François Léger

22 mai 2012

Amour et beauté dans leur cruauté...

Michel Martinez rubrique 001          Le coin des Poètes

        Avec Michel MARTINEZ

                 C'est elle
                    (A la plus ceci et cela)

 

Si l'on me demandait laquelle est la plus belle,
L'index pointé vers toi je répondrais :"C'est elle."
Mais nul ne s'en enquiert puisque chacun le voit :
Les roses de ta joue et l'or de ta prunelle
Le proclament assez: la plus belle, c'est toi.

Si l'on me demandait quel est le plus fidèle,
Je pourrais affirmer, ivre d'orgueil : "C'est moi !
Quoi ! me répondrait-on, la plaisante nouvelle !
Quel mérite avez-vous, puisqu'elle est la plus belle,
Monsieur, à lui garder constamment votre foi ?"

C'est qu'il ne sert à rien d'adorer la plus belle
(Tant qu'on n'a pas trouvé le chemin de son coeur,)
Qu'à se faire donner le fouet de sa rigueur.
Et si l'on veut savoir quelle est la plus cruelle,
L'index pointé vers toi je répondrai: "C'est elle !"

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19 mai 2012

Si H2O disparaît, notre culture va s’étioler encore et encore…

 

Sens, non-sens, contre-sens et sens

interdits : revenons enfin à la réalité


                      Par François LÉGER

 

 

Oui, cher lecteur, cette rubrique est, très souvent, construite et rédigée à partir de documents trouvés plusieurs semaines avant que vous ne puissiez en prendre connaissance sur ce site car, malheureusement, il n’est point nécessaire de beaucoup chercher dans l’actualité pour alimenter cette chronique, mais il convient de vous parler des exemples incontournables… C’est ainsi que cette « eau » (H2O),  disparue sur le document ci-joint au profit d’un stupide « O », m’a fait bondir à la fin du mois de février, mais n’a rien perdu de son actualité en ce mois de mai et engendre  – aujourd’hui comme hier – les mêmes commentaires.

En effet, manquerions-nous d’eau pour sauver notre culture ? Que dis-je ? Pour sauver NOS cultures…

H2O_001Je pense ici à deux cultures différentes certes mais indissociables : la culture qu’a notre pays grâce à ses paysans, cultivateurs et éleveurs. Car, même si les choses ont évolué au cours des siècles, il faut se souvenir de ces mots que répétait Sully, l’ami et le ministre d’Henri IV, « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». De fait,  si les choses se présentent bien différemment aujourd’hui, ces gens de la terre ont une même importance et un réel besoin d’H2O…

Je pense également à ces pauvres défenseurs de la langue française qui, en la circonstance, ont également besoin d’H2O au lieu de ce ridicule « O »… Je l’ai dit et le redis ici : tous ces rédacteurs-concepteurs en publicité qui manquent d’idées et de courage, de trop nombreux auteurs et écrivains, de trop nombreux journalistes de la presse écrite et de la presse parlée, par paresse (j’espère) ou par incompétence (je me refuse de le croire) sont en train de tirer la culture générale de notre pays vers le bas…

En ce qui concerne la publicité, nous assistons, depuis quelques mois, faute d’inspiration de la part de trop nombreux « créatifs », à la seule originalité qu’ils aient trouvée : l’utilisation de mots venant d’Outre-manche, traduits ou non d’ailleurs (j’ai quelques exemples très intéressants dans mes dossiers dont je ne voudrais pas vous priver au cours des mois qui viennent !), mais nous nous en tiendrons, aujourd’hui, à ce mot nouveau : « Nouvo » dont l’auteur a dû être fier en pensant qu’il avait eu une idée « choc » ! Certes, cela choque, mais cela n’a rien de nouveau puisque ce stratagème est utilisé depuis des années par la « Halle ô chaussures » ! Tant qu’à faire de plagier, je pense qu’il eût été préférable, pour l’auteur, de plagier un meilleur slogan ou un  slogan moins connu afin de ne pas passer pour un « rigolo » vis-à-vis de ses confrères et des milliers de lecteurs du « Figaro Magazine » du samedi 25 février !

Mais – ô cerise sur le gâteau – le concepteur de cette page a aussi utilisé un anglicisme qu’il n’a pas jugé bon de traduire estimant que tout le monde comprendrait, ce qui n’est peut-être pas certain.  Le voilà en effet, dans cette page, nous invitant à profiter « Dès maintenant d’un taux boosté à 5,5% pendant 3 mois »… Bien que connaissant la signification de ce verbe « booster »,  j’ai trouvé intéressant de chercher ce qu’en pensaient mes grands livres, ce qui m’a permis de les refermer en étant un peu plus riche (intellectuellement) qu’auparavant.

Le Petit Larousse 2008 ne s’étend guère sur le sujet en évoquant simplement un mot familier, anglicisme signifiant « Stimuler, développer, renforcer ».  Quant au Petit Robert 2012, il ne nous apporte guère plus d’éléments si ce n’est qu’il effleure l’origine de ce mot. Mais, le Dictionnaire historique de la langue française 2010 répond parfaitement à notre recherche. Il explique en effet que le verbe booster, prononcé comme un infinitif français, est un américanisme qui semble être apparu en français  québécois, en 1986, avant de devenir, en français d’Europe, un anglicisme à la mode pour « Stimuler », « Pousser » (surtout au sens figuré).

L’arroseur arrosé…

Combien de fois, dans ma carrière, ai-je remplacé, dans un article que je corrigeais avant son départ pour l’impression, l’expression « Mis au jour » par celle de « Mis à jour » et inversement ?  Mais, bien évidemment, je n’ai pas changé le monde et constate que cette erreur nous a suivis dans le XXIème siècle !

C’est ainsi que j’ai trouvé, le 15 février, sur http://news.fr.msn.com/m6-actualité/france, ce très beau titre « Un trésor de 700 000 euros mis à jour dans une maison de champagne », titre d’un article débutant intelligemment par « Un trésor de pièces d’or estimé à 700 000 euros a été mis au jour par des ouvriers… »… Que s’est-il passé ici ? A mon avis, l’auteur de l’article, a été « corrigé » par un correcteur indigne de ce nom et devant encore approfondir ses connaissances de la langue française.

De fait, dans le cas présent, il n’y a aucune recherche à faire même si cette faute se retrouve constamment, dans les médias notamment. Il suffit d’ouvrir le Dictionnaire des difficultés de la langue française pour avoir toute précision. Cet ouvrage nous explique en effet : Mettre à jour « C’est mettre en règle un livre de comptabilité, mettre au courant un journal » ; Mettre au jour « C’est amener au jour, découvrir, sortir de terre un  objet où il était enfoui… ». Dans ce sens, le dictionnaire ajoute que « Mettre au jour » c’est aussi « Divulguer, publier : < Mettre au jour la perfidie de quelqu’un > ».

« Pas de souci ! » : vraiment ?

Ceci prouve que, même si la langue évolue, il y a des choses qu’il faut respecter parce qu’elle est vivante et qu’il ne faut pas la tuer.

En revanche, il y a des expressions qui peuvent agacer un senior – comme c’est mon cas – mais qu’il faut chercher à analyser, à ne pas refuser « parce que cela ne me plaît pas ou bien ne se disait pas de mon temps » !

Ainsi, que pensez-vous de cette réponse à une demande que vous venez de faire à un jeune adulte, réponse courte s’il en est : « Pas de souci » ?

Cette expression m’a, au contraire, fait faire du souci et j’ai ouvert le Dictionnaire des difficultés de la langue française  pour en savoir plus, mais cet ouvrage s’est complètement désintéressé de la situation en  l’ignorant totalement. Je me suis alors tourné vers le Petit Robert 2012 qui m’a répondu sèchement : « Y a pas de souci : il n’y a pas de problème » tout en précisant tout de même que cette locution était familière ! Mais, vous me connaissez, je voulais en savoir davantage et me suis plongé dans le Dictionnaire historique de la langue française 2010 qui m’a reçu de manière plus sympathique en me disant en premier lieu : « Dans les années 1990, le mot souci a commencé à remplacer, à l’oral familier, en France, le mot < problème > dans  des expressions négatives. Cet usage s’est très vite répandu en rendant désuète l’expression < Y a pas de problème > ».

Très intéressant, mais comme je suis un peu pointilleux, j’ai cherché dans ce même Dictionnaire historique de la langue française 2010… l’expression « Y a pas de problème » qui semble issue du milieu des écoles d’ingénieurs et est devenue elliptiquement « Pas de problème » dans le langage familier. Puis l’expression est devenue « Sans problème ». Là, on s’aperçoit que la langue est aussi le témoin d’un peuple ou d’une époque puisque cette expression « Sans problème » a donné une version hispano-américaine de « No Problem » : « No problemo ». On s’amusera alors d’apprendre que cette version « No problemo » a été adoptée en français branché dans les années 1990-2000 ! Mais il est indubitable que, d’une manière générale, ces emplois ont été progressivement remplacés par le mot « Souci » !

Alors, soyons de notre temps : « Pas de souci ! », on se retrouvera pour une nouvelle aventure linguistique le mois prochain…  

 

 

17 mai 2012

Tenter sa chance pour un recueil collectif de nouvelles...

Nouvelles Calipso 001 

« Sortir du bois » :

thème de la 11ème 

édition du concours

de nouvelles organisé

par Calipso

 

Calipso propose la onzième édition de son concours de nouvelles avec, pour  thème, "Sortir du bois".

Ce concours est ouvert à tous, sans distinction d'âge, de nationalité ou de résidence. Par ailleurs, les textes soumis pourront avoir fait l’objet d’une publication préalable sous quelque forme que ce soit à charge pour les auteurs de vérifier s’ils sont libres de droits.

Le format des nouvelles devra être compris entre 1500 et 2000 mots (plus ou moins 10%)

Deux mois après la clôture du concours, un jury de cinq membres procédera à une première sélection de 12 nouvelles dont les titres seront annoncés sur le site Calipso en septembre 2012.

Trois grands prix seront attribués pour un montant de 750€ dont 300 € pour le premier, 250 € pour le deuxième et 200 € pour le troisième. Les douze nouvelles lauréates seront publiées en recueil au cours du dernier trimestre 2012. Elles seront également présentées au public et mises en voix et en musique par des comédiens et musiciens lors d’une journée "Nouvelles en fête" prévue pour le samedi 13 octobre 2012.

Slam, jazz, blues et cabaret poétique seront également au menu de la journée. Les lauréats seront prévenus par téléphone ou mail au moins 15 jours avant la journée « Nouvelles en fête ». La présence des auteurs primés est souhaitée à cette journée. Une contribution à leurs frais de déplacement - d'un montant variable en fonction de leur résidence - leur sera allouée, l'hébergement sera assuré par les membres de l'association Calipso.

Les auteurs primés s’engagent à ne pas réclamer de droits d’auteur autre que le prix reçu à l’occasion de ce concours. Les nouvelles, primées ou non, resteront libres de droits.

Le jury et l’association Calipso se réservent la possibilité d’annuler le concours si la participation était jugée trop faible. En ce cas, les droits de participation et les manuscrits seraient renvoyés à leurs auteurs aux frais de l’association Calipso.


Participation

Les nouvelles présentées au concours sont limitées à deux par auteur. Chaque texte présenté avec un titre original sera
rédigé en français, dactylographié, agrafé et expédié en cinq exemplaires. Ni le nom, ni l'adresse de l'auteur ne devront être portés sur le ou les textes. En revanche, sur chaque feuille du texte, en haut à droite, l'auteur portera un code de deux lettres et deux chiffres au choix (exemple : AB/10). Ces deux lettres et ces deux chiffres seront reproduits sur une enveloppe fermée à l’intérieur de laquelle figureront le nom, l'adresse, le téléphone et l’adresse mail de l'auteur ainsi que le titre du texte (ou les titres, un code par titre).

Les droits de participation sont fixés à 5 Euros par nouvelle. (le chèque sera libellé à l’ordre de Calipso et encaissé après la clôture du concours). Une ou deux enveloppes timbrées à l’adresse de l’auteur pourront également être jointes à l’envoi si l'auteur souhaite un accusé de réception de sa participation et/ou l’envoi du palmarès (à préciser sur l'enveloppe).

La date limite d'envoi des œuvres est fixée au 30 juin 2012, celles-ci devant être envoyées à Calipso - 35 rue du Rocher 38120 Fontanil Cornillon, France - Mail assocalipso@free.fr


Une rubrique "Concours de nouvelles 2012" est ouverte sur le site Calipso pour informer, commenter, questionner et suivre l’évolution du concours.

Pour de plus amples renseignements, vous avez donc le choix entre un courrier adressé à assocalipso@free.fr  ou une visite au site de l’association :  http://calipso.over-blog.net 

 

 Photo : Avec l’aimable autorisation de Patrick L’Ecolier.

 

 

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15 mai 2012

Jouir de petits riens

Edmonde FAUCON identité 001                        Le coin des poètes

              Avec Edmonde FAUCON


 Petites joies... tout simplement...

 

Dès l'aube, le soleil levant
A teinté tout le paysage,
Le ciel et le bord de l'étang,
La cime des bois, les nuages.

             Ce matin, l'éclat d'une rose
             A ensoleillé le jardin,
             Ce n'était que fort peu de chose
             Mais, cela changea tout, soudain.

Ce matin, le chant d'un oiseau
A réveillé dans le bocage
La brise agitant les roseaux,
Pour faire écho à son ramage.

            Ce matin, l'enfant, s'éveillant,
            A offert son premier sourire
            Au jour nouveau, en gazouillant,
            "Je suis heureux, semblait-il dire."

Et ce matin, grâce à la rose,
Au soleil, au chant de l'oiseau,
Au petit enfant qui repose,
Le monde a semblé bien plus beau.

            Mais qui donc prend le temps encore
            De jouir de ces petits riens,
            De regarder la rose éclore, 
            Le soleil, l'oiseau aérien ?

Et c'est bien pour cela, sans doute,
Que cherchant autre chose ailleurs,
Chacun avance sur la route,
Sans jamais trouver le bonheur !

