François Léger

21 août 2016

Ils sont conservés, enrichis et animés avec passion...

 

Petits musées en Charente-Maritime

visités par « La Saintonge Littéraire »

 

Certes, il y a déjà bien longtemps que je ne vous ai pas parlé de la revue de « La Saintonge Littéraire *», mais son numéro spécial sorti en juin 2016 est incontournable dans la mesure où il montre bien que les Français – jeunes ou seniors - sont attachés à leur terroir et aux objets témoins d’un passé qu’ils veulent mettre en valeur pour que les générations de demain n’oublient pas tous ceux qui les ont précédées et ont fait en sorte que notre pays ne perde pas sa mémoire…

Car nous avons ici, comme à l’habitude, la mise au jour d’un aspect du patrimoine historique, culturel et économique parfois de cette région.

Dans l’avant-propos, que je ne vais pas hésiter à piller tant il montre bien la volonté de tous ceux qui créent ou entretiennent ces « musées », je reprendrai ce paragraphe qui reflète bien l’amour qu’ont ces gens pour ceux qui nous ont précédés en nous laissant un bien beau pays : « Cette année, le thème des « petits musées » a été retenu. Petits par la taille, car souvent à l’échelle d’une modeste localité, mais combien précieux, appartenant à des particuliers, à des associations ou à des communes, conservés et animés la plupart du temps par leurs fondateurs avec passion, avec amour. »

Bien évidemment, il n’est pas question pour moi de présenter comme il conviendrait chaque article se trouvant dans cette revue dont on notera pourtant qu’elle est toujours de réelle qualité et s’est enrichie de photos en quadrichromie. Je me contenterai d’un survol tant il y aurait de choses à reprendre, ne pouvant m’arrêter qu’ici ou là pris par la façon dont a été créé le musée ou sa vie d’aujourd’hui…

Un château sauvé par des Parisiens

Le village de Pisany, construit autour du château et d’une chapelle, dépendant de Corme-Royal, fut érigé en paroisse à la fin du XVIème siècle… Ce XVIème siècle à partir duquel nous nous intéresserons aux lieux et aux faits car ce château remonte au moins au XIIème…

Si cet édifice connut des années glorieuses, il fut aussi victime de mutilations qui commencèrent avec les guerres de religions et se poursuivirent jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Ne pensez pas qu’il devint alors ruines… Que nenni, il restait un précieux témoin de l’architecture militaire féodale de Saintonge… Mais qui pourrait bien se charger de garder en état ce qui pourrait l’être ? Toutefois, vous savez peut-être ce qu’est ce « fameux coup de cœur » dont vous parlent les agents immobiliers, sinon, vous allez assister à l’un d’eux…

En 1995, M. et Mme Frédéric Barallier, alors parisiens, achètent le château en pensant en faire un hôtel-restaurant respectueux de la féodalité des lieux…« Excellente idée », penserez-vous peut-être, moi aussi jusqu’à ce que je lise dans « La Saintonge littéraire » : « Cela passe par la reconstruction du château tel qu’il se présentait il y a des siècles »

C’est là que les nouveaux propriétaires vont devoir montrer leur amour pour cette région et cet achat…Dès l’été 1997, ils ouvrent le château aux visites les samedis et dimanches. M. et Mme Barallier résident alors à Bordeaux et, en 2009, ils s’installent à temps complet et ils intensifient les fouilles, les reconstructions et aménagements intérieurs… L’ensemble va bientôt devenir le lieu d’habitation, lieu de visites, hôtellerie et aussi…musée !

Et, la revue littéraire de ne pas manquer de préciser – précision qui ne devait évidemment pas être omise tant elle est curieuse ! -  préciser que l’époque ancienne est revenue puisque les visiteurs peuvent dormir soit sous une grosse tente médiévale dans les jardins, soit dans une chambre du château !

Je pense que, vous lecteur, aurez compris pourquoi j’avais laissé tant de place aux dires de la Revue dans la mesure où cela est plus que surprenant, ce que je ferai de nouveau quand le cas se présentera… Ceci est évidemment au détriment de nombreux chapitres mais je ne doute pas que vous aurez envie de vous procurer la revue…

Courte escale à Tonnay-Charente

L’association « Les Echardrits de Charente », créée en 1976, prend comme emblème le chardonneret d’où cette appellation patoisante.

Quatre ans plus tard s’ouvre un musée où l’on peut découvrir toute une collection de coiffes, sans oublier les vêtements régionaux reconstitués par un atelier de couture.

Ici se trouvent des amoureux de leur terroir et de leurs traditions puisque tous ceux qui œuvrent en ces lieux sont bénévoles. On comprendra alors aisément l’organisation de fêtes de bienfaisance régionales ainsi que des expositions en France, en Espagne et en Angleterre.

A noter que – pour fêter ses quarante ans – le groupe folklorique se produira, le samedi 22 octobre 2016 à 14 h 30 et 20 h 30 à l’espace culturel de Tonnay-Charente

Saintonge 1Au bon vieux temps à Vervant

« Au Bon Vieux Temps » à Vervant est un musée privé constitué par M. Guy LABBE. Il convient ici de souligner qu’il ne s’agit pas de vestiges rongés par les ans, mais d’objets opérationnels, c’est-à-dire en état de marche après avoir été restaurés par le propriétaire depuis… deux douzaines d’années et Jacques FABRE  - qui présente ce musée dans la revue - écrit : « C’est dire que vous sont présentés ici des bijoux du temps passé et en aucun cas des vieilleries ». De plus, M. Guy LABBE a la maîtrise de la fabrication des pièces qu’il présente et connaît leur usage…

On notera que M. Guy LABBE a reçu récemment le prix « Servir » du Rotary-Club de Saint-Jean-d’Angély en reconnaissance de son œuvre de mémoire et de conservation du patrimoine…

Voyage au milieu des Trésors de Lisette

En passant la porte d’un grand bâtiment au centre du bourg d’Archingeay, on quitte notre monde d’aujourd’hui pour pénétrer doucement dans celui du XIXème siècle… Un monde qui est le fruit d’une passion partagée d’un couple franco-allemand : Gisela et Éric Zinth, de Kintzingen, mariés en 1966. Chacun d’eux a cette passion de trouver des objets authentiques de cette époque pour décorer leur intérieur…

Mais au bout de plusieurs dizaines d’années, se pose le problème de la place… Les voilà donc qui cherchent une maison à leur goût et suffisamment spacieuse leur permettant d’y vivre et d’installer leurs milliers de merveilles… C’est ainsi qu’ils achètent l’ancienne école de garçons d’Archingeay …

Voilà la naissance d’un musée inauguré en 1998…

De nombreux autres musées…

Ayant fait de sérieuses haltes dans des musées nés d’un amour ou d’une passion, nous vous inviterons maintenant à découvrir les musées qui suivent plus rapidement à moins que nous ne trouvions une autre passion inattendue….

Musée départemental de l’Ecole publique : Le Musée Départemental de l’Ecole Publique, géré par une association à but non lucratif, est reconnu « d’intérêt général ». Il est situé au lieu-dit « Tout-Y-Faut » à Vergné.

Ce musée occupe avec la mairie le bâtiment de l’ancienne école à classe unique fermée en 1992. On a, avec bonheur, laissé la salle de classe en l’état et fait que l’activité du musée ne se limite pas à l’exposition de collections.

Musée de la carte postale : situé à Mortagne-sur-Gironde, il est géré par l’association « L’embarcadère » qui rappelle la vie du port qui fut importante au XIXème siècle.

Musée du prieuré de Sainte-Gemme : voilà encore un « coup de cœur » puisque, dans les années 1970, Mme Anne AUDIER, une femme passionnée d’archéologie, institutrice de son métier, fut séduite par ce qui subsistait du prieuré…

La Tour de Broue et la Maison de Broue : abritent, à Saint-Sornin, quatre salles thématiques qu’il vous sera agréable de découvrir en même temps que l’or blanc.

La Maison des Gabarriers (Saint-Simon) :  sans se parer du nom de musée, elle présente des collections uniques de maquettes de gabarres, d’outils de charpentier marinier, des photographies anciennes et des documents relatifs à l’histoire batelière du village. La visite de cette maison vaut le détour. Par ailleurs, si vous le souhaitez, la visite peut être complétée par une balade sur la Charente à bord de la gabarre « La Renaissance ». Jours et heures d’ouverture : de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h tous les jours sauf le mardi (du 15 avril au 15 octobre). Tarif de la visite de la Maison  et de la balade en gabarre (indissociables)  enfants de 5 à 14 ans, 4 € et adultes : 7€.

L’hôpital des Pèlerins de Pons : outre une architecture exceptionnelle, l’Hôpital des Pèlerins de Pons présente une collection de 150 moulages de graffitis « jacquaires et compagnonniques » réalisés par le GRAHT (Groupe de recherches Archéologiques et Historiques Tolver) et de reconstitutions de scènes permettant de découvrir l’histoire du Pèlerinage Saint Jacques de Compostelle et de l’Hospitalité.

Visite de l’hôpital des Pèlerins :  Du 1er juillet au 31 août, ouvert tous les jours de 14 h à 18 h 30 ; du 1er au 18 septembre : ouvert tous les jours de 14 h à 17 h 30.

Musée d’hier et avant-hier (Saint-André-de-Lidon) : Il est rare qu’une commune de taille identique (1050 habitants) puisse s’enorgueillir d’avoir un musée. Il faut souligner que, à l’origine, les objets qui y sont groupés faisaient partie de la collection personnelle de M. Gabriel DIEU. Les objets les plus anciens ont été confectionnés et utilisés pat les « Saintandrons » préhistoriques, les plus récents ayant servi il y a quelques décennies dans les fermes locales.

Musée Artisanal et Rural de Clion : musée créé, en 1974, dans l’ancien presbytère, par une villageoise collectionnant quelques objets. Puis le musée est tombé en désuétude lorsque, en  2001, des retraités locaux , amoureux de leur village et de son passé ont créé l’association « Les Amis du temps passé ».  Ils redonnent vie à ce musée auquel la mairie prête le presbytère qu’elle fait restaurer. Le musée se développe sur sept salles à thème.

Musée de l’histoire de Talmont et de la pêche dans l’estuaire : Créé en 1970 par la « Société des Amis de Talmont », le musée, devenu municipal, est consacré à l’histoire locale.

 

F.L. (* Dossier « La Saintonge Littéraire »:

- Site internet: la-saintonge-litteraire.com

- Mail : saintongelitteraire@yahoo.fr

- Adresse postale : Jacques de Larquier, Le Logis, 11 chemin de La Chapelle, 17600 Saint-Romain-de-Benet).

 

 

 

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18 août 2016

La Bourgogne vous réserve le meilleur accueil...

Patrimoines écrits : voyages en Bourgogne-Franche-Comté

 

 

En feuilletant cette brochure "Patrimoines écrits: Voyages en Bourgogne-Franche-Comté" - une manifestation proposée d'ici au 30 octobre 2016 - par le Centre Régional du Livre de Bourgogne et l'ACCOLAD, vous trouverez nombre de manifestations à ne pas manquer pendant vos vacances si vous avez la chance d'aller vous reposer dans cette magnigique région.

Une magnifique région qui vit une année toute particulière sur le plan culturel dans la mesure où l'Agence Comtoise de Coopération pour la Lecture, l'Audiovisuel  et la Documentation (ACCOLAD) en Franche Comté et le Centre Régional du Livre de Bourgogne se trouvent unis après un découpage plus politique que littéraire ou culturel. Cela a cependant l'avantage de voir aujourd'hui une seule et même région, qui concentre de grandes richesses patrimoniales,  se mettre à construire dans l'unité de nouveaux projets mettant à l'honneur le patrimoine écrit.

C'est dire que "Patrimoines écrits" Voyage en Bourgogne-Franche-Comté est une opération phare qui sera proposée en deux temps : celle que vous avez sous les yeux  et celle qui lui succèdera, proposée par ACCOLAD, qui se tiendra durant l'automne en Bourgogne-Franche-Comté...

Compulsez la brochure ci-dessus, elle vous en dira plus que moi...

 

 

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14 août 2016

La fête, le carnaval, la danse...

 

Spectacle poétique et musical avec sept acteurs masqués

 

Pour mieux suivre les lectures de cet après-midi du samedi 20 août 2016 dont le thème central est la fête, le carnaval, la danse…

En première partie, après le poème de Verlaine à qui a été emprunté le titre, Venise sera à l’honneur… Puis la fête se délocalisera pour terminer par un clin d’œil sur le nez de Cyrano.

Quant aux intermèdes musicaux, ce sont des airs italiens…

MasquesC.L.

