François Léger

22 mai 2017

Vivez un bien agréable moment, le samedi 3 juin, à Aubagne<...

 

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" 2017, l’odyssée de la fable, depuis

ESOPE,  jusqu’à Jean DI FUSCO…"

        Vous ne regretterez vraiment pas d’avoir répondu par l’affirmative à l’invitation, à Aubagne, de l’association Provence-poésie qui vous propose, le  samedi 3 juin de 16 heures à 19h30, à la Maison Vie Associative- Allée R.Govi,  un moment à nul autre pareil intitulé :« 2017, l'odyssée de la fable depuis ESOPE jusqu'à Jean DI FUSCO ».

               Voilà une bien importante rétrospective des fabulistes, animée par Denise BIONDO  avec  Alain VERRIEZ, à l'accordéon, une rétrospective bien courte dans laquelle il fallait oser se lancer ! Mais il est vrai que ce spectacle pourrait très bien avoir une suite ultérieurement tant le sujet est vaste et s’adresse à un public de tous les âges !

         Vous applaudirez (sous réserves) Danyel CAMOIN (La Fontaine et Brassens), Alain D'AIX (ALLAIS)  Valérie DEMARCQ (Marie De France)  (Alice HUGO), Joëlle ;FOIN, Jean-André MARGOSSIAN (Jacques Roubaud) ; Mauricette BUFFE (Françoise Sagan) Edouard, Guy FEUGIER, Jean-Claude COLAY, etc...

Réception : Micheline DAOU - Valérie DEMARCQ - Jean-Claude COLAY

 

Auteurs invités à la table de dédicaces :

Janine RAVEL - Daniel GLIZE -  Alain D'AIX, avec une présentation par Micheline ou Valérie des œuvres de Jean DI FUSCO.

Vous sera également  présentée l'oeuvre poétique des trente élèves du collège Lakanal sous la direction de Jérémy ENGLER. En seconde partie, vous pourrez apprécier un hommage à Jean DI FUSCO (lecture de ses textes par des adhérents et amis) avant un final en musique avec ALAIN VERRIEZ.

 

 

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19 mai 2017

18 brumaire an VIII, 7 mai 2017...


 

    LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX

                                                        

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Newsletter : supplément gratuit à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N°119 15 mai 2017

 

18 brumaire an VIII(1799), Bonaparte le coup d'État          

7 mai 2017, Emmanuel Macron le coup d'Éclat

 

Bonaparte s'empare du pouvoir à 30 ans, Macron à l'âge de 39 ans. L'un est général, l'autre est banquier, mais ni l'un ni l'autre n'ont exercé le pouvoir suprême. La comparaison s'arrête là !

Bonaparte s'est autoproclamé Premier Consul en 1799, cinq ans plus tard, le 2 décembre 1804, il se fait sacrer empereur sous le titre de Napoléon 1er par le pape Pie VII, en la cathédrale Notre-Dame de Paris. À coups de canon, il bouscule les monarchies européennes et conquiert l'Europe. En 1812, Rome, Hambourg, Barcelone, Amsterdam ne sont plus que les chefs-lieux parmi les 134 départements français. La Prusse, la Russie, l'Autriche sont soumises, seule l'Angleterre résiste et même remporte la bataille navale de Trafalgar.

En moins de deux ans, de 1812 à 1814, après la désastreuse campagne de Russie, l'Empire s'effondre et Napoléon abdique une première fois le 6 avril 1814. Malgré son retour triomphal de l'île d'Elbe, en mars 1815, et sa reprise des rênes du pouvoir durant Cent jours, il ne pourra plus échapper aux armées royales coalisées. L'aventure se termine à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. Napoléon abdique une deuxième fois. Prisonnier des Anglais, il est conduit dans l'île de Sainte-Hélène où il mourra en 1821, à l'âge de 52 ans.

 

Et notre Emmanuel Bonaparte Macron, qui rêve de devenir le grand artisan d'une Europe réformée et unifiée, sans les armes mais avec les capitaux, qui promet pour la France des jours meilleurs avec le plein emploi grâce à la libre entreprise et le dialogue avec les représentants du peuple, dans cinq ans sera-t-il passé comme son illustre prédécesseur du statut de Président à celui d'Empereur ?

Dans dix ans, Emmanuel Napoléon Macron succombera-t-il comme le général en chef Bonaparte sous les coups d'une Angleterre, ennemie déclarée de l'Europe et de troupes coalisées composées d'insoumis, d'anticapitalistes, de revanchards et de francs-tireurs partisans d'une Restauration ou d'une sixième République ? 

 

Napoléon a créé la Banque de France, les préfectures, l'École de Saint-Cyr, les écoles primaires et le ministère de l'Instruction, les Chambres de commerce, le Code civil, le Conseil des prud'hommes, le Code pénal, la Cour des Comptes. Côté architecture Napoléon a fait bâtir l'Arc de Triomphe de l'Étoile, l'Arc de triomphe du Carrousel, la Bourse de Paris, la Colonne Vendôme. Il a réalisé la liaison entre le Louvre et le Palais des Tuileries et ouvert le Musée du Louvre. Il a commandé le pont de pierre à Bordeaux, fondé la ville Napoléon (La Roche-sur-Yon), transformé la place Belcour à Lyon et fait construire la place de la Paix à Milan. Napoléon a jeté trois ponts sur la Seine, (d'Austerlitz, d'Iéna et des Arts) ouvert les canaux de l'Ourcq, de Saint-Martin et de Saint-Denis.

Sur le plan politique, dès sa prise de fonction en 1799, Bonaparte a rédigé la Constitution de l'an VIII, instauré le Conseil d'État et le Sénat. À tout cela, il faut ajouter la création du franc germinal, de la Légion d'honneur, du baccalauréat, le rétablissement des Universités, la numérotation des rues et la préparation du cadastre. Côté religion, il a conservé la liberté des cultes, il a commandé l'élévation de l'église de la Madeleine, signé le Concordat avec le pape, aménagé le cimetière du Père Lachaise, il a rétabli dans son rôle le Grand Sanhédrin pour faciliter l'assimilation des Juifs.

 Sur le plan de l'écologie (avant l'invention du mot) il a aménagé le Jardin des Plantes et le Jardin du Luxembourg, créé de nombreux espaces verts dans la capitale, fait percer les rues de Rivoli, Castiglione et des Pyramides. Sous son règne, Paris est devenu la Ville lumière, une des plus éclairées au monde et munie d'un véritable réseau d'eau potable distribué par des dizaines de fontaines.

 

Alors, jeune Emmanuel, toi qui connais très bien l'histoire de France, toi qui viens de remporter la victoire du pont d'Arcole, il est grand temps de te mettre au travail. Évite de trop imiter l'Empereur, de vendre la Louisiane, de rétablir l'esclavage par une loi travail et surtout de faire massacrer la jeunesse dans des guerres inutiles. Emmanuel marche en paix. N'oublie pas que Bordeaux t'a offert 80% des suffrages. Le peuple te regarde !

 

Signé : Dame Aurélie Gazouille transmetteuse inter-siècles

 

Macron Napoléon

 

Avec l’aimable autorisation (tant pour le texte que pour les illustrations) donnée par Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél : 05 56 91 84 98   Email : ddabordeaux@gmail.com  

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges, Coordinateur : Bernard Dané

 

 

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15 mai 2017

Si une idée originale d'écriture vous interpelle, pensez APPEL...

 

PASSEPORT pour le concours littéraire APPEL

                         (Association des peintres poètes écrivains landais)

                                        

       

       Le concours littéraire APPEL, qui réunit toutes les formes d’écriture tant en poésie qu’en prose - poésie classique, libre, sonnet, autres formes, humoristique, voire illustrée ; la prose, cette autre forme d’écriture que sont les contes, nouvelles, romans, essais, recueil édité, même non édité, théâtre - est rendu libre et gratuit à la condition d’acquérir le dernier recueil de l’APPEL, « L’APPEL DES LANDES », ouvrage tout en couleur de 128 pages, de récits, contes et nouvelles, au prix de 26 euros.  ( 20 +6 euros de frais d’envoi des 2 livres).
      Frais d’envoi des deux livres ? De fait, un second ouvrage, de la même valeur, « Le livre d’or de l’APPEL » couleur, poésie, peinture, 128 pages, vous sera  offert  à titre de bienvenue et joint à l’envoi du premier.

Concours AppelL’ensemble de ces mesures permet à l’APPEL d’avoir des concurrents toujours plus nombreux et motivés sans oublier la diffusion de ses recueils toujours de grande qualité artistique.

La demande d’inscription au concours 2017 est ouverte et chaque candidat recevra son "passeport" dès acceptation du règlement et pourra participer à toutes les catégories désirées sans limitation. Vous pouvez demander dès maintenant les deux livres : Ils vous seront envoyés immédiatement.

La remise des prix aura lieu le dernier samedi de septembre 2017 en bord de lac ou de mer et pourra éventuellement se poursuivre le dimanche qui suit sur un programma à définir.

L’inscription au concours devra se faire avant l’envoi des documents présentés afin que chaque candidat reçoive  * son passeport *, soit les deux livres proposés.

Demande de renseignements : tel 05 58 78 13 65.
Mail :
blondinjc@orange.fr

 

                        

                         Règlement de ce concours 

 

Art.1 : Le concours est ouvert à tous les écrivains de langue française

Art.2 : Le nombre d’envoi n’est pas limité

Art 3 :  Chaque œuvre présentée devra être dactylographiée en 2 exemplaires. Ne devront figurer ni le nom, ni l’adresse de l’auteur, mais seulement - en haut et à gauche de chaque feuillet - deux lettres suivies de trois chiffres ( ex : AZ123). En cas d’envoi de plusieurs œuvres au concours, chacune devra être présentée sur une feuille différente, mais porter les mêmes chiffres et lettres.

Art. 4 :

Première option
Les droits de participation se répartissent de la façon suivante : droit fixe 11€ à ne verser qu’une seule fois quel que soit le nombre d’œuvres envoyées + 1,50€ par œuvre présentée dans chaque catégorie.

Deuxième option, Catégorie « Passeport » :
Les adhérents 2017 catégorie passeport sont exemptés de tous droits et peuvent concourir dans toutes les catégories ( l’adhésion est de 26 € et sera matérialisée par l’envoi de deux livres de luxe de l’APPEL (voir offre). L’adhésion passeport qui donne droit à toutes les sections cumulées doit être effective avant l’envoi des épreuves (Adhésion de 2017 souhaitée le plus rapidement possible).

Art 5 : Une enveloppe jointe à l’envoi des textes devra contenir :
a) une feuille sur laquelle figureront les lettres et les chiffres, les titres des œuvres ainsi que la ou les sections choisies, le nom, l’adresse et éventuellement le numéro de téléphone et le Mail.
b) Les droits de participation (si ce n’est pas une adhésion). Cette enveloppe ne sera ouverte que par le président de l’association.

Appel concours inscriptionArt 6 : Trois enveloppes timbrées à l’adresse du candidat devront être jointes pour l’envoi des résultats dont une pour 50g pour les programmes des festivités.

Art 7 : Les lauréats non présents à la remise des prix devront envoyer 10 € pour l’envoi du diplôme et du prix (frais de port et d’emballage)

Art 8 :  Les envois devront être adressés, non recommandés, avant la date limite du 28 juin 2017. Cette date pourra être reculée -  si nécessaire -  par le président de l’association
ADRESSE : APPEL 720 avenue Latécoère 40600 BISCAROSSE
Tel : 05 58 78 13 65
Mail : blondinjc@orange.fr

Art 9 : Les manuscrits ne seront en aucun cas rendus aux concurrents

Art 10 : Le jury sera composé de personnalités du monde littéraire, artistique et du jury local. Leurs décisions sont sans appel. Le fait de concourir implique l’acceptation du présent règlement

INFORMATIONS
- La remise des prix aura lieu le 30  septembre 2017

- Concours + livres + adhésion 26 euros ( 20 + 6 euros de frais de port) : offre jusqu’au 28 juin 2017

 

 

 

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09 mai 2017

"La Saintonge Littéraire: une revue lue bien au-delà de la région"

« Aunis,  Saintonge et Angoumois  » :

une revue culturelle faite avec passion !