 

 

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12 mai 2012

"C'Vous C'Quoi ?": un lieu dans lequel vous entrez par effraction...

 

Depuis un demi-siècle, notre société

a  bien changé  et sa culture a évolué,

mais il faut savoir résister à la facilité

                   

              Par François LÉGER

 

 

Monsieur le créatif en publicité, ôtez-moi d’un doute ! Savez-vous que, par ces emprunts bien trop fréquents à la langue anglaise dans vos « mailings »  - autrefois adressés par La Poste et appelés publipostages, aujourd’hui envoyés par Internet – emprunts dont la traduction laisse le plus souvent à désirer, ou que par l’utilisation d’expressions bêtifiantes du français parlé que vous osez utiliser dans le français écrit, vous n’avez pas le moindre respect de vos lecteurs et encore moins de la France de demain ? Dîtes-moi, le savez-vous ?

Pas de respect de votre lecteur qui est, pour vous, sensé comprendre votre message alors que ce n’est pas toujours le cas, pas de respect pour nos jeunes pousses qui ont bien du mal à apprendre à lire et à écrire correctement et qui utiliseront, sans en connaître évidemment la signification, des expressions franco-anglaises de votre création ou tout simplement des verbes que, moi-même, je ne comprends pas. Le drame n’est pas que je ne vous comprenne pas mais que, malgré l’aide du Dictionnaire Petit Larousse 2008, du Petit Robert 2012 et du Dictionnaire historique de la langue française 2010, un mot – que vous pensez faire partie de notre langue et que vous vous plaisez à utiliser comme « accroche » d’un mail - reste inconnu.

Ne croyez surtout pas que cet article aurait pu figurer dans ma rubrique mensuelle de linguistique ou que je vous cherche une mauvaise querelle. Que nenni, je sais que, depuis soixante ans environ, la société a changé, notre langue a évolué car la langue de Voltaire est une langue éminemment vivante que d’aucuns vont tuer par facilité. Je pense que la publicité d’aujourd’hui est plus difficile à créer que ces réclames que j’ai connues dans mon enfance, mais que les créatifs en publicité bénéficient d’une vraie formation professionnelle et d’outils que ne connaissaient pas les « créateurs de nos réclames ». J’en suis d’autant plus persuadé que, concomitamment à mes études de journalisme, j’ai obtenu un diplôme de rédacteur-concepteur en publicité.

Etre ou ne pas être 001Alors, épargnez-moi cette publicité – tombée dans ma boîte courrielle  le 25 février – publicité pour la nouvelle collection « Printemps-été 2012 » des 3 Suisses. Certes cette expression anglaise ainsi mise en exergue en invitant à cliquer dessus pour entrer dans le site attire l’œil et peut-être le chaland… Mais que dire de l’effet sur nos jeunes pousses de cette expression anglaise « BE HAPPY ! » ? Vous me direz que vous avez fait l’effort de mettre un astérisque renvoyant à la traduction, qu’il faut chercher un peu  pour découvrir qu’elle est incorrecte… De fait, tout le monde se souvient du célèbre «To be or not to be » de notre ami Shakespeare : « Être ou ne pas être » ! Inutile d’aller plus loin pour admettre que « Be happy » ne signifie en aucun cas « Être heureux », mais bel et bien « Soyez heureux »… car nous n’avons pas là un infinitif mais un impératif.

Que dire, par ailleurs, de ce mail en date du 16 janvier pour des « Soldes jusqu’à -80% sur tout le site », un site dans lequel on nous invite à pénétrer en cliquant  sur « Je shoppe maintenant ! ». Je ne mettrai pas ce mail en illustration puisqu’il s’agissait alors des soldes et que l’annonceur pourrait – à juste titre – me chercher querelle pour publier cela maintenant. Alors que ce n’est pas le cas de l’annonceur précédent qui, je suppose, fait un mailing pour toucher le plus de monde possible.

En y réfléchissant, si « Je shoppe maintenant », que va-t-il se passer car les mots « Shoppe » ou « Shopper » sont inconnus des trois ouvrages dont je vous ai parlé ?

 Jusqu’où ne pas aller trop loin ?

Très honnêtement, je pense que nous sommes arrivés à un point d’achoppement devant lequel il faut reculer en ne cédant absolument pas ainsi à la facilité de se contenter d’une vague idée rendue par la création d'un mot que seul l'auteur comprend ou en utilisant une expression étrangère « qui fera bien l’affaire », expressions étrangères qui n’ont rien à faire là si l’on ne cède pas à la facilité et si l’on ne veut pas faire partie des fossoyeurs de notre langue.

Mais le pire est arrivé, par un mail du 23 février qui, comme je l’ai dit dans mon surtitre, n’a pu pénétrer chez moiC'vous 001 que par effraction puisqu’il utilise également l’anglais avec ce « Go » sur lequel il convient de cliquer pour « rejoindre la communauté C'Vous » … Un tel abus d’artifices très vagues et superficiels fait que nombre de personnes que j’ai interrogées ont cru, comme moi, que ce français parlé utilisé en français écrit en onomatopées signifiait : « Chez vous, c’est quoi ? », d’où ma réaction : « Un  lieu dans lequel vous entrez par effraction ». Mais en réalité il ne s’agissait pas d’une énième enquête voulant savoir un maximum de choses sur mon foyer, mais d’un site communautaire marchand dans lequel chacun indique les produits qu’il préfère, vote pour l’un ou l’autre. Mais, là encore, on trouve des phrases venues d’une autre planète puisque ce site communautaire vous invite à « Créez les produits qui vous ressemblent » : qu’est-ce à dire Docteur ?

Après avoir tout présenté (peut-être ?) voilà que l’on continue à vous parler comme dans une cour de récréation – à laquelle font d’ailleurs penser les personnages illustrant cette publicité – puisque, à la fin de l’envoi, on ne vous invite pas à « frapper, tirer coup droit », mais plus simplement : « … à être parmi les premiers à voter et gagner peut-être… »… Mais l’annonceur ne manque pas d’expliquer alors : « C’Vous qui jouez maintenant ! GO »…

Arrêtons d’aborder les Français de cette manière en comprenant le mal que l’on fait à ceux-ci, leurs enfantsC'vous 2 001 qui, après avoir lu ces « joyaux », vont se mettre à parler une langue que je ne comprendrai plus, que vous ne comprendrez plus non plus après avoir tant joué la facilité et en même temps l’apprenti-sorcier… Nous sommes déjà aux portes de ce phénomène…

Les publicités habituelles du Net ont fait des petits !

Imaginez, cher lecteur, que les « publicitaires en ligne » (selon l’expression consacrée) ont déjà fait des petits… Ah ce massacre de nos deux langues : le français et l’anglais !!! I

Ne voilà-t-il pas que le journal « Version Femina du 5 au 11 mars » nous fait don d’un merveilleux titre : « Coup de food en ligne » ! Quel galimatias pour présenter ce site de rencontres qui rassemble des célibataires gourmets : ceci explique que l’on veuille annoncer un « coup de foudre » grâce à la nourriture (« FOOD » en anglais)… Si vous n’êtes pas saturé de pub, vous pouvez aller visiter Marmitelove.com …

En terminant cet article, je voudrais souligner que mon ire n’est pas dirigée contre tel ou tel, mais contre des phénomènes qui vont finalement jouer contre les personnes enfermées aujourd’hui dans leurs tours d’ivoire qui sont les auteurs de ce qui fait mal  en raison d’un trop-plein…

Il faut bien comprendre que lorsque l’on use et abuse, il y a un premier phénomène de réaction de celui que l’on persécute par nos erreurs… C’est le cas des jeux vidéos qui, lâchés sans retenue, ont produit aujourd’hui de véritables phénomènes d’addiction chez nombre de jeunes dont certains sont soignés par des psys… Pour ma part, je me suis aussi demandé si la violence des jeunes qui a explosé il y a peu de temps tout de même n’est pas liée, au moins en partie, à tous ces jeux où l’on se tue, entretue pendant des heures dans un monde virtuel, le retour au réel ne se faisant pas obligatoirement spontanément.

Mais, si ceci est une hypothèse, j’ai trouvé, toujours dans Version Femina du 5 au 11 mars un article intéressant même si le titre est un barbarisme grammatical : « Vous avez dit nomophobe ? » (il eut été si simple de titrer ; « Avez-vous dit nomophobe ? », enfin…). De quoi s’agit-il ?

Le téléphone portable est devenu, depuis quelques années, un « outil » fort utile en cas de panne sur la route, de retard imprévu, etc.… Mais, sombrant dans la facilité, il y a aujourd’hui des « accro » du portable : il vous suffira d’aller dans la rue ou dans une grande surface… Bon, c’est gênant pour les autres (personnellement je déteste ces réunions au cours desquelles les portables vous abreuvent de belles sonneries), mais si l’on met en garde sur les effets que peuvent avoir ces « téléphones portables » sur le système auditif notamment, on n’avait pas pensé jusqu’ici que cela pouvait mener à l’addiction.

Or, d’après ce journal : « Vous souffrez dès que votre téléphone portable n’est plus à portée de main ? Ce malaise peut même aller jusqu’à l’angoisse ? Vous êtes sans doute  nomophobe, contraction de l’anglais < No mobile phone phobia > ». Un nouveau mal qui, d’après le journal gagne du terrain et atteint les femmes (70%), les hommes (61%) et les 18-24 ans (77%) !

 

Tout en défendant notre bonne vieille langue française, c’est notamment ces quelques petits phénomènes de société (car il en existe bien d’autres) que je voulais aborder aujourd’hui en essayant de démontrer que les énormes changements qui se sont produits dans notre vie depuis cinquante ans ont bien amélioré notre quotidien en nous apportant de nombreuses facilités dont il faut évidemment profiter, mais ne pas abuser car chaque chose a un avers et un envers et, souvent un point de rupture.

 

 



10 mai 2012

Poètes et nouvellistes, faîtes-vous remarquer...

 

« Le numéro 1, Boulevard des Plumes »:

 un concours qui attend vos textes !

 

 

Concours d’expression française ouvert d’ici au 30 juin 2012, « Le numéro 1 Boulevard des Plumes », proposé par l’association « Du Souffle sous la Plume », veut récompenser les 5 meilleures plumes dans deux sections distinctes : la poésie et la nouvelle.

L’association organisatrice précise que les plumes remarquées se verront publiées dans un ouvrage exclusif tiré à 100 exemplaires au minimum, chaque participant recevant un exemplaire de l'ouvrage et un bref commentaire sur les œuvres envoyées.

Les prix de publication pour chaque section sont les suivants : la première plume se verra remettre 10 exemplaires de l’ouvrage publié ; la deuxième plume, 6 exemplaires ; la troisième, 4 exemplaires; les quatrième et cinquième plumes, 2 exemplaires.

Pour de plus amples renseignements à ce sujet, vous pouvez téléphoner au 09 81 60 84 24 ou envoyer un courriel à  « dusoufflesouslaplume@bbox.fr »… Mais avant toute chose, il convient de prendre connaissance des conditions de participation qui sont les suivantes.Le boulevard des plumes 001

 

                          Conditions de participation

 ► Ce concours est ouvert à tous les auteurs d’expression française de 14 à 99 ans (autorisation des parents pour les mineurs).

► Tous les thèmes et les formes d'écritures sont acceptés, à condition qu'ils révèlent un réel souci de création et une véritable cohérence. Le respect de la ponctuation, de l'orthographe et de la langue française joueront évidemment en faveur de l'auteur qui ne doit pas oublier qu'il concourt pour l'édition et la publication de son ouvrage.

► Les œuvres littéraires et poétiques présentées n'auront pas, à la date d'envoi, été primées dans un autre concours ni éditées sous format papier (les éditions Internet n’entrent pas en compte et sont donc autorisées). La publication gagnante sera soumise aux conditions de l'édition à compte d'éditeur.

Le Boulevard des plumes de la poésie inédite :

Envoyez  par la poste un exemplaire papier dactylographié au recto de feuilles A4 soigneusement assemblées et un exemplaire sur un fichier UNIQUE format « Word » ou « Open Office » par courriel(dusoufflesouslaplume@bbox.fr), un recueil de cinq à dix textes poétiques inédits, avec pages numérotées, un titre général.

Le Boulevard des plumes de la nouvelle inédite :

Envoyez  par la poste un exemplaire papier dactylographié au recto de feuilles A4 soigneusement assemblées et un exemplaire sur un fichier UNIQUE format « Word » ou « Open Office » par courriel(dusoufflesouslaplume@bbox.fr). Cette nouvelle inédite ne devra pas dépasser 250 lignes, avec comptage des lignes* (par 10) et des pages, plus un titre général.

► La police d'écriture et la mise en page convenant au fichier UNIQUE seront les suivantes :

- police Times New Roman, taille 12.

- mise en page sur format A4, marges haut, bas, gauche et droite à 3 cm.

- pas de titre couleur, de cadre, d’illustrations ou toutes autres fioritures alourdissant le fichier.

► Les frais de participation sont de 13 € par participation envoyée pour la section poésie, et de 15 € pour la section nouvelle (+ 4 € de frais de poste pour l'étranger : lettre + envoi de l'ouvrage).

► Il sera accusé réception des participations quinze jours après la date de clôture, les envois courriels et courriers limitant les oublis.

►Chaque participant obtiendra un bref commentaire sur sa création envoyée et se verra remettre un exemplaire de l’ouvrage récompensant par cette publication les meilleures plumes.

► Les décisions du jury sont sans appel. Un ouvrage « Boulevard des plumes » pourrait exceptionnellement ne pas être publié, par manque de qualité des œuvres ou nombre insuffisant de participants. Dans ce cas-là, aucun ouvrage ne serait envoyé aux participants. Seront seuls envoyés les commentaires.

►Délibération mi-août 2012 et publication prévue à la rentrée littéraire de septembre 2012.

► Chaque participant acquiert gratuitement (au lieu de 12 €) le titre d'adhérent, pour l’année en cours, à l'association « Du Souffle sous la Plume ».