 

Musique d’accueil

Prologue : Clair de lune  Verlaine par Chantal

Santa Lucia  par Sophie et Jérôme

VENISE

Gondolier  Byron par Yolaine  

Masque Capucine par Stephen

Carnaval  Théophile Gautier par Caroline

Venise en fête  Sophie

Carnaval de Venise  anonyme par Stephen

Barcarolle  Gilbert Trichet par Chantal

Carnaval à Venise Gérard Cotton par Yolaine et Stephen

 

Canzone di Marinella par Sophie et Jérôme

 

LA FETE

La musique Sully Prudhomme par Chantal

Masques Jean-Louis Vanham par Danièle

Le grand Maulnes (extraits) Alain-Fournier par Chantal

Le masque Baudelaire par Caroline

Le bal Alfred de Vigny par Yolaine

Violon de villanelle Nelligan par Danièle

Danse de nuit Marceline Desbordes-Valmore par Caroline

Danse Sophie

Au bal des fous  Bruno Simard par Chantal

 

Vivaldi’s rain  par  Sophie et Jérôme

 

LA FETE SE TERMINE

 

Cyrano de Bergerac  (la tirade du nez) Edmond Rostand par Stephen et Sophie

Me so’ Mbriacato par Sophie et Jérôme

 

Présentations et salutations

Les poètes en marche Béatrice Libert

 

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10 août 2016

Le Festival Summerlied, en Alsace, c'est déjà... demain !

                                                                                                                                                          

 

 Programmation en vidéo partagée avec

Olivier Félix Hoffmann sur YouTube...

 

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07 août 2016

Cultures du monde et pluralité des expressions artistiques

 

Ne manquez pas le onzième Festival SUMMERLIED

 

Du 11 au 15 août 2016, le onzième Festival Summerlied dressera scènes et chapiteaux en lisière de forêt d’Ohlungen, près de Haguenau (Bas-Rhin, Alsace), pour cinq journées et soirées de festivités entre musiques, chants, danses, poésie, littérature, ou contes d’Alsace et d’ailleurs.

L’édition 2016 du Festival Summerlied sera, une fois de plus, l’occasion de découvrir la richesse des répertoires traditionnels des cultures du monde et la pluralité des expressions artistiques régionales ou minoritaires.

Affiche_Summerlied Fête août_2016Nous ne nous étendrons pas trop sur les têtes d’affiche : Alan STIVELL (Bretagne) - qui fêtera ses cinquante années de scène ! - Emir Kusturica (Balkans) ; Les Garçons Trottoir (France) ; l’américano-alsacienne Lisa Doby ou le néo-médiévaliste alsacien Luc Arbogast qui sera à l’image de son nouvel album plus pop, etc.

Mais il est aussi important de remarquer que les jeunes talents d’Alsace seront de la partie : Matskat [vu à « The Voice », mais déjà magistral lors du Summerlied 2014] ; la pétulante Léopoldine HH (vue à « La nouvelle Star ») ; Isabelle Grussenmeyer ou Claire Faravarjoo [remarquées lors des ateliers Voix du Sud/Voix du Nord organisés conjointement par Summerlied et Astaffort, le festival initié par Francis Cabrel] ou encore les très pop/rock Weeper Circus [connus notamment pour avoir souvent accompagné la célèbre Olivia Ruiz] !

Un mini-festival au sein du festival…

L’originalité du Summerlied c’est d’avoir, outre ses deux grandes scènes payantes, son Bàbbeldorf (Village de l’oralité), véritable mini-festival au sein du festival, un espace forestier enchanteur entièrement gratuit ! Scénographié par le Théâtre Tohu-Bohu (avec divers artistes), ce Bàbbeldorf est issu d’un espace poético-artistique fondé par Olivier F. Hoffmann [membre bien connu de l’Association des Auteurs et Artistes d’Alsace] lors du tout 1er Summerlied.

En cheminant le long des sentiers de ce Village, l’on peut s’émerveiller devant les nombreuses créations artistiques qui animent la forêt, s’arrêter auprès du « Puits à Blagues » (Wìtzbrùnne) animé par Marcel Nock ; visiter le « Tétinier » (Nùllerböem) de Gilbert Meyer pour les tous petits, lire de beaux textes au Dìchterwaj (Sentier des Poètes), apprendre ou approfondir son alsacien avec l’Akademie ou la Spròchstùb, écouter écrivains/poètes ou chanteurs à texte à la « Scène Poétique Patrick Peter » et enfin apprécier conteurs ou troubadours modernes auprès de l’Espace Contes…

A noter aussi que la Scène de la Forêt - dévolue aux bals folk et aux formations plutôt acoustiques, qui se situe à l’entrée du Bàbbeldorf - est également d’accès libre ; on pourra y entendre notamment : le chantre alsacien Roland Engel, la chanteuse-guitariste Sarah Magalie Loeffler et dans le style bal trad’ : Sylvain Piron ou Tonton Demi-Ton !

Le Summerlied mettra à l’honneur les trois dialectes de l’Est : le badois avec le Frank Domnik Trio, le lorrain avec le poète et auteur-compositeur-interprète Elvis Stengel et, évidemment, l’alsacien avec l’ethnopoète chanteur et auteur-compositeur-interprète Olivier Félix Hoffmann [www.facebook.com/ethnopoete], connu aussi pour chanter l’amérindien (Sioux et Oneïda), le français à la sauce acado-louisianaise ; voire le folk américain traditionnel. Ce dernier ouvrira, de façon très appropriée, la journée du vendredi 12 août qui verra l’immense chanteur américain cajun de la Louisiane, chantant en français des Amériques, fouler en vedette la grande scène pour un grand concert unique dans tout l’Est.

Si vous préférez la poésie et les dialectes…

La nouvelle scène poétique régionale sera représentée par le trio de chanson française Vox Copuli, l’écrivain-chanteuse June (Jouliette Mouquet) accompagnée par le guitariste Mo (Maurice Reinecker), les poètes alsaciens Jonathan Durrenberger, Rémy Morgenthaler, Brigitte Antz et la poétesse allemande Brigitte Guttman…

Seront aussi présents les incontournables chanteurs dialectaux : René Egles, Robert Frank Jacobi et l’orchestre rock déjanté Hopla Guys.

A l’Espace Contes, nous retrouverons la talentueuse conteuse Christine Trautmann, bien connue dans la région, l’ami Jean-Pierre Albrecht (chanteur et conteur) ou encore Sylvie Reff, la célèbre poétesse-romancière et auteur-compositeur-interprète dialectale surnommée la « Barbara alsacienne » dans un spectacle poético-musical touchant et inspiré par son fameux texte : La natte. Tout un programme !

 

Nathalie Waechter

 

 Détails  et réservations : www.summerlied.org

 

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06 août 2016

Musiques, chants et contes d'Alsace et d'ailleurs

 

Je vais à tire-d'aile en Alsace, pas vous ?                                

Affiche_Summerlied Fête août_2016

 

Auteurs des affiches du Festival Summerlied:

Polo graphiste & A. Gessa

 

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05 août 2016

"C'est au mois d'août qu'on fait les fous..."

 

Vous avez lu avec attention la rubrique de philosophie

de Pierre Michel KLEIN ? Vivent les vacances d’août !

 

Que vous soyez de retour de vacances (avec un petit pincement au cœur) ou que vous n’ayez pas pu partir pour l’une ou l’autre des raisons évoquées ici, le  6 juillet, dans un article consacré à une revue littéraire, vous allez tout de même vous changer les idées… De fait, comme d’autres sites, nous ne « fermons » pas au mois d’août et allons - au contraire - essayer de vous faire voyager…

Dès le samedi 6 août, vous verrez passer un oiseau peu loquace qui vous annoncera, dès le dimanche 7, le programme complet d’un voyage en Alsace où la fête battra son plein, une fête dont vous aurez des images mais aussi de la musique.

Vous irez à Dijon (si vous en avez la possibilité) pour découvrir la manifestation que nous vous présenterons…

Vous ferez d’autres voyages ...

Bande annonce de Les comptes de l'amour aux Editions Edilivre

Peut-être en lisant le livre ci-dessus..., mais certainement en Bourgogne en feuilletant sur ce site une intéressante brochure publiée par le Centre Régional du Livre de Bourgogne : beaucoup de pages à tourner avec les rêves que procurent certaines lectures…

 Vous pourrez découvrir les Petits Musées de Charente Maritime grâce à la revue littéraire de Saintonge qui est tellement bien faite que notre présentation est un véritable plagiat (je n’ai pas trouvé le moyen de faire autrement en raison de la qualité de sa conception !) qui vous incitera très certainement à vous procurer cette revue.

 Enfin, le jeudi 25 août, nous vous inviterons à découvrir Olivier Félix Hoffmann, un musicien que vous rencontrerez probablement avec plaisir tant en l’entendant chanter qu'en écoutant une interview de l’artiste…

 N’est-ce pas là un beau mois d’août qui s’annonce ? Nous, nous le pensons et tenons à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont aidés dans cette aventure…

 Une aventure qui aura une fin puisque, le jeudi 1er septembre, reviendra notre philosophe Pierre Michel KLEIN pour vous aider à terminer les vacances car nous savons que ses rubriques sont très lues…

 Bon mois d’août et n’hésitez pas à nous dire si nous avons eu une bonne ou mauvaise idée de nous lancer dans cette démarche : le lundi 29 août, nous vous rappellerons comment vous pouvez réagir...

 

 

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01 août 2016

Les passants de notre jeunesse sont "passés"...

  

Michel Klein 001

     La rubrique philosophique 

 

        de   Pierre Michel KLEIN

                                                     

     

La politesse du corps

 

        Ce que nous savons d'une naissance et d'une mort, c'est le corps qui nous l'apprend. Naître, c'est apparaître physiquement à la perception d'un autre. Mourir n'est pas disparaître, mais se donner d'une autre manière à une perception analogue. Entre la naissance et la mort, bien sûr, nous apprenons à nous penser intérieurement. Mais notre début et notre fin nous demeurent extérieurs. Ce sont des événements pour d'autres, comme si, en leur instant même, naître et mourir ne nous concernaient pas. Lors de ces moments ultimes, le fait sensible de notre corps s'impose sans nous et notre corps fait ainsi signe de ce qu'il est principalement : un commencement qui nous échappe, une fin qui nous détruit.

 

     Notre corps commence et finit comme en dehors de nous. Dans l'intervalle, nous pourrions penser qu'il nous appartient, pourtant nombre de ses manifestations nous parviennent de lui comme d'un ailleurs. Par exemple les douleurs et les plaisirs se montrent familiers mais plutôt inhabituels et nos journées s'emplissent largement de préoccupations insensibles. Alors notre corps ressemble à un simple voisin, parfois accueillant, parfois envahissant, le plus souvent effacé et semblable à un simple passant.

      Il y a trois moments spécifiques de notre histoire avec notre corps : notre naissance, notre existence et notre mort. Ces moments ont quelque chose en commun : non l'apparition ou la disparition du corps, mais sa discrétion. Notre peau nous protège, un vêtement protège notre peau, et nous devenons à notre tour ce passant d'un trottoir, observant la loi morale minimale qu'impose l'existence physique : nous éviter. Or cela vaut pour nous-mêmes. Car, comme à l'instant de notre naissance ou de notre mort, durant notre existence notre corps bien souvent nous épargne, il nous contourne au point exact de notre rencontre, il nous évite comme si entre les épisodes chaleureux ou douloureux, nous attendions de lui cette sorte de politesse.

      Notre corps serait donc pour nous à l'image d'un passant qui nous touche parfois, qui nous frôle souvent, mais plus souvent encore, qui nous croise. D'innombrables préoccupations contemporaines nous apparentent, et pourtant nous nous évitons. De même l'esprit et le corps entretiennent des milliards de relations, lesquelles cependant s'effacent, comme pour écarter tout rapport.

       Pourtant notre époque semble modifier cette absence de rapport. Chaque matin, dès l'aube, vous pouvez apercevoir des passants d'un autre type : maillot collant à la peau, écouteurs plantés dans les oreilles, ils courent, soufflent et soulèvent les poussières du trottoir. Le visage crispé sous la sueur, ils frappent du poing des vapeurs invisibles et supportent leur souffrance, bien décidés à payer le prix d'une dépense qu'ils espèrent bienfaitrice. D'autres se rendent dans une salle vaste et spéciale, et s'y confrontent à une armée d'appareils compliqués censés modeler chacun de leurs muscles selon sa forme idéale. Rentrés chez eux, ils obéissent à des prescriptions alimentaires diverses, voire à de stricts interdits sans doute très raisonnables, mais qui finissent par composer avec le reste une fresque de célébrations physiques d'apparence semblable à celle d'une religion païenne. Alors le corps n'est plus du tout un passant que l'on croise, mais une figure que l'on adore doublée d'une idole que l'on redoute. A moins qu'il s'agisse seulement d'une religion séculière, où se manifeste l'angoisse formidable d'un monde « désenchanté ». 