                 

                                    Par François LÉGER

   

Quel retard ai-je pris au cours des dernières semaines ! Rendez-vous compte : ce n’est qu’au début du mois de mai que je viens vous parler du numéro de « La Saintonge Littéraire » arrivé chez les abonnés de cette revue culturelle au mois de mars ! Mais est-ce si grave ?

En posant cette question (« Est-ce si grave ? »), pensez-vous que je tente de m’en faire excuser ? Cela est évident*, mais c’est aussi un moyen de vous parler de deux autres choses qui me semblent avoir leur importance ! Si chaque trimestre, vous attendez votre revue comme si vous étiez sur des charbons ardents, pourquoi ne pas vous abonner pour recevoir quatre numéros par an dès leur sortie des presses ? Pour ce faire, il vous suffira d’entrer en contact avec l’un des responsables : saintongelitteraire@yahoo.fr... La négociation sera aisée puisqu’un abonnement de quatre numéros ne vous coûtera que 23 euros, soit beaucoup moins cher qu’une revue people dont vous pouvez douter de la véracité de nombre d’articles.

 Enfin, où trouver l’histoire de votre région, ce que nous entendions, enfants, lors des veillées, certains soirs d’automne ou d’hiver, devant une grande cheminée dans laquelle crépitaient une ou deux bûche(s). Voilà un souvenir inoubliable que je porte en moi depuis quelques décennies, un souvenir que le téléviseur familial ne pourrait en aucun cas générer…

 

Numérisation_20170326 (2)Ô cher auteur, il serait peut-être temps de parler de cette revue dont le présent numéro s’ouvre sur un article de Xavier GORGE, issu d’une vieille famille rouennaise très attachée au patrimoine de la Normandie. Un homme qui eut une carrière d’ingénieur et de dirigeant d’entreprise avant d’entreprendre des recherches historiques sur un certain nombre de personnages familiaux confrontés dans leur vie ou leur carrière, de près ou de loin, à la Grande Histoire !

C’est dans ce cadre qu’il a récemment publié « La vie d’Henri Louis LERCH (1764-1840) » ; un livre disponible sur LULU.com. Actuellement Xavier GORGE partage sa vie entre la région parisienne et… la Saintonge !

Si Xavier Gorge a consacré ici ses lignes au « combat de La Bayonnaise contre l’Embuscade, le 14 décembre 1798 » et insisté sur ce combat que le lecteur suivra avec intérêt, pour ma part j’ai trouvé plus intéressant de mettre le côté humain en exergue. Ce combat montre que c’est bien souvent lors d’une telle occasion qu’un homme fait des prouesses, ce qui est ici le cas. Nous pouvons ici parler d’un garçon dont le courage est exemplaire.

De fait, le « héros » n’est pas un homme, même pas un jeune adulte, mais un enfant !!! Voilà en effet un mousse, Sarrazin  GUICHOU, âgé de 12 ans, qui poursuit le soldat anglais auteur du coup de feu mortel de l’un des siens, le tue à coup de pistolet et s’écrie : « Il est vengé. Tu n’en tueras point d’autres ! »

De même, qui aurait pu penser, en 1764, à la naissance d’Henri-Louis LERCH, fils d’un boulanger, que ce garçon aurait une étonnante et brillante carrière dans l’armée ? Un homme père de plusieurs enfants dont une fille, aïeule de l’auteur de l’article de « La Saintonge Littéraire »  reposant dans la tombe familiale.

 

« Buvez ceci, vous m’en direz des nouvelles… »

 Il vous faut découvrir le « Pineau vieux du Révérend Père Fortunat », un texte de Bernard SEBILEAU, Premier Prix du Concours Marie de Buttlar 2016, que vous retrouverez dans la revue, très certainement avec plaisir tant ce texte et les personnages sont attachants… De plus, croyez-moi, ce breuvage est fort agréable mais doit être bu avec modération…Foi de petit-fils de la région…

Mais, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie ni, d’ailleurs, celle du Couvent des Récollets où de pauvres Franciscains, couverts de bure brune, vivaient de peu : une partie seulement de la quête d’église leur revenait et ils en étaient réduits, non seulement à vivre chichement du produit de leur jardin, mais à mendier en complément…

C’est dire que les hommes ne peuvent pas assumer l’entretien et les réparations des locaux qui les accueillent et dans lesquels les conditions de vie sont difficiles, contrairement à celle des pigeons… De fait, on peut découvrir, dans le chœur et la nef de l’église, une nuée de pigeons en ayant fait leur habitat et fientant sans complexes sur les malheureux moines déambulant, les maculant de leurs déjections…. L’ensemble de ces conditions de vie amenait les Pères Récollets à se demander s’ils ne feraient pas mieux de chercher un autre endroit, un véritable lieu de vie.

Coïncidence ? Alors que se débattait en ce moment cette question  dans le Chapitre, le Frère Fortunat demanda à être entendu du conseil… Après de larges explications,  il indiqua qu’il détenait peut-être  la solution en ayant trouvé, deux ans plus tôt, un écrit dont il donna lecture… Il souligna avoir commencé à faire ce qui « était indiqué sur ce papier » et à faire quelques essais  avant de l’oublier, pris par ses occupations quotidiennes. Ayant dit avoir tout oublié de ces tentatives il précisa : « Cela m’est revenu, ce jourd’hui, dans mon sommeil, secoué par mon ange gardien pour lequel j’ai grande dévotion : < Frère Fortunat, réveille-toi. A ton lever, imite le sieur Pineau de Burie, fameux par ses mélanges tirés de la vigne. Va goûter ton produit de barrique délaissé dans le chai depuis deux années, va goûter, va goûter !...>

Ayant invité les personnes présentes à goûter, il demanda simplement : « N’est-il pas boisson de Dieu ? »… Et, l’on décida alors de libérer le Frère Fortunat de certains travaux pour qu’il puisse se donner librement à la confection de « son merveilleux assemblage ». La réussite fut le fruit des assemblages heureux du Frère Fortunat. Le Chapitre décida de baptiser le fameux produit « Pineau Vieux » et la maison des pauvres Récollets fit rapidement fortune.

Quant au Frère Fortunat, il n’en avait pas fini avec ses états d’âme à force de créer et goûter de nouvelles moutures qui enrichissaient la communauté. Il tenta bien d’être remplacé en se rendant compte des effets négatifs sur son corps et pour son âme, mais on estima qu’il était indispensable et l’on préféra le dispenser de ses autres occupations et le persuader qu’il ne commettait pas de péché…en tentant toujours et toujours d’améliorer ce breuvage pour les autres… Le Père abbé le rassura même en lui disant notamment : « C’est l’absolution complète avant le péché ! ». Ce à quoi le Frère Fortunat (devenu Père Fortunat pendant que nous devisions sur l’effet du produit sur la fortune de la maison des pauvres Récollets) répondit : « Oh ! bien, alors, merci  cher père abbé, vous me débarrassez d’un grand poids ».

Rasséréné, le Père Fortunat retourna à son chai aussi léger qu’un gai pinson…

*Cela est évident  dans la mesure où vous aurez remarqué qu’il n’y a, dans cette revue, aucun article d’actualité, portant une date précise passée ou à venir, auquel cas j’aurais porté cet article à votre connaissance en temps et en heure…

 

Le bridge en Saintonge

par Jacques et Christine MOULINIER

 
Ayant précisé que le bridge avait été vraiment présent en Angleterre à partir de 1885, les co-auteurs de cet article ne manquent pas de me saper le moral en insistant sur le fait suivant : « Pour être un bon joueur, l’apprentissage est assez long »…

A partir de cela, la comparaison n’est pas manquée avec un sport qui a l’avantage de pouvoir être pratiqué dans son club, entre amis ou sur Internet.

Après ces intéressantes généralités – qui se devaient d’être précisées – l’article en vient tout naturellement à s’intéresser aux clubs de la Saintonge pour savoir si la région est bien représentée par ses joueurs. Il pose donc la question : « Qu’en est-il des clubs dans notre région, plus particulièrement entre Saintes et Royan ? »

On apprend alors que la Fédération Française de Bridge – qui regroupe près de cent mille licenciés – y est très bien représentée. Tout d’abord Royan  est le siège du Comité Charente-Poitou-Vendée.

De plus ce n’est pas un simple siège dans la mesure où ses locaux, 28 Boulevard Carnot, accueillent, entre octobre et juin, de nombreuses compétitions, les joueurs étant classés en quatre séries, Espérance, Promotion, Honneur et Excellence. Le club de Saintes organise, quant à lui, chaque année, début août, un festival ouvert à tout bridgeur dans les magnifiques locaux de l’Abbaye-aux-Dames, festival particulièrement apprécié par les juniors.

Pendant deux ans, ce même club a organisé, dans l’espace Pierre Mendès-France, les interclubs de la région. Ce qui n’était d’ailleurs pas une mince affaire puisque 850 participants sont allés en ces lieux !

La Saintonge n’oublie pas le bridge, loin de là, et encore moins les résultats internationaux. C’est ainsi que l’on pense à l’année 2011 qui a été glorieuse pour la France  avec deux titres mondiaux, puis à 2016 où a été acquis un titre européen ! Puis il faut rêver, cette année, à Lyon où auront lieu les championnats du monde…

Enfin, comme nous l’avons indiqué, le bridge a conquis internet dont le site  www.ffbridge.fr  a été ouvert par la Fédération il y a plusieurs années, mais il existe d’autres sites dédiés gratuit ou non…

L’histoire du canonnier Jean-Baptiste Théodore  BALLENTINE

Par Jacques de Larquier

 Aux habitants de Royan et aux touristes en résidence balnéaire avaient été donnés des conseils de prudence, dans le numéro de La Gazette du 18 juillet 1884, avec l’annonce de « tirs à la mer » qui allaient être faits par l’Ecole à feu du Fort de Royan.

Le 18 juillet, La Gazette fait part à ses lecteurs d’un horrible accident arrivé au Fort de Royan où un détachement du 14ème bataillon d’artillerie de forteresse faisait des exercices de tirs à la mer.

On tirait à une distance de 2300 mètres avec des pièces de canon de 16 se chargeant par la culasse. Le servant pointeur de droite, nommé Jean- Baptiste Théodore BALLENTINE, 22 ans, qui opérait la mise à feu, se trouvait dans l’axe de la pièce. Sa tête fut littéralement emportée par  le déverrouillage accidentel de la culasse.

Ce tragique accident, nous dit le journal, jeta la population royannaise et la « colonie étrangère » dans la consternation, le Casino supprima son concert du jour et sa représentation du soir en signe de deuil…

On imagine la foule qui assista le surlendemain aux funérailles conduites par les autorités civiles et militaires.

 

  Lucio et la mouche

   Nouvelle de Jacques FABRE

 Après la relation de ces différents événements, le secrétaire de « La Saintonge Littéraire » eut l’excellente idée de se mettre lui-même au piano en livrant une nouvelle (un peu longue à mon goût… Tout comme les miennes la plupart du temps !).

Une nouvelle dont je ne vous parlerai pas, vous laissant le soin de la découvrir et de partir dans la dimension littéraire  qui est celle de l’auteur lorsqu’il décide de vous emmener dans un autre niveau de conscience.

 

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06 mai 2017

Ce serait une belle aventure de participer à l'anthologie des poètes 2017: à vos plumes !

   Le Printemps des poètes se poursuit !!!

 

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01 mai 2017

Une place, la vôtre, dans l'infini...