► Chaque auteur dont le ou les textes auront été récompensés pourra ouvrir une page à son nom en tant que coauteur sur le site www.rezobook.com (www.rezobook.com/auteur/prénom-nom), notre partenaire, afin de mettre en avant l’ouvrage publié et/ou ses ouvrages déjà édités. À chaque vente générée sur sa page, l’auteur touchera 15% du prix de vente.

 

Pour participer, envoyez :

■ par courriel, à ‹ dusoufflesouslaplume@bbox.fr › :

— un unique fichier saisi sous Word ou Open Office, dont le titre comprendra le code auteur suivi, entre parenthèses, du titre de l’ouvrage

■ par la poste (pas de recommandé, de Colissimo, ni de Chronopost), à :

« Du souffle sous la plume »
Concours Boulevard des plumes
14 chemin de Malès
31380 Villariès

— un seul tirage sur papier de vos œuvres ;
— une enveloppe contenant une feuille où seront inscrits très lisiblement :  vos nom et prénom ; votre date de naissance ; votre nom d’auteur ; votre autobiographie en 5 lignes et à la troisième personne, et en évitant les banalités (j’aime lire, j’aime écrire…) ; votre adresse de domicile ; votre adresse mail ; votre numéro de téléphone ; votre code de participation et le titre de votre ouvrage ;
— une enveloppe au format A5 affranchie au tarif lettre 50g en vigueur pour l’envoi du palmarès et du commentaire ;
— une enveloppe solide au format A5 affranchie au tarif lettre 250g en vigueur pour l’envoi du livre (sauf pour l'étranger où des frais sont rajoutés à cet effet dans le coût de participation).
— sans le coller ni l’agrafer, le règlement financier par chèque à l'ordre de ‹ Du souffle sous la plume ›, ou par virement bancaire national et international (IBAN : FR76 1027 8023 3400 0200 1410 190, BIC : CMCIFR2A, Crédit Mutuel).

 

* Pour ajouter des numéros de ligne à l'ensemble d'un document, cliquez sur le menu Édition puis sur Sélectionner tout. Déroulez ensuite le menu Fichier, Mise en page puis cliquez sur l'onglet Disposition. Cliquez alors sur le bouton Numérotation des lignes. Cochez la case Ajouter la numérotation puis dans la rubrique Recommencer à, sélectionnez le moment où la numérotation doit reprendre à 0, Numérotation continue pour que la numérotation ne recommence pas, Incrément 10 pour le comptage par 10. Validez 2 fois par OK pour faire apparaître la numérotation

 

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08 mai 2012

A la recherche de nouveaux auteurs...

 

Un appel à textes du « Souffle sous la plume »

pour son ouvrage collectif N° 9 et 10

 

Nous venons d’être informés qu’un « Appel à textes » était lancé pour l’ouvrage collectif « Du souffle sous la plume » n° 9 et 10, un appel  à textes se terminant le 30 juin 2012 pour une  publication prévue en septembre 2012.

Voici donc les informations que les organisateurs nous ont demandé de mettre en ligne pour les personnes pouvant être intéressées par cette forme de joutes littéraires.

Toujours sous les formes de la poésie et de la nouvelle, le thème de cette nouvelle session d'appel à textes sera libre et servira de vitrine aux canaux d’expression des plumes d’aujourd’hui. D’ailleurs, en raison de la volonté de produire une série de plusieurs publications dans cet esprit associatif, le titre des ouvrages collectifs sera simple : « Du souffle sous la plume »

On nous a d’ailleurs indiqué qu’il serait publié -  en fonction du nombre de participants acceptés - soit un ouvrage commun réunissant poésies et nouvelles, soit deux ouvrages séparant poésies et nouvelles: « Du souffle sous la plume n°9 » pour la poésie et « Du souffle sous la plume n° 10 » pour la nouvelle.Appel à textes 001

 Conditions de participation

 ► Cet appel à textes est ouvert à tous les auteurs francophones de 14 à 99 ans (autorisation des parents pour les mineurs).

► Tous les thèmes et les formes d'écriture sont acceptés  à condition qu'ils révèlent un réel souci de création et une véritable cohérence. Le respect de la ponctuation, de l'orthographe et de la langue française joueront évidemment en faveur de l'auteur.

► Les œuvres littéraires et poétiques présentées ne devront pas, à la date d'envoi, avoir été éditées sous quelque forme que ce soit. Elles seront libres de droits et le fait de participer donne aux organisateurs l'autorisation de publier à titre gracieux les œuvres qui auront été envoyées pour l'ouvrage « Du souffle sous la plume n° 9 et/ ou n° 10 » uniquement. Les auteurs restent propriétaires de leurs droits.

► Par souci de regrouper les ouvrages les plus lumineux par rapport au sujet demandé, l'association se réserve le droit de toute décision sur le choix des textes. En cas de refus de tous les écrits d'un même auteur, il en sera donné les raisons et le candidat sera remboursé.

► Envoyez de un (1) à quatre (4) textes inédits pour la poésie "ou" un (1) récit court/Nouvelle inédits, l'ensemble devant faire moins de 160 lignes, dactylographié au recto de feuilles A4 foliotées et soigneusement assemblées. Les textes seront aussi envoyés au format "Word" ou « Open Office » en fichier unique par courriel ( dusoufflesouslaplume@bbox.fr ), avec le nom d'auteur, en vue des utilisation et publication.

► La police d'écriture et la mise en page convenant au fichier UNIQUE seront les suivantes :
- police Times New Roman, taille 12.
- mise en page au format A4, marges haut, bas, gauche et droite à 3 cm.

 

► Les frais de participation sont de 14 € pour la poésie et  de 16 euros pour la Nouvelle (+ 5 € de frais de poste pour l'étranger : lettre + envoi de l'ouvrage), incluant un exemplaire de l'ouvrage et l’auteur acquiert gratuitement (au lieu de 10 €) le titre d'adhérent à l'association « Du souffle sous la plume ».

► Par manque de qualité des œuvres ou nombre insuffisant de participants, les organisateurs se réservent le droit d'annuler le projet. Tous les auteurs seraient alors remboursés. A l'inverse, en cas de sur-abondance en auteurs et textes de qualité, le nombre serait limité à trente auteurs maximum sélectionnés par ouvrage pour la Poésie et 25 auteurs pour la Nouvelle. Les auteurs dont les textes intéressent "Du Souffle sous la Plume", mais qui n'auraient pas pu être  sélectionnés pour l'ouvrage en cours, se verront proposer une place dans la sélection suivante.

► Cet ouvrage collectif sera publié, diffusé et vendu en collaboration avec la maison d'édition « Les Joueurs d'Astres » et « Rezobook diffusion & distribution ».

► Chaque auteur dont le ou les textes seront acceptés pourra ouvrir une page à son nom en tant qu’auteur sur le site www.rezobook.com (www.rezobook.com/auteur/prénom-nom),  partenaire de l’opération,  afin de mettre en avant l’ouvrage collectif et ses ouvrages déjà édités s’il en possède.  À chaque vente générée sur sa page, l’auteur touchera 15% du prix de vente.

  Voulez-vous tenter votre chance ?

 Alors, suivez le guide : pour participer, envoyez :

 ■ Par courriel, à ‹  dusoufflesouslaplume@bbox.fr  › :
— un unique fichier saisi sous Word ou Open Office

■ Par poste (pas de recommandé ni de Chronopost), à :
« Du souffle sous la plume », Ouvrage collectif
14 chemin de Malès, 31380 Villariès

— un seul tirage sur papier de votre ouvrage ;
— une enveloppe contenant une feuille où seront inscrits très lisiblement vos nom et prénom ; votre date de naissance ; votre nom d’auteur ; votre autobiographie en 5 lignes et à la troisième personne ; votre adresse de domicile ; votre adresse courriel ; votre numéro de téléphone ;
— une enveloppe au format A5 affranchie au tarif lettre 50 g en vigueur pour l’envoi des épreuves ;
— une enveloppe solide au format A5 affranchie au Tarif Lettres 250 g en vigueur pour l’envoi du livre (sauf pour l'étranger où des frais sont rajoutés à cet effet dans le coût de participation).
— sans le coller ni l’agrafer, le règlement financier par chèque à l'ordre de ‹ Du souffle sous la plume ›, ou par virement bancaire national et international (IBAN : FR76 1027 8023 3400 0200 1410 190, BIC : CMCIFR2A, Crédit Mutuel).

 

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05 mai 2012

Si l'on redonnait tout leur sens à ces mots dans la vie quotidienne...

Daniel Pagniez 001                

                           Le Salon de l’usager  

                                 

        Par Daniel PAGNIEZ

 

 

Un « Salon de l’usager »  venait d’ouvrir ses portes dans ma ville et la publicité faite autour de cet événement m’avait fait diriger mes pas vers cette manifestation.  Si l’entrée était gratuite, mon arrivée sur le lieu indiqué ne m’avait cependant pas confronté à une foule de badauds ou à une attente interminable d’une queue que je craignais.

Dès cette entrée, ma curiosité a été attirée par le stand de « LA POLITESSE ». Derrière son étal, des hôtesses correctes, élégantes et bien soignées, tentaient vainement de nouer le contact avec les visiteurs qui semblaient ignorer l’emplacement pourtant gai et bien décoré.

Je me suis alors approché pour interroger une accorte et aimable demoiselle. Celle-ci, un peu désolée, m’a expliqué : « Voyez-vous Monsieur, nous ne proposons la politesse que pour deux sous, seulement deux sous, Monsieur, et les gens paraissent désargentés ... Est-ce beaucoup trop cher ? ».  « Certainement pas, Mademoiselle, mais voyez-vous, les sous n’existent plus aujourd’hui : il faut parler d’euros et non de sous, et je pense que la conversion leur est intolérable, y compris en miettes d’euros, bien que la politesse devrait être gratuite, sans se monnayer ».                                                                         

« Mais si nous la proposons gratuitement, nos éventuels  clients vont fuir, en soupçonnant quelque attrape commerciale, c’est pourquoi les gens peu polis devraient s’offrir deux sous de Politesse ... ». « Vous avez certes bien raison, mais quant à moi, bien que je pense déjà posséder cette politesse que vous me proposez, j’accepte votre offre, trop de politesse ne peut jamais nuire quand elle est utilisée à bon escient ! »… « Ce sera donc gratuit, pour vous, Monsieur, avec notre sourire ».

J’ai alors progressé dans la grande allée centrale pour me retrouver devant le stand « GENTILLESSE » devant lequel j’ai pu noter qu’il n’intéressait absolument personne. Comme au stand de LA POLITESSE, les visiteurs accéléraient le pas en détournant la tête, sans répondre aux paroles très nuancées des responsables pourtant fort courtois. Je me suis interrogé sur l’attitude des chalands et en ai conclu qu’ils n’étaient venus se perdre ici qu’afin d’en recueillir des choses quelconques gratuites, des gadgets, des sucettes, que sais-je ?…, avec la ferme intention, surtout, de ne pas modifier leur comportement de vie.

Le stand « CIVISME » jouxtait celui de LA GENTILLESSE et présentait un calicot  sur lequel on pouvait lire : « Le Civisme est un devoir envers la Société ». Etalés devant ce stand, certains écoutaient les propositions d’acquisitions offertes gratuitement, mais très élaborées sur des brochures et des prospectus qui – hélas - jonchaient le sol, jetés rapidement par ceux et celles qui avaient « osé » tendre l’oreille et la main. Des réflexions fusaient comme : « De toute façon, moi je n’ai jamais voté et ne voterai jamais ! » ; « Ils m’ennuient avec leur CIVISME, je conduirai ma voiture et me conduirai comme je l’entends ! » ;  « Je n’en ai rien à faire du drapeau et du patriotisme… » ; « Secourir mon prochain ? Pour quoi faire, pour me ramasser des ennuis ? Jamais ! », etc., etc. Ce stand m’avait laissé amer devant une attitude vraiment narcissique et irresponsable de certains individus qui, je l’espère, ne représentent pas la grande majorité de mes concitoyens, quoique…

Il ne m’a pas été possible de faire une moisson de perspectives d’améliorations d’avenir devant le stand « RESPECT ». Celui-ci était fermé, vide, sans éclairage, souillé de graffiti, sali, tagué de toutes parts, abandonné par ses promoteurs désespérés sans doute par la lourde indifférence des badauds dans leur musardise.

En arrivant devant le stand « ÉDUCATION » j’ai été surpris par les brouhahas et la quantité de personnages « avides » d’ÉDUCATION, pensais-je…
Or, chacun s’évertuait à interroger sur l’école, le collège, le lycée… et il n’était pas question de cela, en aucun cas. Les dépités n’avaient rien compris et quittaient le stand en râlant ouvertement. Il ne s’agissait que d’offrir, de faire comprendre à l’auditoire que l’ÉDUCATION était l’étrier d’un devoir absolu des parents qui devaient faire moisson de conseils et d’idées pour leurs progénitures avant même la maternelle. Leur rappeler, ou leur faire découvrir, que l’abandon de principes de bases - essentiels toute la vie durant pour une bonne sérénité de comportement - était catastrophique et conduisait aux désordres scolaires que l’on connaît, désordres pas seulement scolaires d’ailleurs, mais aussi domestiques de tous les jours.
Derrière leur étal, des « professeurs » d’éducation familiale s’efforçaient d’offrir au moins deux doigts de bon sens mais ne recevaient que quolibets ou ricanements. Parfois j’ai noté l’approbation et l’attention de certains qui repartaient songeurs et satisfaits d’une leçon bien apprise. J’en étais heureux pour ceux-là.

Puis, dans ma visite, s’est présenté le stand « POSTE ». Je connais trop bien la poste  et me suis approché. Je me suis faufilé pour interroger un préposé, le stand étant assailli de toutes parts, la foule se pressant pour écouter et protester.

 J’ai aventuré mes questions : « Monsieur le préposé, enfin, dites-moi ce qui ne fonctionne pas à La Poste ».  
 