       Tout bien considéré, laissons notre corps rester à l'image de ce passant ordinaire que nous évitons, et dont nous nous contentons de faciliter la marche. Ainsi nous respecterons notre corps, attendant en retour cette seule politesse : qu'il prenne soin de notre liberté. 

 

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29 juillet 2016

"La laïcité responsable des attentats" dit un imam !

                                      Coup de plume

 

                           Par François LÉGER

 

             L’arbre qui cache la forêt

 

Depuis 2015 et les assauts contre Charlie Hebdo et l’hyper Cacher, que d’attentats commis dans notre pays et revendiqués par les djihadistes de Daech (le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis ou le 14 juillet 2016 à Nice où les terroristes ont fait, de ces actes, les plus sanglants). Mais il ne faut pas oublier pour autant des cibles très différentes : des églises, des juifs, une base militaire à Toulon ou les passagers d’un train Thalys par exemple.

Tout ceci s’est passé sans réaction des arabes ou des musulmans jusqu’à ce jeudi 28 juillet où Anouar Kbibech, président du Conseil Français du Culte Musulman, a estimé devoir réagir après l’attentat islamique mené dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine Maritime), attentat au cours duquel le père Jacques Hamel a été égorgé.

Là, nous avons assisté à une démarche inédite et quelque peu enfantine en entendant  Anouar Kbibech appeler les musulmans à exprimer leur « solidarité » et leur « compassion » après l’assassinat du père Jacques Hamel en allant à la messe ce dimanche. Est-ce là une punition comme à l’école primaire lorsque l’instituteur invitait à mettre les mains derrière la tête en forme de repentir ? Car, soyons sérieux : si l’on ne croit pas en Dieu, la démarche sera une simple visite, peut-être une découverte, que d’aller dans cet établissement religieux…

Je pense pour ma part que le président du Conseil Français du Culte Musulman aurait bien mieux à faire en convoquant cet imam niçois qui a récemment considéré que la laïcité était responsable des attentats et a peut-être connaissance de certains acteurs du 14 juillet… N’accusons pas, mais intéressons-nous à une analyse du Docteur en histoire Guylain Chevrier, spécialiste de la laïcité et membre du groupe de réflexion  sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration.

 

L’avers et l’envers…

 

Intéressons-nous donc au Figarovox publié le 28 juillet et dans lequel Guylain CHEVRIER répond à une question importante : « Abdelkader Sadouni, un imam niçois, a récemment déclaré au journal italien Il Giornale : « La laïcité française est responsable des attentats ». Quel regard portez-vous sur cette déclaration ?

Guylain CHEVRIER note en premier lieu que l’on n’a jamais autant attaqué, depuis une trentaine d’années, la République et la laïcité. Et, de préciser que cet imam explique dans cette interview  que : « Le problème de la Communauté musulmane réside dans le fait qu’elle ne trouve pas son espace à l’intérieur de la société française. La France est un pays laïc, qui s’oppose à la promotion de la religion et à sa manifestation en public ».

 Il accuse alors la République de ne pas vouloir intégrer les musulmans car, lui veut faire passer sa foi avant les valeurs collectives. Il joue donc sur l’avers et l‘envers et, à bout d’arguments, il en vient à affirmer : « La charia est la loi d’Allah, non la loi de l’État. Je m’identifie à la nation française et je souhaite qu’elle promulgue des lois qui permettent aux fidèles de vivre en public, comme en privé, la loi divine, la loi d’Allah ».

Autant dire que ce monsieur respecte l’État (avers) mais à condition que celui-ci adopte les lois d’Allah (envers)   faisant semblant de ne pas comprendre que l’avers et l’envers ne peuvent pas cohabiter.

On retiendra alors la conclusion de Guylain CHEVRIER : « Si la laïcité est tant attaquée, c’est parce qu’elle représente l’obstacle principal à l’installation d’un communautarisme dont elle protège la société en ne reconnaissant que des individus de droit ».

En fait la laïcité est l’arbre qui cache la forêt…

 

 

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27 juillet 2016

Pouquoi pas un prix récompensant l'amour d'un terroir ?

 

  Prix Moselly de la nouvelle 2016 :

 dîtes votre amour pour la Lorraine

 

 

Le prix Moselly est un concours de nouvelles organisé par le Cercle d'Études Locales du Toulois (CELT). Il a été créé en 1949 afin d'honorer la mémoire de l'écrivain toulois Émile Chenin dit Moselly (1870-1918), Prix Goncourt en 1907 pour son livre « Terres lorraines ».

Le prix est ouvert à tous, à l'exclusion des anciens lauréats, mais si vous avez envie de faire partie des nouveaux lauréats, alors le règlement qui suit est pour vous.

 

 Conditions

 - Le thème de la nouvelle devra évoquer la Lorraine. Il pourra être une fiction, ou s’inspirer de faits contemporains ou passés, de lieux ou de personnages historiques ou imaginaires...

- Le texte sera inédit et écrit dans un français correct.

- Il ne doit pas avoir déjà été primé, ni être présenté simultanément à un autre concours.

- Il n’est pas souhaitable d’imiter le style de Moselly. Les critères d’évaluation portent sur l'originalité du sujet choisi, le style, la vivacité du récit…

- Les participants sont autorisés à présenter plusieurs nouvelles. Chaque texte fera l'objet d'un envoi distinct.

 

Présentation du texte

- Le texte sera expédié en 5 exemplaires.

- Il sera présenté sur feuillets A4, imprimés au recto et simplement agrafés.

- Une police de caractère sobre et de taille raisonnable est demandée : de préférence Times New Roman, corps 12, non gras, non italique ; interligne simple.

- Il devra compter environ 200 à 300 lignes.

- Les pages seront numérotées.

 

Anonymat

- Le jury statue sans connaître le nom des auteurs. De ce fait, les écrits ne devront pas être signés.

- Le titre de l'œuvre sera mentionné sur une enveloppe ordinaire à l’intérieur de laquelle le candidat indiquera son nom, son adresse, sa profession, son numéro de téléphone et son adresse mail. Cette enveloppe, soigneusement cachetée, ne sera ouverte qu’à l’issue des délibérations du jury.

 

 Frais de participation

- La participation est de 10 € par nouvelle envoyée.

- Le chèque de 10 €, libellé à l'ordre du CELT, ne sera pas placé dans l'enveloppe d'identification.

 

Envoi des nouvelles

- Les documents (5 exemplaires du texte + chèque + enveloppe fermée avec les coordonnées) devront parvenir à la secrétaire pour le mercredi 14 septembre 2016, dernier délai.

- Toute candidature qui parviendra au-delà de cette date sera refusée.

- Tout envoi incomplet sera refusé.

- Adresse d’envoi des documents :

 Micheline Montagne

Secrétaire du Prix Moselly

11/4 rue Haute

54200 Pierre-la-Treiche

 

 Résultats

- Il n’y a qu’un seul lauréat.

- Si le jury ne trouve pas la qualité attendue dans les textes reçus, le prix ne sera pas décerné.

- Le résultat sera communiqué au lauréat courant novembre, par téléphone, à l’issue de la réunion du jury et sera publié dans la presse locale. Les participants qui ne désirent pas ce coup de téléphone tardif (vers 22h30) le signaleront dans le document contenant leurs coordonnées. Ils seront alors avertis le lendemain.

- Tous les autres participants seront informés par mail du titre de la nouvelle primée et de l'identité du lauréat. Il leur sera toujours possible de concourir les années suivantes mais en présentant d’autres textes.

 

Remise du prix

- Le prix sera remis le samedi 26 novembre 2016 lors d'une cérémonie conviviale à l'Hôtel de Ville de Toul. Le lauréat est alors invité à faire une lecture publique de son texte. Sa présence est souhaitable mais il peut se faire représenter ; à défaut, un membre du jury fera la lecture du texte.

- Le montant du prix octroyé par la ville de Toul est de 500 €.

- Le lauréat recevra un diplôme original.

  Publication

 

- Le texte primé sera publié, et éventuellement illustré, dans Études Touloises, revue trimestrielle du CELT, et sur le site www.etudes-touloises.fr.

- Le lauréat recevra 5 exemplaires de la revue contenant son texte.

- Le lauréat autorise la citation de son nom et la publication de sa photo.

- Le jury se réserve le droit de corriger quelques éventuelles petites erreurs.

- Le lauréat pourra publier sa nouvelle à son gré, mais seulement après un délai d'un an.

- Le participant qui aurait plagié assumera seul les risques encourus.

 

 Divers

- Le jury décline toute responsabilité en cas d'envoi égaré ou reçu hors délai.

- Les délibérations du jury sont confidentielles et ses décisions souveraines. Aucune contestation ne sera admise.

- Le fait de participer au concours implique l’acceptation de chacun des articles de ce règlement.

- Les documents reçus ne seront pas retournés à leur auteur mais déposés à la bibliothèque du Musée de Toul.

 

 

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25 juillet 2016

Thèmes de réflexion pour des nouvellistes...

Concours de nouvelles Florilège

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22 juillet 2016

Concours gratuit de nouvelles courtes dans le Pays de Loire

 

 L’Association « Graine de Mots » vous invite

à tremper votre plume d’oie dans l’encre !…

 

Affiche Graine de mots L’association « Graine de Mots », dans le cadre de l’année sur le patrimoine imaginaire dans l’agglomération lavalloise (53), organise un concours gratuit de nouvelles courtes.

Ses objectifs sont de faire connaître l’association « Graine de Mots » (qui a pour but de promouvoir l’accessibilité aux ateliers d’écriture à tous ceux qui le souhaitent) ; de promouvoir l’expression écrite et de favoriser les échanges culturels entre des ligériens.

En cette période de congés annuels, alors que votre plume vous démange, souhaitez-vous en savoir plus sur cette rencontre littéraire afin de vous décider sur votre éventuelle participation ? Alors, n’hésitez pas à prendre connaissance de la totalité du règlement que vous trouverez ci-après puisque les organisateurs nous l’ont fait parvenir pour que nous puissions le mettre en ligne.

 

Article 1 : Conditions de participation

Ce concours est réservé exclusivement aux habitants des Pays de Loire.

Les organisateurs du concours et les membres du jury ne peuvent pas y participer.

Ce concours s’adresse aux 3 catégories d’âge suivantes :  8 -11 ans, 11-16 ans et adultes.

Le dépôt des textes se terminera le vendredi 30 septembre 2016.

 

Article 2 : Envoi des nouvelles

L’envoi de vos textes se font - par courrier uniquement - à l’adresse suivante :

« Graine de Mots », Concours de nouvelles, 95 rue Abbé Pierre, 53000 Laval.

 Dans l’enveloppe que vous enverrez devront se trouver : le texte dans une enveloppe fermée et, séparément, votre fiche d’inscription dûment remplie

Cette fiche d’inscription devra comporter vos Nom, Prénom, Age, Adresse complète, numéro de téléphone et votre adresse mail (obligatoire).

Par ailleurs, les participants mineurs devront joindre l’autorisation parentale (voir ci-après).

 Article 3 : Exigences par rapport au texte :
 

-        Genre : nouvelle

-        Thème: le patrimoine imaginaire dans le cadre d’un partenariat avec la ville de Laval

Un patrimoine est un héritage, une transmission. Le patrimoine peut être varié : il peut être un monument, une musique, un chant, une légende, un livre, un musée et ses collections, une recette de cuisine... La nouvelle pourrait se rédiger en partant d'un patrimoine existant choisi pour ensuite imaginer ce qu'il pourrait être, représenter ou devenir.

-     Nombre de nouvelle : une par candidat.

-    Présentation du texte : format de la page : A4 (21 x 29,7cm) ;

-    Police de caractère : Times New Roman

-   Grandeur de caractère : Corps 12.

-   Longueur du texte : catégorie 8 -11ans : 1 page ; catégorie 12-16 ans : 2 000 signes minimum et 6 000 signes maximum (espaces comprises) environ deux à trois pages ; catégorie adultes : 2 000 signes minimum et 6 000 signes maximum (espaces comprises)

- Les textes doivent être inédits et écrits en français.

 

Article 4 : Prix

- Trois gagnants par catégorie

-  Pour la remise des prix, l’auteur devra être présent ou représenté après en avoir informé l’association « Graine de Mots ».