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      La rubrique philosophique

     de Pierre  Michel KLEIN
      
                                               

 

           En avant

 

         Comme le temps ne suspend jamais son vol, le mouvement de l'Histoire semble ne disposer que de trois principes : progression, répétition, régression. C'est aussi le cas pour chacun d'entre nous. Si, par exemple, nous décidons de jouer du piano, nous constaterons bientôt des progrès, puis nous aurons l'impression de stagner, ou de nous contenter de certains acquis, jusqu'à les perdre parfois peu à peu.

      Quant aux avancées de l'Humanité en général, quelques chroniqueurs s'essaient aussi à les juger. Ils constatent que les techniques font des progrès spectaculaires, que la pauvreté diminue (malgré une misère qui persiste), que les pouvoirs oscillent entre libération et oppression, tandis que de malheureuses populations subissent encore des violences barbares. Les trois principes - progression, répétition, régression - qui alternent chez un individu, s'imbriquent, se contredisent et se combattent quand il s'agit du monde.

     C'est que le mouvement de l'Histoire est représenté comme celui du temps : une droite orientée, le passé en arrière du futur, un présent sectionnant cette ligne en tout point. Quelques philosophes  s'emparent de cette figure et y projettent l'image de la destinée universelle. D'un point à un autre, l'optimiste  mesure le progrès d'une certaine chaleur humaine, le réaliste déplore les résurgences d'une origine médiocre, et le pessimiste devine les prodromes d'une glaciation finale. Ainsi le présent parcourt-il cette ligne mystérieuse, et le monde y voyage en spéculant sur son origine et sa destination. Pourtant sauf à tenir à des illusions parfois redoutables, peu à peu il lui faut reconnaître  qu'il ignore tout du commencement et de la fin. De sorte que désormais chacun semble faire de son mieux, au jour le jour, bien que souvent manipulé par des pouvoirs insaisissables, ou parfois guidé par un idéal mystérieux. La philosophie elle-même, jusque-là préoccupée par l'orientation de l'Histoire, laisse place à une sorte d'affairement au jour présent. Si le sens de l'existence persiste, c'est effacé devant les gestes de la survie.     

      C'est comme si aujourd'hui la représentation de la longue ligne de l'Histoire se réduisait à un point, autour duquel tout est inconnu. S'il faut chercher un sens, c'est alors à l'intérieur de ce point. Or qu'est-ce qu'un point du temps ? Un instant. Un point de l'Histoire ? Un instant de l'humanité. A partir d'une ligne, le temps humain pouvait se traduire en termes de progression ou de régression. Mais à partir d'un point, comment se pense toute cette histoire ?

     Sur place, en ce point, il est encore possible de creuser. Un événement quelconque, un simple geste, par exemple acheter une baguette de pain chez le boulanger, cela se prête à toute une analyse. On y découvre le mode de production du blé, sa transformation en farine, son transport, l'émission d'une monnaie d'échange, les taxes, le budget de l’État, ses emprunts sur le marché financier international, etc. Tout événement humain ressemble ainsi à un oignon qui s'épluche et révèle successivement de multiples strates. Mais où cela s'arrête-t-il ? Un événement repose-t-il en dernier lieu sur une base ultime ? L'instant du temps, sur lequel il survient, comporte-t-il un fond ? Quand ce n'est plus la ligne, mais le point qui sert de modèle temporel à la marche de l'Histoire humaine, l'inconnu se métamorphose : la question n'est plus de savoir d'où nous venons et où nous allons, mais sur quel sol au fond se posent nos pas.

        Sur quel sol nos pas se posent-ils ? Vous êtes votre propre événement d'exister, et comme tout existant de l'Histoire, vous portez dans votre esprit les milliers de mots, d'opinions, de savoirs, d'idéaux, de croyances, de peurs et d'espérances au milieu desquels vous suivez votre chemin. Tout cela papillonne-t-il dans l'air du temps ? Ou bien tenez-vous à un quelconque fondement ? Vous êtes un événement singulier de l'humanité, un point perdu au croisement de lignes sociales et historiques innombrables, sur lesquelles le monde progresse, répète, régresse. Jeté on ne sait où au cœur de votre temps, d'où venez-vous ? Où allez-vous ? Les réponses sont nombreuses. Où vivez-vous ? Sur un point, à l'instant même. Qu'y a-t-il sous cet instant ? Une place, une seule ,la vôtre, dans l'infini.     

 

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26 avril 2017

Bonjour "La Gazouillette" ...

La Gironde vous attend et vous propose trois jours,

que vous ne regretterez pas,  dans le périmètre du

Château de  Roquetaillade les 6, 7 et 8 mai...

 

 

Par ce supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, vous êtes invité aujourd’hui, cher lecteur, à un petit voyage en avant-goût des vacances….

Un grand merci à  LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX de nous avoir autorisés à publier sur ce site ce texte de qualité qui est le sien et est consacré au château fort de Roquetaillade.

 

Un peu d'histoire

En 1306, alors que l'Aquitaine est sous tutelle anglaise, que Bertrand de Got  est devenu pape en Avignon sous le nom de Clément V, son neveu l'évêque de Toulouse, Gaillard de la Motte obtient la permission du roi d'Angleterre Edward Ier de bâtir une deuxième forteresse sur le site de Roquetaillade. Ce "château neuf" financé en grande partie par le pape, va se révéler comme un chef-d'œuvre de l'art militaire : d'une part par son système de récupération des eaux de pluie permettant de soutenir un long siège, d'autre part par l'élégance des tours et son confort intérieur. Un des premiers châteaux-palais militaires et résidentiels construits au temps de l'Aquitaine anglaise.

 

Restauration et embellissement

Au cours des siècles, Roquetaillade ne va pas cesser de s'embellir avec des cheminées monumentales à l'époque de la Renaissance et une restauration sous la direction de Viollet-le-Duc de 1864 à 1878. De nos jours, le château de Roquetaillade, classé au titre des monuments historiques, avec un décor intérieur unique en France, est l'un des monuments les plus visités en Gironde. Il se situe entre Bazas et Langon sur la commune de Mazères.

 

Un château, une même famille propriétaire depuis 1306 !

Un détail important, depuis 700 ans, le château de Roquetaillade appartient à la même famille, en l'occurrence celle du vicomte de Baritault du Carpia. Le propriétaire actuel Sébastien de Baritault et son épouse Ariane dirigent une exploitation agricole avec, entre autres, un élevage de bovins de la race bazadaise, de cochons gascons, d'ânes des Pyrénées et une production de vins fins.

 

Visites et promenades

Les visites guidées du château vieux et du château neuf (six tours et douves), de la chapelle, de la métairie, du pigeonnier et du parc s'effectuent tout au long de l'année et sont aussi attrayantes pour les enfants que pour les adultes.

 

Un décor de cinéma, des expositions, des animations

Roquetaillade c'est aussi un décor de rêve pour tourner des films, organiser des réceptions et des mariages, des rencontres et des salons. Cette année avec le concours des "Associations Culture et Tourisme en Pays Clémentin" et des "Amis du Musée de Villandraut", c'est une exposition très riche, qui actuellement se met en place, sur "l'Histoire du vin du Moyen Âge à la Renaissance" doublée par la présentation des "Bannières des Confréries des Terroirs et du Goût de la Nouvelle Aquitaine".

 Durant trois jours les 6, 7 et 8 mai 2017 au château de Roquetaillade, on vivra avec:

- Des odeurs plein les narines,

- Des couleurs plein les yeux,

- Des saveurs plein les gosiers.

 C’est ainsi que  vous avez rendez-vous les 6, 7 et, 8 mai 2017 au Château de Roquetaillade

Animation permanente, visites guidées, promenades, initiation à la dégustation, exposition de livres, conférences sur l'histoire des confréries. Avec en prime, une messe dans la chapelle et une intronisation de diverses personnalités.  Voilà trois jours à vivre entre amis et en famille.

Le lundi 8 mai, les élections présidentielles seront passées, une bonne raison pour fêter l'élection de votre candidat favori sinon de vous consoler dans une ambiance du bon et du bien vivre ensemble.

Pour informations : Jacques.Sanlias@orange.fr    Aurélie : ddabx.info@gmail.com...

                                         *************************************

Etant donnés les échanges de courriels que j’ai eus avec Aurélie ( je me contente de son prénom à défaut de connaître son nom de famille), éprise de culture et de régionalisme, nous devrions avoir la chance de vous proposer d’autres voyages au cours des mois qui viennent…

 

Je remercie chaleureusement toutes les personnes dont les noms figurent ci-dessous…

 

Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél : 05 56 91 84 98   Email : ddabordeaux@gmail.com  

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges, Coordinateur : Bernard Dané.

Avec la participation exceptionnelle de Jacques Sanlias, Président du musée de Vlandraut.

Newsletter : supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N°116 - 31 mars 2017

 

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22 avril 2017

Deux concours de poésie à compte d'éditeur...

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14 avril 2017

Un incipit dans les Hautes Alpes devrait vous inspirer...

 

    « A livres perchés » Huitième Édition !

 

          Dans le cadre de l’événement « A livres perchés », un concours de nouvelles est organisé par les deux associations : « La Marelle » et « Le comité des fêtes ».
             Ce concours est ouvert à tous. La participation est gratuite.

         Les nouvelles devront parvenir -  impérativement  - avant le 31 juillet 2017 inclus par mail à l’adresse électronique suivante : concours.nouvelles.lardier@gmail.com
         Pour les personnes ne disposant pas de mail, elles devront être envoyées à « A livres perchés », Concours de nouvelles, Association de la Marelle, 05110 Lardier et Valença (Hautes Alpes) avant la même date (le cachet de la poste faisant foi). Le présent règlement est disponible sur le site internet www.marelle05.fr

        Après cette présentation générale, voici le règlement complet du concours que les organisateurs nous ont priés de bien vouloir mettre en ligne à l’intention de nos visiteurs. Nous passerons à l’article 4 après ces nouvelles précisions, tout ce que nous venons d’écrire figurant dans les articles précédents.

       Trois catégories de nouvelles seront primées selon les âges des participants :

Catégorie « enfants » : pour les moins de 12 ans (nés après le 1er août 2005 inclus)

Catégorie « jeunes » pour les 12-17 ans (nés entre le 1er août 1999 inclus et le 31 juillet 2005 inclus)

- Catégorie « adultes » (nés avant le 31 juillet 1999 inclus).

 

- Article 5 :

Chaque nouvelle débutera par l’incipit correspondant à la catégorie dans laquelle concourt l’auteur.