« Ah, cher Monsieur, les temps sont difficiles, nous nous efforçons de satisfaire notre clientèle par une bonne distribution du courrier ! » 

 « Oui, j’imagine, mais pourquoi n’ai-je pas mon courrier à heures à peu près fixes : il m’arrive de consulter tant de fois ma boîte aux lettres dès 09 heures jusqu’à 16 heures … pour y relever mon courrier, et - certains jours - le facteur ne passe pas parce que souffrant, me dit-on ! ». « Monsieur, oui, je sais, nos tournées sont sans cesse modifiées, les hommes sont interchangeables, et puis il y a les fameuses 35 heures à respecter, les RTT cumulées, les vacances, les absences pour maladies, sans remplacements… Mais je vous le dis entre nous, nous supportons toutes les réclamations de retards alors que la majeure partie de nos soucis de distribution vient des centres de tri, en amont, ces centres de tri sont trop politisés Monsieur, trop « gérés » par le syndicalisme… ».                                  
« Et, ici, sur votre stand vous espérez satisfaire les usagers qui vous apostrophent ? D’ailleurs que leur vendez-vous ? Des boniments ? Des explications sur des améliorations qui seront, comme toujours,  bien évidemment,  sans lendemains ? ».                                                                                                                                                                                      « Non, hélas, à notre grand regret, seulement du vent et des explications qu’ils n’acquerront pas, Monsieur, dans la gratuité de nos messages…  ».

Je n’étais pas très satisfait de ma venue dans ce salon et je me suis décidé à quitter les lieux. Il me fallait pour ce faire passer encore devant les stands « SNCF » et « EDF ». J’ai renoncé à m’approcher des nouveaux groupes qui s’agitaient visiblement en colère, des échos me parvenant sur des récriminations portant sur des « TER, TGVtoujours en retard ou en grève...», « C’est pour quand la LGV sur NICE ?... ». Puis, un peu plus loin, j’entendais de l’autre stand, « Et la  seconde ligne de transport d’électricité à haute tension pour notre sud-est, doit-elle passer par Dunkerque ou Tamanrasset ? Et pour quand est-ce?... ».

Je n’ai pas voulu m’arrêter devant ces deux derniers stands : je n’y aurais rien appris ni rien reçu, des décennies de palabres ne méritent même plus d’être abordées sur des dialogues de sourds. Ma visite de ce salon m’avait apporté dans son début une relative bonne humeur et ne voilà-t-il pas que j’en sortais peu satisfait…

Il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour l’USAGER avec un minimum de bonne volonté dans beaucoup de disciplines dont il n’est, certes, pas toujours responsable. Je doute que des salons de cette sorte n’apportent jamais une douce et riante humeur et un meilleur bien-être si l’USAGER en question n’apporte pas de lui-même un meilleur état d’esprit dans son comportement - hélas - souvent trop emprunt d’un égotisme  maladif.  Peut-on soigner l’égocentrisme ? Est-ce la conséquence d’un assistanat galopant  à notre époque ?

 

 

01 mai 2012

"Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède." (Saint Augustin)

 

                                                                   LU POUR VOUS

                                      Par François  LÉGER

 

 

« Petit traité de vie intérieure » de Frédéric

   LENOIR : un condensé de réflexions pour

   permettre de découvrir « l’art de vivre »

 

« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède » (Saint Augustin). Il faut l’avouer derechef,  même s’il est nécessaire de consacrer au minimum deux minutes d’attention pour comprendre tout ce que renferme cette épigraphe, Frédéric LENOIR ne pouvait pas trouver meilleure citation pour marquer le début de son livre et toute la quintessence de son ouvrage « Petit traité de vie intérieure ». Si l’on demande à une épigraphe de donner l’atmosphère du texte qu’elle introduit, il est tout à fait  évident qu’elle joue ici parfaitement son rôle pour ce livre en partant du IVème siècle  (avec Saint Augustin,  théologien, Père de l'Eglise latine)  pour nous mener vers un dialogue (fictif certes, mais très fort) entre un philosophe grec du Vème siècle qui n’est autre que Socrate et un maître de la communication, Jacques Séguéla, qui reviendra dans nos propos à son heure !

En ayant pris connaissance des quelques lignes qui précèdent, vous vous douterez que j’ai  beaucoup apprécié la construction de cet ouvrage qui est presque écrit en boucle sur l’idée  maîtresse qui ouvre et ferme le propos comme j’aime moi-même à le faire pour certaines de mes nouvelles. J’ai d’autant plus apprécié cette construction que je sais quelle rigueur elle demande pour une nouvelle, texte court par définition, et me fait imaginer  ce même travail mené ici sur près de deux cents pages.  De plus, le philosophe qu’est l’auteur s’est efforcé de cadrer l’ensemble de ce cheminement de sa pensée en vingt chapitres pratiquement accessibles à tous les lecteurs. En parlant d’un livre accessible pratiquement à tous les lecteurs, je veux simplement dire que ce n’est pas là un ouvrage que l’on peut survoler dans la cohue du métro parisien,  mais que c’est là un travail qu’il faut découvrir tout de même avec une certaine concentration si l’on veut en tirer la substantifique moelle… Petit traité 001

Toutefois, ces chapitres – je l’ai dit précédemment – sont parfaitement cadrés et traitent véritablement de l’idée par le titre annoncée. Comme je me suis toujours refusé à vous raconter un livre car, pour moi, il n’est alors plus question de recension littéraire, mais de présentation littéraire, deux choses parfois – malheureusement – aux antipodes pour certains livres,  je me garderai bien de le faire aujourd’hui car je n’ai pas cette formation philosophique que l’on ressent constamment sous la plume de Frédéric LENOIR et il serait ridicule que je vous explique moins bien que lui une idée qui vous permettrait d’avancer sur le chemin de la vie.

« Exister est un fait, vivre est un art »

En lisant le prologue,  « Exister est un fait, vivre est un art », on entre directement dans une idée qui sera constamment sous-jacente dans le livre : « Nous n’avons pas choisi de vivre, mais il nous faut apprendre à vivre comme on apprend à jouer du piano, à cuisiner, à sculpter le bois ou la pierre. C’est le rôle de l’éducation. Pourtant, celle-ci se préoccupe de moins en moins de transmettre un savoir-être, au profit d’un savoir-faire ».

Pour vous en persuader, je ne ferai que vous citer les titres des chapitres suivants « Responsable de sa vie », « Agir et non agir », « Silence et méditation », « Connaissance et discernement », « Connais-toi toi-même » ou « L’acquisition des vertus ». Dans l’ensemble de ces chapitres, j’ai plus particulièrement vu l’auteur mettre en exergue l’importance de nos facultés de discernement, la nécessité d’une constante recherche de la vérité et les techniques de connaissance de soi.

Mais, ces titres ne doivent pas vous faire penser à une sorte de prêche, il veut simplement remettre les hommes face à leurs vies et aux réalités. Ainsi explique-t-il même, dans « Devenir libre », que, depuis Mai 68, les jeunes ne souffrent plus de trop d’interdits, mais de trop de possibles, d’une injonction de performance et d’autonomie trop lourde.

Dans l’« Amour de soi et guérison intérieure », un chapitre important dans ce qu’il implique pour vous et moi, j’ai cependant regretté que l’auteur n’aille pas au fond des choses ou,  plus exactement, ne perde un phénomène en chemin. De fait, ici  Frédéric LENOIR indique en substance que « avoir été mal aimé ou pas, voire trop aimé, d’une manière possessive ou ambiguë, entraîne des confusions affectives, une distorsion de la relation à soi et par conséquent aux autres ». Il  s’étend alors longuement sur les « dégâts » d’un manque d’affection mais ne développe pas l’autre tête de chapitre : « Avoir été trop aimé, d’une manière possessive ou ambiguë ». Dommage !

En prenant connaissance de son chapitre intitulé « La règle d’or » et en constatant que, pour lui, le socle universel de la morale est : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l’on te fasse », peut-être vous souviendrez-vous de votre « Missel ». Mais il vous faut vous demander pourquoi l’auteur parle de socle universel de la morale : parce que, nous dit-il, « Elle est formulée dans toutes les cultures orales et les civilisations de l’écrit ».

La puissance de la non-violence

Après avoir parlé de l’amour et de l’amitié, il en vient à traiter de la non-violence et du pardon.  C’est ainsi qu’il explique parfaitement l’attitude de Gandhi et la raison de sa réussite dans la libération de l’Inde et celle du dalaï-lama se trouvant en situation similaire avec la Chine, utilisant la même méthode qui a échoué jusqu’ici  (l’ouvrage date de décembre 2010).

Et, d’expliquer que cette attitude de non-violence de Gandhi a été prise face à une démocratie alors que le dalaï-lama a face à lui un régime totalitaire. Toutefois, Frédéric LENOIR pense que le dalaï-lama a tout de même choisi la voie du bon sens : « Les autorités chinoises attendent que les Tibétains commettent des actions terroristes pour justifier une répression plus terrible encore et légitimer la tyrannie qu’elles exercent sur ce peuple ».

L’auteur a notamment pris cet exemple en pensant que ces actes héroïques peuvent nous servir de modèles dans notre quotidien.

Les chapitres se suivent sans que l’on ne s’en aperçoive et je m’arrêterais bien par exemple sur « Apprivoiser la mort », mais n’est-ce pas, finalement, trop intime ? 

Je vous ai dit beaucoup de bien de cet ouvrage, mais je dois tout de même regretter  de lire, p. 177, « J’ai cité l’exemple qu’il en donne dans Le Banquet (le « il » est évidemment Platon), où l’on voit Socrate expliquer comment l’on peut passer de la contemplation de la beauté des corps à celle de la beauté des âmes qui, à son tour, nous conduit à la contemplation de la Beauté en soi. »… De fait, certain d’avoir fait une lecture des plus attentives, je n’ai pas le souvenir de cet exemple…

Si tout cela vous a paru simple ou vous paraîtra simple dans l’ouvrage, Frédéric LENOIR précise sur la 4ème de Couverture : « De tous mes livres de philosophie et de spiritualité, celui-ci est certainement le plus accessible, mais sans doute aussi le plus utile. Car ce n’est pas un savoir théorique que je cherche à transmettre, mais une connaissance pratique, la plus essentielle qui soit : comment mener une vie bonne, heureuse, en harmonie avec soi-même et avec les autres. Ce que je dis ici avec des mots simples et des exemples concrets, comme au cours d’une conversation avec un ami, est le fruit de trente années de recherches et d’expériences. » Je tiens à vous préciser que, effectivement, dans ce livre, l’auteur n’hésite pas  à se « livrer » au lecteur dans cette quête de bonheur et à présenter des erreurs qu’il a faites et des différents chemins escarpés devant lesquels il s’est souvent retrouvé… comme nous tous.

Mais, il est l’heure de terminer avec cette brillante envolée, le 13 février 2009, sur le Plateau de Télé matin, du publicitaire Jacques Séguéla : « Comment peut-on reprocher à un président de la République d’avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex. Si, à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! » qui vaudra un petit dialogue savoureux de Seguelus avec Socrate… Un dialogue à ne manquer sous aucun prétexte et dans lequel Socrate amène la conclusion de cet ouvrage : « La vie est trop courte et trop précieuse pour la passer à nous distraire et à accumuler un trésor périssable. Cherchons plutôt à en comprendre le sens véritable et à enrichir notre âme. »

Sur le fond, la boucle avec Saint Augustin est bouclée.

 

« Petit traité de vie intérieure»

Frédéric LENOIR

195 pages – 18 €

Plon Éditions

 

 

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27 avril 2012

Que le choix qui termine la pensée ne la touche en rien...

Klein Michel    

     La chronique mensuelle

 

  du philosophe Pierre-Michel KLEIN

 

D’un quatrième principe de la démocratie

                              

       Le temps de la vie démocratique est ponctué par des élections. Plusieurs mois durant, voire plusieurs années, on s'y prépare de manière plus ou moins intense. On remarque là une étrange disproportion  entre la longueur du processus pré-électoral et la brièveté de l'élection elle-même : quelques heures en un certain dimanche, après de multiples semaines d'affrontement. Durant celles-ci, on s'intéressait intensément à l' « opinion », à ses courants profonds et durables, comme à ses élans superficiels et inconstants. Jusqu'à ce que brusquement ce temps s'arrête, qu'un autre temps commence, extraordinairement bref : l'instant de glisser en secret un bulletin dans une enveloppe.

Ce geste est effectué des millions de fois par des millions de personnes, et il en résulte une photographie ultime de l'opinion, constitutive enfin de l'image décisive. Mais ce geste est aussi effectué une seule fois par une seule personne. Bien sûr de ce point de vue, on doit admettre qu'il reflète une « opinion » parmi les millions d'autres. Pourtant ce qui s'éprouve alors ne ressemble pas à ce qui se vit lorsqu'on ne fait qu'exprimer sa pensée. Entre l'opinion réduite à un nom imprimé sur un bulletin, et l'impression produite à l'instant de le glisser dans l'enveloppe, une sorte de hiatus semble s'ouvrir, et laisser envisager qu'isolée dans son isoloir, une personne fait l'expérience de deux temps au même instant : le temps où son opinion s'inscrit, et un autre temps d'où son impression surgit.

 Nous ne manquons pas de notions pour interpréter cette impression. Il pourrait s'agir d'un sentiment de « liberté », de l'épreuve d'une « responsabilité », voire même de la jouissance d'un « pouvoir ». Dans ce cas, ladite impression ne ferait qu'accompagner cette idée : ce qui n'était qu'une pensée pendant un temps, se montrerait une force pendant un autre, juste le temps d'un instant. Cela ressemblerait finalement au processus explosif d'une transformation de matière en énergie : voter serait un événement révolutionnaire isolé dans le silence.