- Divers lots en rapport avec la culture, via les partenaires des organisateurs, seront remis à chaque gagnant. Aucun lot ne sera envoyé par la poste.

 

Article 5 : Résultats

Les résultats seront connus le jour de la remise des prix, à la bibliothèque Albert Legendre de Laval. Elle aura lieu en décembre 2016 pour mettre un terme à la thématique culturelle : « Le patrimoine imaginaire ».

Ces résultats seront communiqués par voie de presse, sur le blog et la page Facebook de l’association « Graine de Mots » courant décembre, après la cérémonie de remise des prix.

 Article 6 : Les nouvelles pourront être utilisées par l’organisateur en vue de publication dans des journaux, des revues, des plaquettes... sans droit d’auteur.

Découvrez l’association sur http://grainedemots.over-blog.com

Autorisation parentale

Fiche d'inscription

 

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16 juillet 2016

A la plage ou après un jour d'escalade ou de marche: vivent les vacances!...

 

FLORILEGE : beaucoup de notes

de lecture dans ce numéro de juin

                 

                Par François LÉGER

 

Le responsable de la revue « Florilège » - arrivée le 15 juin à mon domicile - aurait, semble-t-il, voulu que je vous parle de ce travail au début du mois de juin… Voilà qui ne m’étonne guère dans la mesure où il est difficile de faire comprendre aux gens qu’il me faut un certain temps pour lire toutes ces revues et livres arrivant en même temps et pour faire admettre que je me refuse à faire un blog de ce site !

Certes, à la base, j’ai ouvert cet espace comme un blog, mais – depuis plus de dix ans maintenant – je me bats pour faire un site de ce blog (j’espère que vous me suivez…) en ne mettant pas en ligne tout ce qui m’arrive, comme cela m’arrive, pour faire des couches stratifiées de textes ou photos qui n’intéresseront que bien peu de visiteurs. Cela signifie que tout texte mis en ligne sur ce site a été relu, souvent corrigé pour ne pas tomber dans le piège des fautes de grammaire et d’orthographe, ce piège dans lequel je tombe bien trop souvent moi-même malgré toute l’attention que j’apporte à tous mes écrits.

Enfin, je m’attache à faire en sorte que tous ces textes soient classés afin que les visiteurs n’aient pas à chercher dans une sorte de forêt l’arbre qu’ils avaient découvert précédemment et qu’ils aimeraient reprendre aujourd’hui…

Florilège JUINCertains penseront peut-être que l’on peut aller très vite dans ce travail de mise en place et de révision… Alors que, alors que je peux vous donner un bel exemple du piège qui s’est refermé sur la personne en charge de ce numéro de FLORILEGE qui me semble pourtant loin d’avoir été bâclé, mais au contraire réalisé avec beaucoup d’attention…

Ne pas perdre le lecteur…

Vous avez déjà compris - par ce qui est écrit ci-dessus et en me lisant régulièrement - que cette demande de très grande attention des auteurs et de ceux qui préparent les revues était une demande que je m’appliquais à moi-même tout en sachant que l’erreur me guette à tout moment.

C’est la raison pour laquelle je pardonne la personne qui, sans le vouloir, m’a quelque peu perturbé dans la lecture de ce numéro 163 de Florilège…  Mais crevons l’abcès et nous pourrons ensuite nous lancer sans crainte dans la lecture de cette revue. Je lis en effet, à la page 38, « N’est poète que celui qui lutte pour l’Etre et ignore l’indifférence », déclare Charles Dumont dans une lettre adressée à l’auteur (reproduite en page quatre) » Je vais donc page quatre sur laquelle je découvre une très belle photo en noir et blanc faite par Anita CLAASSENS qui, comme moi, pense que pour - certaines photographies – il convient de retrouver le noir et blanc… Mais, en cette page quatre ne figure aucun texte et j’aurai beau chercher : je ne trouverai pas cette lettre de Charles Dumont…

Voilà qui est fort désagréable et risque de faire perdre un lecteur qui ne verra pas ici une erreur -  bien malencontreuse certes - mais la faute de quelqu’un dans son travail. Le lecteur, lui, a bien du mal à pardonner : il ne s’intéresse qu’à son confort de lecture, ce que l’on ne peut guère lui reprocher dans la mesure où nos fidèles lecteurs disparaissent en laissant la génération suivante devant un poste de télévision qui ne risque pas de l’instruire ou devant des jeux informatiques risquant davantage de lui nuire qu’autre chose puisque ces jeux ne sont guère instructifs mais souvent générateurs de T.O.C. (Troubles obsessionnels compulsifs) …

Alors, reprenons notre revue par le début en vous précisant que l’illustration en quadrichromie de la Une est due à Caterina ANNOVAZZI à qui est consacré un article en page 55.  Un article dont on regrettera cependant qu’il annonce – dans ce numéro de juin 2016 – une exposition en Grande Bretagne du 10 au 23 avril 2016… Là, je suis persuadé que, dans la précipitation du bouclage de ce numéro, l’auteur s’est fait piéger par l’attaché de presse de l’artiste… Voilà une raison de plus de lire et relire ce que l’on va publier…

Page 5, on trouve une sorte de préface à l’article que j’ai préféré dans ce numéro. Il s’agit du petit article de Béatrice Gaudy intitulé « La Réforme de l’orthographe » : un article très court et très fort qui est une sorte de coup de poing à ceux qui ont osé toucher à la langue de Voltaire

Viennent ensuite quelques poèmes dont « Ô ! Soleil » de Gabriel Michelin qui ne m’a guère surpris et aurait pu servir de préface à mon livre « Il n’y a pas d’âge » sorti en librairies il y a maintenant plusieurs années…

Mais je m’intéresse davantage à une nouvelle courte intitulée « Un amour indéfectible » sous la signature de Jacqueline Mosson. J’ai été surpris par le fait que la chute intervienne à peu près à la moitié de la nouvelle, une nouvelle fort bien écrite et que l’on n’a guère envie de quitter avant le dernier mot. Cependant, après cette « chute », on imagine la fin de ce morceau de littérature de qualité. C’est dire que la chute finale est vraiment « téléphonée ».

On abandonne alors pour quelque temps nos amis prosateurs - pour la poésie qui a une place de choix dans ce numéro - que l’on retrouve rapidement avec, dans la rubrique « Fantaisie : conte », la suite et la fin du conte de la revue Florilège N°162 : « Les amours de Titi et de Pitoguimart » sous la signature de Jyssé. Suit alors « la chronique huronnique de Louis Lefebvre, » dit le Huron…

Vous trouverez ensuite plusieurs morceaux littéraires avant de me rejoindre dans la partie de cette revue sur laquelle je suis resté assez longtemps tant elle est d’actualité, importante et devrait intéresser tous nos compatriotes puisque je pense que la langue est le ciment d’une nation !

 

A propos de l’orthographe

(Avec Louis Delorme)

 

Dans cette page de Louis DELORME, j’ai souligné tellement de choses (alors que je ne peux pas la reproduire) que j’espère parvenir à aller tout de même à l’essentiel.

En tout cas, je ne peux pas ne pas vous faire profiter de son entrée en matière : « Dans la Gloire de mon père, Marcel Pagnol nous raconte l’histoire de son grand-père qui dit que les maçons noient les pierres dans du ciment parce qu’ils ne savent pas les tailler. Depuis, on a même cessé de faire des murs en pierre parce que le béton est plus facile à employer. Il en va de même de toutes choses. Si l’on refuse l’effort que demande tout apprentissage, on sombre dans l’inculture, l’illettrisme. Et c’est ce qu’on veut nous faire avaler avec la prétendue simplification de l’orthographe. »

Puis, Louis DELORME enchaîne : « La calculette a rendu obsolète l’apprentissage des quatre opérations et des tables qu’il fallait savoir pour les mener à bien. L’usage intempestif du S.M.S. va permettre de massacrer plus encore notre langue… »

Tout ce dont il parle semble évident. Un autre exemple dont la véracité est d’évidence. Ainsi explique-t-il que ces simplifications vont engendrer des confusions : « On ne distinguera plus parait (du verbe parer à l’imparfait) de paraît (présent du verbe paraitre).

Sa conclusion : « Il y avait naguère un slogan qui circulait abondamment : <Touche pas à mon pote >. J’ai grande envie de m’en inspirer et de dire, sans omettre la double négation bien sûr, < N’interdisons pas à nos concitoyens de posséder des connaissances parce que nous ne voulons pas faire l’effort de les acquérir ».

Et de conclure : « Ne touchez pas à notre langue !»

Je me garderai bien de revenir sur les dires de Louis DELORME ou d’y apporter mon propre jugement tant cet homme me semble être un Sage…

 

Suggestion d’orthographe simplifiée

(Avec Joseph MAIRE)

La présentation que nous fait ici Joseph MAIRE du problème qui nous préoccupe est différente puisqu’il s’intéresse en premier lieu aux faits et aux causes qu’i est bon de rappeler comme le fait ici cet analyste. Un analyste qui ne manque pas de s’intéresser ensuite aux coûts : en trois lignes il amène le lecteur à l’évidence : « Enfants ne sachant pas lire, handicapés au travail, ré-éducation de lecture, marginalisation, immigrations, touristes, etc… Coût, fatigue ou finances pour jeunes, parents, enseignants et contribuables. »

Face à ces problèmes, Joseph MAIRE étudie les possibilités et les suggestions qui sont les siennes dans un seul but, un but essentiel. En fait… des buts essentiels que l’auteur avance : « Sauver en France et dans le monde (ceci à côté des correcteurs informatiques et des SMS) : notre langue – aujourd’hui. Notre culture française – demain. Notre travailaprès-demain pour nos enfants et petits-enfants »

Et, d’émettre des vœux dont la rencontre d’un responsable d’association et un journaliste ouvert (même non d’accord) … Ce vœu me paraît curieux et m’amène à penser qu’il ne vient jamais sur ce site et n’a jamais lu, notamment, ma rubrique : « Sens, non-sens, contre-sens et sens interdits » qui me demande à chaque fois beaucoup de réflexion dans la recherche d’un thème cohérent et un réel travail de conception et d’écriture… Cela notamment parce que je suis toujours au bord du précipice en écrivant sur un tel sujet tant les pièges sont nombreux…

Joseph MAIRE me surprend encore en écrivant : « L’orthographe ne représente qu’une minuscule partie de la langue qui est elle-même une faible partie de la culture : littérature, arts, musique, architecture, tradition politique, démocratie etc… Et l’’orthographe n’est que le vêtement d’une très belle femme, qui est la langue »

Toutefois, je suis surpris par la proposition de Joseph MAIRE qui invite à prendre contact avec lui après avoir proposé un exercice : « Ecrivez quelques mots qui vous paraissent simplifiables » … Le temps de lire l’orthographe française modifiée par une Franco-Marocaine pour les enfants de nos écoles françaises… sans avoir l’aval de l’Académie Française qui est la gardienne incontestée de la langue française…

L’arroseur arrosé…

En quittant la page de Joseph MAIRE, nous entrons dans de nombreuses notes de lecture dont je me garderai bien du moindre commentaire tant je trouverais stupide de ma part de faire la recension de critiques littéraires…

Mais il ne faut pas oublier une nouvelle rubrique intitulée « Dans le torrent (littéraire) des siècles » : un peu plus de deux pages de citations de plumes célèbres avant de retourner dans quelques notes de lecture, ni la présentation, au fil des pages de la revue d’assez nombreux ouvrages arrivés en librairies ou disponibles chez les auteurs.

Enfin, après avoir pris connaissance de la vie de l’association en images, vous terminerez certainement, comme moi, votre lecture sur un très beau texte intitulé « Confidences de pierre » que nous vaut la plume de Chantal Lacaille. « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » : telle est l’idée qui m’est venue à l’esprit dès les premières lignes de ce texte fort bien écrit. Chantal Lacaille écrit ici, à sa manière, ce que son personnage, Marie, pense de cette structure qui va vivre l’outrage du temps.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Pour contacter le responsable de la revue, on peut écrire à M. Stephen Blanchard, 19 allée du Mâconnais, 21000 Dijon ou par mail à aeropageblanchard@gmail.com

-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

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14 juillet 2016

Des plumes fantastiques attendues par la ville de Somain (Nord) pour son concours de nouvelles...

AFFICHE concours de nouvelles 2016

 

Dans le cadre du 7ème Salon du Livre de Somain,

est organisé un concours de nouvelles fantastiques 

Ce concours est gratuit et ne nécessite qu’une inscription

 

 Qu’est-ce qu’une nouvelle ?