 

CATEGORIE ENFANTS 

Le jardin a bien poussé. Des fleurs et des légumes lui donnent des couleurs vives. Des insectes s’y promènent.
Les enfants de l’école jouent tout autour au ballon prisonnier. La maîtresse ne fait pas de remarques. Avec quelques adultes, les enfants ont créé ce jardin. Et ils le respectent. Aucun n’a l’idée de le piétiner.
Les longues tresses de Taïna balancent d’un côté à l’autre de ses épaules, alors qu’elle court dans l’aire de jeux. Soudain, le ballon échappe aux enfants et finit dans le jardin.
Taïna est la plus proche. C’est elle qui va chercher le ballon. Elle s’approche du jardin où les fleurs sont hautes. Le ballon est à demi-recouvert.
A côté, des tulipes ouvrent leur belle corolle. Un papillon se pose sur l’une d’elles. Taïna s’approche et elle entend « Hé ! Viens, j’ai quelque chose à te dire ». La fillette tourne la tête d’un côté à l’autre. Personne. Elle s’empare du ballon. Et elle entend à nouveau. « Allez, n’aie pas peur. Regarde-moi et écoute. »
Taïna regarde partout, surprise. Elle prend le ballon et l’envoie à ses amis de l’école. Et ses yeux s’arrêtent sur le papillon. Ses ailes déployées, elle s’aperçoit que la voix qu’elle entend, c’est la sienne…

 

 CATEGORIES JEUNES ET ADULTES 

La voiture avalait les virages du collet et hoquetait en prenant de la hauteur. Dans une trouée de ciel bleu, elle avait percé l’épais nuage de la pollution.
Les frimas du début du printemps cinglaient le visage de Fred à travers la vitre ouverte. L’autoradio gueulait un CD de Léonard Cohen. Clope au bec, Fred se frottait les yeux du revers de sa manche. Il exsudait encore les vapeurs d’alcool de la veille. Le coup de fil l’avait comme électrocuté dans son sommeil profond.
« Lève-toi Fred ! », criait la voix.
Sans café, il était incapable de prononcer un mot. La voix avait poursuivi sans lui en laisser la possibilité. « Bouge-toi, je t’envoie dans l’autre monde, la campagne profonde, Fred ! Et le papier, tu dois me le rendre ce soir » riait son rédacteur en chef. Les yeux encore collés de sommeil, il avait attrapé son carnet et noté en grosses lettres majuscules, machinalement.
Il s’était traîné jusqu’à la cuisine et la cafetière. La douche l’avait ranimé. Il avait pris son antique voiture à diesel. Et il était parti.
Le rédac’chef l’envoyait en reportage dans trois villages coincés entre la montagne et la Durance. C’était une forme de punition. Fred payait tous ces articles qu’il n’avait pas rendus à temps, son aversion pour le numérique, Facebook…
Il ne savait pas ce qu’il allait trouver au bout de la route. Son carnet ouvert sur les noms des villages, il jetait un œil sur les notes qu’il avait prises en écoutant son rédacteur en chef au matin. Les habitants des villages échangeaient, partageaient. Les panneaux photovoltaïques fleurissaient sur leurs toits et les petites éoliennes dans leur jardin… Le rédac’chef voulait un reportage sur ce mode de vie, comme s’il y voyait une forme d’exotisme. Fred arriva dans une de leurs réunions en plein air. Il s’attendait à une communauté post-hippie. Ce n’était pas le cas. Il y avait toutes les générations, des manuels et des intellectuels, des dreadlocks et des gens bien peignés. Fred se présenta 

 Article 6:

Inscriptions A Livres PerchésChaque participant devra remplir une fiche séparée d’inscription au concours de nouvelles qui permettra de pouvoir le primer et de garantir son anonymat auprès du jury (voir ci-contre).

 Article 7:

Pour la catégorie « enfants », la nouvelle se composera de 1 à 4 pages. La nouvelle peut être manuscrite.

Pour la catégorie « jeunes », la nouvelle se composera de 2 à 8 pages. Elle sera dactylographiée. Les participants doivent écrire sur des formats A4 en caractère « Times new roman », corps 12.

Pour la catégorie « adultes », la nouvelle présentée comprendra de 4 à 10 pages. La nouvelle sera dactylographiée. Les participants doivent écrire sur des formats A4 en caractère « Times new roman », corps 12.

Les concurrents régleront leur traitement de texte avec un interligne de 1,5. 

Aucun élément permettant d’identifier le candidat ne devra apparaître sur les nouvelles. Tous les textes ne répondant pas strictement à ces critères seront disqualifiés avant d’être présentés au jury.

 L’incipit n’est pas inclus dans le nombre de pages.

 

Article 8 :

Les textes seront inédits et écrits en français. Ils ne peuvent pas avoir reçu d’autre prix. Chaque concurrent ne peut envoyer qu’une nouvelle.

Article 9 :

Un jury composé par les organisateurs du concours se réunira afin de sélectionner les nouvelles primées.

Les trois meilleures nouvelles dans les trois catégories seront primées. 

Les prix seront décernés au cours de « Lardier à livres perchés », entre le 2 et le 3 septembre 2017. 

Article 10 :

Aux termes du concours, les concurrents pourront être sollicités pour autoriser la reproduction de leurs oeuvres à des fins de promotion du concours, …

Les concurrents autorisent la reproduction des textes primés pendant 1 an (y compris dans le recueil de nouvelles), la citation de leur nom ou de leur pseudonyme.

Les meilleures nouvelles seront imprimées et plastifiées, et disposées à Lardier et Valença le 3 septembre 2017 dans des endroits publics et pourront être lues par les visiteurs de la manifestation.

La publication des résultats s’effectuera sur le site www.marelle05.fr après la remise des prix. Les nouvelles primées seront publiées sur ce même site.

 Article 11 :

Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de poser sa candidature implique l’acceptation complète du présent règlement et des décisions du jury.

 

 

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12 avril 2017

Des vers aux verres (avec modération) pour le lauréat...

 

Prix de poésie bourguignon Marie Noël 2017

 

Le Prix de poésie bourguignon Marie Noël fut créé en 1963 par Inès THEVENON, Max et Jeanne LEGLISE ainsi que Roland THEVENIN, du vivant de la grande poétesse Marie NOËL. De fait, après avoir reçu, à Auxerre, le 18 septembre 1963, Inès THEVENON et Jeanne LEGLISE, Marie Noël leur donna, à titre exceptionnel, son autorisation à condition que le prix fût bourguignon et sans complaisance.

Organisé chaque année depuis cette date, sauf une brève interruption en 1981 au décès de la fondatrice, il a eu lieu à Dijon ou à Beaune et, depuis 1996, à Santenay.

Dès l'origine, le prix fut doté de bouteilles d'un des meilleurs crus de Bourgogne. D'abord par Roland Thevenin,  premier lauréat, puis par la famille Chapelle et, ensuite, par la « Confrérie des Grumeurs de Santenay ». Enfin, depuis 2006, la Maison Prosper MAUFOUX, de Santenay, offre ses 100 bouteilles aux Lauréats.

Ce prix est déposé à l'INPI sous un brevet de marque unique portant le N° 16/4309335. Pour tous renseignements, on peut s'adressser à l'Association Prix bouguignon Marie Noël, 30 petite rue, 21590 SANTENAY ou aller sur le site www.prixmarienoel.fr

Demander rapidement le règlement, les conditions  et le bulletin d'inscription la date limite impérative pour les envois  étant le 15 mai 2017

 

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10 avril 2017

Roulez pour la "Vingt-Cinquième heure" du livre...

 

       Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

 

            Règlement 2017 de ces joutes littéraires…

 

Organisateur : Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.

Genre : nouvelle inédite.

Thème : Sujet libre

 

Modalités de participation : Les manuscrits, d’un maximum de dix pages avec double interligne, écrites au recto, en police Arial 12 et agrafées, doivent parvenir en 5 exemplaires. Les manuscrits ne seront pas retournés et aucun manuscrit par mail ne sera accepté.

 Les manuscrits doivent être anonymes et rédigés en français quel que soit le pays d’origine.

Joindre une fiche de renseignements indiquant les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse mail du candidat, une enveloppe timbrée à l’adresse du candidat ainsi que les frais d’inscription de 8 €. (Par chèque libellé à l’ordre de l’Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.) Les candidats résidant à l’étranger peuvent utiliser le code IBAN de l’association qui, à leur demande, leur sera communiqué par mail.

Le jury se réserve le droit de ne pas décerner de prix s’il juge qu’aucune nouvelle ne le mérite.  

Date limite de participation : Les manuscrits doivent parvenir à l’adresse ci-dessous, avant le 15 juin 2017,

 

Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

Créé en 1978 par Mme Paulette HOUDYER

Fédération des Associations Laïques de la Sarthe

18, rue Béranger - 72 000 Le Mans

 

Fin septembre, les candidats seront informés des décisions du jury.  

Les prix seront remis au cours de la manifestation de « La 25ème heure du Livre », le deuxième dimanche d’octobre 2017. Les décisions du jury sont sans appel. Il est souhaitable que les lauréats soient présents à la remise des prix.

 

Nature des prix :

1er prix :    un chèque d’un montant de 300€

2ème prix : un chèque d’un montant de 200€

3ème prix : un chèque d’un montant de 150€

 

Pour tous renseignements complémentaires : manyan@wanadoo.fr

 

 

 Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

Fédération des Associations laïques de la Sarthe 18, rue Béranger. 72000 Le Mans

 

 

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01 avril 2017

Un rien dont l'unité pourrait être brisée..

 

Michel Klein 001

 La rubrique philosophique

     de Pierre Michel KLEIN                    

 

      Se savoir accompagné

 

      Être ou non accompagné constitue une donnée capitale de l'existence humaine. Abstraction faite de la forme symbolique que cela peut prendre, des sensualités diverses qui en font l'enjeu, et même de l'amour qui y diffuse son mystère, reste ce fait simple et étrange : quelqu'un est lié à votre vie.

      Il ne s'agit pas d'un voisin, d'un ami, encore moins d'une quelconque relation sociale, collègue, camarade...Il s'agit de quelqu'un qui habite avec vous, avec qui vous dînez, vous dormez, vous vous réveillez...bref avec qui vous partagez quelques données élémentaires et quotidiennes : se protéger, s'alimenter, se reposer. Le paradoxe est que cela peut tout à fait se faire tout seul. Pourtant selon que vous êtes ou non accompagné, votre toit, votre repas, votre repos se métamorphosent. C'est un peu comme l'endroit et l'envers d'un même objet : l'un et l'autre constituent indissociablement la chose, et l'un sans l'autre, elle disparaît.

 

   Le plus étrange réside dans ce lien. Il est vrai que quelques principes le consolident et s'en disputent la conduite, l'amour, la responsabilité, la tradition. Mais l'essentiel reste la force de ce lien. Cette force, il ne faut pas la confondre avec celle d'une sorte de magnétisme qui attire un être vers un autre. Car elle se manifeste dans cette consistance quasi nucléaire par laquelle deux êtres ne peuvent se détacher l'un de l'autre, et qui ne se réduit pas à une certaine attirance qui les aurait fait se rencontrer. La force qui attire et celle qui attache forment comme le côté pile et le côté face d'une même pièce, si bien que l'une ne cesse de côtoyer l'autre, mais sans jamais la rencontrer. Ces deux forces étrangères se joignent ainsi en une même unité. Lorsqu'il arrive que l'unité se brise, ces deux forces s'éloignent, l'une à la recherche d'une autre qui lui ressemble, et l'autre anéantie.

     Être attaché donc, par un lien, ce n'est pas du tout la même chose qu’être attiré. Pourtant si l'on en croit les expériences, les récits, les attentes, tout semble commencé par le désir, l'attirance, et puis se continuer par l'attirance encore, laquelle se transformerait en amour. Par opposition, nous nous souvenons du mythe rapporté par Platon, où cet amour lui-même serait né d'un être initialement unique, l'Androgyne un jour brutalement séparé en deux, de sorte que depuis, chacun rechercherait son autre moitié. Cela pour donner une image d'un attachement qui précéderait l'attirance. Mais à y regarder de plus près, ledit Androgyne est un individu unique. Il a quatre bras et quatre jambes comme nous en avons deux. Or nous n'éprouvons pas de nos membres qu'ils seraient attachés l'un à l'autre par notre corps, pas plus que nos oreilles par notre tête. Un lien suppose bel et bien deux individus, et non un seul. L'attirance ne provient pas d'un attachement, ni l'attachement d'une attirance. La force du lien qui lie deux êtres l'un à l'autre reste donc mystérieuse.

    Mais ce qui est mystérieux, c'est à dire définitivement insaisissable, peut parfois n'être qu'un secret éventuellement accessible. Dans ce cas il faut sans doute se pencher sur cette différence entre principe d'attirance et principe d'attachement. Leur symétrie constitue bien une certaine relation entre deux êtres, mais l'attirance peut se déplacer vers un autre objet, tandis que l'attachement lie ou bien anéantit. Nous savons cela quant à notre corps, lorsque nous avons soif par exemple : à la longue, il faut boire ou mourir. Mais quant à la pensée, éprouvons-nous un besoin analogue, une nécessité puissante d'où surviendrait la crainte d'une destruction, la menace d'une mort de l'esprit ?