Mais nous pouvons nous dire aussi qu'entre l'opinion et l'impression, l'écart se creuse bien davantage ; et que l'impression ne témoigne pas de la transformation d'une puissance en un acte, mais en quelque sorte d'une puissance figée dans sa puissance, d'un acte qui n'a pas lieu. Bien sûr le citoyen se pose en tant qu'acteur de son histoire, et en ce sens il manifeste effectivement son opinion. Mais son impression le porte au même instant à éprouver qu'en un autre sens, ce qui se passe ne se passe pas, que son pouvoir serait sans pouvoir, non parce qu'il ne serait qu'une goutte d'eau dans la mer, ni par un piège dissimulé dans l'institution, mais parce que son geste préserverait en secret une sorte inaltérable de confiance en un pur possible, et ce serait là son autre puissance, interminable. Kafka disait qu'on ne peut vivre sans croire en quelque chose d'indestructible. Ainsi la démocratie nous donnerait-elle parfois, au delà d'un sentiment d'agir, une occasion de pressentir, de prévoir, de prédire. Comme si à l'instant d'oindre un roi, le citoyen écoutait un prophète.

 L'opinion qui s'exprime agit actuellement sur ce qui sera, et pense tenir le futur dans sa main. L'impression, elle, s'exprime inactuellement et ne fait rien ; mais elle garde l'avenir indépendant, surtout de notre liberté elle-même. Elle ferait signe qu'au moment de choisir librement, d'engager notre responsabilité, de jouir d'un éphémère pouvoir, un quatrième principe épouserait notre geste. Heureusement, ce principe n'infirmerait pas l'efficience indiscutable des trois autres. Mais secrètement il nous soufflerait aussi que, par bonheur, il n'en est rien.

Réduit à un impératif, ce quatrième principe de la démocratie pourrait ainsi s'énoncer : « Agis de sorte que le choix qui termine ta pensée ne touche en rien son commencement interminable ».

    

 

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24 avril 2012

Un rendez-vous de l'Association Les Poètes de l'Amitié

 

 FLORILÈGE : poésie et sujets inattendus

 

                           Par François LÉGER

 

Quel est l’habitant de Beaune ou de Dijon – et bien évidemment de toute la Bourgogne – qui n’a jamais entendu parler de « l’Association Les Poètes de l’Amitié », de Stephen Blanchard ou de Jean-Michel Lévenard ? Seul un analphabète pourrait répondre, joyeux, « Moi, Monsieur, ai-je gagné quelque chose ? » sans savoir que, en réalité, il aurait beaucoup perdu…

De fait, dans toute la Bourgogne et bien au-delà, Stephen Blanchard, par exemple, n’est plus, depuis bien longtemps maintenant, un inconnu… On en prendra pour simple preuve la séance de dédicaces qu’il est allé faire à Paris en février à l’occasion de la sortie de son quatorzième recueil de poésie…

Mais ce n’est là qu’une action individuelle alors que Stephen Blanchard et ses amis - ces amoureux de la poésie et de la littérature -  ont bien d’autres activités qui les mettent parfois en contact, puis en relation, avec des gens leur écrivant de loin, de très loin… « Oui, je vous ai écrit de loin, de très loin… parce que j’aime ce que vous faîtes et que j’espère que vous aimerez ce texte écrit avec tout mon cœur ». On pense, bien évidemment ici, à ces rendez-vous réguliers que sont ces concours de poésie ou de nouvelle auxquels participent nombre de plumes de France et d’ailleurs….

Mais, aujourd’hui, nous nous intéresserons à la revue trimestrielle que propose l’association : FLORILÈGE qui, elle aussi, franchit peut-être nos frontières… Comment savoir ?

Toujours est-il que l’éditeur de la revue – l’Association Les Poètes de l’Amitié – a visé haut quant au contenu de celle-ci, ne serait-ce que par son titre ! FLORILÈGE ? Voilà en effet un terme didactique désignant un recueil de pièces choisies et au figuré (au XXème siècle) un choix de choses remarquables. Le dictionnaire historique de la langue française va même, presque plus loin, en indiquant : « Il correspond alors à l’hellénisme < Anthologie >.»

Si j’ai décidé de vous faire découvrir cet écrit dans ma rubrique « Revues littéraires » - réservée aux revues d’associations littéraires, dans laquelle il n’est point question, comme dans « Lu pour Vous », de recension littéraire – c’est parce que je lui ai trouvé quelques qualités : dans le cas contraire, il eût bénéficié d’un classement vertical. Florilège 001

Peut-être trouverez-vous curieux que, en ce mois d’avril, je vous parle de la revue que j’ai eue entre les mains : le numéro de décembre 2011 ! Et pourtant cela me réjouit car cela me laisse aujourd’hui toute liberté de plume pour parler de cette revue sans risque de lui nuire ou d’en faire la publicité pour ce numéro que vous n’auriez d’ailleurs peut-être pas pu vous procurer. De fait, je ne veux pas porter un jugement sur cette revue, mais vous indiquer ce que ceux qui la font ont décidé de vous faire partager : en un mot donner un coup de projecteur sur ce travail qui mérite que l’on s’y arrête même si, très honnêtement, la couverture ne vous y incite pas vraiment !

Bien évidemment, je ne mets pas ici les qualités du photographe en cause, il montre d’ailleurs son côté « positif » dans les illustrations que l’on trouve à l’intérieur de la revue. Mais, franchement, quelle tristesse émane de cette couverture : c’est inouï ! Personnellement, je ne pense pas d’ailleurs qu’elle invite vraiment à s’intéresser à la revue… et  je serais passé à côté sans m’arrêter, sans me retourner…

Une fois cet écueil passé, on se trouve dans une revue techniquement réalisée par des professionnels, mais on peut regretter qu’en voulant bien faire, les responsables de cette revue en aient trop fait… Je pense ici à ce papier de qualité photographique certes, mais un papier qui ne permet pas aux sexagénaires comme moi de lire cette revue sous la lampe tant le papier brillant devient ennemi du lecteur.

 Place au lauréat…

Le premier article nous ramène à ces fameux concours de poésie ou de nouvelle dont je vous parlais précédemment puisque la revue s’ouvre sur le prix du concours de la nouvelle qui avait pour thème « ouvert-fermé ». C’est ainsi que l’on débute par la lecture d’un texte en prose intitulé « Le dernier jour d’Emile Z » et signé de Emmanuelle BUGEAU.

Puis charité bien ordonnée commençant par soi-même, sont ensuite rappelés par la rédaction les prochains thèmes du Prix de la nouvelle, des thèmes que nous présentons régulièrement dans notre rubrique « Concours littéraires ».

C’est alors que la poésie vient s’imposer avant que l’on ne découvre une plume incisive qui, à mon avis, ne renie pas une certaine déontologie : celle d’Yvan AVENA. Ce dernier traite en effet avec dureté et réalisme des « Bombardements humanitaires », sans oublier « Le commerce équitable »… Il semble cependant que ce ne soit ici que deux extraits d’un travail plus large qui ne doit pas manquer d’intérêt.

Puis, après un  retour dans la poésie, on ne peut pas manquer quelques vers d’Aicha LEMDJADI intitulés « Un jour ». L’auteur semble en effet prête à recommencer sa vie de la manière dont elle l’a vécue : « Étant prête comme le petit / Poucet, j’aimerais revenir / En arrière marquer de mes larmes / Chaque case me retourner… ». Elle fait partie de ce nombre étonnant de gens qui sont prêts à revivre leur vie telle qu’ils l’ont vécue, ce qui me semble ne pouvoir s’expliquer que par la peur du néant qui nous guette… peut-être ! Mais pour ma part, je pense que cela n’a de l’intérêt qu’à la condition que s’offrent à nous d’autres chemins nous épargnant des sentes de douleur…

Parmi les poésies et chroniques, on ne peut pas ne pas citer – même si l’on a eu un certain manque d’enthousiasme à le lire -  un article consacré à un auteur célèbre : Donatien Alphonse François de SADE (1740-1814). Jean CLAVAL dresse ici une biographie rapide qu’il termine sur un conseil au lecteur : « Le lecteur qu’a intéressé ce résumé à grands traits des événements marquants de l’existence du < divin marquis > et désireux de compléter son information ne manquera pas de se reporter à la magistrale biographie exhaustive méticuleusement établie par Gilbert Lély à l’endroit de qui nous ne saurions trop marquer notre dette ». Voilà une belle sortie de Jean CLAVAL !

 Lire, c’est ouvrir une fenêtre sur un ailleurs…

On ne peut pas ne pas remarquer d’intéressantes notes de lecture qui font partie de la variété de thèmes littéraires traités dans cette revue.

C’est dire que nous n’aurons plus à aller dans le détail de tel ou tel écrit venant à notre rencontre… Toutefois, j’aurais une pensée pour les lecteurs occasionnels ou nouveaux lecteurs de la revue qui auront tout lieu d’être surpris à la lecture de « Do Brasil », un texte d’Yvan AVENA. Si ce texte est intéressant, on se demande par quel parachutage il est arrivé là : pour quelle raison, pour quels lecteurs ?  Il me semble tout à fait évident que si cette rubrique est régulière, il serait de bon ton d’expliquer les liens existant entre cette revue et la ville de GOIÂNIA au Brésil. Ne pensez-vous pas dommage qu’un lecteur puisse se poser des questions sur les raisons d’un contenu hétéroclite d’une revue ?

Ceci est d’autant plus dommage qu’un tel article participe à la variété des genres littéraires que propose cette revue, variété qui est un véritable atout et permet à une revue de s’attacher des lecteurs qui, c’est parfaitement évident ici, aimeront telle ou telle rubrique, se plairont à lire une certaine plume en trouvant par ailleurs que tel article n’a aucun intérêt.

C’est la loi de toute revue qui, ici, renvoie l’ascenseur grâce à la rubrique « Revues en revue » de K.J. DJII qui tente de présenter brièvement ce que font d’autres associations, ce qui ne peut qu’être un plus pour tous avant de terminer avec la page des adhérents.

« La critique est aisée mais l’art est difficile » diront certains en me lisant, mais me plaçant en créateur en ayant publié, notamment, plusieurs recueils de nouvelles, et exerçant la fonction de critique avec ma recension littéraire du 1er de chaque mois, je puis vous assurer que si l’on veut critiquer un livre honnêtement sans tenir compte de l’auteur mais uniquement du travail que l’on a sous les yeux, la  critique est aussi difficile que la création… De même, lorsque je fais cette rubrique que vous lisez ici, je trouve qu’il est très difficile de prendre suffisamment de recul pour ne pas tomber dans la critique tout en mettant en exergue certains défauts pour ne pas être l’attaché de presse… de la revue.

Pour toute correspondance concernant cette revue: jean-michel.levenard@laposte.net

 

 

 

 

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21 avril 2012

Comment pourrait-on écrire sans avoir lu et lire beaucoup ?

 

Mes ouvrages de référence « papier »

me sont nécessaires pour écrire, mais

« Lire en ligne » va le devenir pour vous 

 

                                   Par François LÉGER

 

Certes, les gens de ma génération qui vivaient de leur plume – soit en tant que journaliste, soit en tant qu’écrivain – étaient entourés, notamment, de livres de référence concernant notre langue, mais il s’agissait d’ouvrages en papier dont ils appréciaient non seulement le contenu et les services linguistiques, mais également le toucher et l’odeur…

Ne me croyez-vous pas ? Eh bien sachez également que le journaliste honoraire que je suis vit encore aujourd’hui avec l’odeur du plomb, de l’encre et des morasses qu’il devait vérifier avec soin avant de signer ce fameux « Bon à tirer » dont tout le monde a entendu parler !

Oui, cette odeur qui régnait au marbre (atelier où se montaient les pages en plomb), je l’ai gardée, gardée lorsque nous sommes passés de la typographie à l’offset, gardée encore aujourd’hui dans un coin de ma mémoire olfactive !  Mais les jeunes générations ne la connaîtront pas sauf à trouver un tout petit atelier de labeur qui aurait gardé le plomb ! C’est dire que c’est une page que la vie a tournée sans se retourner…

En revanche, le passage au numérique en ce qui concerne les livres est une autre histoire…

Une autre histoire qui intéresse à la fois les auteurs, les éditeurs et les libraires ! Je vous l’avouerai derechef, c’est un problème qui me préoccupe comme ces derniers en tant qu’auteur, mais ce n’est pas ici ce qui nous intéresse… De fait, ce qui nous intéresse est – apparemment j’ai le sens olfactif très pointu – l’odeur des bons vieux livres que ne remplacera pas votre ordinateur !

Écran d’ordinateur et livre papier …

Car, voilà des années – surtout depuis que j’écris des livres et vous propose ce site – que je vis entouré de mes livres de travail, livres de référence s’il  en est (même s’il en est qui, parfois, ne sont pas d’accord entre eux et m’amènent à me tourner vers mon ordinateur – eh oui, je l’avoue ! – pour aller chercher l’information sur le site de l’Académie Française qui, jusqu’à plus ample informé, est bien la gardienne de notre belle langue de Voltaire !) . Car voilà des années que je vis au milieu de mes piles de « bouquins » qui ont une odeur dont j’ai maintenant besoin et un toucher que n’aura jamais l’ordinateur…

C’est dire que, a priori, je ne suis guère attiré par la lecture en ligne…logo_lire_en_ligne

Aussi, lorsque j’ai reçu, le 24 mars,  un message intitulé « Ouverture bibliothèque et espace publication gratuits en ligne – Échange de liens » qui m’était destiné et concernait ce site, je n’ai pas sauté véritablement de joie et cela d’autant plus que ce genre de message est assez fréquent.

Toutefois, comme je ne suis pas non plus buté, j’ai lu la suite de ce message m’indiquant : « Véritable bibliothèque en ligne, < Lire en ligne > permet de découvrir ou redécouvrir certains chefs-d’œuvre de la littérature. En effet, le site référence et diffuse gratuitement les œuvres littéraires libres de droits avec, à son compteur, déjà près de 1 300 œuvres célèbres et une centaine d’auteurs. A l’ère des tablettes et des liseuses numériques < Lire en ligne > permet ainsi un accès libre  et facile à la culture pour tous ».