La nouvelle est un récit court.

Parce que c’est une histoire, la nouvelle n’est pas un discours (où l’on expose ses idées) ou une fable. L’objet de la nouvelle n’est pas de nous instruire, de nous donner une leçon. Ce n’est pas un conte, pas de « Il était une fois » qui nous envoie dans un monde enfantin. Une nouvelle est une histoire qui passe pour vraie. Même si c’est de la science-fiction ou du fantastique, on doit pouvoir y croire.

La nouvelle tourne autour d’un évènement, avec peu de personnages. Parce qu’elle est concentrée, la nouvelle ne raconte pas l’épisode d’un héros, d’une société sur une longue période (contrairement au roman).

La nouvelle a une fin. Parce qu’elle cherche à surprendre, ce n’est pas l’épisode d’une aventure. Elle doit surprendre ou interroger le lecteur avant la fin. La fin d’une nouvelle peut-être une chute ou laisser du mystère, mais elle clôt l’évènement, le sujet.                   

Les modalités de participation

La participation est libre et gratuite.

La nouvelle sera adressée, en 1 exemplaire, au choix :

  • par courriel à l’adresse suivante : fetesetculture@ville-somain.fr (le courriel devra avoir pour objet « concours de nouvelles fantastiques »)
  • par courrier à l’adresse suivante : Mairie – Service Culturel – Mme LANDRAGIN – Place Jean Jaurès – 59490 SOMAIN
  • ou déposer au Service Culturel de la Mairie de Somain 

Date limite d’envoi ou de dépôt des nouvelles : 30 Septembre 2016 à minuit.

 

La nouvelle devra IMPERATIVEMENT s’inspirer d’une des trois photos ci-dessous :

Concours Somain 1

 

Concours Somain 2

 

Présentation de la nouvelle :  

La nouvelle devra comporter un titre sur la première page et être constituée de : 

  • Pour la catégorie A : 2 à 3 pages maximum (format A4 21 x 29.7 cm)
  • Pour les catégories B et C : 4 à 5 pages maximum (format A4 21 x 29.7 cm)

Votre nouvelle devra être rédigée sous format Word, avec pour police Times New Roman, de taille 12, avec un interligne de 1,5. 

Les pages doivent être numérotées. 

Des marges sont nécessaires pour faciliter le travail du jury, une largeur d’environ 3-4 cm est donc conseillée. 

Inscriptions à Somain

Pièce à joindre à la nouvelle :                                                                                                                          

Ce concours de nouvelles se réalise de manière anonyme, mais vous devrez demander une feuille d’inscription à l’adresse suivante fetesetculture@ville-somain.fr afin de pouvoir récompenser les gagnants !

Vous devrez y renseigner vos nom, prénom, date de naissance, âge, adresse postale, adresse mail, numéro de téléphone, titre de la nouvelle, et la catégorie dans laquelle vous concourez.

Les prix :

Des lots de valeur seront distribués lors de l’inauguration du Salon du Livre le 3 Décembre 2016.

Les nouvelles des 3 premiers prix de chaque catégorie seront transmises aux auteurs et éditeurs présents lors du Salon du Livre 2016. Les premiers de chaque catégorie seront publiés dans le journal communal « La Vie Somainoise ».

Les participants s'engagent à ne pas exiger de droits d'auteur en cas de publication de leur texte et autorisent la publication de leur photo.

Les lauréats seront personnellement avertis. 

 

Critères de jugement :

Les textes ne devront porter aucun signe distinctif permettant d'en identifier l'auteur. Le réceptionnaire des nouvelles se réserve le droit de supprimer toute mise en page et éléments superflus. En revanche aucune faute d'orthographe, de grammaire ou de frappe ne sera corrigée, mais pourra être pénalisante.

 

Les critères de jugements porteront sur : 

  • Le respect du thème.
  • La qualité littéraire des textes.
  • Une construction cohérente du récit.
  • Le respect des règles grammaticales, orthographiques, de syntaxe et de ponctuation. 

Autres conditions :

 

Le jury se réserve le droit d’annuler le concours si le nombre de nouvelles et/ou la qualité de  celles – ci n’étaient pas suffisants, ou en cas de force majeure. 

Aucun recours fondé sur les conditions de déroulement du concours, son organisation ou ses résultats ne sera admis. 

La participation au concours implique l’acceptation intégrale du présent règlement et des décisions du jury.  

Pour tout renseignement complémentaire sur l’organisation de ce concours :  fetesetculture@ville-somain.fr  

-=--=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

 La conception de cette présentation, les textes et illustrations nous ont été entièrement fournis par le Service

Culturel de la ville de Somain pour Mise en ligne sur ce site.

Nous ne sommes donc pas intervenus  dans ce que vous venez de découvrir et leur adressons nos remerciements.

 

 

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11 juillet 2016

Intelligence d'ordre conceptuel et intelligence sensorielle...

 
     « Nous nous sommes tant aimés… »

                                              Par François LÉGER

 


Amoureux de ma chienne, un amour qui n’était pas né d’un coup de foudre, il m’est arrivé à plusieurs reprises, au cours des années où elle est restée avec moi, de demander à l’un de mes amis, vétérinaire de son état, à qui je n’avais pas confié la santé de mon animal de compagnie, de m’expliquer ce que pouvait être l’intelligence d’un chien au vu de ce que ma chienne était devenue et, à chaque fois, j’eus la même réponse : « 
C’est une forme d’intelligence, c’est tout. »

Or, étant parfaitement incapable de vous faire une conférence sur l’intelligence humaine en ce début des grandes vacances, mais en voyant le nombre de gens qui abandonnent leur petite ou leur grosse boule de poils – tant aimée ! - pour partir tranquillement qui au bord de la mer, qui à la montagne, qui à la campagne, sans se retourner, sans le moindre remords, cette question me revient constamment à l’idée depuis quelques semaines, ainsi que celle de l’amour entre le règne animal et nous autres humains…

 N’ayant aucune réponse, je me suis mis alors à chercher sur Internet et dans quelques encyclopédies me venant de mes parents, des explications sur l’intelligence que j’espère avoir comprises pour ne pas vous emmener sur une fausse route…

Si, malheureusement, tel était le cas et que vous ayez des explications plus pointues et accessibles par tous, n’hésitez surtout pas à faire des commentaires, donner votre avis, relater vos propres expériences.

 

Internet ne manque pas de chiens…

Vous l’aurez compris, j’ai l’intention de ne vous parler que de chiens et je vous inviterai d’abord à vous rendre sur le site http://www.huffingtonpost.fr où vous pourrez découvrir une belle vidéo vous montrant un chiot handicapé qui apprend à marcher. Étonnant ! A noter que lorsque vous serez sur le site – qui est en fait un journal – il vous faudra chercher la rubrique 2013/07/30/video-chiot-handicapé…  Sinon, vous devrez chercher mon toutou très spécial.

Un toutou très spécial puisque le site explique : « La vidéo ci-dessus raconte l’histoire de Mick, un terrier de boston âgé de six mois et atteint du syndrome du chiot nageur (…) Ce phénomène empêche le chiot de marcher ou même de se lever. Il reste donc aplati au sol. La MIA Foundation  a accepté de le recueillir afin de donner à Mick une chance de s’en sortir (la plupart des animaux atteints du syndrome sont euthanasiés ou abandonnés). » Pourquoi ce chiot se laisse-t-il « rééduquer » ? Mystère : que comprend-il, que ressent-il ?

 Sur ce même site, on rencontre un chien aveugle affublé d’une espèce de cerceau … « Comme ça, il peut se promener dans la maison en toute confiance » peut-on lire en légende de cette vidéo postée sur YouTube le 23 juillet 2015 : « Le petit chien suit la voix de son maître et rentre alors sans se faire mal dans des objets ou des murs, avant de le rejoindre et de recevoir une caresse bien méritée ». Est-ce une compréhension entre animaux et humains grâce à une intelligence des deux ?

Pourquoi avoir choisi de vous parler de chiens plutôt que d’autres animaux ? Tout d’abord, parce que je sens encore la présence de ma chienne et, ensuite, parce que le chien a été domestiqué de tous temps !

 C’est ainsi que le Grand Larousse Encyclopédique de 1961, qui m’a appris cela, ne me quittera plus jusqu’à la fin de cet article car ce « gros » livre m’a permis d’aller beaucoup plus loin dans ma connaissance. Par exemple, j’ignorais que l’on ait retrouvé dans les cimetières de chiens sacrés des squelettes ou des momies de toutes les variétés de chiens.

 Comme moi, vous saviez que, dès Homère cet animal apparaît comme le compagnon et le défenseur de l’homme tout comme on l’a considéré comme le protecteur des troupeaux. Certes, mais il sera aussi placé à la porte des maisons et, le plus étonnant, sera plus tard le fait qu’il veille même sur des édifices publics.

 Aujourd’hui, nous avons plus de deux cents races de chiens différentes. Si les classer peut paraître difficiles, il semble que la classification la plus simple soit fondée sur leur « utilisation » : chiens de garde et d’utilité, chiens de chasse, chiens d’agrément, etc… C’est d’ailleurs la méthode qui a été adoptée par la Société Centrale Canine de France… Encore que l’on puisse avoir du mal à ne pas faire d’erreur : ma chienne, un Briard, était un chien de garde, c’est certain, même quand elle voyait quelqu’un me parler dans l’entrée, elle était assise entre nous deux et prête à bondir… Mais, on peut, sans coup férir, dire aussi que c’était, de par ses ancêtres, un chien de troupeaux, et  par son comportement dans notre famille, un chien d’agrément ! !

 

Intelligence, intuition, instinct…

 

Mais, la question première pour moi, vous l’avez compris, est de savoir si ma chienne était intelligente ou avait une forme d’intelligence, deux affirmations bien vagues…

 Qu’est-ce donc enfin que l’intelligence ? Peut-on admettre cette espèce de contournement que fait R. Rolland : pour lui, l’intelligence est cette « Faculté de connaître, de comprendre… C’est à l’intelligence d’achever l’œuvre d’intuition » ?

Réfléchiriez-vous avec davantage de confiance sur cette affirmation de Bergson : « L’intelligence reste le noyau lumineux autour duquel l’instinct, même élargi et épuré en intuition, ne forme qu’une nébulosité vague » ?

 Honnêtement, je me sens plus proche de Bergson dans le sujet que j’évoque. De fait, tant pour ma chienne que pour votre petit toutou une « forme d’intelligence » me laisse songeur alors que l’instinct me semble être quelque chose de plus concret. Quand Pesquidoux voit l’instinct comme une impulsion, un mouvement naturel vers quelque chose, vers quelqu’un, mon cerveau comprend du premier coup  (!) : « Averti par son instinct de sang, le rapace plane toujours en quelque coin du ciel ».

 Dans mon grand livre, les choses me paraissent assez claires (disons moins difficiles d’accès !) : ainsi l’instinct serait-il l’ensemble des réactions de l’organisme vivant à des agents extérieurs définis. Il se présente donc comme un complexe de réflexes, réflexes innés, naturels, spécifiques, répondant toujours à des excitants déterminés. Toutefois, au cours de l’existence individuelle, ces réflexes simples peuvent être complétés par l’acquisition de réflexes conditionnés, d’où la possibilité d’un progrès animal. Tu m’aurais répondu cela, mon ami le véto, j’aurais déjà été plus avancé…

 Si l’on revient un peu en arrière, pour comprendre vraiment ce qu’est l’intelligence, on s’arrêtera sur de simples mots : adresse, habileté, heureux choix des moyens d’action.

 Il semble pourtant que l’intelligence humaine dépasse infiniment l’intelligence animale tout simplement parce que l’intelligence humaine est d’ordre conceptuel et non seulement sensoriel. C’est ainsi qu’avec le concept, l’homme atteint un autre état de conscience en ajoutant aux faits psychiques élémentaires d’autres faits psychiques où les concepts jouent un rôle : perception, mémoire, sentiments, tendances évoluées, passion, volonté, connaissance. Tout cela constitue la pensée qui semble être le propre de l’homme (jugement, raisonnement).

