolution du concours. Son adresse est http://mycafecastor.googlepages.com .
Aucun recours fondé sur les conditions de déroulement du concours de nouvelles ROCK, son organisation ou ses résultats ne sera admis. La participation au présent concours implique l'acceptation sans réserve du présent règlement.
Tout envoi ne respectant pas le règlement (longueur du texte, date d'envoi...) ne sera pas pris en compte.
Tout candidat ne respectant pas ce règlement sera déclaré hors concours.
"Nous vous souhaitons une agréable participation et bonne chance à tous" ont tenu à dire les organisateurs du concours musico-littéraire!
Ecrire en liberté...
Une fenêtre sur ce que vous souhaitez...
L'association Fenêtres sur PAM organise la première édition de son concours d'écriture: "Le temps d'une fenêtre", édition 2009-2010.
Il s'agit d'un jeu-concours sans obligation d'achat. Aucun thème n'est imposé aux participants et l'association invite les personnes à écrire, à "ouvrir une fenêtre sur ce qu'ils souhaitent". Toutefois, l'histoire débutera par l'ouverture d'une fenêtre...
Les candidats sont invités à consulter la grille d'évaluation afin de connaître les attentes du jury.
Modalités
Ce concours est réservé aux personnes âgées de dix-huit ans minimum au 1er septembre 2009 sans condition de nationalité.
Chaque participant ne peut présenter qu'un seul texte et un même texte ne peut être présenté qu'une seule fois.
Les membres de l'association "Fenêtres sur PAM" ainsi que les membres de leurs foyers ne sont pas autorisés à participer au concours.
Conditions
Le texte doit comporter au maximum 10 000 signes (espaces compris).
Il doit être rédigé en langue française.
Le texte doit être transmis à l'association "Fenêtres sur PAM" :
- soit dactylographié ou manuscrit, sur papier et envoyé par La Poste au 12 carrefour de la Libération, 59710 PONT-A-MARCQ.
- soit par email à l'adresse suivante: concours.ecriture@fenetres-sur-pam.fr.
Le candidat veillera à indiquer clairement son prénom, son nom, son adresse et sa date de naissance, le plus simple étant de remplir clairement le bulletin de participation ci-contre.
La date limite de dépôt de textes est fixée au 28 février 2010.
Autorisation
Les participants acceptent de céder à titre gratuit, jusqu'au 1er septembre 2010 l'exploitation de leurs oeuvres à l'association "Fenêtres sur PAM".
Le jury
Le jury est composé de dix personnes au maximum. Les membres de celui-ci s'engagent à lire l'ensemble des textes et à les noter.
Récompenses
Les trois meilleurs textes seront récompensés par le jury. Les trois lauréats recevront les lots suivants:
- Pour le 1er, un chèque de cent euros
- Pour le 2°, un chèque de cinquante euros.
- Pour le 3°, un chèque de vingt-cinq euros.
Les lots seront remis aux gagnants lors de l'annonce des résultats qui aura lieu au mois de mars 2010 au cours d'une cérémonie.
Un texte libre ou un sujet imposé ?
Le 16ème concours bourbonnois de nouvelles
Sous l'égide de la ville de Bourbon-l'Archambault (03) et du N.A.B.A.B. (Noyau d'Animation de Bourbon-l'Archambault), la bibliothèque municipale organise le seizième concours de nouvelles ouvert à tous les auteurs d'expression française âgés d'au moins seize ans révolus à la date du 12 octobre 2009.
Le jury, composé de personnalités locales du monde littéraire, attribuera les prix en juin 2010 selon les deux catégories suivantes. Prix du Conseil Général: thème libre; Prix Robert CHAPUT (de la municipalité): thème imposé cette année "Nos désirs pour des réalités".
La dotation est de 1000 euros pour l'ensemble des prix.
Vous êtes intéressé et déjà inspiré? Alors, les détails pratiques qui suivent vous concernent.
Les nouvelles ne doivent pas dépasser 18 000 caractères et espaces, soit l'équivalent de trois cents lignes de 60 signes chacune, c'est à dire environ 8/9 pages (taille de police: 12).
Pour une présentation soignée, le texte doit être dactylographié avec interlignage double (recto-verso conseillé) et doit comporter un titre sur la première page de texte. Le livret sera relié par simple agrafage et ne devra présenter aucun signe distinctif: ni dessin, ni illustration ou couleur.
Seules les nouvelles respectant ces recommandations seront prises en compte par le jury.
Chaque auteur ne peut présenter qu'un texte dans la catégorie de son choix, thème libre ou thème imposé. Il doit s'agir d'oeuvres originales, non publiées, écrites en français et comportant un titre.
Les nouvelles doivent être adressées à la Bibliothèque municipale (mairie, 03160 Bourbon-l'Archambault) en sept exemplaires anonymes d'ici au 6 mars 2010. Cet envoi doit être accompagné d'un feuillet séparé comportant:: nom, adresse, numéro de téléphone, courriel, ainsi que le titre de la nouvelle et le thème "libre" ou "imposé". Les exemplaires ne sont pas retournés.
Les concurrent(e)s s'engagent à réserver aux organisateurs du concours tous les droits d'exécution et de reproduction, notamment les droits d'édition gratuite sur les oeuvres qu'ils présentent jusqu'au jour de la proclamation des résultats.
Du seul fait de leur participation, les auteurs garantissent les organisateurs contre tout recours juridique éventuel en ce qui concerne l'originalité des oeuvres présentées.
A noter que les lauréats ne peuvent pas se représenter avant trois ans.
La participation au concours implique l'acceptation du présent règlement.
Pour tout renseignement complémentaire: tél.: 04 70 67 15 57 les mardis de 15 à 18 heures, les mercredis de 14 à 18 heures et les samedis de 9 h 30 à 12 heures ou par mail: bibliothequemunicipale0724@orange.fr .
05 décembre 2009
Décembre
de l'année 2009
Par Maurice DUSSOL
La pendule centenaire
Fidèlement traduit de la langue d'Oc
Refrain
Grains de blé dans la rivière
Les gens sont passés,
Même gravés dans la pierre
Leurs noms se sont effacés
La pendule centenaire
Passe le temps
A raconter, débonnaire,
Les Hivers et les Printemps.
Cette respectable amie
Pleure souvent
En voyant plus d'une vie
Partir dans le vent.
La pendule centenaire,
Saison après saison,
La pendule solitaire
Est le coeur de la maison.