Jusque là, je n’étais aucunement hostile à ce nouveau site, mais j’allais tout de même avoir une certaine inquiétude en lisant la suite. Mon correspondant ajoutait en effet : « Lire en ligne a également pour vocation d’encourager les écrivains en herbe et les aider à promouvoir leur talent d’écriture. Un espace auteur leur est ainsi destiné et leur offre la possibilité de publier leurs propres œuvres en ligne, de manière totalement gratuite ».

Passons sur les modalités de mise en ligne pour s’intéresser à cette phrase de mon correspondant : « Un compteur de lecture ainsi que la possibilité, pour les internautes, d’évaluer et commenter chaque œuvre permettent aux auteurs d’avoir un retour sur leur travail et une critique constructive »…

Lire en ligne allait devenir l’un de nos sites partenaires

Voilà qui est intéressant, mais cela veut-il dire que chacun pourra écrire n’importe quoi sans tenir compte des lois en vigueur, dans un français que d’aucuns semblent traiter comme une langue étrangère ?

Car, faire un échange de liens, c’est apporter en quelque sorte son adoubement  au site en question.

Pour ces différentes raisons, j’ai eu de nombreux échanges de courriels avec la coorganisatrice de ce site qui a fini par me rassurer : les barrières juridiques et linguistiques existent et chaque auteur voulant éditer en ligne doit remplir une fiche complète dans laquelle il s’engage à respecter la Charte de Rédaction du site… Bien évidemment, certains pourront s’égarer, mais s’ils s’égarent, leurs textes seront très vite égarés également.

Ainsi, après avoir rendu plusieurs visites à ce site, qui m’a paru correct, ai-je accepté un échange de liens en « Sites littéraires », puis j’ai continué à réfléchir à la question en me disant que finalement, « Lire en ligne » devait devenir un de nos sites partenaires !

Pourquoi cette évolution ? Tout simplement parce que je me suis rendu compte que nous poursuivions un peu le même but. « Lire en ligne » veut mettre les jeunes plumes en concurrence pour se mesurer aux autres et avoir un retour sur leur travail. Voilà qui est bien ! Mais, au fait, quel est le but de la rubrique « Concours littéraires » de ce site ? Exactement le même : permettre à des jeunes plumes, peut-être de véritables jeunes talents, de se mesurer entre elles et d’avoir une idée de leur valeur avant de penser à passer la porte d’une maison d’édition avec un manuscrit !

Nous voici donc « sites partenaires », un partenariat que j’ai scellé en mettant en ligne sur « Lire en ligne », il y a quelques jours, la première nouvelle de mon recueil intitulé « D’ici et…au-delà », un recueil encore disponible.

Maintenant, c’est à vous, vous qui fréquentez la rubrique idoine de ce site, de vous lancer sur http://lirenligne.net  sans nous négliger pour autant ! Je crois en effet que l’on ne peut pas être un véritable auteur si l’on n’a pas lu et si l’on ne lit pas beaucoup…

Bonne lecture et croisons les doigts pour les travaux que vous mettrez en ligne.

 

Posté par ARMEE à 13:27 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
19 avril 2012

Les poètes ont une musique sous la plume, pourquoi pas vous ?

 

Si l’on faisait du rock… en écrivant ?

 

            L’association « Café Castor » - immatriculée au Registre National des Associations (RNA)  sous le numéro W353006825, dont le siège social est situé 18 rue des Castors, 35500 Vitré - organise un concours d’écriture de nouvelles rock. La participation à ce concours de nouvelles est gratuite, ouverte à tous, sans distinction de nationalité ou de résidence.

           
Le concours, actuellement ouvert, se terminera le 30 juin 2012 à minuit. Pour être prise en compte, toute participation au concours devra donc être obligatoirement déposée, via un e-mail à contact@cafecastor.org  avant le 30 juin 2012 à minuit.

            Ayant fait la présentation de ce concours – que les organisateurs nous ont demandé de relayer sur ce site – avec le contenu des articles 1 et 2, le lecteur ne doit donc pas s’étonner de voir débuter, ci-après, le règlement du concours à l’article 3 !

ARTICLE 3 – PARTICIPANTS
Deux catégories sont créées
Catégorie 1 – « jeunes » : de 13 ans à 18 ans.
Catégorie 2 -  « adultes » : au delà de 18 ans.
Le thème proposé aux auteurs est le même pour les deux catégories : ROCK.Castor nouvelles ROCK 001
Le concours est ouvert à toute personne entrant dans le cadre de la catégorie 1 ou 2 quel que soit son lieu de résidence, ci-après dénommé « le Participant ».
La participation d'une personne mineure implique l'autorisation de son responsable légal.

Deux participations, soit l’envoi de deux nouvelles  par personne (même adresse postale, même adresse e-mail et même nom de famille), sont autorisées durant toute la durée du concours. En cas de dépôts multiples, seules les deux premières nouvelles soumises seront prises en compte. 

Sont exclus de toute participation au concours les membres de l’association Café Castor, le jury ainsi que les membres de leur famille. 

Le Participant garantit que la nouvelle proposée est originale, inédite (pas de nouvelle existante, ne pas être parue sur le Web, dans des journaux, revues ou fanzine ou dans des ouvrages collectifs et non primée dans d’autres concours) et qu'il est seul détenteur des droits d’exploitation attachés à cette œuvre. A ce titre, le Participant fait son affaire des autorisations de tous tiers ayant directement ou indirectement participé à sa réalisation et/ou qui estimeraient avoir un droit quelconque à faire valoir à son égard et assumerait la charge de tous les éventuels paiements en découlant. 

De façon générale, le Participant garantit l’organisateur du présent concours contre tous recours, actions ou réclamations que pourraient former, à un titre quelconque, tous tiers, à l’occasion de l’exercice des droits cédés aux présentes et plus généralement au titre de toutes les garanties et engagements pris au titre du présent accord. 

ARTICLE 4 - MODALITES DE PARTICIPATION
Le thème de la 4ème édition du concours de nouvelles Rock est libre.

Les nouvelles ne devront pas dépasser huit pages dactylographiées et obéir aux normes suivantes :

- format 21 x 29,7 cm
- caractère 12
- police : Arial
- interligne 1,5
- langue française

Les nouvelles présentées au concours sont limitées à deux par auteur.

Les textes devront comporter un titre, le titre du morceau ou d’une chanson qui en illustre la lecture (la bande son que le participant préconise pour se plonger dans l’univers de sa nouvelle), le nom, l’âge et les coordonnées (adresse postale, mail et téléphones) de l'auteur. De manière facultative, vous pouvez  transmettre un petit mot de présentation de l’auteur.

Le seul fait de présenter sous leur nom une œuvre au concours implique de la part des participants qu’ils garantissent en être bien les auteurs.

Les participants adresseront leur texte sous format Word par e-mail à l’adresse suivante: contact@cafecastor.org.

Pour ceux qui ne disposent pas d’Internet (et seulement pour ceux-là), sera réservée la possibilité d’adresser leur texte par courrier à l'adresse suivante: Association Café Castor – 18 rue des castors – 35500 Vitré, France

Dans ce cas, les manuscrits ne seront pas rendus. Ne pas envoyer de courrier en recommandé.

Toute inscription incomplète ou présentant des erreurs sera rejetée sans que la responsabilité de l’association Café Castor ne puisse être engagée. De même, toute déclaration mensongère d’un Participant entraînera son exclusion immédiate du concours sans que la responsabilité  de l’association Café Castor puisse être engagée.
L’association Café Castor se réserve enfin le droit de ne pas accepter une participation s’il est avéré que le caractère de la nouvelle proposée va à l’encontre des lois en vigueur sur le territoire français. De manière plus générale,  l’association Café Castor se réserve le droit de ne pas accepter une participation si elle juge que la nouvelle proposée ne répond pas au thème imposé et aux restrictions émises.

ARTICLE 5 - DESIGNATION DES GAGNANTS, ATTRIBUTION DES GAINS et AUTORISATIONS D'EXPLOITATION
Un pré-jury procédera à une première sélection des textes reçus. Cette sélection sera ensuite appréciée par un jury composé de personnalités choisies par l’association Café Castor en fonction de leur talent pour le rock, l’écriture et/ou la lecture. Ce jury final décernera en toute indépendance les prix parmi les œuvres présentées.

Les principaux critères de choix pour sélectionner les nouvelles lauréates seront les suivants :
- La pertinence par rapport au thème du concours « ROCK »
- Le sens du récit, cohérence de lecture, orthographe, syntaxe, vocabulaire, ponctuation, style …

L’auteur sera informé des résultats par e-mail, sous réserve de la validité et du bon fonctionnement de l’adresse e-mail fournie lors du dépôt de participation. En cas de données erronées fournies par le Participant ne permettant pas de le contacter, celui-ci perdra la qualité de gagnant et ne pourra effectuer aucune réclamation. 
Le gain ne peut donner lieu à une contestation d’aucune sorte, ni à la remise de  sa contre-valeur en argent ni sous quelque forme que ce soit, ni à son remplacement ou échange pour quelque cause que ce soit.


Dans le cas où le Gagnant serait dans l’impossibilité de bénéficier, en tout ou partie,  de son gain, pour quelque raison que ce soit, il en perdra le bénéfice, sans possibilité d’obtenir une quelconque contrepartie. Il sera alors procédé à une nouvelle sélection par l’équipe du concours Café Castor.
Le Gagnant autorise l’association Café Castor à publier sa nouvelle à titre gracieux dans le cadre de sa publication sur son site Web, d’un éventuel recueil des meilleures nouvelles de la 3 ème édition sans limite de durée, d’une éventuelle publication dans un magazine.
Les gains ne sont ni transmissibles, ni échangeables. Aucune réclamation d’aucune sorte ne peut intervenir concernant tout ou partie du concours au-delà d’un délai de deux mois courant à compter de sa clôture.

Dans le cas d'un envoi de gain hors de la France métropolitaine, les éventuels frais de dédouanement et surcoût d’expédition seront entièrement à la charge du gagnant. Celui-ci a la possibilité de refuser le paiement de ces frais. Auquel cas, il ne pourra prétendre à la réception de son gain. 

ARTICLE 6 - FORCE MAJEURE
En cas de force majeure ou si les circonstances l’imposent, l’association Café Castor se réserve le droit de modifier le présent règlement, de reporter ou d’annuler le concours. Sa responsabilité ne saurait être engagée du fait de ces modifications.

ARTICLE 7RESPONSABILITE
L’association Café Castor se dégage de toute responsabilité en cas de dysfonctionnements de son réseau Internet, notamment dûs à des actes de malveillance externe, qui empêcheraient le bon déroulement du concours. Plus particulièrement, l’association Café Castor ne saurait être tenue pour responsable d’un quelconque dommage causé aux Participants, à leurs équipements informatiques et aux données qui y sont stockées, ainsi que des conséquences pouvant en découler sur leur activité personnelle ou professionnelle. En outre, sa responsabilité ne pourra en aucun cas être retenue en cas de problèmes d'acheminement ou de perte de courrier postal ou électronique.

L’association Café Castor ne saurait davantage être tenue pour responsable au cas où un ou plusieurs Participants ne pourraient parvenir à se connecter au site  http://www.cafecastor.org ou à y jouer du fait de tout problème ou défaut technique lié notamment à l'encombrement du réseau. En outre, la responsabilité de l’association Café Castor ne pourra en aucun cas être retenue en cas de problèmes techniques liés aux diverses plateformes. L’association Café Castor se réserve la possibilité, à tout moment, et notamment pour des raisons techniques, de mise à jour et de maintenance, d’interrompre l’accès au site mycafecastor et au concours qu’il contient. Enfin, l’association Café Castor décline toute responsabilité en cas d’incident qui pourrait survenir à l’occasion de l’utilisation ou de la jouissance du gain. L’association Café Castor ne saurait être tenue pour responsable de tout vol et perte intervenus lors de la livraison. Toute déclaration inexacte ou mensongère, toute fraude entraînera la disqualification du Participant.


ARTICLE 8REGLEMENT
Le fait de participer à ce concours implique l’acceptation pure et simple du présent règlement dans son intégralité y compris, au fur et à mesure de leur intervention, ses avenants éventuels et ses additifs.
Toutes les difficultés pratiques d’interprétation ou d’application du présent règlement seront tranchées souverainement par l’organisateur.
Le règlement peut être consulté sur le site Internet  http://www.cafecastor.org et une copie du présent règlement sera adressée gratuitement à toute personne qui en fera la demande écrite à l’adresse mail suivante contact@cafecastor.org  ou à Café Castor – Concours nouvelles «ROCK», 18 rue des Castors 35500 Vitré et ce jusqu’à la date de la publication du résultat du concours.


ARTICLE 9 - DONNEES A CARACTERE PERSONNEL
Les données collectées font l’objet d’un traitement informatique. Elles sont utilisées uniquement par l’association Café Castor pour la gestion du compte du Participant. Celui-ci est inscrit de fait à la newsletter. Il peut à tout moment se désinscrire.
Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée par la loi du 6 août 2004, l’Utilisateur dispose d’un droit d’accès ainsi que d'un droit d'information complémentaire, de rectification et, le cas échéant, d'opposition sur les données le concernant. Toute demande d’accès, de rectification ou d’opposition doit être adressée à l’adresse suivante : Café Castor – Concours nouvelles «ROCK», 18 rue des Castors 35500 Vitré


ARTICLE 10 – LITIGES
Le présent concours est soumis à la Loi Française.

Les organisateurs terminent le règlement en ces termes
« Nous vous souhaitons une agréable participation. Bonne chance à tous !
Let there be rock… »

 

Illustration libre de droits aimablement fournie par les organisateurs. 

 

 

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17 avril 2012

Mettre en valeur les fleurs de son jardin ou la flore sauvage

 

 Le jardin des poètes 001

Toute forme

 littéraire

 

pour traiter...

 

"Le jardin

des Poètes" 

 

                L’association de la poésie contemporaine française à Dijon organise un concours national de poésie sur le thème : « LE JARDIN DES POETES».

             L’auteur devra mettre en valeur les fleurs de son jardin ou la flore sauvage et notamment les espèces protégées.

            Vers ou prose, toute forme littéraire est acceptée.