 Mais, malgré tout ce que je viens d’écrire, je pense que ma chienne avait plus qu’une forme d’intelligence…

 Certes, comme je vous l’ai dit, ce ne fut pas le coup de foudre. Par une soirée d’hiver dans le nord de la France, à une demi-heure de route de notre domicile, nous fîmes connaissance d’une manière désagréable… Mon épouse s’était occupée de tout auprès de l’éleveur, puis avait repris sa place au volant tandis que je me retrouvais à l’arrière du véhicule avec ce chiot qui tremblait de peur, ce qui le faisait se vider quelque peu…

Quand je pense à ce jour-là alors que l’on a eu, quelques années après, une princesse dans le jardin, princesse qui savait se tenir en société, c’est effarant. Le soir, lorsque je travaillais sur mes dossiers elle restait couchée à mes pieds jusqu’à ce que mon épouse ouvre la porte du réfrigérateur. A ce moment-là, elle me quittait et allait passer sa tête dans la cuisine pour voir si… sa maîtresse…

 Elle connaissait parfaitement ses droits et devoirs dans la maison puis, un jour, alors que nous partions en vacances comme ces gens dont j’ai parlé au début de cet article, ma femme au volant, ma chienne allongée sur le siège arrière comme d’habitude, je me suis tout à coup retourné, alerté par un bruit bizarre à l’arrière, pour voir ma chienne cracher le sang. N’étant pas encore trop loin de notre domicile, nous avons fait demi-tour pour l’emmener chez « notre vétérinaire » et nous sommes rentrés à la maison ne sachant pas ce qu’il allait se passer. Bien nous en a pris car, dans la soirée, elle s’est remise à cracher le sang…

 Elle a eu beau être bien soignée, lutter contre sa leucémie, il est arrivé un jour difficile. Couchée près de nous dans la salle à manger, elle eut durant toute la soirée des moments d’étouffement…

 Malgré ses médicaments, elle étouffa toute la nuit et, le lendemain, se remit à cracher du sang. Appelé, le vétérinaire est venu en début de soirée et nous a dit devoir lui faire une piqûre pour le cœur… Nous étions vendredi soir et je lui ai demandé si cela serait efficace une ou deux semaines et il m’a répondu : « Non, cela ira peut-être jusqu’à lundi »

Je m’entends encore lui dire : « S’il n’y plus rien à faire, il vaut mieux la piquer… »

Sa réponse a été claire : « Vous lui épargneriez beaucoup de souffrance ».

J’ai alors pris la décision, le véto lui a fait une piqûre pour la calmer et est allé chercher quelque chose dans sa voiture alors que mon chien était parti sur un autre tapis. Je l’ai alors appelée, elle s’est levée et m’a seulement regardé en me donnant l’impression qu’elle me disait tristement : « J’avais confiance en toi, je t’aimais, pourquoi me fais-tu cela ? ». Ah, ce regard ! Si elle avait connu la réponse à sa question !

 Voilà quelque chose que je n’ai jamais pu oublier même s’il s’agissait d’une forme d’intelligence et c’est tout.

 

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06 juillet 2016

XYZ.La revue de la nouvelle fête l'été 2016 à sa manière...

 

 

« Nouvelles d’une plage » à l’écart du tourisme

de masse : un beau rêve qui peut s’évanouir…

 

                                      Par François LÉGER

 

 

Voilà, déjà, plusieurs jours que l’été est arrivé et nombreux sont nos concitoyens qui y pensent depuis beaucoup plus longtemps afin que l’espace-temps en cette saison accordé les séparant de leur dur labeur leur permette de profiter pleinement de vacances bien méritées… Des vacances qu’ils passeront à la mer, à la montagne ou à la campagne s’ils en ont la possibilité.

 Malheureusement, lorsque je suis heureux de voir les mines réjouies des futurs vacanciers en train de charger leurs voitures, sur les quais de gares attendant « leur » train ou dans les aéroports, prêts à s’envoler pour un autre monde que le leur, je ne peux jamais m’empêcher de penser à tous ces parents qui n’ont pas les moyens financiers de réaliser le rêve d’un voyage familial au moment des Beaux Jours. De même, ai-je toujours une pensée pour tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants que la maladie cloue chez eux ou dans un centre de soins hospitaliers. Je pense à cette grand-mère ou ce pépé, couché dans son lit d’hôpital, sachant parfaitement qu’il va bientôt quitter le plancher des vaches, qui souhaite – comme il le peut encore – à ses petits-enfants venus lui dire « Au Revoir » de « bien profiter du bon air pour qu’ils soient en pleine forme » quand il les reverra alors qu’il « SAIT » ne plus être là quand ils reviendront…

Mais, heureusement, il est des esprits plus optimistes que le mien et des gens qui cherchent une lecture d’été pour leurs vacances… Chercher, c’est trouver et certains ne manqueront pas de leur dire « Mettez le numéro 126 de la revue XYZ, « Nouvelles d’une plage », dans votre sac de tissu, avec l’huile solaire et le maillot de bain. Onze nouvelles vous raconteront la plage, le soleil, la mer, ses rivages, la faune des baigneurs… Pendant que tout autour piailleront les enfants qui s’éclaboussent, que les corps rôtiront comme des poulets sur la broche, que coulera la sangria, vous vous isolerez sous le parasol, à l’ombre, en compagnie de nos nouvellistes ».

XYZ 126Cette présentation sied parfaitement au travail que j’ai sous les yeux, dans mon bureau, sans parasol, avec ma lampe de bureau qui me fera peut-être bronzer, sans la sangria annoncée malgré la chaleur… Sans Aspirine malgré la réflexion et la concentration nécessaires pour vous présenter « Nouvelles d’une plage » sans vous en raconter une seule…

 

Ceux qui nous accueillent ont des problèmes similaires aux nôtres…

                                  

En revanche, je peux vous affirmer qu’il existe en bord de mer – comme ailleurs -  des décisions prises par des municipalités qui ne ravissent pas spécialement les habitants dont certains s’opposent à ce qu’ils appellent, par exemple, une décision « sans études ni consultations lors d’une assemblée générale spéciale tenue à la sauvette ».

L’importance de cette décision ? Un propriétaire explique : « Ce nouveau règlement élargit d’office notre bande riveraine ». Or, il semble que les habitants aient jusqu’ici coupé court au moindre projet de plage publique et sévèrement tarifé les rares voies d’accès à l’eau. Et, cette décision municipale de « se donner même la peine de préciser que la libre circulation y apparaît d’office comme autorisée à n’importe qui… »

L’auteur de cette nouvelle, Bertrand BERGERON, n’hésite pas à extrapoler – avec beaucoup d’humour et aussi une précise description de certains petits événements se passant actuellement dans notre société. Le voilà alors qui, à terme, voit des hordes de jeunes rendre la vie difficile aux riverains par leur présence qui dit pétarades et beaucoup de bruit appelé musique et « ce en pleine zone privée ».

Faire appel aux services d’ordre ? Notre riverain voit-il les choses clairement ? Pour lui, en effet, « Inutile d’ailleurs de loger quelque plainte auprès des forces de l’ordre puisque, nous assure-t-on, les plus jeunes de leurs agents se trouvent déjà infiltrés parmi ces sauvages au tempérament festif ». Nous en sommes presque à la guerre civile ! Mais, pour le moment, ce serait plutôt une espèce de milice privée qui risquerait de se former : toutefois il y a souvent un long chemin à parcourir entre l’idée et sa réalisation !!!

J’ignore ce qu’en pense Bertrand BERGERON, mais je crois, en raison de tous les détails et de l’écriture de cette nouvelle, qu’il a connu ce genre d’homme défenseur du pauvre et de l’orphelin, ainsi que de la démocratie, sans se rendre compte qu’il est peut-être lui-même quelque peu intolérant…

S’il était absolument impossible de parler de cette revue sans s’arrêter sur Bertrand BERGERON avec ce « Jamais, au grand jamais », on ne peut pas ne pas citer non plus le texte de Véronique BOSSÉ intitulé « Ressac » qui est très curieux, bien fait et réserve vraiment une étonnante chute.

         

« C’est long mourir… »

 

La nouvelle intitulée « Sous janvier, la plage » de Christiane FRENETTE m’a fait hésiter à parler, dans mon texte de présentation, de ces personnes mourantes qui vous souhaitent de bonnes vacances et vous disent « Au revoir » alors qu’elles savent être en fin de vie, une fin de vie souvent douloureuse et souhaitée par le malade…

C’est ainsi que l’on entend parfois murmurer ici : « C’est long, mourir… »

Mais, comme XYZ.La revue de la nouvelle n’a pas hésité à publier ce texte de Christiane FRENETTE, réagissant en quelque sorte comme moi en pensant à certains dont les vacances ne sont pas d’actualité, je me suis aussi arrêté sur ce travail.

Tout simplement parce que Christiane FRENETTTE montre ici une femme mourante assistée de toute l’affection de sa fille : cette fille qui a de la route à faire pour rentrer chez elle, ce qui ne l’empêche pas de venir chaque jour auprès de sa mère dans cet établissement hospitalier où sa mort n’est guère assistée… Une infirmière a même le culot de ne pas lui donner les calmants que le médecin a prescrits en cas de douleur…

Voilà la fille qui demande un de ces « calmants sur demande » et la jeune infirmière qui s’adresse à sa mère : « Alors, vous ne vous sentez pas bien ? ». Et de poursuivre sa réponse : « Vous n’en avez pas besoin, madame. Savez-vous que le meilleur moyen pour vous calmer et dormir, c’est de penser à quelque chose d’agréable ? Pensez à une belle plage au soleil, au bruit des vagues, à la couleur de la mer. »

L’effet placebo est effectivement quelque chose de connu, mais je ne l’ai jamais vu employé de cette façon et dans une telle circonstance. Pourtant, je crois en la véracité de ce que fait cette jeune infirmière pour avoir été la victime d’une kinésithérapeute dans un établissement de soins de suites.

Certes, il y a des malades que l’on dit douillets, mais il est des moments où l’être humain le plus stoïque, courageux et endurant est vaincu par la souffrance et fait dire, en cette saison précisée par l’auteur, « Sous janvier, la plage ». C’est-à-dire la libération qui n’est pas la même pour la malade et cette jeune infirmière sans expérience et sans beaucoup de cœur. Elle est de ceux qui auraient pensé comme un certain nombre de gens en mai 1968 où l’on disait « Sous les pavés, la plage ». Mais ce fut comme dans cette chambre d’hôpital : les pavés furent pour les étudiants et la plage pour les ouvriers… Les Accords de Grenelle négociés pendant les événements de 1968 l’ont été entre le gouvernement, le patronat et les organisations syndicales…  Ce qui prouve bien que la plage n’a pas été pour les étudiants qui avaient pourtant beaucoup joué avec des pavés… mais ne pourraient, pour la plupart, retrouver facultés, universités et grandes écoles qu’après la plage, qu’après avoir perdu une année d’études…

Et l’on voudrait que les « soixante-huitards » fussent les gagnants de ce mois de mai ?

 

Hors-frontières…

Gardant le schéma habituel, la revue propose la rubrique « Thème libre » que je vous laisserai découvrir seul car je suis toujours aussi bavard et me laisse entraîner par ma plume alors qu’il ne s’agit ici que d’une présentation de textes divers et bien faits…

Je passerai donc directement à la chronique « Hors-frontières » en essayant de ne pas vous dévoiler réellement ce texte de Henry LAWSON intitulé « La femme du conducteur de bestiaux ».

Je vais donc tenter de résumer au plus juste ce texte dans lequel un couple et ses enfants, maigres et déguenillés, font face à la vie, une vie difficile dont ils ne se plaignent pas. Et pourtant…

Et pourtant, cette femme a dû faire face à de nombreuses catastrophes annoncées en l’absence de son mari… Cette nuit en fera partie avec l’entrée d’un serpent dans ce que nous appellerons la demeure… Certes le chien déteste les serpents et en a occis de nombreux mais, un jour, il se fera piquer et en crèvera… Pour ce soir, la femme du conducteur de bestiaux a pris toutes les dispositions possibles pour que ses enfants ne soient pas en danger et elle-même ne s’endort pas pour tenter de tuer cet animal quand il sortira de son trou (dans la maison) où il s’est réfugié et où elle ne peut rien faire.

Non, elle ne dort pas, la femme du conducteur de bestiaux, mais elle pense… Elle pense à ce feu survenu en l’absence de son mari, à cette inondation qu’il a fallu braver… Elle pense à tous ces très difficiles moments passés en l’absence de son mari…

Comme on le voit, c’est une femme qui fait face, mais qui n’en reste pas moins féminine pour autant : si, pour elle, toutes les journées se ressemblent, le dimanche après-midi, elle s’habille, nettoie les enfants, pomponne bébé et s’en va faire une marche solitaire le long de la piste, poussant un vieux landau devant elle. L’auteur précise alors : « Il en va ainsi tous les dimanches. Elle prend autant de soin à se faire élégante et à bien habiller les enfants que si elle devait faire une tournée dans les beaux quartiers… Il n’y a rien à voir cependant, pas âme qui vive… ».  Il me faut maintenant arrêter de vous parler de cette femme, mais non sans vous rassurer : le serpent était long et fort mais le chien et sa maîtresse en sont venus à bout. Ainsi « Cela va mieux… » (Est-ce ici l’expression idoine ? En France probablement !)