De naissances en baptêmes,
Depuis toujours,
Elle rythme les problèmes,
Les adieux et les bonjours.
Si, dans un coup de folie,
Subitement,
Elle veut sa clé jolie,
Elle s'arrête un moment:
Il fait du bruit son silence
Plus fort qu'un tambour,
Plus cruelle est son absence
Qu'un chagrin d'amour.
La Pendule centenaire
N'oubliera point
Qu'elle a vu l'"Homme" en colère
Lever le poing.
Les luttes se sont suivies
Riches d'espoir
Mais ont coûté bien des vies
Tombant dans le noir.
La pendule centenaire
Passe le temps
A raconter, débonnaire,
Les jamais et les souvents.
Elle a vu bien des folies
Des faux serments,
Et trop de mélancolies
Fuyant dans les vents
Dernier refrain
Grains de blé dans la rivière
Les gens sont passés,
Sur le marbre au cimetière
Leurs noms se sont effacés
Grains de blé dans la rivière
Les gens sont passés
Ils ont fini leur carrière
Au Néant des trépassés.
Oui, mais l'Amour est resté!
01 décembre 2009
Un écrit sans montée en puissance
LU POUR VOUS
Par François LÉGER
"Enfants pour l'enfer" de Gilles BIZIEN:
un roman fantastique? Oui!
Un livre palpitant? Certes, non!
La vie est parfois surprenante puisque je viens de recevoir, d'une maison d'édition canadienne, un ouvrage de Gilles BIZIEN, né en 1970 à Harfleur, dans le nord de la France! Cet ouvrage - ayant pour titre "Enfants pour l'enfer" - me promettait quelques moments fort agréables puisqu'il s'agit là d'un "court roman fantastique", un genre d'ouvrages que je reçois assez rarement... Toutefois, ceux que j'ai eu l'occasion de lire pour cette rubrique ne m'ont jamais déçu, mais il faut croire qu'il y a véritablement une fin à tout...
Nouvelliste de mon état, comme vous le savez, j'attends d'un roman fantastique qu'il soit totalement cohérent, prenant - sans nous faire quitter le monde d'un chapitre pour plonger brutalement dans celui du suivant, la transition entre les deux parties ne venant qu'au bout de quelques pages - et qu'il monte en puissance au fil des événements. C'est dire que j'attends une construction assez rigide sur laquelle l'auteur laissera aller son imaginaire pour nous plonger dans le monde qu'il a d'ores et déjà créé dans son esprit et nous emmener avec ses personnages, parfois des plus inquiétants, dans des situations virtuelles qu'il s'est donné pour tâche de nous rendre réelles au point de nous tenir en haleine sans que, jamais, nous n'ayons envie d'arrêter notre lecture... Une lecture que nous sommes parfois obligés de suspendre à regret, mais le plus temporairement possible...
Bien évidemment, pour nous prendre ainsi en "otages", l'auteur doit développer une histoire - complètement irréelle, inquiétante parfois, nous donnant aussi de temps à autre le frisson - une histoire dont les événements qui se succèdent nous semblent arriver d'évidence presque de la première à la dernière ligne sans qu'il n'y ait la moindre rupture dans le texte mais, bien au contraire, une montée en puissance dans ces événements fantastiques pour que nous finissions par les tenir pour vrais bien avant le mot "Fin" correspondant à une fin inattendue...
L'auteur est libre de ses choix...
Mais il est bien évident que ceci est ma conception du roman fantastique et ne sera pas obligatoirement celle de tous ceux qui liront cette recension littéraire quelque peu curieuse.
En fait, je voulais montrer derechef que le choix de construction de son roman fantastique consistant à écrire quelque cent-quatre pages présentées sous la forme de treize chapitres en nous expliquant, sur la quatrième de couverture, "Enfants pour l'enfer est découpé en treize chapitres pour mieux provoquer frayeurs et frissons", avait été une erreur de conception de la part de Gilles BIZIEN... Je reste en effet persuadé que cet auteur ne provoque pas, dans cet ouvrage, frayeurs et frissons, principalement en raison de ce "saucissonnage" de l'histoire dans laquelle il voudrait nous entraîner.
Si j'ai écrit "dans laquelle il voudrait nous entraîner", c'est justement parce que je ne pense pas que l'on puisse se laisser emporter par ces treize chapitres qui ne constituent pas à mes yeux le développement logique d'une situation ou d'un événement qu'attend le lecteur... Pour ma part, j'ai ressenti, à chaque changement de chapitre, comme une fracture dans l'histoire avant de comprendre, quelques pages plus loin, où j'en étais. C'est dire que je me demande, en admettant ce schéma pour un tel ouvrage, si l'auteur n'a pas manqué ses transitions, ces transitions si difficiles à faire certes, le même problème se présentant au nouvelliste qui doit faire et refaire très souvent ce que j'appelle des "articulations", ces passages qui doivent assurer la fluidité du texte...
En revanche, on trouve parfois quelques digressions comme c'est le cas dans le chapitre IX, digressions métaphysiques intéressantes mais que l'on voit mal dans l'esprit du personnage qui est sensé les élaborer...
Quant à la cohérence globale du livre, cela me laisse pensif. De fait, je vois mal l'intérêt de ces pages sur l'orphelinat et les fugues de certains enfants, plus exactement le lien entre cet orphelinat et la phase finale de cet ouvrage.
Me demandant pourquoi je n'ai jamais eu de frissons ou frayeurs pendant cette lecture alors que je suis habituellement un bon spectateur dans ce genre cinématographique ou littéraire, je crois que c'est parce qu'il n'y a aucune montée en puissance. Les événements se succèdent avec platitude: on découvre treize tableaux les uns après les autres, des tableaux dans la plupart desquels l'inspecteur Colombo ferait figure d'un homme ô combien satanique... Il est vrai que l'horreur est présente ici et là, mais avec beaucoup de parcimonie...
Je voudrais cependant remercier l'auteur de ne point avoir massacré notre langue comme c'est trop souvent le cas actuellement: dommage qu'il ne se soit pas vengé en cherchant à faire naître une peur viscérale dans son roman....
En revanche, si ce texte ne m'a pas fait frissonner, je dois souligner que j'aime beaucoup la couverture de cet ouvrage dont l'illustration est de Gilles BIZIEN.
"Enfants pour l'enfer"
Gilles BIZIEN
104 pages - Canada : 12,95 $; Europe: 12 euros.
Éditions Pop fiction - En vente sur www.amazon.com et toutes les librairies françaises sur commande.