   L'attachement de deux êtres l'un à l'autre fait signe qu'il existe une possibilité de destruction spirituelle. Mais qu'est-ce qu'une destruction de l'esprit ? Par définition cela est physiquement invisible. Physiquement, une destruction brise l'unité d'une chose, et si les débris demeurent, l'unité disparaît. Mais quant à une destruction spirituelle, il ne s'agit pas d'une chose, il s'agit de rien : d'un rien dont serait faite la spiritualité de l'esprit, tout comme quelque chose assure la matérialité de la matière. Un rien dont l'unité pourrait être brisée. Comment imaginer cela ? Peut-être ainsi : la force du lien qui attache un être à un autre ressemblerait à ce qui maintient un sujet à lui-même au plus profond de son sommeil, en ce point où la mort pourrait survenir comme du baiser d'un ange.

 

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29 mars 2017

Des auteurs viennent à vous, allez donc à eux...

 

Salon du livre Bordeaux 2

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Voilà, vous en saurez plus dès maintenant…

 

Escale du livre

  • vendredi 31 mars, samedi 1 et dimanche 2 avril
  • De 10 h à 19 h
  • Lieu : Place Renaudel, quartier Ste Croix, Bordeaux

Les Dossiers d’Aquitaine vous attendent sur leur stand L16 du salon l’Escale du livre à Bordeaux.

Au programme, une rencontre présentée par Pierre Mazet et Hervé Mathurin, journaliste honoraire, auteur de quatre livres d’entretiens. Et les quatre personnalités politiques interviewées dans ces livres :

  • Jacques Respaud
  • Jean-Louis David
  • Vincent Maurin
  • Dominique Ducassou

Vendredi 31 mars, à 17h à la Salle de l’Atelier.

L’escale du livre, c’est aussi des nouveautés et des auteurs à rencontrer. Seront présents à l’Escale :

  • Michel Suffran
  • Philippe de Bercegol
  • Michel Colle
  • Hervé Mathurin
  • Serge Martin
  • Jacques et Monique Battin
  • Jeanne Uteau

 

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25 mars 2017

"Florilège": vers une revue de création littéraire et artistique...

 

L’amélioration de son contenant réussie,

« Florilège » travaille sur son contenu… 

 

                       Par François LÉGER

 

 

Vous, fidèle lecteur de « FLORILEGE », devez être quelque peu surpris par l’appel de titre attribué au texte qui suit car il vous donne une impression de « déjà vu » même si ce n’est pas vraiment le cas ! De fait, j’ai déjà parlé, sur ce site, de l’évolution de la revue trimestrielle de création littéraire et artistique  « FLORILEGE »…

C’était le 14 octobre 2016 pour vous faire part d’un « contenant » passé à une qualité supérieure à ce que l’on peut voir dans les associations littéraires, tout en m’interrogeant, bien évidemment, sur ce que seraient les améliorations apportées ensuite au contenu…

C’est donc avec une réelle curiosité que j’ai ouvert et lu le dernier numéro (166) paru en ce mois de mars et je dois avouer que, si l’évolution du contenu n’est visiblement pas achevée, tous ceux qui ont œuvré à la conception, à la relecture et à la mise en page (sans oublier toutes les plumes présentes ici) ont vraiment fait du bon travail…

Sans vous l’avoir jamais avoué, lorsque je recevais « FLORILEGE » et voyais le bandeau du bas de la première page (« Revue Trimestrielle de Création Littéraire et Artistique »), je pensais que ceux qui travaillaient à ce « bulletin associatif »  voyaient grand…  Aujourd’hui, cette appellation ne me choque plus…

 

Elle ne me choque plus parce que « Florilège » n’a plus beaucoup de chemin à faire pour être vraiment considérée comme une revue et non plus comme un bulletin paroissial ou associatif…

Numérisation_20170302Je ne reviendrai pas sur le contenant, objet de mon article précédent, et ne vous parlerai que du contenu qui a subi une belle toilette de printemps grâce à une mise en pages beaucoup plus aérée, occasion d’un rangement dans l’armoire avec un début de classement, notamment des tiroirs à thèmes que l’on aimerait voir arriver dans « Les créations ». C’est dire qu’il reste du travail car, heureusement, ce  sont ici uniquement des créations…

Sans faire une recension de ces pages, je me permettrai cependant de vous faire part de mes réactions en lisant tel ou tel papier…

Par exemple, j’ai été très intéressé par l’éditorial de Michel Santune, qui met évidemment la poésie à l’honneur et est d’un profond réalisme. Mais à trop en vouloir, il fait cependant regretter au lecteur de voir les écrits avec un prisme déformant… Cet auteur a en effet une tendance certaine à considérer – comme la plupart des poètes – que la poésie n’a pas, aujourd’hui, la place qu’elle mérite mais seulement une toute petite place… Toute petite place par rapport à quoi ? C’est ici que l’auteur fait montre de talent en ne laissant pas poser cette question ! Il prend lui-même le virage qui s’impose et, regrettant vraiment cette « trop petite place » que donnent les gens à la poésie, il ne manque pas de faire en sorte de trouver leur approbation en s’adressant à tous ces jeunes qui ne pourraient pas vivre, semble-t-il, sans leur téléphone portable vissé à l’oreille !…  Et de se montrer inquiet en faisant une extrapolation qui marquera les esprits : « A quand la puce électronique implantée dans le cerveau dès la naissance ? La poésie, qui est l’art le plus immatériel entre tous, pourrait-elle  survivre à cela ? »

Là on peut reprocher à l’auteur de faire comme tous les poètes qui veulent en premier lieu sauver leur art, mais là est un autre débat !

En tournant la page, on accède à une première série de poèmes dont celui de Béatrice GAUDY qui écrit :

Le temps d’une campagne électorale

en entendant des politiques

diffamer les chômeurs

se croire quarante ans plus tôt

à l’ère du plein emploi

Mais voter pour cette illusion temporelle

ne supprimera pas le terrible malheur

            du chômage de masse

                       présent.

 

Je vous avais dit ne pas avoir l’intention de faire une recension ou une critique, mais le poème ci-dessus m’y oblige pour mettre en garde son auteur en lui disant de faire comme moi : mettre un mur entre sa vie privée et ses idées politiques… Car, ici, on comprend que cette dame est née dans les années 1970-1975 qui signent la fin des Trente Glorieuses (que l’on situe à peu près entre la fin de la guerre, 1945 , et la période « pré-<mitterrandienne> ).

 Par ailleurs, elle précise indirectement qu’elle ne cherchait pas de travail il y a quarante ans car ce n’était plus « l’ère du plein emploi », loin de là.

Après avoir lu ces vers, je peux aisément dire entre quels candidats elle hésitera pour la prochaine élection présidentielle…

Ceci est évidemment une remarque amicale due au fait que j’ai travaillé durant plusieurs décennies dans des journaux quotidiens où j’ai fait des comptes rendus d’audiences de tribunal correctionnel (voire d’Assises) et nombre d’interviews politiques d’élus de tous bords. Or, pour pouvoir évoluer dans ces milieux en étant respecté de tous, il faut respecter tous ces  gens et un certain nombre de barrières… Ce qui est loin d’être le cas dans ces vers…

Si vous saviez combien de personnes se retrouvent dans vos écrits, vous seriez surprise. Personnellement, depuis une dizaine d’années, la retraite venue, je me suis mis à écrire des nouvelles – en respectant les règles fixées précédemment – et vous seriez étonnée de voir le nombre de gens qui se reconnaissent dans mes textes où les personnages et les situations sont toujours imaginaires…

                          

                            Au pays des Camés…

                          par Didier Colpin

 

La vie est une drogue une drogue très dure

Il suffit d’y goûter l’homme s’y trouve accro

Frelatée et coupée elle n’est jamais pure

Son dealeur serait-il un redoutable escroc

 

La vie est une drogue aux graves conséquences

Où sans tergiverser le drogué peut tuer

Peut voler violer – entre autres délinquances –

A l’horreur de ses shoots il s’est habitué…

 

La vie est une drogue aux effets secondaires

Qui sont pernicieux qui provoquent la mort

La psyché se nourrit de mondes légendaires

La fantasmagorie est-elle son mentor…

 

La vie est une drogue encourageant le rêve

Des rêves de couleurs des rêves de beauté

Où le gris du réel connaîtrait une trêve

Où le noir du présent n’irait plus comploter…

 

J’ai hésité à vous proposer ce poème qui est loin d’être idyllique , mais dont la véracité me paraît tout à fait évidente, contrairement à « La vie est un long fleuve tranquille » qui a dû être pensé par quelqu’un en plein effets secondaires de cette drogue qu’est la vie…

                                

                                    Le poids des mots

 

Après ces vers, un peu d’air frais fait du bien et peut-être est-ce la raison pour laquelle – toujours dans les créations -  la revue propose son premier texte en prose : « Le poids des mots » sous la signature de Chantal LACAILLE ?

Si le titre de cette création - « Le poids des mots » - m’avait attiré, il n’en reste pas moins vrai que je craignais de l’on retombât dans « Le poids des mots, le choc des photos », ce slogan de qualité  qui fut plagié ici ou là… Mais on est très vite rassuré par Chantal LACAILLE  qui offre ici véritablement une création de qualité avec un beau texte,  bien écrit et ignorant la « nov/langue », un beau texte élaboré avec le cerveau, la réflexion et les sentiments que tout homme devrait rencontrer dans certaines situations de la vie, surtout lorsqu’il prend la plume…

Après avoir retrouvé leurs amis poètes le long de plusieurs pages, les lecteurs ne manqueront pas « La Chronique huronnique » de Louis Lefebvre. Puis iIs tourneront de nouveau la page pour prendre connaissance d’un nouveau petit poème, échappé de la grande armoire.

Le lecteur sera alors invité à entrer dans la rubrique « Hommage à… ».

 

                               Dans les pas de Paul Verlaine…

 

Le moment est donc venu de suivre Patrick PICORNOT « Dans les pas de Paul VERLAINE au Quartier latin (1886 -1896) »… Une période bien courte penserez-vous peut-être alors que l’auteur de la rubrique explique immédiatement son choix : « En l’ultime décade de sa vie, le poète Paul Verlaine connaîtra plus de seize logis successifs, la plupart du temps de simples chambres dans des hôtels meublés, dont certaines sont à peine acceptables (…) Aux hôtels meublés, gargotes et cafés littéraires s’ajoutent les hôpitaux où il fera des séjours répétés sans cesser d’écrire pour autant, bien au contraire. Autour de son lit d’hôpital s’imposeront de vrais salons, avec la visite de ses maîtresses , d’amis poètes et d’admirateurs…

« Etrange époque que celle que vivra là Verlaine, à la fois éblouissante et sinistre, d’or et de boue.

Patrick PICORNOT poursuit : « Les femmes avec qui il vivra seront des prostituées, confirmées ou repenties, et ses compagnons de route, à l’exemple de Bibi-la-Purée, de véritables vagabonds (…) Bien heureusement, le Cercle des Poètes tourne autour de lui… »

 

                                           Un peu de couleur…

 

Je n’avais pas l’intention de vous parler de cette rubrique « Hommage à… » tant les auteurs qui se lancent dans une telle rubrique doivent en connaître beaucoup plus que moi  et que c’est à moi de découvrir l’homme de l’art auquel on rend hommage… Cela a été le cas aujourd’hui et j’espère seulement vous avoir entraînés dans cette lecture avant de découvrir les deux pages centrales tout en couleur accueillant trois petits poèmes égarés.

En voyant ces illustrations, il est temps de vous indiquer que la photo de couverture (« Homme araignée ») est de  Marcel CARAM et celle de la 4ème de couverture de  Gérard BAILLY-MAITRE.