 

Comptes rendus

Nous pouvons calmement passer dans les comptes rendus sur lesquels je ne serai guère disert puisqu’il me semble un peu stupide de faire une longue recension d’une recension réalisée par une belle plume…

Dans le même état d’esprit je ne vous parlerai pas de tous les livres se trouvant dans cette rubrique.

Le premier ouvrage, Goncourt de la Nouvelle 2015, ayant pour titre « Première personne du singulier » signé de PATRICE FRANCESCHI est bien évidemment incontournable… De plus, avant de faire sa « critique », David DORAIS a la bonne idée de nous faire un portrait de l’auteur, un homme étonnant. Il nous permet ainsi de découvrir un homme d’action : aviateur, marin, parachutiste, membre (et naguère président) de la Société des explorateurs français, il a dirigé de nombreuses expéditions de l’Amazonie à la Nouvelle Guinée en passant par le Congo, note David DORAIS avant de parler de missions humanitaires dans des zones de conflits.

David DORAIS ayant expliqué que ce recueil comprend quatre longues nouvelles, on ne sera pas surpris de lire sous sa plume « On aurait presque envie de parler de « bonne vieille » littérature d’aventures (…) tant la narration sait se faire discrète pour permettre au lecteur d’apprécier les émotions de suspens et de la découverte que l’auteur entend provoquer chez lui ».

 

Ne laissons pas sombrer la « Nouvelle » …

 

David DORAIS s’intéresse ensuite au travail de Lise GAUVIN intitulé « Parenthèses », publié chez Lévesque éditeur dans la collection « Réverbération ». David DORAIS - que je considère comme un lettré et dont j’apprécie habituellement la plume - m’a fait bondir en osant écrire ici ce qui suit : « La personne qui chercherait dans ces écrits une cohérence classique risque d’être déçue. Ici, pas de chute qui embrasse l’ensemble du récit pour lui donner une explication, pas de dénouement unificateur, pas de fin qui, tel un point nodal, réunit les fils de la narration. Lise Gauvin préfère laisser en suspens la conclusion de ses nouvelles et offrir au lecteur l’occasion de composer par lui-même une clôture qui le satisfasse ». Si ces propos n’étaient pas de David DORAIS, je penserais à une très mauvaise plaisanterie car c’est enlever là tout ce qui constitue l’intérêt de la nouvelle !

Sans cohérence classique, la nouvelle devient une vague histoire que tout le monde est capable d’écrire puisque peu importe le sens, peu importe la fin qui sont laissés aux bons soins du lecteur !

De plus, il est certain que cela peut – peut-être – avoir des lecteurs au Canada, mais certainement pas en France ! Nouvelliste moi-même, nouvelliste très classique qui fait d’ailleurs souvent des textes en boucle, j’ai trop fait de Salons Littéraires pour être certain que cela est invendable dans mon pays… Puis, en dehors du fait de vendre ou de ne pas vendre, cela ne me paraît pas très sérieux !

La littérature est un art comme la peinture ou la musique… Or, comment écrit le lecteur lambda ?

Un amateur de musique va-t-il composer la fin du Boléro de Ravel* ? Pour ce faire, je pense qu’il faudra expliquer que Ravel a écrit là une étude et non un morceau de musique comme le pensent 99% de la population.

Un artiste peintre mettra-t-il quelques couleurs sur une toile qu’il vendra très cher car la personne en en faisant l’acquisition fera de cette « chose » l’œuvre de sa vie !

Non, quand je vois notre culture française glisser à la vitesse « grand V » vers une langue qui n’est pas la nôtre, défendons-là, défendons ses structures littéraires, après la poésie super libérée (pourquoi non ?) – la seule que je pourrais écrire… peut-être – ne soyons pas de plus en plus laxistes et ne tolérons pas une « Nouvelle libérée » dont le lecteur fera ce qu’il veut et qui nous mènera au « bas français » que je me refuse à accepter.

 

XYZ.La Revue de la nouvelle est

distribuée et diffusée en Europe par :

Librairie du Québec

30 rue Gay-Lussac  -  75005 PARIS

www.librairieduquebec.fr

libraires@librairieduquebec.fr

 

* Voilà ce que disait Ravel lui-même du "Boléro": "Jevoudrais surtout qu'il n'y ait pas de malentendu sur ce travail. Il s'agit d'une expérience d'un type très particulier. Avant sa première représentation, j'avais prévenu que ce morceau de dix-sept minutes n'était constitué que d'un unique et long crescendo ininterrompu. L'écriture orchestrale est simple et directe du début à la fin, sans la moindre recherche de virtuosité."

 

 

 

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01 juillet 2016

Entre deux rubriques sur notre site, Pierre Michel KLEIN est revenu dans les librairies

 

PHILOSOPHIE

                                   

 

 INTENTION DE LA METACHRONOLOGIE

 

                    Le point de vue du mort

 

    

 

            Comme, au fond, tout livre de philosophie, Métachronologie s'affronte à des questions ultimes : qu'est-ce que la mort ? Qu'est-ce que le temps ? Qu'est-ce qu'exister ? Quel rapport entre notre corps et notre pensée ? Qu'est-ce que la liberté ?... Ces questions semblent vertigineuses, et pourtant elles sont toutes ici abordées au travers d'une seule perspective : celle d'un instant. Il y a l'instant de mourir puis les instants de notre mort, il y a l'instant que nous vivons ici et maintenant, et les multiples instants de notre existence tout entière. Il y a aussi le temps lui-même, qui semble fait d'une infinité d'instants présents se succédant indéfiniment. Mais qu'est-ce qu'un instant ?

        Un instant n'est pas un tout petit laps de temps, une seconde, un quart de seconde, un millionième de seconde...Un instant est ce que notre pensée suppose comme constituant l'entité la plus élémentaire du temps, sans y chercher une mesure quelconque. Cet instant, le philosophe Vladimir Jankélévitch le qualifiait de « presque rien » - ni rien ni quelque chose -, sorte de je-ne-sais-quoi dont nous éprouvons à la fois l'indubitable réalité et l'insaisissable fugacité. Tout le temps, un instant apparaît et disparaît, à l'instant même. Jankélévitch entrevoyait même toute notre existence comme une sorte de grand Instant, apparaissant et disparaissant lui aussi. Instantanément.

         Instantanément, adverbe mystérieux. Comme est mystérieux notre présent, fiché tel un drapeau flottant au mât du navire baptisé « Monde », et fendant avec lui les ondes invisibles, l'une après l'autre. Un court moment nous sommes du voyage et nous le savons. Un autre long moment nous serons du voyage et nous ne le saurons pas. Mais toujours d'un instant à un autre, que nous soyons éveillés, endormis ou disparus.

        Or il y aura l'instant de notre mort, cette mort que nous ne rencontrerons pas. Cette fois un tel instant ne sera pas un je-ne-sais-quoi fugace, brièvement entrevu. Car nous disparaîtrons à nous-même, à l'instant même. Nous ne nous entreverrons même pas partir : entrevoir, c'est encore être là. Cet instant ne sera donc pas celui d'une « apparition-disparaissante », clin d’œil de l'existence, mais celui d'une disparition pure et simple. Bien que notre vie se reconnaisse plutôt dans le verbe « apparaître », ceci malgré nos éclipses ordinaires, la mort nous vouerait au verbe « disparaître », mais sans nous en permettre l'usage. Car l'instant de la mort interdit tout passage, mutation, transformation, transition de l'apparaître au disparaître, de notre moi à son incomparable même. Par cet instant et malgré leur lien verbal, « apparaître » et « disparaître » y perdent tout rapport. De sorte que cette sorte d'écrasement de la vie contre la mort, cette tragique conversion au silence, cet accident catastrophique sera pour nous un incident imperceptible. Non pas donc un choc épouvantable, mais ce qui se nomme ici une « collision », par laquelle nous ne rencontrerons jamais ce qui semble nous enlever pour toujours.

Nouveau livre de MichelMais alors l'instant de notre mort sera-t-il un instant « présent » ? Certes cet instant sera bien présent pour tout vivant contemporain d'une disparition. Oui, mais que peut bien signifier « présent » pour un homme à l'instant de sa mort, pour une rencontre qui, de son point de vue, n'a pas lieu ? Peut-être tout présent disparaît-il en même temps que toute présence à soi-même. Le présent serait alors un mode « subjectif » du temps, si par « sujet » on entend une « conscience ». Objectivement, il ne serait rien, si par « objet » on entend celui que viserait ledit point de vue du mort. Ou plutôt l'instant présent porterait objectivement son présent comme une faille, une béance. Car cet instant de la mort, la collision le ferait plutôt ressembler à un trou. Telle est la perspective de la Métachronologie sur tout instant du temps : celle de ce point de vue du mort, qui n'est bien sûr pas une vive expérience, mais une pure spéculation.

 Or celle-ci permet d'établir une hypothèse :

 « Le temps serait fait d'instants, et l'instant fait d'un trou, d'un vide : d'un vide de temps. Lorsque donc à chaque instant nous échouons à saisir la pointe infiniment aiguë de notre présent, ce ne serait pas qu'elle nous échapperait de par la fuite du temps, mais ce serait plutôt qu'elle s'évacuerait de par une faille, cette fissure, ce trou, le temps y manifestant en quelque sorte à chaque instant quelque chose de son vide ».

 Une étrange découverte…

    Or en adoptant ainsi le point de vue du mort - point de vue purement spéculatif donc - la Métachronologie fait soudainement une étrange découverte. La voici.

     Le temps du mort est bien pourvu d'un passé : l'instant de la mort, la collision même. Ce temps est pourvu également d'un futur : le caractère définitif de cette mort (faute de quoi il ne s'agirait que d'un sommeil). Mais voilà : tout présent a disparu, car le présent se confond dans la durée de cette disparition. Durée sans la moindre détermination, sans début, sans fin et sans contenu. Durée sans mémoire, sans anticipation ni perception. Durée pure, acte absolu de disparaître sans précision ni borne. La mort alors se confondrait avec le temps lui-même, mais un temps réduit à son propre vide. Telle est l'étrange découverte : le point de vue du mort révélerait dans l'instant, au lieu du présent apparent, un vide de temps. Alors le cri « je suis ! » le plus actuel, jaillissant de la réalité temporelle la plus fine, serait à l'instant inaudible au moment exact de son expression, car « je » ne ferait aussi que disparaître, comme dans un cratère qui ne cesserait jamais de l'engloutir. Si donc la sentence « je suis  à l'instant même de le penser » exprime la réalité indubitable d'un sujet, cette évidence n'est pas infaillible, car le présent n'aurait pas la moindre réalité. 

    Cela, notre seule tristesse nous le murmure parfois auprès d'un disparu : le présent serait vide. Au cœur de l'instant, il n'y aurait rien, rien du tout : le néant même. Au pic extrême de notre présent vivant, non pas l'infinitésimale pointe de quelque chose, un minimum d'entité temporelle, mais bien rien, rien du tout. Rien, purement et simplement. Et ceci n'est pas une découverte anodine. Car si tout être est temporel, si le temps pénètre tout existant, et chacun de nous en particulier, il faudrait aussi y penser un néant pur et simple, sorte de dimension absolument inexistante de tout existant, dimension, comme inverse et symétrique de la dimension existante, et imposée par la nature de l'instant. Le point de vue du mort éclairerait ainsi celui du vivant sur une sorte de nihilité sous-tendant chaque scansion de sa durée, nihilité secrète qui ne caractériserait pas seulement une conscience avant sa naissance, ni une conscience après sa mort, mais qui persisterait pour ainsi dire à l'envers de l'existence et d'instant en instant, de par un vide de temps pénétrant le temps même, sorte de palpitation sans cœur battant, forme d'inexistence étrange à l'image, pour ainsi dire, d'un mort qui ne serait jamais né.   

 Disparition séparée, disparition unie…

   Durant notre vie s'impose la durée de ce qui apparaît instantanément. Durant notre mort s'impose la durée de ce qui disparaît instantanément. Or c'est l'instant de la mort qui écarte ces deux durées l'une de l'autre, mais elle écarte ce qui dans la vie est réuni. Nous nous posons parfois cette question : la disparition séparée (par la mort) est-elle vraiment d'une autre nature que la disparition unie (à la vie) ?  Voici une réponse possible. La sagesse courante sait dire ces mots simples de notre mystère : nous venons du néant, nous allons au néant. Reste le secret que cache ce mystère, secret que vise à lever l'intention de la métachronologie  : d'un néant à l'autre, de par la nature de tout instant, rien ne serait absolument interrompu. D'un certain point de vue, l'instant de la naissance et l'instant de la mort sont évidemment distincts. Mais d'un autre point de vue, ils formeraient un seul et même instant au creux duquel l'existence et l'inexistence sauraient unir leur destinée. Un peu comme si nous dormions sans cesse, et bien qu'à l'endroit notre vie aurait besoin de repos, à l'envers notre éveil ne serait qu'un aspect du sommeil.