En cas de difficulté, s'adresser à edpopfiction@videotron.ca
28 novembre 2009
Nouvelles plumes
Deux nouveaux poètes classiques sur ce site
Bienvenue à Edmonde FAUCON et...
à Michel MARTINEZ
Edmonde FAUCON et Michel MARTINEZ ? Voilà deux noms qui "vous disent quelque chose", n'est-ce pas ? Cela n'est point étonnant puisque ces deux poètes - appartenant au Cercle de Montpellier du Conservatoire Littéraire du Languedoc-Roussillon - étaient à l'honneur sur ce site, le 9 novembre, pour avoir tous deux remporté le Concours International de Fables de Château-Thierry...
Vous avez eu, à cette occasion, la possibilité d'apprécier les travaux présentés à ces joutes littéraires par Edmonde FAUCON, de Montpellier; et Michel MARTINEZ, de Mauguio (Hérault), deux personnes dont il convenait de faire plus ample connaissance.
Apprenez donc qu'Edmonde FAUCON est née à Montpellier et a été, pendant plus de trente ans, directrice de l' École Notre-Dame de cette cité. Mais le plus important n'est-il pas qu'elle ait obtenu plusieurs grands prix de poésie et publié plusieurs ouvrages?
Parmi ceux-ci, "Le parler de l'Hérault" (Édition Lacour, 1994) est incontournable. Toutefois, on n'oubliera pas "La clapassière" (Édition Lacour 1997), livre dans lequel elle narre ses souvenirs de jeunesse et évoque la vie d'autrefois. Notons ici que, pour les indigènes, "Le clapas" désigne Montpellier! On trouvera les souvenirs de sa carrière dans l'ouvrage "Mes huit cents enfants du Clapas" (Ed. Lacour 1999).
Quant à son amour pour la Lozère, il est tout entier dans son recueil de poésie "En passant par la Lozère" (Éditions du Mistral, 2001).
Enfin, si vous voulez tout savoir, apprenez qu'Edmonde FAUCON est aussi Baron de Caravettes (Dignité accordée aux natifs de Montpellier ayant plusieurs générations d'ancêtres montpelliérains)!
Quant à Michel MARTINEZ, né à Montpellier, il a grandi dans le village voisin de Mauguio et est professeur de français, un professeur de français véritablement amoureux non seulement de la poésie, mais également de cette belle langue de Voltaire.
Michel MARTINEZ a obtenu plusieurs grands prix de poésie et a publié trois recueils: "Poèmes à Saint-Lazare" (sur le cimetière de Montpellier); "Contes enfantiques" (un travail en prose édité par l' EBAE au profit de la recherche médicale) et "Poèmes pour un amour"...
Vice-président du Conservatoire Littéraire du Languedoc-Roussillon, Michel MARTINEZ s'apprête à devenir secrétaire de l'Association des Amis d'Eugène Claret, fondée par son arrière-petite-fille, professeur d'occitan, pour perpétuer, à travers le félibrige et la musique, la mémoire de ce compositeur de Mauguio qui créa des mélodies sur les poèmes des grands félibres...
Vous l'aurez compris, ces deux plumes ne sont pas n'importe quelle plume et j'aurais été déçu qu'elles ne viennent pas se joindre à nous pour vous apporter des textes d'une très grande qualité comme vous avez déjà pu en juger.
Mais, il y aussi le fait que si nous voulons - nous qui donnons le meilleur de nous-mêmes depuis des mois, voire des années (c'est le cas de Maurice DUSSOL, de Daniel PAGNIEZ et de moi-même!) - que ce site soit véritablement une pierre de l'édifice d'une littérature et d'une culture de qualité, il nous faut proposer de la belle ouvrage. De même, pour défendre notre belle langue de Voltaire, il faut non seulement relever les perles, comme le fait Maurice DUSSOL, mais également en prendre régulièrement quelques-unes pour expliciter les erreurs de notre langue. Or, notre ami Michel MARTINEZ a accepté de se livrer à ce travail dans une rubrique mensuelle appelée "Des mots pour guérir des maux". Ce titre, qui pourrait prêter à confusion me semble tout de même assez clair: Michel MARTINEZ va utiliser des mots pour tenter de convaincre le plus grand nombre d'entre nous de nos erreurs qui infligent des maux à cette langue qui est encore celle des quelque cinquante pays de la Francophonie!
C'est dire que notre combat n'est pas d'arrière-garde et que j'ai le plaisir de vous annoncer la venue sur ce site d'Edmonde FAUCON et Michel MARTINEZ, deux personnes aux qualités littéraires indiscutables, qui doivent améliorer le niveau et la notoriété de ce site.
François LÉGER
25 novembre 2009
Dure, dure, la levée des couleurs!
Par Maurice DUSSOL
Un seul député, un seul ministre et un publicitaire!
Heureusement que les speakers continuent de parler sans tourner sept fois leur langue dans la bouche et nous livrent des déclarations à nulle autre pareille que Maurice DUSSOL a retenues pour nous sans manquer de nous livrer, à chaque fois, son petit commentaire (en caractères gras soulignés).
- On n'a pas trop de temps pour consacrer avec eux, quoi! (Lycéen) Justement, pour consacrer quoi?
- Un déménagement d'usine sauvage (SP) Ah! ce racisme. Les usines maintenant!
- Les véhicules ont été caillassés et l'un d'eux a été gravement blessé (SP) Ca dépend où? A la roue? C'est grave quand la roue pète!
- Il faut juste tendre l'oreille pour voir que... (SP) Il vaut mieux entendre ça que d'être aveugle.
- La journaliste a été sauvagement assassinée (SP) Quelle époque! Si les assassins deviennent brutaux, où allons-nous!
- La journée commence par la levée des couleurs (SP) Oui, mais il faut d'abord se lever et trouver un jeu de cartes.
- Cette truffe a la particularité d'avoir une odeur particulière (SP) Et ce n'est pas n'importe quel particulier qui le dit.
- La France a été condamnée à une astreinte journalière de trois millle francs par jour (M) A payer quotidiennement?
- Le mari tue la femme, puis se suicide. Il semblerait que ce couple traversait une crise (SP) Sans blague?
- Plusieurs membres de la famille en sont mortes (SP) Moi aussi, mais c'est de rire.
- Potentiellement, on pourrait y découvrir la vie (SP) Encore faudrait-il que ce soit possible?
- Si on le grave dans le marbre de la vidéo (D) On risque de la casser.