Quant aux dessins ou photos de l’intérieur de la revue, ce sont des œuvres signées Peynet, Henri Cachau, Arfoll, Jean-Noël Riou, François Schmidt, Antonio Mora, Juliettte Mouquet, Michèle Anderson et Jean-Michel Gruet.

Nous entrons ensuite dans les chroniques et notes de lecture sur lesquelles je n’ai pas l’intention de m’appesantir car si le comité de rédaction confie une rubrique à un auteur c’est la preuve qu’il a toute confiance en lui et que ses écrits sont dans le sens éditorial de la revue. Quant aux notes de lecture, ce sont là des recensions d’ouvrages ou de revues. C’est dire que je ne vais pas pousser le ridicule à critiquer des critiques parues dans « FLORILEGE » !

Je vais donc refermer ce numéro de « FLORILEGE » en espérant ne pas avoir perturbé votre lecture...

Ôtez-moi d’un doute ! S’il me semble évident de l’indécence que j’aurais de commenter les « Notes de lectures », je me pose tout de même ces questions en ce qui concerne les rubriques car, pour être tout-à-fait honnête, je serais parfois heureux d’avoir un « retour » de vous, lecteur, lorsque je mets une rubrique personnelle en ligne…

Je tenais à poser cette question car j’ai l’intention de mettre en ligne – de façon épisodique – sur ce site une nouvelle  rubrique (dont  j’aurai le plaisir de vous infliger la lecture !) et, en raison des sujets que j’ai l’intention de traiter,  je pense qu’il serait intéressant d’avoir des réactions de lecteurs… Ceci d’autant plus que les sujets appellent aux commentaires.

Donc, je ferme mon ordinateur pour aujourd’hui et attends que le courant passe et qu’il vous oblige à ouvrir votre propre machine pour m’envoyer votre avis.

 

 

 

 

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16 mars 2017

Un bien sympathique rendez-vous avec le printemps et les poètes qui le vivent...

Numérisation_20170221

 

 

Printemps Aubagne 2

 

 

Printemps Aubagne 2017

 

Votre plume sera-t-elle primée cette année en pays d’Aubagne ?

Le 18 mars 2017,  à la MDVA d'Aubagne, Allée GOVI, les Défensions, Denise BIONDO présentera la septième remise de prix du concours de nouvelles national des auteurs en pays d'Aubagne : « Plumes en liberté ». C’est ainsi que nous a été présenté ce texte par les responsables de cette journée qui ignorent que de nombreux visiteurs seront des « estrangers » (comme on dit au pays de mon enfance) et ignoreront, de ce fait, que la MDVA n’est autre que la Maison de La Vie Associative d’Aubagne !

Ceci est simplement une remarque qui se voudrait amusante tant les sigles nous embarrassent souvent mais nullement un reproche plus ou moins dissimulé à l’auteur de ce texte auquel, bien au contraire, nous adresserons tous nos remerciements pour avoir eu, non seulement l’idée de nous demander de relayer cette manifestation mais avoir eu le courage de se mettre à son écritoire pour nous adresser ce bon texte de présentation de la manifestation et  nous avoir adressé, qui plus est, une illustration pour ce texte libre de droits…

Alors, je vais essayer de me retirer et tenter de le laisser s’exprimer…

Parmi les favoris que le jury est chargé de classer pour couronner le grand prix de la ville d'Aubagne : Mélanie REVILLA (de Mende), déjà gagnante d'un grand prix, Elsa MILLON-FAURE (d'AUBAGNE), la plus jeune de nos lauréates, bien placée l'an dernier dans le palmarès, Daniel AUGENDRE, (de Saint-Raphaël) déjà plusieurs fois remarqué par l’association.

Qui remplacera Brigitte BANSARD-JEAN, la gagnante de  2016 ? 

Archives : 2011 Natacha ROSSO (Roquevaire) pour "Peignez vos rêves" ; 2012, Gaël ANGELIS (Aubagne) pour "Injuste milieu"; 2013 Henri MAHE (Toulon) pour "Le festin de Fanette";  2014 Mélanie REVILLA (Mende ) pour "Parenthèse en Provence"; 2015 Joëlle SOLARI (Meyreuil) pour "L'ombre du Maître"; 2016 Brigitte JEAN (Bedoin) pour « Le sourire de Lucienne »;  2017 : il faut encore patienter quelques jours…

Le même jour au même endroit, dès 16 heures et en première partie, Provence-poésie vous invite à rejoindre Alain d'AIX (Alphonse ALLAIS), Danyel CAMOIN (Guy de MAUPASSANT) et Guy FEUGIER (Gustave FLAUBERT) pour... ALLAIS chez MAUPASSANT (mise en scène de Danyel CAMOIN).

Une lecture spectacle fantaisiste qui opposera des textes des deux auteurs présentés et interprétés différemment avec scènes et musiques.

Avec Denise BIONDO dans plusieurs rôles et (sous réserves) Zaven SARAFIAN (Captain Cap), Joëlle FOIN, Valérie DEMARCQ, Mauricette BUFFE, Jean-André MARGOSSIAN, Ghislène LAYANI, Philippe AUGUSTE et EDOUARD...

Accompagnement musical : Alain VERRIEZ.  Au cours de cette représentation, seront présentés quelques auteurs invités à dédicacer leurs ouvrages. Parmi eux, on retiendra les noms de Vincente CHASTEL - Ghislène LAYANI - Erine LECHEVALIER et  Frank ZORRA 

Tout se terminera en musique et chants avec le verre de l'amitié.

Réservations au 04 42 03 31

 

       Contemplation

Une étoile filante au-dessus de nos têtes,
Fugitif trait d’argent qui traverse les Cieux,
Vite se perd au sein infini des planètes
Et l’on dit que la voir est un présage heureux.

Sombre velours du ciel, brodé de pierreries,
Grand écrin fabuleux des astres de la nuit,
J’aime te contempler en longues rêveries
Où mon esprit se perd dans le temps qui s’enfuit...

Comment imaginer que tournant, dans l’espace,
Infime point noyé dans cette immensité,
Notre planète bleue, à chaque instant qui passe
Accumule les ans, bribes d’éternité.

Quel esprit assez fort pour percer ce mystère
Pourrait-il expliquer ce cosmos inconnu ?
Car l’univers entier où flotte notre Terre
Garde trop de secrets et reste méconnu.

Savants et techniciens, grands penseurs ou poètes,
Voulant percer à jour les «  pourquoi », les « comment »,
Cherchent à démontrer, espérant des conquêtes,
Ce que serait pour eux le vaste firmament.

Je me contente, moi, d’admirer sans réserve
Les beautés dont le ciel se montre généreux
Et qu’il offre toujours à celui qui l’observe
Pour y puiser du rêve et des moments heureux.

Edmonde FAUCON

 

Dans la rue

Quand je suis dans la rue, au milieu de la foule,

Je voudrais arrêter chacun pour l'embrasser.

Oh ! Je voudrais crier à cette humaine houle :

"Je t'aime ! " et sur mon coeur longuement la presser.

 

Hélas ! Q'importe-t-il aux gens que je les aime ?

Ils ne me daignent pas accorder un regard.

On me croise, on me frôle, on me bouscule même :

Je ne reçois jamais d'excuse de leur part.

 

Chacun vient, chacun va, chacun court, chacun passe.

De ce fleuve d'humains tout sentiment a fui.

La Fraternité n'a qu'à se voiler la face.

Accablé, radieux, chacun l'est, mais pour lui.

 

Et toute la journée on se presse, on se rue ;

Aux mendiants peu de gens font la charité.

Ah ! Que je n'aime pas me trouver dans la rue,

Ce désert de l'humanité !

Michel MARTINEZ

 

Merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont permis de vous présenter les articles ci-dessus grâce aux différentes informations et textes qu'ils nous ont fait parvenir, sans oublier les illustrations (libres de droit) qui rendent ces textes plus lisibles et attractifs...

 

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14 mars 2017

Concours de l'Association des Paralysés de France et de l'Association Regards

 

   Concours de littérature "Les Cordées" 

 

Voici la 10ème édition du concours international de littérature « Les Cordées » créé par l’Association des Paralysés de France et l’Association Regards (Président d'honneur : Aline Pairet et  présidents du jury : Yves-Fred Boisset, Regards; Jean-Marie Creff, APF)

 

I - LES CATEGORIES 

 

  • PRIX DE LA BELLE CORDIERE : Poésie classique - Thème libre  -  2 textes
  • PRIX DE LA ROSE D’OR : Poésie libre - Thème libre - 2 textes (40 lignes maxi par texte)
  • PRIX DU CALLIBOUR : Poèmes courts  - forme classique  – Thème libre – 2 textes
  • PRIX D’EVELYNE : Calligrammes ou acrostiches – Thème libre
  • PRIX DU CHAT PERCHE : Conte ou nouvelle – Thème libre - 1 texte n’excédant pas 5 pages
  • PRIX DU VIRGILE TRAVESTI : Texte humoristique ne dépassant pas 5 pages – Thème libre
  • PRIX DE LA MARQUISE DE SEVIGNE : Lettre d’amitié n’excédant pas 3 pages
  • PRIX DU CHEVREFEUILLE : Lettre d’amour n’excédant pas 3 pages.
  • PRIX DENISE BOIZOT : Toutes formes de texte ayant pour thème : « liberté » - 1 texte (moins de 5 pages )
  • PRIX DES CONSTELLATIONS : Conte, poésie ou lettre - thème libre - un texte collecif n'excèdant pas cinq pages.
  • PRIX ALAIN STIENNE : Art postal ou Mail art - une enveloppe - thème : "Coucher de soleil'"

 

II  – CONDITIONS DE PARTICIPATION

 

  • Le concours est ouvert aux auteurs francophones du monde entier jusqu’au  30 mai 2017.
  • Les premiers lauréats ne peuvent pas concourir l'année suivante dans le même prix.
  • Prix des Constellations : seuls, les groupes (atelier d'écriture, maison de retraite) peuvent participer collectivement.
  • Le Prix Alain Stienne est ouvert à tous

 

III  – PRESENTATION

 

  • Les textes seront dactylographiés sur une feuille 21x 29,7 - en 5 exemplaires. 

Pour la poésie, les textes 1 et 2 agrafés ensemble. Les poèmes courts (callibour) seront présentés sur la même page.  Police Times New  Roman ; Taille 12

     . Seul, le recto de la  feuille doit être imprimé, sans le respect de cette règle, le texte ne sera pas pris en compte

      Aucune couleur ni illustration ne sera admise dans les textes, 

 

   . Indiquez en haut et à droite des textes une référence de 3 chiffres et 3 lettres ainsi que la section choisie :

  ex: 125 BJC – prix de la rotonde (NB: Cette référence sera la même pour toutes les sections.) 

  . Les enveloppes du Prix Alain Stienne doivent être envoyées par la Poste, dûment timbrées, portant le nom de l'expéditeur. Lors de la remise au jury, les noms seront cachés pour respecter l'anonymat.

 

 IV – QUELQUES PRÉCISIONS

 

  • POÉSIE LIBRE : (deux textes) Poésie rimée et non rimée, sans application de règle stricte. Les poèmes doivent être construits, imagés, émouvants…. Pas plus de 6 strophes)
  • POÉSIE CLASSIQUE : (deux textes). Les règles doivent être impérativement respectées ; tout manquement entraînera l’annulation de vos textes. Référence au guide de prosodie "Comment l’écrire ?" de Philippe Jeannet ou aux guides de J. J. Bloch.
  • POEMES COURTS : Attention, les poèmes courts sont des textes courts à forme fixe  (haïkus, tankas, cinquains…). En aucun cas de simples petites poésies.
  • CONTE : (un texte n'excédant pas cinq pages) Récit court, totalement imaginaire, faisant appel au fantastique, au merveilleux ou au rêve.
  • NOUVELLE : (un texte n'excédant pas cinq pages) Récit court relatant un événement ou une action comportant peu de personnages.
  • ART POSTAL OU MAILART : c'est la création d'une enveloppe avec toutes les techniques de votre choix :peinture, dessin, collage... à partir  d'une enveloppe achetée ou fabriquée.