 

      D'ailleurs cette disparition, tout existant la reconnaît vaguement dès qu'il songe vraiment à l'instant qui le soutient. Et même parfois, métaphoriquement peut-être, il l'entraperçoit quand le réveil n'ayant pas tout à fait lieu, une sorte évanescente d'éveil lui ouvre l'esprit à sa « somnescence » sans présence, à une apparition sans apparence, comme si la disparition continuait d'entourer et de pénétrer le dormeur, sauf qu'émergeant de l’absoluité de son état et saisissant l'instant par l'aspect de son vide, il rencontrerait son propre sommeil pour ainsi dire de l'intérieur. Cette rencontre sans rencontre, comme celle de sa propre mort, se nomme donc ici : une collision.

    Métachronologie pose la métaphysique ainsi collisionnelle de ce temps sans présent, et en développe la philosophie, tant logique ou phénoménologique, qu'éthique ou esthétique.

 

   Métachronologie

Pierre Michel KLEIN

   466 pages - 30€

Les Éditions du Cerf

 

                 

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23 juin 2016

Poésie: l'Appel du 18 juin à Aubagne (Bouches-du-Rhône)

 

Succès de l’appel à la poésie du 18 juin proposé,

comme les autres années, par Provence poésie !

 

Comme les autres années, Provence-poésie a présenté,  le samedi 18 juin à Aubagne, dans la grande salle centrale de la maison de la vie associative, l'appel de la poésie.

ob_02e462_p1110752L'accueil était assuré par Jean-Claude Colay, Flora Del Sol et Micheline Daou. Sous la bannière de l'hommage Aragon et Ferrat, malgré son état de santé, Denise Biondo, toujours présente, réunissait cinq auteurs dédicaçant leurs œuvres poétiques : Sonia Kitaëff, double casquette peintre et poète ; Jean-André Margossian, Jean-Pierre Mauduy, Guy Feugier et Zaven Sarafian

Accompagnée - pour l'aubade, les fonds musicaux et l'animation - par l'accordéon d'Alain Verriez, elle présentait ensuite une première partie endiablée qui mettait la causerie sur Aragon à portée du public entre le rire et les larmes...

Denise, en diablesse ; Danyel Camoin, SDF ; Michel Isard et sa guitare, Monique et Jacky, Joëlle Foin, Pascale Falco, Alain d'Aix - Guy Feugier avec la participation exceptionnelle de Jean-Pierre Mauduy - défilaient pour déclamer avant l'entracte et le tirage du gagnant du livre de poésie de l'association fait dans la bonne humeur par Edouard.

La seconde partie, mi-costumée et diversifiée qui additionnait les talents associés des interprètes de Pp, de passeport pour la poésie et du club Castéropoulos de Marseille où Danyel Camoin s'illustrait d'abord en curé, puis sous perruque et moustache à travers « Nuit et Brouillard », « A Brassens », « la matinée », « Potemkine » et " La Commune " (avec Edouard et Jean-Claude Colay) puis Maria avec Geneviève Casaburi, également partenaire de Guy Feugier et Philippe-Auguste Malsheres, pour l'éloge du célibat et le fantôme de la télévision.

Une mention spéciale pour Janine Ravel (« Deux enfants au soleil » ) et Mauricette Buffe (« C'est beau, la vie ») et la lecture d'un texte inédit de Jean Ferrat adressé peu avant sa mort aux femmes d'Afghanistan.

Outre un duo de ménage remarqué pour « On ne voit pas le temps passer » et la distribution de textes dans la salle pour faire chanter « La Montagne » par tous, citons aussi les chanteurs Michel Isard (« Ma France ») et Jehan Armagnac (« Mourir au soleil ») ainsi qu’un final avec « La Montagne » (en provençal !) par Edouard accompagné d’Alain juste avant le verre de l'amitié servi par Jean-André et Jean-Claude.

Parmi les spectateurs, n'oublions pas la présence de notre invité d'honneur Michel l'Héllene (Castéropoulos) et de Mme M.F. Bertin-Maghit, conseillère municipale de Saint-Maximin- Sainte-Baume.

Article : FZ ,   Photo : Yves Ravel

 

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18 juin 2016

Ce site doit devenir un lieu d'échanges entre vous et nous...

 

Commentaires, impressions, expériences…

 

En vieillissant, peut-être trouvons-nous la sagesse et le moyen de nous cultiver mutuellement ! De fait, nous ne constatons votre présence, ami lecteur, qu’avec ce que nous dit notre compteur de visites qui a même la bonté de nous donner – à chaque fois que nous le consultons – les pays d'où sont venus les cent derniers lecteurs. C’est ainsi que nous avons le plaisir de savoir que ce site a des lecteurs aux quatre coins de la planète.

Mais ceci n’empêche pas le fait que nous soyons privés de leurs réactions et commentaires dont certains seraient, j’en suis certain, de qualité et nous enrichiraient : le site et nous-mêmes !

Il fallait donc trouver un moyen d’échanges que nous mettons en fonction aujourd’hui même.

Comment pourrez-vous réagir après la lecture de l’un de nos articles ? Vous avez désormais deux possibilités : vous mettre sur la rubrique « Commentaires » au bas de l’article que vous voulez commenter et vous servir de la fenêtre s’ouvrant alors pour écrire ce que vous avez à dire, ou bien m’écrire directement par la rubrique « Contacter l’auteur » se trouvant en haut de chaque page.

Dans le premier cas, le début de votre commentaire arrivera sur la première page du site dans la rubrique dédiée puis, après éventuelle modération* de ma part, paraîtra dans son intégralité le papier en cause dans la mesure où il sera acceptable par tous. Dans le second cas, ce sera un peu plus compliqué si vous voulez que votre commentaire soit mis en ligne car je devrais alors l’insérer à la fin de l’article dans un souci de cohérence, pour que les lecteurs ne trouvent pas votre commentaire comme un cheveu sur la soupe…venant sur un autre article…

Vous aurez ainsi davantage l’impression que ce site est le vôtre… Il en sera de même si vous vous abonnez (gratuitement cela va sans dire) en vous servant de la touche noire située dans la têtière de la première page « S’abonner ». Vous cliquez et vous indiquez ce qui vous est demandé… C’est simple et efficace.

 

*Pourquoi ai-je parlé de « modération » ? Tout simplement parce que, il y a quelques années, n’ayant pas activé la modération, j’ai vu arriver sur ce « site de père de famille » des lettres d’insultes, notamment d’auteurs de livres qui m’avaient demandé la recension de leur ouvrage que je n’avais pas porté aux nues et de gens qui venaient vider leur bile dans un langage peu châtié…Or, pour moi, ce doit être ici un lieu d’échanges de bonne compagnie…

 

 

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16 juin 2016

Manifestations : jusqu'où irons-nous ?

               

                Coup de plume

                              Par François LÉGER 

 

        S’attaquer à un établissement pour enfants malades !

 

 Le vandalisme est quelque chose d’insupportable qui exige de la part des dirigeants d’un État de faire en sorte de protéger véritablement la population sans se contenter de l’apparition de tel ou tel ministre à la télévision au journal de 20 h, venant plagier l’un de ses prédécesseurs d’un autre siècle, en déclarant sérieusement quelque chose comme : « Dormez, dormez, braves gens, l’Etat veille sur vous ».

Et pourtant, que se passe-t-il dans notre pays depuis les attentats du 13 novembre 2015? Nos dirigeants ont perdu tout pouvoir et il n’est pas possible de « dormir en paix » tout simplement parce qu’ils parlent mais n’agissent pas comme il le faudrait  faute d’analyser les situations…

Il y a bien longtemps que je voulais écrire cet article mais je ne voulais pas passer  -  dès l’arrivée en force des migrants lorsque j’ai vu des colonnes d’hommes en pleine force de l’âge venant en fait (c’était évident : un regard et un peu de bon sens généraient ce jugement) - préparer notre pays et une bonne partie de l’Europe à leur installation en nous mettant dehors… C’est parce que je ne voulais pas être taxé de racisme, ce qui était nullement le cas. Pourtant je me souviens d’avoir écrit cela dans une courte rubrique pour la version net d’un grand quotidien qui m’a censuré. J’ai alors compris que les Français n’avaient plus le droit de penser, de parler et d’écrire chez eux en toute liberté : l’invasion était commencée et j’espère que cet article ne sera pas, lui aussi, censuré.

Pourtant, je me souviens d’avoir vu notre président de la République, peu après cet événement du 13 novembre 2015, déclarer : « La France est en guerre » et il sera nécessaire de déclarer « L’état d’urgence »

Rappelons que « L’état d’urgence est un état de crise qui permet aux autorités administratives de prendre des mesures exceptionnelles en matière de sécurité qui sont susceptibles de porter atteinte aux droits et libertés des personnes ». Je pense que, dans ces conditions, ce petit article ne risque pas de porter préjudice à qui que ce soit et ne mérite pas, par la censure, de brimer un pauvre petit journaliste de province alors même que l’état d’urgence le permet, c’est évident ».

 

Interdire toute manifestation revendicative dans notre pays !

 

On nous avait pourtant dit, l’an passé, que « Les attentats perpétrés le 13 novembre 2015 à Paris allaient conduire les autorités exécutives à décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Corse. Ce cadre juridique qui atteint les droits et libertés résulte de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 (…). L’état d’urgence en France est applicable « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Déclaré par décret pris en conseil des ministres, il confère aux autorités civiles, dans l’aire géographique à laquelle il s’applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes. Le décret instituant l’état d’urgence peut prévoir un renforcement des pouvoirs de police en matière de perquisition et de contrôle des moyens d’information. (…). On relèvera que le Président de la République interviendra devant le parlement réuni en Congrès, possibilité offerte depuis la révision constitutionnelle de 2008 (article 18 de la Constitution). Un débat suivra cette intervention hors sa présence….*

Rappelons ici que le président de la République et son Premier Ministre ont alors dansé : un pas en avant, deux pas en arrière de peur d’être mis en minorité à Versailles…

De ce fait, Ils ont déclaré l’état d’urgence, doucement, petit à petit comme la Constitution les y autorise et les attentats ont continué. Puis par l’absence de la mesure ci-dessus qui aurait dû être prise par ces  hommes qui dirigent le pays, les « casseurs » ont fait leur entrée en force dans notre pays lors des manifestations revendicatives mises sur pied par les syndicats. Certes, la police devait intervenir mais devant des casseurs cagoulés et des migrants encapuchonnés pour ne pas être reconnus se glissant gentiment dans certains cortèges…. Voilà une tâche peu aisée et ce d’autant plus que ces casseurs sont, eux, vraiment, « En état de guerre » vu les armes utilisées…

Il y a bien longtemps que le Gouvernement aurait dû, si ce n’est appliquer un couvre-feu, se servir des armes données par l’état d’urgence et faire en sorte d’utiliser les renseignements pour prévenir certains lieux de « casse » Car, les casseurs sont insupportables, mais lorsqu’ils s’attaquent à l’hôpital Necker – Les enfants malades, ils ne sont plus des hommes mais uniquement des prédateurs qui devraient être ramenés à la raison par les Tribunaux…

Ce sont des chiens enragés dont on ignore le but de leurs actions qui s’attaquent à des enfants malades… Un peu d’humanité : lorsque j’étais jeune, j’ai fait un stage dans cet hôpital dans lequel ne se trouvent que des enfants plus ou moins malades et je me souviens que les soignants tentaient de temps à autre de faire venir des clowns pour leur faire oublier leur isolement et leurs souffrances ne serait-ce qu’un instant… Mais, là nous avons eu affaire à des clowns tristes qui n’ont pas d’âmes… Sans parler du coût des dégâts, il faut penser aux dégâts causés sur de tels enfants.

Oui, ce sont vraiment des clowns tristes dont on se demande pourquoi ils ont pu s’attaquer à cet établissement… Savent-ils quelles sont leurs victimes et ce qu’ils recherchent ?

En ce qui concerne le droit, j’ai repris des passages de www.droitpublic.net

 

 

Posté par ARMEE à 15:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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