- Le silence est garanti ou remboursé (Pub) Je demande à voir!
- Les socialistes nous promettent de les généraliser partout (MAM) Et même ailleurs.
22 novembre 2009
Deux autres vies d'un humaniste...
L'INVITE DU SITE
Par François LÉGER
II) Le premier roman de Bernard TETTELIN : trente ans déjà !
Bernard TETTELIN, invité du site présenté dans un texte en deux volets, constitue une première pour ce site tout simplement parce que j'ai pensé honnête de parler de lui pour plusieurs raisons... Jusqu'ici j'avais par exemple présenté M. GUERARD en tant que photographe, c'est à dire un homme et une facette de grande qualité.
Mais aujourd'hui, pour avoir eu l'occasion de faire la critique de plusieurs ouvrages de M. Bernard TETTELIN, j'ai découvert au fil des mois, au fil des années, trois facettes méritant de faire de lui l'invité du site... Alors pourquoi m'en serais-je privé, vous en aurais-je privés?... Alors que le Web a cette chance de donner à l'auteur la place qui lui semble nécessaire pour traiter un sujet...
Alors, après le professeur, Bernard TETTELIN a achevé sa première vie - celle de professeur - pour nous parler de celle de l'auteur, c'est bien la moindre des choses, puis de lui-même, ce qui est toujours très difficile.
Alors, reprenons notre conversation avec Bernard TETTELIN...
- Si tous les individus ont, sans y prêter généralement la moindre attention, plusieurs vies au cours de leur traversée terrestre, nous allons maintenant nous intéresser à cette autre vie, la vie d'écrivain, qui est encore la vôtre aujourd'hui. Une vie dont l'origine est plus ou moins lointaine...
" Je suis né de parents < imprimeurs >. Mon père était compositeur typographe, ma mère s'occupait des illustrations. Elle aurait, dans notre société actuelle, exercé dans la conception graphique. Mon grand-père paternel, que je n'ai point connu, eût aimé faire partie des "Hussards noirs" de la Troisième République. Mais à l'époque, les ouvriers ne faisaient pas d'études.
" J'ai donc baigné dans les livres. A 6 ans, mon père me fit découvrir les rotatives de l'entreprise dans laquelle il exerçait. Enfant unique et tardif, je n'ai connu que ma grand-mère paternelle qui est décédée alors que j'avais huit ans. Il me fallut dès lors découvrir la solitude car, petits ouvriers, mes parents ne pouvaient pas renoncer au second salaire et les structures d'accueil, en 1954, n'existaient pas. Cette solitude m'a permis de feuilleter tous les livres que mon père avait entassés dans le grenier. J'ai lu de façon précoce (et naturellement sans tout assimiler, parfois en les survolant) des livres qu'on n'oserait pas confier à nos lycéens de 2009.
- Vous faîtes donc partie de ces auteurs qui sont tombés dans les livres en naissant?
" Vous voulez parler d'atavisme familial? Peut-être! Je fus toujours le "premier de la classe" en français : j'étais aussi doué dans cette discipline que nul en mathématiques! Adolescent, comme tant d'autres, j'ai griffonné des poésies, écrit des "Carnets intimes"...
" Toutefois, ma décision d'écrire est en lien direct avec mon métier. De fait, je vous ai expliqué combien je fus déçu du décalage entre l'idée que je me faisais du monde enseignant et sa réalité. J'ai donc, à l'âge de trente ans, vécu une "crise intérieure" que d'autres font plus tôt, ou plus tardivement.
" Allais-je quitter l'Education Nationale ou y rester tant j'aimais travailler avec les adolescents? Chez moi, cela se traduisit par la création de mon premier roman dans lequel, au travers des personnages, je tentai de peser le pour et le contre. Ainsi naquit "Le volcan éteint" (1979) qui aurait dû finir dans un placard sans jamais se réveiller.
" Or, quelques intimes, par gentillesse et/ou par conviction, m'incitèrent à le confier à une maison d'édition aujourd'hui "en faillite" et dont je tairai le nom... Bien entendu, je me suis fait arnaquer et si quelque cent exemplaires ont été placés, je suis resté avec l'essentiel du tirage sur les bras et des économies écornées. On apprend la vie aussi de cette façon.
- Ce premier ouvrage fut donc un coup d'épée dans l'eau?
"Je ne peux pas dire cela car ce "premier roman" me valut la curiosité des radios locales, de la presse locale et je connus une "notoriété de village"... Pas davantage!
" Par ailleurs, cette publicité, à mon grand étonnement, me valut d'être contacté par Jean GRASSSIN, décédé à ce jour, qui m'honora de quelques conseils, sollicita ma participation à ses "Anthologies poétiques" auxquelles j'ai contribué une dizaine de fois.
" J'ai alors écrit régulièrement afin de laisser à mes cinq enfants (nés entre 1981 et 1989 - Génération Mitterrand pour reprendre un slogan nataliste de la période) une trace de leur père avec des mémoires de famille, des poésies (j'en ai composé peut-être plus de 500); des romans qui étaient sensés témoigner de mes options de vie.
" Ma vie et les drames personnels que j'ai dû affronter ont également alimenté "ma production" : quand je vais mal, je ne bois pas, je ne me drogue pas, je "m'abrutis" dans l'écriture: c'est gratuit, ça ne détruit pas les neurones, ça ne gêne personne!
- Ainsi, l'expérience un peu difficile dont nous parlions vous a-t-elle mis finalement le pied à l'étrier et votre acharnement sur votre écritoire a-t-il dû vous permettre de vous régénérer et d'avancer?
"Effectivement, à partir du < Nouveau Siècle >, comme ma vie associative a toujours été fournie, j'ai eu la chance de rencontrer des créateurs dans mon département - peintres, sculpteurs, poètes, chanteurs - qui ont élargi mes horizons.
" Avec ces copains de circonstance, j'ai collaboré à divers groupes et un petit éditeur local m'a demandé des nouvelles qui mettent le Nord en valeur: j'allais enfin ne plus rester un inconnu plongé dans son isolement. Ce réseau de "collègues créateurs" m'a permis de "placer" mes travaux d'écriture dont je tirai quelques subsides pour alimenter mon association de jeunes, le Comité des Échanges Culturels de Saint André (Nord).
- Normalement, vous devriez, à partir de ce moment-là, avoir mangé votre pain noir tant il est vrai qu'il est difficile de trouver quelqu'un qui fasse confiance à une plume qui n'a pas de nom. Vous n'étiez plus véritablement un inconnu de par vos nouvelles?