 

Votre texte (ou vos textes) - non signé(s) – sera(ont) envoyé(s) en 4 exemplaires et ne devra(ont) pas dépasser un feuillet A 4 en police normale, voire lisiblement écrit. Une devise de votre part figurera en haut de chaque texte proposé.

            Date limite de participation : le 30 MAI 2012. Les envois se feront par la poste à l’adresse suivante : Association de la poésie contemporaine française « 11éme concours jardin des poètes 2012 », 19 allée du Mâconnais, 21000 DIJON

Vous joindrez à votre envoi - dans une enveloppe ou sera reportée votre devise - une feuille à part donnant vos coordonnées : Nom, prénom, âge, adresse postale, adresse mail et numéro de téléphone, sans oublier le titre de vos œuvres et 2 enveloppes timbrées à votre adresse pour recevoir le palmarès par voie postale et un accusé de réception de votre envoi.

             Le jury est constitué de poètes.

Les candidats devront s’acquitter des frais de participation : soit 10 par texte présenté à l’ordre de l’A.P.C.F.

Les décisions du jury sont sans appel. Les lauréats recevront un diplôme et des ouvrages de poésie par voie postale. Les résultats seront publiés dans la presse, chaque auteur recevra le palmarès.

Les meilleurs textes seront lus publiquement au « Jardin des poètes » à Dijon.

RENSEIGNEMENTS ► 06 12 68 15 47 mail : poesieapcfstef@aol.com

Posté par ARMEE à 12:02 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
14 avril 2012

L'émotion demeure palpable face à un licencieur décidé...

 

Sens, non-sens, contre-sens et sens

interdits : revenons enfin à la réalité

                    

            Par François LÉGER

 

Antoine, journaliste de la presse écrite et conférencier traitant des phénomènes de société, met en exergue, depuis des années,  devant des auditeurs plus ou moins convaincus, le fait que les événements du 11 septembre 2001 ont changé énormément de choses dans le monde, si ce n’est le monde ou la façon de l’appréhender.  De même, explique-t-il que, après ce  11 septembre,  le métier de journaliste et la façon d’informer ne pouvaient plus être les mêmes après une fracture absolument définitive.

Une évidence lorsque l’on pense qu’en ce 11 septembre, des milliers de téléspectateurs dans le monde ont vu s’écrouler la première tour et l’attaque de la seconde en direct. C’est dire que ces téléspectateurs, au lieu d’être informés d’un événement, ont vécu celui-ci en même temps que les professionnels  de l’information.

Désormais, le journaliste perdait quelque peu de son aura, devenait plus proche de chaque Français qui allait se rendre compte de l’énorme impact de la télévision et apprendrait à l’utiliser quand le besoin s’en ferait sentir…Une utilisation d’autant plus aisée que certaines chaînes de télévision se sont mises à inclure dans leurs journaux des vidéos amateurs sur des faits divers, vidéos parfois sans intérêt utilisées uniquement pour garder cet informateur…

Dans le même temps, les jeunes femmes, celles officiant notamment derrière les caméras, allaient devenir pour la plupart « très tendance » pour être plus proches du téléspectateur moyen et être dignes éventuellement des « photos volées » par les « People »…

Si ce « très tendance » m’agace, je vais devoir, cette fois-ci, accepter d’être en quelque sorte l’arroseur arrosé puisque cette expression figure dans mes grands livres même si Le Petit Larousse 2008 l’accepte du bout de la plume avec ce simple commentaire : « Adjectif invariable féminin : < A la mode : des coloris tendance > ». Heureusement également pour moi, Le Petit Robert 2012 l’accepte aussi du bout des dents : « Adjectif familier : < Des bottes très tendance > ». En revanche, ce mot ne semble pas poser le moindre problème au Dictionnaire historique de la langue française 2010 qui, après autres explications, indique : « Le mot s’emploie aussi pour  < dernier courant de la mode > et également comme adjectif.» Et, de citer  l’arrivée de ce mot comme adjectif, vers 1990, dans l’expression « Être tendance ».

 Palpez-vous les émotions ?

Bon, je ne vais pas écrire un roman sur cette « tendance » féminine, mais je ne peux pas ne pas réagir en entendant  -  à propos d’un conflit social dans une usine occupée par les ouvriers qui menacent de casser l’outil de travail s’ils n’obtiennent pas le retrait du plan de licenciements présenté par la direction - une charmante dame nous dire, la bouche en cœur en plein écran : « Dans cette usine l’émotion demeure palpable face à un licencieur décidé… » pour présenter le reportage du journaliste se trouvant sur le terrain.

Tout d’abord, on voit mal comment elle saurait ce qui se passe dans cette usine et, ensuite, on se demande comment une « émotion peut demeurer palpable »…

De fait, qu’est-ce qu’une émotion ? Le Petit Larousse 2008 est clair et concis : « Trouble subit, agitation passagère causés par un sentiment vif de peur, de surprise, de joie, de colère, etc. ». Le Petit Robert 2012 ne nous fait guère avancer en nous donnant un sens qu’il qualifie de « vieux » : « Mouvement, agitation d’un corps collectif pouvant dégénérer en troubles (émeute »), puis un « Sens affaibli » : « Etat affectif, plaisir ou douleur, nettement prononcé ». Mais le Dictionnaire historique de la langue française est, quant à lui, parfaitement clair : « Émotion ne s’emploie plus aujourd’hui que pour désigner une sensation, agréable ou désagréable, considérée du point de vue affectif (1641) ».

Cela étant dit, vous vous imaginez bien que je vais tenter de voir comment on peut arriver à palper une émotion… Comme je vous connais, vous allez encore penser que je suis tatillon et il est vrai que, sans la fin de la présentation de cet événement par cette « speakerine », je n’aurais peut-être pas bondi ainsi… Encore que les médias doivent arrêter de trahir sans cesse Voltaire à une époque où tant d’enfants sont pratiquement illettrés en arrivant au collège !

Pour cela, allons voir ce que pense le Dictionnaire historique de la langue française de la signification de l’adjectif « palpable ». Après s’être intéressé au verbe « palper » d’où vient bien évidemment ce mot « palpable », cet ouvrage propose quelque chose de clair et net : « Palpable : adjectif emprunté au dérivé latin palpabilis < tangible, touchable > qualifie une chose concrète ou abstraite en particulier ce que l’on peut vérifier avec certitude » (1580). Le Petit Robert 2012 nous dit bien que ce terme est acceptable pour quelque chose que l’on peut vérifier avec certitude, mais dont la véritable signification est concrète : « qui peut être palpé, touché », « palpable : dont on peut s’assurer par les sens et particulièrement le toucher, concret, sensible, tangible ». Quant au Petit Larousse 2008, il est en parfaite harmonie avec ses « cousins » !

Tout ceci me semble montrer la difficulté de palper une émotion et je pense que l’auteur de ce titre pensait à autre chose en employant ici le terme « Palper »…

Quant au licencieur décidé, je n’en ai pas rencontré dans Le Petit Larousse ou dans Le Petit Robert 2012… Mais, « Euréka », je l’ai trouvé dans le Dictionnaire historique de la langue française qui va faire frémir notre pseudo-journaliste… Cet ouvrage indique en effet que le verbe licencier a laissé place à nombre de dérivés parmi lesquels on relève « LICENCIEUR, LICENCIEUSE » (apparu vers 1970) pour une personne qui accorde une licence. Nous voilà bien loin du sens dans lequel elle l’a employé dans son titre.

Français à la dérive et phénomène de société

En fait, plus j’avance dans cet article, plus je pense qu’il entre à la fois dans la rubrique « Protégeons notre langue » et dans celle intitulée « Phénomènes de société »…

On vient ainsi de voir combien certains Français, totalement étrangers au monde des médias, peuvent arriver à y pénétrer, notamment, par ces fameuses vidéos. Dès lors, pourquoi ne pas s’engouffrer dans cette carrière de journaliste tant enviée par certains qui, même s’ils n’y connaissent rien, ont de fructueux contacts avec des gens du sérail et parviendront, après quelques années et « passages obligés », à présenter un journal dans les conditions que nous venons d’évoquer sur une chaîne de télévision.…Prix massacrés 001

Sans aucune gêne, cette personne massacre la langue de Victor Hugo avec une certitude d’elle-même enviable et des airs, mines et intonations « très tendance »…

Vous ayant parlé de ce massacre, je ne pouvais pas passer sous silence celui donné par l’illustration ci-jointe, extrait d’un mail de publicité reçu à la fin du mois de mars. Bien qu’un mailing publicitaire fait sur le Net soit réalisé pour toucher le maximum de gens, je n’ai pas voulu vous aider à identifier la société l’ayant fait car cette offre est périmée. Toutefois, la partie que vous trouverez en illustration de ce texte est fort intéressante.

Tout d’abord, elle nous propose des « Prix massacrés » menant à la gratuité des produits si l’on en croit Le Petit Robert 2012 qui nous indique que massacrer signifie « Détruire, exterminer » et, familièrement « Mettre une chose en très mauvais état », propos que l’on retrouve approximativement dans Le Petit Larousse 2008. Si ces notions figurent dans Le Dictionnaire historique de la Langue Française, il est précisé ici que ce sens figuré de « mettre une chose en très mauvais état (vers 1550) prend particulièrement le sens de « Défigurer une œuvre » (1564).

Ce rapprochement entre erreurs et approximation de notre langue qui tendent à la « massacrer » devait être fait pour vous montrer également que le phénomène de « familiarité » - entre des vrais journalistes et des gens qui n’ont rien à voir dans le métier tout en faisant valoir leurs points de vue - se retrouvait dans la publicité. Voilà en effet une publicité qui tombe sur mon ordinateur avec un texte débutant par « Bonjour FRANÇOIS… » comme si « nous avions gardé les cochons ensemble »  (aurait dit mon grand-père) alors que je vous promets ne connaître personne dans cette société et ne jamais y avoir fait le moindre achat !

C’est dire que cette barrière entre les hommes et les femmes de notre pays est bel et bien tombée pour des gens intéressés : l’homme qui propose ses vidéos (je pense à la tuerie de Toulouse et cette vidéo amateur reprise par BFMTV qui ne nous montrait que des toits !) se voit déjà grand reporter tandis que le publicitaire ou le vendeur qui vous appelle par votre prénom changera d’attitude si vous ne lui achetez pas ce qu’il comptait vous vendre. J’ai le souvenir d’un vendeur qui voulait me vendre des fauteuils, vendeur fort aimable parlant à son « cher ami » qui, au bout de près d’une heure, n’ayant pas fait la vente, m’a regardé d’un air méprisant en me disant : « Si vous n’avez même pas soixante dix euros par mois… » et s’en est allé passer certainement une mauvaise soirée.

 

12 avril 2012

Ne dîtes plus : "La peur ? Je ne connais pas ..."

      

Prix de la « Nouvelle » du Mans 2012

 

 Créé, en 1978, par Mme Paulette HOUDYER, le prix littéraire dont on trouvera ci-après le règlement complet est organisé par l’association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans qui n’accepte que des nouvelles inédites.

Après le succès de l’édition 2011 qui a vu arriver au Mans 114 nouvelles dont 5 de Belgique et 1 du Canada, les organisateurs remettent l’ouvrage sur le métier sans aucune crainte… même si le thème de cette année 2012 est  « La peur ».

 A ce propos, il est bien  précisé que toute nouvelle ne répondant pas au sujet ne sera pas retenue même si cela fait parfois mal au cœur de certains membres du jury puisque, après la remise des prix de l’édition 2011 que nous avons relatée en son temps, nous avons lu dans un courrier qui nous a été adressé : « Hélas, les candidats ne font pas toujours attention au sujet proposé. C’est dommage. » Il convient donc de lire avec attention ce qui suit et de bien respecter toutes les modalités de participation.

- Les manuscrits, proposant un maximum de dix pages avec double interligne, écrits en police Arial 12 et agrafés, doivent parvenir en 5 exemplaires.

-  Les manuscrits ne seront pas retournés. Aucun manuscrit par mail ne sera accepté.

- Les manuscrits doivent être anonymes et rédigés en français quel que soit le pays d’origine.

- Joindre une fiche de renseignements indiquant les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse mail du candidat, une enveloppe timbrée à l’adresse du candidat et les frais d’inscription de 8 €. (Par chèque libellé à l’ordre de l’Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.) Les candidats résidant à l’étranger peuvent utiliser le code IBAN de l’association qui, à leur demande, leur sera communiqué par mail.

- Date limite de participation : Les manuscrits doivent parvenir à l’adresse suivante avant le 15 juin 2012 : Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans,  Fédération des Associations Laïques de la Sarthe, 18, rue Béranger - 72 000 Le Mans.

Les candidats seront informés du Prix à l’issue de la réunion du jury désignant les lauréats début octobre. Le prix sera remis au cours de la manifestation de « La vingt cinquième heure du Livre », le deuxième dimanche d’octobre 2012.

 Nature des prix :

1er prix : un chèque d’un montant de 300 €
2ème prix : un chèque d’un montant de 200 €
3ème prix : un chèque d’un montant de 100 €

Pour tous renseignements complémentaires  on peut écrire à l’adresse  suivante : manyan@wanadoo.fr , ou à l’association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans, Fédération des Associations laïques de la Sarthe 18, rue Béranger. 72 000 Le Mans.

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09 avril 2012

Laissons évoluer une langue vivante, mais ne la menons pas à sa perte

Daniel Pagniez 001             Coup de gueule

 

                      Le français tel qu’on le parle

 

                                            Par Daniel PAGNIEZ

 

 

 Nulle est mon intention de venir, ici, pousser un violent coup de gueule - encore que…, encore que… - mais je déplore aujourd’hui la désolante « amputation » dans l’utilisation de nombreux mots de notre belle langue française. Certes je sais que le progrès, la vie moderne, les nouvelles techniques, la mode aussi, contribuent à l’accélération du langage, tous nos véhicules de la communication évoluent. Des mots meurent faute d’emploi ou de signification actuelle ou de sens en mutation, des néologismes se créent sans cesse, les métamorphoses apparaissent, y compris dans notre « argot », par exemple le mégot d’hier, « le clope », est devenu une cigarette, « la clope ». Le mot « sèche » semble parti, lui, en fumée… « La thune », pièce de cinq francs anciens ou pièce de cent sous, est devenue « la tune », l’argent en général « friqué »… Mais laissons-là cet argot qui a par ailleurs ses lettres de noblesse et revenons à mon propos.