 

 V – DROITS D'INSCRIPTION

 -       9€ pour une catégorie (sauf pour le Prix Alain Stienne et le Prix de la Constellation où la participation est gratuite)

-       Ensuite 5 € par catégorie supplémentaire

-       + 3 timbres au tarif en vigueur. Pour les pays autres que la France, merci d’ajouter 3 € à votre règlement global en remplacement des timbres.

 

VI – VOTRE ENVOI

 

 Glisser dans une enveloppe cachetée la fiche d’inscription correctement remplie.

 Mettez sur cette enveloppe votre référence et le (les) prix(x) choisi(s). Votre anonymat est ainsi respecté.

 Votre envoi (non recommandé ) se compose donc ainsi :

 - Vos textes en 5 exemplaires (pour la poésie textes 1 et 2 agrafés ensemble,  ou feuilles agrafées pour les contes et nouvelles

 - Votre enveloppe cachetée contenant  votre fiche d’inscription dûment remplie  

- 4€ pour les frais d’envoi ou 4 timbres au tarif en vigueur au moment de l’envoi. 

- Un chèque  à l’ordre de l’APF.

Les enveloppes du Prix Alain STIENNE, affranchies selon le tarif en vigueur, doivent être envoyées par La Poste au même titre qu'une enveloppe normale.

Envoyez le tout à cette adresse uniquement :

Marie-Agnès Brossard – 50, avenue Edouard Millaud – 69290 Craponne

04 78 44 85 04 – brossard.marie-agnes@wanadoo.fr

 

VII  - REMISE DES PRIX

 La remise des prix aura lieu en octobre 2017 à Paris

  • Les prix sont : diplômes, médailles, trophées, etc. Les prix devront être retirés par les lauréats ou une personne dûment mandatée.
  • Seuls les diplômes  seront acheminés gratuitement par voie postale. Les médailles, coupes, trophées devront être retirés par une personne dûment mandatée. Ou, si vous le demandez, ils vous seront envoyés contre la somme de 10€
  • Les textes ne seront pas rendus. 
  • Le jury est composé de membres reconnus dans leur domaine et d'un ¨candide¨.
  • Les décisions du jury sont sans appel. 
  • La participation à ce concours implique l’acceptation stricte du présent règlement.

 

 

Explications sur le nom des Prix

 

 Le prix de la Belle Cordière : Je suis lyonnaise et ne manque pas vraiment une occasion de le rappeler. Lyon ne fut-elle pas la capitale des Gaules et, au XVIe, un pôle culturel très important où se retrouvaient grands imprimeurs, médecins célèbres et poètes. Ils se rassemblaient dans les jardins de la belle cordière, Louise Labé, épouse d’un cordier très réputé et poétesse. Pour nous, elle incarne les cordées et la poésie classique.

 Le prix de la rose d’or nous emmène dans la France d’avant la révolution. Un concours littéraire, les Floralies d’Aquitaine, avait pour prix un bijou, une aubépine d’or. C’est à cela, qu’un certain messire Fabre dut le nom sous lequel l’histoire le reconnaitra. Fabre d’Eglantine est un des chantres de la Révolution. C’est un peu lui qui remet le prix de la poésie libre.

 Le prix du callibour récompense les poèmes courts à forme fixe (haïkus, tankas, cinquains, calembour…) Ne cherchez pas le mot callibour dans le dictionnaire, il n’y est pas. En fait, il n’existe pas. Callibour est la contraction de calligramme et de calembour. Un grain de folie ne nuit pas !

 Le prix du chat perché, prix de contes et nouvelles, doit son nom à Marcel Aymé : les contes du chat perché.

Le prix du Virgile Travesti  rassemble des textes drôles, humoristiques. J’ai choisi ce nom en hommage à Paul Scarron, un poète, romancier, du XVII°, grand handicapé et figure de proue de la littérature burlesque.

 Le prix de la marquise de Sévigné récompense la meilleure lettre d’amitié, genre qui a rendu célèbre la marquise.

 Le prix du chèvrefeuille pour les lettres d’amour doit son nom au lai du chèvrefeuille. Je sais, ce n’est pas une lettre ; on ne peut pas tomber juste chaque fois. C’est quand même un très beau texte d’amour, l’histoire de Tristan et Yseult.

 Le prix Denise Boizot nous rappelle une grande dame des cordées et de l’association des Paralysés de France. 3/10ème de vision à un œil, rien à l’autre, des jambes raides, elle guide difficilement son fauteuil électrique avec ses mains déformées, a besoin de bénévoles pour lui lire les cordées.  

Le prix d’Evelyne : Ce prix se réfère à Evelyne Delacourt, responsable adjointe des cordées. Il s’adresse aux auteurs de calligrammes ou d’acrostiche qui brodent avec les mots comme Evelyne le faisait avec les fils.

Le prix des Constellations  s'adresse à  des groupements de personnes, des constellations, comme le fut en son temps La Pléiade qui regroupait Ronsard, Du Bellay, Jacques Pelletier du Mans, un des premiers défenseurs de la langue française.

Le prix Alain Stienne: passionné d'art postal, les courriers d'Alain étaient attendus par chaque cordiste. Un hommage à ce cordiste attachant, humaniste et ô combien regretté aujourd'hui. Ce prix est un clin d'oeil d'amitié.

 

 

FICHE D'INSCRIPTION (à joindre impérativement)                                                        

 

CONCOURS INTERNATIONNAL DES CORDEES

10ème édition – 2016-2017

 

N° D'ANONYMAT (à rajouter en haut et à droite de votre texte ou au dos de la photo)

 

 PRIX  DE LA BELLE CORDIERE(2textes)  

1°) ………………………………………………………………………………………..

2°) ………………………………………………………………………………………..

PRIX DE LA ROSE D’OR: (2textes)

1°) ………………………………………………………………………………………..

2°) ………………………………………………………………………………………..

PRIX DU CALLIBOUR :(2 textes)

1°)………………………………………………………………………………………………

2°)………………………………………………………………………………………………

PRIX DU CHAT PERCHE : (1 texte)  ………………………………………………………….

PRIX DU VIRGILE TRAVESTI : (1 texte)……………………………………………………………

PRIX DE LA MARQUISE DE SEVIGNÉ : (1 texte)   ……………………………

PRIX DU CHEVREFEUILLE : (1 texte) ………………………………………………..

PRIX DENISE BOIZOT : (1 texte)…………………………………………………………….

PRIX D’EVELYNE :(1 texte)…………………………………………………………….

PRIX DES CONSTELLATIONS: (1 texte)........................................................

PRIX ALAIN STIENNE : (1 enveloppe)..............................................................

 

 

NOM    ………………………………………………… Prénom  ………………………………..……………….

 

Adresse : …………………………………………………………………………………………………………..

……………………………………………………………………………………………………………………...

 

Lieu-dit…………………………………………………………..…………………………………………………

 

Ville ……………………………………………………………Code Postal …………………….

 

Téléphone fixe ……….…………………………… Portable : ………………………………………….

 

courriel  …………………………………. ……………………….@........................................

 

Facultatif : J'autorise l'association Regards à publier l'un de ces textes dans sa revue 2000 Regards et sur Internet  si elle le souhaite, la publication est gratuite et je serai averti de cette publication.

 

NOM et Prénom :

             OUI                                         NON                                      Signature

 

 

 

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10 mars 2017

Quand la culture et les arts unissent les hommes...

Festival littéraire et artistique de Thénac

 

Dossier : François LEGER

Documents aimablement

fournis par : Françoise SOUAN

 

Ce Festival Littéraire et Artistique de Thénac (Charente Maritime) a été très brièvement évoqué sur ce site lorsque nous avons présenté le règlement du concours de nouvelles organisé par l’association « L’écriture prend le large » avant que nous ne commencions à ouvrir le rideau sur cet événement, le vendredi 24 février, en présentant l’Avant-Première du 4 mars voulue par les organisateurs de cette manifestation.

Mais il nous semble que, aujourd’hui, il est grand temps de frapper les trois coups comme au théâtre… Alors, laissons les organisateurs faire l’ouverture ci-dessous et retrouvons-nous ensuite…

ouverture festival

« Ainsi vivent les hommes » ? L’ouverture

sur le monde, la connaissance de l’autre

et le respect des différences…

 

Personnellement, en voyant le titre de l’affiche de cette manifestation, je me suis demandé quel était le message que les organisateurs de ces journées voulaient faire passer à travers ces quelques mots qui font évidemment mouche en obligeant le passant à s’interroger…

Or en les écoutant, tout s’éclaircit puisque leur but est de faire s’engager le plus grand nombre pour des valeurs humanistes assez simples et malheureusement bien souvent oubliées.

Il s’agit de s’engager pour des valeurs humanistes ouvertes sur le monde. Les organisateurs sont clairs en traitant tout d’abord de l’accès au savoir quels qu’en soient les supports et, ensuite, de thèmes qui leur semblent incontournables : l’ouverture sur le monde, la connaissance de l’autre et surtout le respect des différences.

Est-ce sérieux de penser qu’un tel festival puisse avoir un tel impact ? La réponse tombe : « Avec plus de 2 500 visiteurs en 2015, ce Festival Littéraire et artistique a une fois encore remporté un beau succès. Tous les publics, de tous les âges et de toutes origines socio-culturelles, y trouvent leur bonheur : livres, films, expositions, conférences, spectacles, animations. Cela étant, une cinquantaine d’auteurs et d’artistes apporte ici les lumières du monde et les valeurs qui nous sont proches ».

On s’aperçoit que ce Festival est un événement d’importance régionale qui, autour du thème du voyage, donne à tous, quel que soit l’âge, quelle que soit l’origine sociale, des clefs pour mieux comprendre les fonctionnements du monde et mieux vivre avec les autres bien souvent très différents de soi.

 Merci encore à Françoise SOUAN que j’ai parfois pillée (avec son accord) dans cette présentation du Festival dont vous trouverez ci-après le programme des animations durant ces deux jours.   

 

 

programme 1

programme 2

                                                                            

                                    

                                

Olivier Weber Invité d'honneur

Olivier Weber                        

 

              Ses compétences sont multiples : langues orientales, économie, anthropologie et droit international.

 

        Journaliste, correspondant de guerre et grand reporter, il parcourt le monde et couvre de très nombreux conflits. Écrivain au style très remarqué, il écrit de nombreux livres et biographies. Spécialiste des guérillas et des mouvements de rebellions, il devient enseignant et chercheur à la Sorbonne. Il est aussi nommé maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris. Écrivain engagé, il se passionne pour les peuples premiers et tous ceux qui sont opprimés et participe ainsi à de nombreuses actions humanitaires. Auteur de documentaires et scénariste, il a été nommé ambassadeur itinérant chargé de la traite des êtres humains. Il est aussi membre du bureau directeur de la société des explorateurs français. Ses écrits et ses films ont reçu de nombreux prix, très prestigieux comme les prix Joseph Kessel et Albert Londres.

 

Françoise SOUAN

 

 

Durant le festival  retrouvez Olivier Weber :

 

 Rencontre littéraire : Autour de son livre : « Frontières » Editions Paulsen  - dimanche 18 mars : 15h15-16h.

 Projection du film : « La fièvre de l’or » samedi 18 mars - 15h15-16h30

 Moment privilégié  au Café Littéraire le samedi de 10h30 à 12h (réservation conseillée)

 Dédicaces durant tout le festival.

 

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08 mars 2017

C'est le moment de tremper votre plume dans... L'Encrier Renversé !