"Mars 2005 marque pour moi un tournant. Comme je suis moniteur de secourisme, intéressé par tout ce qui touche à la médecine, je participe à une conférence, dans ma ville, sur "l'accident vasculaire cérébral".
" Cet exposé était réalisé par Henri DERIMAECKER, fondateur de l'association France A.V.C. sur la région, touché deux fois par la maladie dont il reste handicapé. Il avait été choisi comme bénéficiaire de la subvention spéciale de Saint André aux associations d'intérêt général qui se créaient.
" Or, à l'époque, j'écrivais "Les sursitaires", roman consacré à la souffrance humaine "en général". Je proposai à Henri (qui est devenu un ami) de lui faire don de mon livre: il avait un large réseau d'acheteurs potentiels et il pouvait se faire deux euros de bénéfice par livre vendu... J'ai modifié quelque peu la trame du livre pour la faire "coller" avec l'A.V.C., puis Henri, le Docteur ROUSSEAUX, spécialiste de l'A.V.C. au C.H.R. de Lille, et moi avons relu la maquette...
" Ce fut un franc succès humain et financier pour le roman et donc pour l'Association. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis surpris qu'ils n'aient pas "suivi" avec "Le chemin des pathes"...
" Arrive l'année 2006 où je fais la connaissance, encore une fois "par hasard de presse", avec Simone BONNET, puis, de fil en aiguille, avec un certain François LÉGER... Ces rencontres appartiennent aux plus belles choses que la vie m'ait accordées. Vous connaissez la suite.
- Si, vous le permettez, pour avoir lu "Le chemin des pathes", je pense que ce travail, qui est le récit d'une vie parmi les plus difficiles que l'on puisse imaginer, ne cadre pas véritablement avec les problèmes d'A.V.C. En revanche, il pourrait intéresser des professionnels gérant les services hospitaliers accueillant des personnes en fin de vie car il pourrait être très utile aux familles de ces malades.
" J"y réfléchirai mais, pour achever de répondre à vos questions, je dirai qu'à la sortie de mon premier livre, si j'excepte le piège dans lequel je suis tombé, je me suis senti tout drôle: cela fait bizarre de voir son nom sur une couverture de livre. Mais, déjà assez ventru, je me suis gardé de laisser la tête en faire autant!
" Si vous lisiez ce "premier roman", je suis persuadé que, par charité, vous vous contenteriez de sourire... Bien sûr que la plume, comme toute pratique dans la vie, a besoin de bonifier au fil du temps. Il a fallu que je vous connaisse pour savoir si j'étais digne d'écrire, et encore, à ce jour, je dirai : < Oui, je sais utiliser ma belle langue française, j'ai des idées, mais si je traduisais l'opinion que j'ai de Bernard Tettelin en le comparant au monde du football, je dirai que je suis un honnête club de seconde division. >
- Si telle était mon opinion, je ne vous aurais évidemment pas contacté pour être l'invité du site! Mais, je ne vous ai toujours pas demandé si, à l'époque, vous avez considéré votre premier livre comme le livre de votre vie....
" En fait, je crois que, lorsque l'on prend la plume, c'est toujours pour "écrire le livre de sa vie", parce que cette vie, justement, évolue.
- Bien évidemment, mais il reste un point que vous avez laissé dans l'obscurité, un point essentiel qui intéressera tous ceux qui veulent publier leur livre. De fait, vous avez évoqué la fâcheuse expérience de votre premier livre avec un éditeur, mais vous ne nous avez pas dit de quelle manière vous procédiez aujourd'hui pour faire devenir livres vos manuscrits. Votre expérience dans ce domaine me semble être une bonne conclusion à l'entrevue que je viens d'avoir avec l'écrivain.
"A l'exception du livre "Les sursitaires", dont l'impression a été payée par France A.V.C. qui a par la suite empoché la totalité du produit de la vente, je prépare mes maquettes sur ordinateur, j'assure tout le travail de A à Y et un ami reprographe fait le tirage (à prix d'ami) de cette maquette.
" Comme je n'ai nulle prétention de me prendre pour un graphiste ou un imprimeur, mes < productions > restent artisanales et je suis responsable des < coquilles > que j'oublie parfois dans mes livres.
" Mes amis, mes proches, mes connaissances me font l'honneur d'acheter mes livres; la presse locale a la bonté de me soutenir autant que faire se peut. Ce qui me permet de dégager de ces souscriptions des bénéfices qui vont de 100 à 300 euros (Merci de ne pas rire) que je répartis entre certaines associations qui me sont chères. J'en cite quelques-unes: Association Le Faucon - Père Guy Gilbert; France A.V.C.; S.O.S Enfants Sans Frontières; Petits Frères des Pauvres."
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En revendiquant une philosophie de Gauche, Bernard TETTELIN est avant tout un Humaniste...
- Si vous le voulez bien, nous allons abandonner la vie de l'enseignant et celle de l'écrivain pour vous demander "Qui est Bernard Tettelin?"
" Comme le chantait Maxime Leforestier, "On n'a pas choisi de naître sur les trottoirs de Manille ou d'ailleurs...". On vient au monde marqué par un certain nombre de paramètres. Quels sont les miens? Mes parents appartenaient à cette génération qui a vécu les deux guerres mondiales, qui a subi des crises économiques et leurs cortèges de dérèglements sociaux.
" Je tiens de mon père un sens aigu de l'Honneur, un attachement à la Patrie, un contact précoce avec les réalités socio-économiques du monde ouvrier, une ouverture aux autres qui lui valut bien des déboires (autant des patrons que de ses < camarades syndiqués >).
" Ma mère était sans aucun doute plus modérée, plus discrète, avec une finesse intuitive qu'elle utilisait merveilleusement pour préserver l'harmonie, apaiser, rendre l'analyse des événements moins passionnée.
" Je suis sans nul doute "l'enfant de mes parents" et les seules divergences que j'avais avec eux de leur vivant se situaient au niveau religieux...
- Il est vrai que, de notre temps, puisque nous avons le même âge, nous étions pratiquement tous "les enfants de nos parents", ce qui n'est plus forcément le cas aujourd'hui... Mais dîtes-moi ce que "L'enfant de ses parents" en a retenu pour sa vie d'homme...
" J'avoue avoir fondé mon existence sur des Valeurs que mes parents avaient eux-mêmes adoptées: l'honnêteté, le respect des engagements pris, le sens du travail bien fait, la solidarité.