Je suis désolé de découvrir, surtout dans les médias écrits ou parlés, les publicités, qu’une avalanche d’apocopes s’est installée avec vigueur dans les mots de notre communication devenue « La com », employée sans retenue. « L’actu » dans les « infos » fait le bonheur de la Presse, du « Jt » ou du « JdJ » à la « télé »… Untel, qui chevauche sa « mob » ou son « scoot », vit « en appart » avec « salle deb », avec un « coloc ».Tout le monde use de son « ordi », sur « le net », pour sa « doc ». En sortie de « disco » on se retrouvera à 3 heures « du mat », « comme d’hab ». Souffrant, on doit prendre « ses médic », etc., etc., des expressions parlées mais aussi écrites, hélas ! La liste d’exemples est infinie.

Dans ce langage TGV, les mots sont tronqués, équeutés, coupés et perdent à mon sens toute leur saveur et leur valeur, s’enlaidissent. Comment ne pas comprendre cet abandon d’un certain savoir chez des étudiants formant légions d’ânes non bâtés en orthographe, d’autant plus que ces chutes de phonèmes s’ajoutent aux désastreux échanges par « portables » de mails, de « textos », style télégraphiquement phonétique, sans compter la multiplication des sigles, acronymes et autres anglicismes.

L’apocope n’est pas d’invention récente bien entendu, il n’est qu'à se remémorer d’hier les « rétrécissements » grignotés allègrement déjà en grandes quantités dans l’usage courant comme « moto », » vélo », « cinéma », « métro », « zoo », « instit », « prof », « math élém », « math sup », « sup de co », « météo » etc.…(Exception notée pour « Auto », évolution pour le véhicule, qui, après s’être débarrassé de son « mobile », a disparu, remplacé par le mot « voiture », une bonne chose). Cependant il apparaîtrait que le mode de communication qui me préoccupe ici se soit développé de nos jours comme une endémie dans toutes les cases de notre vocabulaire afin de piéger la bonne parole et la bonne écriture, celle d’Anatole France qui reçut un Nobel de littérature ou de Voltaire. Alors efforçons-nous de respecter les mots courants dans leur propre habillage sans les dévêtir et sans les estropier, cela existe encore, fort heureusement, dans des écritures proposées en librairie. Évitons de trop réduire en bonsaïs les mots de notre langue alors que plus de grandeur leur a été promise par leurs racines.

 

 

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07 avril 2012

Ouvrir un livre, c'est ouvrir une fenêtre sur un autre monde...

 

Le Château d’Oléron (Charente

maritime) reçoit, les 28 et 29 avril,

plus de 120 auteurs et leurs mondes

 

Affiche Oléron 001CitaLivres, le salon littéraire du Château d’Oléron (Charente maritime), a vu grand pour sa première édition puisqu’il accueillera plus de cent vingt auteurs et une vingtaine de maisons d’éditions provenant de toute la côte Atlantique de la Bretagne aux Landes, mais aussi de la Vienne, des régions Limousin ou Ile de France.

Deux invités d’honneur ont répondu à l’invitation des organisateurs. C’est ainsi que Sandrine MONFORT, Prix du meilleur Thriller 2011 Femme Actuelle ; et Michel LIS (Michel le jardiner) viendront dédicacer leurs derniers ouvrages et rencontrer leurs lecteurs.

Le nombre d’auteurs présents exigeait un vaste espace pour pouvoir accueillir dignement les visiteurs. C’est la raison pour laquelle cette manifestation  sera installée sur plus de 1000m² dans deux bastions et la salle de l’Arsenal de la Citadelle de la Commune du Château d’Oléron. Notre illustration ci-dessous présente d’ailleurs l’une des sept salles devant héberger le Salon : cela donne une idée de l’espace qui l’accueillera.Salon d'Oléron (une des salles) 001

Puis, comme tous les salons littéraires, Cita’ Livres  proposera  aussi des animations pour enfants, des débats et rencontres avec des auteurs, des lectures publiques, des spectacles de contes. Sans oublier un spectacle de café théâtre le samedi 28 avril en soirée.

On souhaite aux organisateurs que pour leur coup d’essai, ils veuillent et réussissent un coup de maître en ce lieu chargé d’histoire dominant l’océan.

Bien évidemment, cela s’impose, l’entrée sera gratuite et un accueil chaleureux vous sera réservé.

Pour tout renseignement : citalivres@orange.fr ou 05 46 75 76 50

 

 Crédits Photos : Jacques Dubois.

 

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05 avril 2012

De rustiques aubades

Edmonde_FAUCON_identit__001              Le coin des poètes

          Avec Edmonde FAUCON

 

         Les pigeons de la ferme

Un rayon de soleil glisse très lentement
A travers les volets mi-clos de ma fenêtre
Et sa pâle clarté m'éveille doucement
Avec la sensation d'un merveilleux bien-être.

Le seul bruit qu'on entend est le roucoulement
Des pigeons familiers, sur notre toit de mousse,
Qui, très tôt réveillés, chantent paisiblement
Leur complainte à la fois un peu triste et très douce.

Est-ce un hymne au soleil, un appel à l'amour ?
Un salut au beau temps, dès l'aube, qui s'annonce ?
Un chant de liberté que leur vol chaque jour
Leur assure partout, alors que chacun fonce ?

Je vais leur faire peur en ouvrant mes volets
Ils n'iront pas très loin, là, sur le mur en face.
Je pourrai contempler les chatoyants reflets
Dont les poitrails luisants s'irisent en surface.

Se pavanant, très fiers ils allongent le cou,
Tout en se dandinant le long de la gouttière
Et chantent sans arrêt leur plaintif : coucourou
Forts de leur importance en leur allure altière.

Mais loin de tout souci, tête-à-tête charmant,
D'autres, très amoureux, se bécotent sans cesse,
Ecartant l'importun, trouble fête gênant,
Préférant s'isoler pour vivre leur tendresse.

Quelques-uns sont partis vers le grand champ de blé,
Dans l'air frais du matin, plein de bruissements d'ailes.
Ils picorent le grain et l'appétit comblé,
Viennent à l'abreuvoir où boivent les agnelles.

Demain, tous seront là, fidèles compagnons,
Nous redonnant encor avec leurs roucoulades,
Dès le lever du jour et ses premiers rayons,
En gonflant leur poitrail, de rustiques aubades.

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01 avril 2012

Didier Van Cauwelaert renoue-t-il avec l'ésotérisme ?

                                                              

                                                  LU POUR VOUS

               Par François LÉGER

 

 « Le Journal intime d’un arbre » : de branche

en branche, une pensée vagabonde livre de

belles réflexions sur la racine de nos actes…

 

En prenant connaissance du titre de cet ouvrage de Didier Van Cauwelaert, bon nombre d’entre vous, lecteurs, se sont probablement remémoré ces fameux vers d’Alfred de Musset : « Depuis qu’Adam, ce cruel homme, / A perdu son fameux jardin, /Où sa femme, autour d’une pomme, /Gambadait sans vertugadin, /Je ne crois pas que sur la terre/Il soit un lieu d’arbres planté/ Plus célébré, plus visité… ». Rapprochement logique s’il en est entre l’être humain et son intimité dans ses rapports sylvestres.

Mais, autant vous le dire immédiatement : il n’est point question ici de pommier ! Que nenni, il s’agit d’un poirier – qui sera un narrateur de qualité dans cet ouvrage – beaucoup plus jeune que le pommier auquel vous pensiez puisqu’il a un peu moins de trois cents ans, un poirier couvert de l’affection de son propriétaire qui l’a fait inscrire sur la liste d’attente des Arbres remarquables de France. Une affection  telle que Tristan, nom de notre poirier, se demande si cet homme pourrait survivre à sa mort : « J’ignore si nos liens se renoueront. Y-a-t-il un au-delà commun pour les hommes et les arbres ? ».

Une question intéressante lorsque l’on sait que Georges Lannes, cardiologue de son état, qui soigne son arbre avec tout son cœur, est persuadé que la mort est une seconde naissance.

Vous avez maintenant en tête un certain nombre d’éléments qui font partie de la structure de cet excellent ouvrage de Didier Van Cauwelaert, mais n’allez surtout pas croire que je vais céder à l’envie de vous raconter l’histoire puisque je me le suis toujours interdit dans cette rubrique et aussi parce que je ne vous la conterais point avec le même talent…Le journal intime d'un arbre 001

Toutefois, je pense que, sans vous raconter ce travail, je peux vous en donner l’ambiance et en effleurer une certaine profondeur de quelques comportements humains.

Une réunion de famille ?

De fait, dans la pensée de Tristan – pensée qui « vagabonde » ou est attirée par ceux qui pensent à lui – il y a de très belles réflexions sur notre société, tellement réelles qu’elles font comprendre qu’un homme, sain de corps et d’esprit, puisse avoir une profonde affection pour un arbre.

Pour cela il suffit d’écouter Tristan nous parler d’une réunion de famille telle qu’elle se passe chez son propriétaire : « Georges Lannes n’a plus d’amis, sa première femme les a tous emportés. Quant à sa famille, elle ne vient qu’à Noël, pour les cadeaux. Yannis est le seul étranger qui se soit attaché à lui, depuis qu’il s’intéresse à moi ». Toutefois, si Tristan peut ainsi rendre compte d’un événement humain, non sans un certain humour, il croit que ces échanges de pensées ne sont pas facilités par le fait que ce sont des échanges très complexes avec des sentiments humains très peu fiables.

Si Didier Van Cauwelaert nous emmène, d’une plume légère, au cours de ces pages dans lesquelles il choisit souvent ses mots pour faire des phrases ne manquant pas d’un certain humour sylvestre, il insiste sur la difficulté qu’il y a à comprendre l’homo-sapiens… Ces homo-sapiens dont l’égoïsme et les actes futurs sont souvent transparents dans le regard de cette sorte de gens.

Toujours est-il que la vie et la mort passent, toujours est-il que Tristan sera débité mais qu’une petite voisine du  médecin, Manon,  aura gardé une partie du bois de Tristan pour en faire une statuette…  On comprend qu’en ce tournant de sa vie de poirier, Tristan n’ait plus d’yeux que pour un avenir qui sera ce que Manon fera de lui… Certes, de petites voix semblent l’attirer, mais ayant soudain la sensation d’un  terrible retour en arrière, il résiste et se donne à Manon…

Mais, après le basculement du livre dû au fait que Manon soit devenue une femme, on va retrouver cette camarde qui hante aussi, par instants, Tristan dont la vie tient finalement à la statuette que Manon a faite dans son bois.

« S’humaniser, est-ce redouter le néant ? »

L’auteur nous fait bien évidemment suivre les différentes étapes franchies par la petite Manon passée du stade de petite fille à celui de femme et de rêveuse à artiste de renom !

Une artiste de renom qui ne manque pas de se consacrer au sauvetage des forêts vierges, des peuples premiers, des cultures en voie de disparition… Et, pendant ce temps, Tristan de se rendre compte qu’il ne fait plus souvent partie de l’histoire de Manon si ce n’est au détour d’une interview la replongeant dans ses débuts. On comprend alors qu’il déclare : « J’ai peur de disparaître. C’est cela, alors, < s’humaniser > ? Redouter le néant ? ». En cette page 103,  on a bien l’impression que le rideau tombe sur la vie végétale et ses « échanges » avec les humains par des sentiments et non pas des paroles.

Mais ce n’est ici que le « clap » de la fin de vie que vient d’avoir Tristan avant de se retrouver dans les mains d’un « vieil ami », également « vieil ami » de la sculptrice qui vont tous les deux avoir des rêves dont certains auront Tristan pour personnage principal, mais ce ne seront que chimères…

On oubliera ici les péripéties bien naturelles du roman pour ne voir que Yannis, qui fut chargé de l’inscription de Tristan dans les Arbres remarquable de France, écrire, écrire jour et nuit la vie de l’arbre à travers les siècles, en enjolivant et inventant avant d’arriver à la vie récente de cet ami de l’espèce sylvestre… Encore que, encore que…

Encore que, encore qu’il faille prendre connaissance de la note de l’auteur qui termine ce livre et explique que celui-ci est né de la mort de son poirier, l’un des seuls éléments autobiographiques qui ne signifie pas que tout le reste soit inventé. L’auteur indique alors : « Ceux qui voudraient approfondir certains faits troublants peuvent consulter les ouvrages qui furent mes compagnons d’écriture ». C’est dire que le romancier me semble, tout au moins pour la seconde partie de cet ouvrage, avoir travaillé quelque peu comme un essayiste ou un historien, livrant sa bibliographie, ce qui change totalement le regard que l’on peut apporter ici.

C’est dire que cette seconde partie est à la limite du roman et que l’on peut s’interroger lorsque l’un des héros dit « avoir maintenant besoin de pénétrer au cœur de la pensée végétale » ou bien que « Des traumatismes de l’enfance vous poursuivent toute une vie »… Je pense sérieusement que si l’on a lu le livre sans avoir pris connaissance de la note de l’auteur, il est intéressant d’y revenir…

Enfin, on a la surprise de trouver explicitée le but de la présence sur terre, pour toutes les formes de vie, qui est, d’après Didier Van Cauwelaert, « l’accroissement de la connaissance à travers l’empathie… Une fonction qui ne peut pas s’accomplir dans la haine, l’aveuglement égoïste ou le désespoir… »

C’est dire que l’on peut se demander où en est cette fonction en ce début de XXI° siècle, mais croyons au message optimiste de l’auteur qui suit cette explication… Croyons en ce silence de la vie qui recommence !

 

« Le Journal intime d’un arbre »

Didier VAN CAUWELAERT

249 pages   - 19 €

Éditions Michel Lafon

 

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