 

2017 : L’Encrier  Renversé et la ville de  Castres

proposent leur XXIX° Concours de Nouvelle

 

        Depuis sa création, en 1989,  le concours francophone de « Nouvelle » de la Ville de Castres/L’Encrier renversé a réuni  9736 candidats de 67 pays et permis la publication de 340 auteurs dans la revue L’Encrier renversé.
      
Voilà une bien belle carte de visite qui ne peut que vous inciter à prendre connaissance du règlement de la XXIX° édition que ces mêmes organisateurs nous ont priés de relayer sur ce site, ce que nous faisons volontiers ci-après...

 

Article premier : La revue de nouvelle L’Encrier renversé et la Ville de Castres organisent leur vingt-neuvième concours francophone de nouvelle. Il est ouvert du 1erjanvier 2017 au 15 mai 2017. Le Crédit agricole Nord-Midi-Pyrénées en est le partenaire.

Article 2 : Le concours est ouvert à tous les auteurs francophones résidant en France ou à l’étranger.
Le thème et la participation sont libres.

La participation est gratuite :

  • pour les abonnés à la revue L’Encrier renversé (abonnement 4 numéros : 34 €, bulletin d'abonnement sur le blog : encrierrenverse.canalblog.com )
  • pour les participants qui commandent le numéro « spécial concours » 2017 (10 €)
  • pour les moins de 18 ans qui auront à fournir la copie d’un document d’identité.
  • pour les candidats domiciliés hors France métropolitaine, (sauf Corse et Monaco).

Pour les autres candidats la participation au concours est fixée à 5 € (chèque établi à l’ordre de L’Encrier renversé).

Les jurés ne pourront pas participer.

Article 3 : Chaque auteur ne peut envoyer qu'une seule nouvelle. Le manuscrit sera dactylographié en quatre exemplaires.
La nouvelle ne devra pas excéder 15 pages, soit 22 500 signes. (Signe: lettre, chiffre, signe de ponctuation, symbole ou espace entre mots).
Les pages seront simplement reliées par une agrafe, sans spirale, sans couverture et sans réglette. 
Les nom et adresse de l’auteur seront inscrits sur une feuille indépendante de format A4. Dès réception un codage garantissant l’anonymat du candidat sera effectué. L'emploi d'un pseudonyme est autorisé.
Les manuscrits non retenus ne seront pas renvoyés aux auteurs mais détruits…

Article 4 : La nouvelle proposée ne devra jamais avoir été publiée, quel que soit le support (recueil, revue, journal, autoédition, Internet...), à la date de parution du numéro spécial de L’Encrier renversé (1er trimestre 2018).

Article 5 : Les manuscrits seront adressés d'ici au  15 mai 2017 (cachet de la poste faisant foi) à l’adresse suivante :  L’Encrier renversé (concours de nouvelle), 25, chemin de l'Arnac,  81100 Castres (France).

Aucun avis de réception ne sera envoyé.

Article 6 : Le concours est doté de trois prix:

  • d’un premier prix (prix de la ville de Castres/L'ER) d’un montant de 1000 euros,
  • d’un deuxième prix d’un montant de 300 euros offert par L'Encrier Renversé.
  • Le prix Lycéens, de 150 euros, est offert par le Crédit agricole Nord-Midi-Pyrénées à l'un des auteurs finalistes choisi par des élèves des Lycées de la Borde-Basse (Castres) et Maréchal Soult (Mazamet).

Les auteurs classés par le jury de la 3e à la 10e position seront abonnés pour quatre numéros à L'Encrier Renversé. Les dix premiers textes seront publiés dans le numéro "spécial concours" 2017 de L'encrier renversé.

La liste complète des participants sera incluse dans ce numéro et sur le blog.

Un service de presse de 30 numéros sera assuré.

Article 7 : Un premier jury composé des membres de L’Encrier renversé  et de jurés choisis par la rédaction opérera une sélection de nouvelles après lecture (chaque manuscrit étant lu par quatre jurés). Une deuxième sélection de 10 à 20 nouvelles sera ensuite proposée au jury final.

Ce dernier classera du Ier au 10e les textes retenus. Le jury final sera composé de Lodewijk Allaert (lauréat 2009 de L’ER), Gérard Bastide (lauréat 1998 de L’ER), Catherine Béchaux (lauréate 2012 de L'ER); Michel Burlot (lauréat 1993 de l'ER); Chantal Celotti (lauréate 2003 de L’ER), Patricia Chauvin-Glonneau (lauréate 1999 de L’ER), Thierry Covolo (lauréat 2015 de L'ER); Annick Demouzon (lauréate 2013 de l'ER), Pierre Denizet (lauréat 2016 de L'ER);  Mireille Felix (lauréate 2001 de L'ER); Patrick Larriveau (lauréat 2006 de l'ER); Julie Matignon (lauréate 2008 de l'ER); Françoise Provini-Sigoillot (lauréate 2000 de L’ER), Christiane Rolland-Hasler (nouvelliste et critique), Wernicke (lauréate 2014 de l'ER); de plusieurs élus et représentants de la Ville de Castres (Service Culture et Bibliothèque Municipale), de professeurs de lettres des lycées de la Borde-Basse (Castres) et Maréchal Soult (Mazamet),  d’un représentant du Crédit agricole Nord-Midi-Pyrénées, d’un libraire de Castres et d'un membre du comité de rédaction de l'Encrier Renversé.

Article 8 : Les prix seront remis à la bibliothèque municipale de Castres en mars 2018. Seuls les lauréats résidant sur le territoire métropolitain, invités par la ville de Castres, devront être obligatoirement présents pour recevoir leurs prix.

Important : seuls les candidats dont les nouvelles  seront sélectionnées pour le jury final seront avertis avant le 31 juillet 2017, le lauréat du Prix Lycéens sera prévenu en décembre 2017.

Article 9 : La participation au concours implique de fait l’acceptation totale et sans réserve du règlement.

Les organisateurs se réservent :

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01 mars 2017

Quand l'immensité, devenue minuscule, se montre à nouveau immense...

 

Michel Klein 001

       La rubrique philosophique

 

              de Pierre Michel KLEIN

                                                        

 

                                                              L'événement d'exister

 

 

                   La connaissance livre à notre imagination les immenses espaces, les étoiles multiples et les années-lumière, la démesure des temps, les milliards d'années, les énergies géantes, les grandioses explosions...Mais l'imagination a peine à se représenter l'énormité des nombres, même lorsqu'elle repousse les limites des images qui viennent. Alors nous cessons d'y songer et nous percevons à nouveau le plus proche : les murs de notre logement, les rideaux de la fenêtre, les échos du quartier et tout au centre, entre deux sommeils, notre propre instant de vie brève et protégée. La science tente bien de plonger encore cet instant dans les âges de la Terre, parmi les bêtes gigantesques et jusqu'aux marécages d'où nous venons, mais nous ouvrons vite les yeux et pour finir nous voici ramenés à notre chambre, à ses vitres et aux bruits de la rue.

          C'est que la science jongle avec les échelles, celle des microscopes et des télescopes divers, des puissances et des logarithmes, tandis que notre vie se limite à ce qu'elle voit parfois très loin à la belle étoile, très loin à l'horizon, mais le plus souvent guère au-delà du panneau d'un quai où est inscrit « Sortie ». C'est l'échelle humaine. Elle concerne le temps des salles d'attente, des heures de repas, des rendez-vous, des colères qui s'apaisent et du souvenir des voix disparues.

       Il est facile d'admettre que ce qui est grand semble relatif à ce qui est petit, tout en se montrant petit relativement à ce qui est plus grand. Pourtant existe-t-il une échelle originelle de référence, une sorte d'échelle non pas arbitraire, mais absolue ?  Notre galaxie immense est faite de milliards de soleils, mais elle reste minuscule relativement aux milliards de galaxies. Notre Terre est un brin d'herbe dans la Voie Lactée, et le bon vieux système solaire une vague clairière entourée de quelques arbres perdus dans un milliard de forêts. Quant à l'Univers, notre immense Univers, allez savoir s'il ne représente pas encore deux ou trois mètres carrés introuvables au milieu d'autres univers sans nombre, un square éphémère où quelques enfants terminent leurs vacances avant d'être avalés par la nuit. Où cessera notre vertige ? Pourrons-nous nous allonger et affirmer que ceci est  immense, vraiment immense, immense absolument ? Pourrons-nous enfin mesurer notre corps dans les espaces interminables ? La taille de notre temps dans les temps infinis ?

  Alors, nous fermons les yeux et nous nous rappelons avoir appris que l'Univers gigantesque et ses milliards de milliards d'étoiles étaient initialement contenues dans une tête d'épingle. Que même cette tête d'épingle était elle-même trop vaste pour l'Univers entier. Voici maintenant le monde entre nos deux doigts, et pourtant nous perdons encore nos repères. L'immensité devenue minuscule se montre à son tour immense autour d'univers plus infimes. Ceci est-il plus grand que cela ? Il faut se résigner, aucune échelle ne semble absolument dernière ni absolument première, et la relativité semble définitivement légitime quant à revendiquer le dernier mot sur la mesure des choses.

  Pourtant ces images sans fins nous demeurent extérieures, elles flanquent notre corps de ce qui le dépasse en hauteur, largeur et profondeur, comme si nous respirions au sein d'une sorte de ballon gonflable et dégonflable à merci. Or ce qui est strictement premier est l'avènement de notre propre corps à l'existence et non l'événement par lequel ce corps décide de prolonger ceux qui le précèdent et les matières qui l'entourent. Disons qu'en tant qu'événement, ce corps a une naissance. En tant qu'avènement, ce corps naît.

  L'absolu est sous notre nez et nous ne le voyons pas. Il se trouve à l'envers des milliards d'événements qui parsèment les milliards d'univers, à l'envers du moindre objet et de nous-même, d'un coin de rue comme d'un reflet d'étoile, avènement qui fait à chacune de ces milliards de choses un don secret et simple : exister.

 

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27 février 2017

Au fil du temps qui passe

 

Edmonde Faucon 001

 

                                    Le coin des poètes

 

         Avec Edmonde FAUCON

 

         Questions sans réponses

 

 

 

Je me sens plutôt mal, je n’ai aucun courage.               
Tout le monde me dit : « C’est normal à votre âge.
Le fameux poids des ans est parmi les plus lourds
Et contre la vieillesse, il n’est point de recours.
Voyez autour de vous, pour certains c’est bien pire,
Cloués sur des fauteuils ou l’esprit en délire.
Pour d’autres, la souffrance est le lot quotidien,
Il en est d’isolés, sans le moindre soutien. »

Tout cela est réel et j’en suis consciente,
Mais, c’est bien malgré moi que je m’impatiente.
Lorsque durant la vie, on a tout assumé,
Le travail, la famille et qu’on a consumé
Une grande énergie et mené les batailles
Qu’imposa le destin, franchissant des murailles
Pour avancer encor que, sans grand repos,
On allait de l’avant, toujours frais et dispos.

Quand le corps nous trahit, c’est comme une rupture
Avec notre passé, délit contre nature.
Et la fatigue aidant, on est bien plus enclin
A noircir chaque jour qui nous pousse au déclin.
La maladie survient, que faut-il que l’on fasse
Pour garder bon moral, au fil du temps qui passe ?
Faut-il, pour s’évader, vivre du souvenir ?
Faut-il ne pas penser au trop court avenir ?

Notre esprit n’est-il plus qu’un antique grimoire
Que l’on feuillette, en vain, pour  garder la mémoire ?
Toutes ces questions, faut-il se les poser ?
Nulle réponse, hélas ! ne pourrait s’imposer.
Toutefois, dans le cœur, doit rester l’espérance
D’arriver jusqu’au bout, sans trop grande souffrance.
Et, jusqu’au dernier jour, assumant notre sort,
Il nous faut espérer que douce soit la mort...

 

 

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