" Ceci explique que, dès l'âge de 14 ans, j'aie gravi tous les échelons de la vie associative et appartenu à une multitude d'associations sociales, culturelles ou sportives. Mon engagement associatif a été, plus tard, mon second métier, ou plutôt un prolongement "civil" de ma vocation de professeur.
" Grâce à ces activités multiples, en tant que directeur de centres de loisirs, de président d'association, j'ai acquis une "valise de brevets en tous genres" et, surtout, j'ai pu côtoyer tous les milieux sociaux (ce qui est rare chez les professeurs qui ne sortent jamais ou si peu de leur monde). J'ai fréquenté le Haut patronat, les milieux bourgeois, le monde rural, les employés, les ouvriers...
- Est-ce cette expérience qui vous a amené, vous que l'on voit comme Humaniste dans vos livres, à prôner une politique de Gauche à "concevoir avec modération"?
" En fait, tout cela m'a amené à revendiquer une philosophie de Gauche, mais j'ajoute que, comme ce fut le cas dans l'enseignement, il y a loin entre l'idéal de Gauche auquel j'adhère et le triste cinéma auquel se livrent ceux qui prétendent l'incarner. Ceci est vrai dans tous les milieux: les socialistes ont trahi Jaurès, les communistes ont tourné Marx en dérision, les curés ont oublié Jésus, à gauche comme à droite, les uns et les autres se servent des grands noms de l'Histoire et des plus belles idées à des fins personnelles
" Je revendique ma part de vérité et j'affirme que la bêtise et la méchanceté humaine comme la bonté et la générosité n'appartiennent à aucun mouvement, aucun groupe en particulier.
" Si je contiens mal ma colère quand je vois le grand capitalisme traiter les hommes en "marchandises", je la contiens aussi mal quand je vois des travailleurs casser l'outil de travail: on peut comprendre la désespérance, on doit tenter de la soulager, on ne doit pas la confondre avec la violence et la destruction de ce qui appartient à tous.
" Je considère les patrons, les sociétés qui délocalisent des entreprises viables pour plonger les hommes dans la misère et exploiter d'autres hommes ailleurs en Europe ou dans le monde comme des "déserteurs"! En temps de guerre on envoie un soldat au poteau pour cela.
" Je hurle de rage quand je constate la désinvolture de certains travailleurs qui n'ont aucun respect de leur travail, d'un client. Ils sont représentatifs d'un monde pourri qui n'est pas le mien!
" Je nage en pleine utopie quand j'affirme que la société des hommes ne pourra pas faire l'économie d'un dialogue clair, d'un partage réel et objectif des responsabilités COMME des profits.
" Il n'existe pas de < mauvais patrons > ni de < mauvais ouvriers >, mais l'Humanité manque de repères acceptés par tous, la rigueur lui fait défaut autant que la générosité et le Socialisme, à mes yeux, n'a pas pour mission de < bouffer du patron > ni d'assister les profiteurs, mais de promouvoir le dialogue social, de rassembler les hommes et les femmes autour d'un consensus et d'assurer la stricte application de ce consensus.
" On a le droit de rêver..."
Les photos de Bernard Tettelin au fil de ses vies nous ont été aimablement prêtées par lui-même.
19 novembre 2009
Rencontre avec un humaniste...
Par François LÉGER
Aujourd'hui à la retraite, l'enseignant laisse l'écrivain travailler à plein temps... ou presque!
Bernard TETTELIN ne compte pas en effet le temps donné aux jeunes et à des oeuvres ou associations caritatives.
Combien de fois ai-je entendu, dans les salons littéraires, des auteurs d'un certain âge - je dirai même d'un âge certain - dire "Vous savez, maintenant, j'écoute ce que me disent les uns et les autres mais, pour ma part, je m'en tiens au vieux dicton de mes pairs < Montre-moi comment tu écris et je te dirai qui tu es >".
Cela peut paraître une pure formule d'homme de plume alors qu'il n'en est absolument rien, croyez-le bien... Pourquoi? Tout simplement parce que vous débusquerez forcément un auteur au coin d'un chapitre, d'une description, de certaines réflexions... à condition de lire son livre avec une réelle attention pour ne pas prendre une mauvaise piste!
J'éliminerai, ici, bien évidemment des amis ou des proches de l'auteur car, pour ma part, je fais en sorte de ne jamais écrire la moindre chose, le moindre événement autobiographiques et tous lisent ma vie dans mes ouvrages! Je crois que ceci est dû au fait que, me connaissant bien, ils extrapolent beaucoup de choses dont je parle dans mes livres. Toutefois, cela étant précisé, je crois tout à fait que les auteurs ont parfaitement raison de dire: "Montre-moi comment tu écris et je te dirai qui tu es"!
De fait, même en ne parlant jamais de sa vie privée, de sa vie familiale, des heurs et malheurs que subit l'auteur, je crois qu'il est pratiquement impossible pour lui de prendre suffisamment de recul dans ses écrits pour ne pas y être omniprésent!
Il est présent tout d'abord dans sa façon d'écrire: il écrit avec le langage d'aujourd'hui, il ne se permet pas la moindre erreur dans la langue de Voltaire ou écrit dans une sorte de style ampoulé? Voilà déjà que l'on cerne un peu la personne cachée derrière sa plume.
Dans certains de ses livres, il vous emmène dans des familles de la "France d'en-bas" ou dans des familles pauvres bien que l'homme de la maison aille travailler tous les matins. Dans la plupart de ses ouvrages, il traite de la difficulté de la jeunesse d'aujourd'hui en employant, bien souvent, le langage de celle-ci... Puis il vous fait penser de temps à autre à Zola en vous dépeignant la situation ouvrière d'aujourd'hui. Vous voilà avec une idée de l'auteur: encore un gauchiste prêt pour une nouvelle révolution pour nous faire une société où il fait enfin bon vivre!
Or, dans le cas de Bernard TETTELIN, si vous ne lisez pas plusieurs ouvrages, il se peut que vous ayez cette image de l'auteur! Mais si vous aviez lu cet ouvrage avec davantage d'attention ou en aviez lu un deuxième pour vous faire vraiment une idée de l'homme caché derrière sa plume, vous vous seriez aperçu que votre première image était fausse et que le révolutionnaire que vous aviez vu en lui est en fait un Humaniste, mais un véritable Humaniste. Il ne fait pas partie de tous ces gens qui donnent des conseils: il retrousse ses manches et fait le maximum..
Dans une première vie, il a retroussé ses manches pour tenter d'obtenir une certaine connivence avec ses élèves car il est persuadé que le drame de notre société est que les professeurs et les élèves ne soient pas heureux d'aller à l'école! Vous pourrez prendre connaissance ci-dessous de l'interview qu'il nous a accordée à ce sujet, une interview d'autant plus intéressante qu'elle est celle d'un homme qui a aimé son métier et ses élèves: ceci est tellement vrai qu'il recherche parfois sur la toile ce qu'est devenu l'un ou l'autre dans sa vie d'adulte.
Puis, dans une deuxième vie, menée un temps en parallèle avec la première, Bernard TETTELIN s'est lancé dans la grande aventure de l'édition qu'il nous explique clairement dans une nouvelle interview dont je ne vais pas dévoiler les thèmes dans ce chapeau de présentation.
Enfin, il s'est livré à une interview peu courante pour répondre à nos questions concernant la troisième vie de Bernard TETTELIN : la sienne! Il nous explique sa conception de notre société et, en se réclamant Homme de Gauche il a l'honnêteté de reconnaître les erreurs du passé et du présent et de voir dans le mot "Socialisme" ce qui est le plus important pour lui : le mot "Social"...
C'est ainsi qu'il s'est engagé dans un certain nombre d'oeuvres et associations caritatives tout en s'occupant de jumelage et de jeunes, ces jeunes qu'il essaie de tirer vers le haut en les intéressant par exemple au théâtre et en les y amenant!
Relisez bien l'un de ses livres et vous verrez que le citoyen transpire au travers de ses ouvrages et que, malgré l'erreur que nous eussions pu faire à son sujet, il est bien vrai que l'on peut dire: "Montre-moi comment tu écris et je te dirai qui tu es".
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Bernard TETTELIN: "Merci, mes élèves, d'avoir fait de moi un Professeur".
- Monsieur Tettelin, il me semble vous avoir entendu dire un jour que l'enseignement avait été pour vous une vocation subite. Ne serait-elle point venue, comme pour beaucoup d'autres, de votre vie d'élève ou de collégien?
" En fait, mon adolescence s'est passée à l'époque des premières aventures spatiales et, à l'âge de 13 ans, je conçus le projet d'être astronaute jusqu'au jour où mon professeur de maths me tapota l'épaule: "Tettelin, vous avez pris conscience de votre niveau en maths?" Je l'ai haï une semaine pour avoir cassé mon rêve, mais, bien sûr, il avait raison.
" De façon plus réaliste, amoureux des trains miniatures (j'en possédais un qui faisait l'admiration de tous), je décidai d'être agent de conduite à la SNCF. Cette passion du rail ne m'a jamais quitté.
" Cependant c'est mon entrée en quatrième qui fut déterminante. Mon professeur principal était une demoiselle de dix-huit printemps (à l'époque, le baccalauréat permettait d'enseigner dans ce que l'on appelait les "Cours complémentaires"). Je n'étais pas méchant pour deux sous, ni misogyne, mais, quand la puberté vous titille, accepter l'autorité d'une "telle demoiselle" m'apparaissait inacceptable!
" C'est ainsi que, un jour, je me suis autorisé une réplique d'une insolence telle qu'elle me valut de la part de cette femme un coup de pied au.... magistral. Impensable à notre époque: elle se ferait tuer!
" Humilié, moqué par les petits camarades, je décidais de me venger. J'allais convaincre mes parents de me changer de collège: moi, le premier de la classe, j'étais un incompris, je voulais changer d'air!
" Je passe sur les détails. Mais une fois l'affaire tirée au clair, je reçus de mon père, qui s'était renseigné, la seule vraie raclée qu'il m'ait jamais donnée en quinze ans et je dus faire des excuses publiques à Mademoiselle GRIMBELLE. La honte! J'étais < cassé > "
- L'aigle que vous pensiez être alors était-il donc définitivement tombé?
"En fait, mon professeur eut la charité de ne pas profiter de ma déchéance. Mieux: à la fin de cette journée infernale, elle annonça à la classe qu'elle avait décidé de constituer - décision d'avant-garde - un Centre de documentation au profit de tous et que, pour gérer ce nouveau dispositif, elle pensait que j'avais les qualités requises pour être son "bras droit". Anéanti le matin, je sortis donc le soir avec un "galon de ministre".
- Il est parfois difficile de prévoir les réactions du sexe féminin...
" Certes, elle m'a < bluffé > comme diraient les adolescents d'aujourd'hui. C'est bien à son génie pédagogique que je dois cette volonté de suivre ses traces et, sorti du collège, j'entrais donc à cette école que l'on disait "normale", à croire que les autres ne l'étaient point".
- Si je comprends bien, votre décision était définitive mais, comment se sont passés vos premiers pas dans le métier car je suppose que de monter sur l'estrade pour la première fois doit engendrer un certain stress...
" Eh oui, en septembre 1964, avec ma jolie blouse blanche toute neuve, je fis mes premiers pas de professeur au collège de La Madeleine (Nord) dont j'avais été l'élève pendant neuf ans (dans le primaire et en cours complémentaires). C'est là que j'ai fait "mes classes" avant de partir pour Saint André (Nord) durant sept ans, puis de revenir à La Madeleine pour ... 32 ans.
- Nous savons tous que lorsque nous choisissons un métier, celui-ci n'est pas forcément ce à quoi nous nous attendions car chaque profession a son aura. Comment cela s'est-il passé pour vous?
"Je suis entré dans le monde des enseignants persuadé que je m'introduisais dans le monde de la Culture, que j'allais me trouver à la pointe de toutes les innovations dans ce milieu qui, à l'époque, jouissait encore d'un incontestable prestige. L'exemple de mes anciens professeurs que j'avais (presque) tous admirés cautionnait mon enthousiasme.
" Mais, j'ai dû très vite déchanter... Le temps de passer mes différents Certificats d'Aptitude, le temps de suivre un cursus universitaire même si l'on m'avait dit < Avec le bac, tu es paré pour enseigner! >; le temps de me rendre compte qu'on était loin des grands principes humanistes qui me séduisaient et j'ai compris que le monde de l'Education était une bulle très conservatrice qui reposait sur une < vitrine de réformes > dont le seul but est de marquer le passage des nombreux ministres que j'ai vu défiler (une trentaine).
" Pas de vagues! On suit son petit bonhomme de chemin, on ne se pose pas de questions: voilà la philosophie existentialiste en vogue dans cet univers où l'on se sent toujours en retard d'une guerre par rapport à la vraie vie."
- Avez-vous pu vous intégrer dans ce schéma qui, à vous connaître, est loin de vos convictions?
"A mes yeux, l'Enseignement devait être au service des jeunes, non pas à celui des enseignants et des parents. J'ai fait le choix d'être un marginal et de vivre mon métier "en première ligne" et non pas "dans les bureaux". J'ai souvent payé cher mes droits de croire que le métier d'enseignant est le plus beau du monde et d'axer mes efforts sur le service des jeunes et non sur la "reproduction d'un modèle social inaltérable".
" Mais cette marginalité m'a fait deux superbes cadeaux: d'abord j'ai eu la chance d'être contrôlé et agréé par des Inspecteurs officiels de l'Education nationale "d'avant-garde" qui m'ont jugé sur pièces et soutenu de façon claire et nette par rapport à la hiérarchie de l'Enseignement Privé ('j'ai omis de dire que j'étais dans le "Privé" qui n'est sûrement pas, quoiqu'on l'appelle, "libre"). Le second cadeau c'est la merveilleuse complicité qui a régné durant ma carrière entre mes élèves et moi.
" Il me faudrait écrire un mémoire (ou deux) pour évoquer ces années-bonheur vécues avec les jeunes, dans le cadre de mon travail (rémunéré), comme dans le cadre périscolaire (bénévole). J'ai eu la chance de vivre ma vocation à 200% jusqu'au bout et, même si la société actuelle méprise sa jeunesse, même si une frange très minoritaire de cette jeunesse fait tout pour susciter le rejet des adultes, même si ce n'est pas toujours facile pour mes collègues de subir le mépris et les agressions devenues courantes, j'ose dire que les adultes ont les enfants qu'ils méritent et que si, dans un jardin, un arbuste pousse de travers, ce n'est pas lui qu'il faut accuser mais davantage le jardinier.
" Ma conclusion sera tout simplement : "Merci, mes Elèves, d'avoir fait de moi un Professeur".
J'aime beaucoup cette conclusion et c'est avec plaisir que nous retrouverons Bernard TETTELIN, pour deux autres de ses vies, le lundi 23 novembre 2009.
16 novembre 2009
Comment se faire comprendre ?
Vivre dans la société d'aujourd'hui...
Pour une faim en soi
Par Daniel PAGNIEZ
Mes amis... Ce que j'ai à vous dire n'est pas très fin, cependant je ne dois pas enfreindre une vérité sur une hospitalisation récente au cours de laquelle j'ai bien cru que j'étais sur la fin. Rendez-vous compte... Passer des examens à mon âge!
Enfin, après avoir été mis durant trois jours à la diète complète, mon estomac s'était véhiculé dans mes talons et la faim me devenait insupportable tandis que le personnel s'évertuait à me délivrer sans cesse une fin de non recevoir... Pourtant, j'avais faim! Alors, j'ai feint et simulé ma fin!... Je me suis mis à râler comme pour annoncer un futur défunt dans la chambre! La faim justifie les moyens, n'est-ce pas? Il était grand temps de mettre fin à cette mascarade et d'en arriver à mes fins.
A toutes faims utiles on nourrit toujours le patient et je ne voulais pas ces percussions de nourriture liquide par seringues installées dans mon bras... J'ai sonné pour appeler une infirmière, une fois, deux fois, dix fois, et - finalement - l'une d'elles est arrivée pour entendre haut et fort mon râle feint et nous savons tous que le grand air donne encore plus faim! A ma vue et à mon écoute, la demoiselle en blanc s'est mise à hurler: "Venez vite, venez tous, je crois que nous avons quelqu'un bizarrement sur sa fin!"....
Bien sûr que j'étais sur une fin atroce!... Je n'étais pas encore défunt malgré des feintes de la langue française sur les mots que je supposais venir surprendre la blouse blanche très affolée. Le chef de service est accouru, un docteur de couleur, très professionnel, très respectable et à la fine allure, loin de moi de voir en lui un aigrefin de la médecine... Ne vous méprenez pas, je n'ai pas dit un "nègre fin"!!!
Le docteur m'a dit:
-" Alors! C'est vous le mourant qui ameutez tout l'étage?..."
La communication a été pénible entre le toubib et moi: comment lui expliquer que je restais sur une faim qui me torturait?
- "Mais, docteur, j'ai faim à en crever et j'ai seulement feint d'être sur ma fin pour que l'on s'occupe de moi! Je n'ai rien mangé depuis trois jours!..."
- "Il fallait vous forcer mon ami... Et, pourquoi êtes-vous là?"
-" Je suis là - et bien las - fatigué parce que j'ai faim!... J'ai été mis en examens!..."
- "Qu'aviez-vous fait de mal pour être mis en examen?..."
- "Docteur, je crois que nous ne nous comprenons pas! ... On m'a seulement prescrit quelques examens chez vous, sans plus... Et, tout est terminé maintenant... Excusez-moi si j'ai agi en feignant pour attirer l'attention et..."
-" Apprenez mon ami que la paresse n'a pas cours ici ! On ne vient pas se faire hospitaliser pour être au chaud, ne rien faire et réclamer sa nourriture!... Vous êtes un feignant, vous le dîtes vous-même!..."
- " Oui! ... Euh!... Non!... C'est-à-dire... Enfin, docteur, je ne suis pas un vagabond, un errant! Si je dois rester sur ma faim - c'est ma fin ! - Non, je ne suis pas un feignant! Je feins seulement parfois pour éviter autant que possible ma fin!... Mais, vous m'ennuyez à la fin!..."
Le docteur s'en est allé consulter ses dossiers et le fin du fin de cette affaire, c'est qu'il est revenu me voir pour me dire : "Vous avez de la chance Monsieur, je n'ai pas bien tout compris les feintes proposées de votre part, aussi aujourd'hui est le grand jour du poisson à la cantine et je vais vous faire servir de l'églefin accompagné de pommes dauphines, enfin, s'il en reste; et vous rentrerez chez vous... A la fin, ne vous posez pas ici en dauphin d'un défunt roi de France!... Ne vous goinfrez pas pour qu'une arête n'arrête votre respiration... Vos résultats d'examens suivront."
Voilà comment j'ai échappé à la fin de mes jours en étant resté trop longtemps sur ma faim!



