François Léger

19 juin 2017

Souriez, La Gazouillette arrive...

 

   LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX

                                                           LOGO VF-01 recadré(1)                                                                           

 

Newsletter : supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N°117, 15 avril 2017

 

Souriez, La Gazouillette arrive

QUE LE ZEUGME ACTIVE VOS ZYGOMATIQUES

 

Le zeugme (du grec zeugma) est une figure de rhétorique qui sert à rattacher deux ou plusieurs noms à un adjectif ou un verbe, qui logiquement n'ont rien à voir ensemble. En termes clairs, il s’agit d’un attelage de mots de sens différents mais au plus pur effet comique ou poétique selon le cas. Le zeugme est proche du calembour et du burlesque.

Exemple  : "Coupez-lui la tête, ça lui fera les pieds" !

Le zygomatique (du grec zugôma) désigne à la fois le nerf et les muscles de la pommette qui sont sollicités lorsque vous riez suite à la lecture d'un zeugme.

 

Que la lecture et la relecture des quelques zeugmes ci-dessous écrits par des grands poètes ou des anonymes activent vos zygomatiques. Une gymnastique facile et gratuite qui permet à votre doux et beau visage de ne garder, au fil des années, que les rides du sourire.

 

L'âme sans épouvante et les pieds sans souliers

(Victor Hugo, le brave soldat de l'an II).

Sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours (Apollinaire).

Ces larges murs pétris de siècles et de lumière (Lamartine).

Il faut mieux s’enfoncer dans la nuit noire qu’un clou dans la fesse gauche (Pierre Dac).

 

Affolée, Madame était rentrée à la maison en larmes et en taxi.

La tenancière de l’estaminet vendait aux marins de passage autant de boissons que d’amour

Il suivait sa bonne étoile en traversant un champ de carottes.

La maison de notre voisin est couverte de tuiles et d’hypothèques.

Prenant son courage à deux mains et de l’autre son sabre, le kamikaze se fit hara-kiri.

 

À force d’engloutir des médicaments, ce malade pète la santé.

C’est en soutenant sa thèse qu’il est tombé de sa chaise.

Il avait sa maîtresse dans les bras et sa femme sur le dos.

Le garçon glissa un pourboire au chauffeur en même temps que sur le pavé.

 

L’avocat ouvrit la parenthèse et les hostilités.

La peur lui fit serrer les fesses en même temps que les mains de son patron.

Malgré sa tête de turc, le footballeur marqua le but vainqueur.

La prostituée roulait autant sur l’or que dans les caniveaux.

 

Madame tricote enfermée dans sa chambre et sa surdité (Roger Martin du Gard)

Maurice a réveillonné avec des huîtres et une amie d'enfance.

Voyant l'énormité dans une copie d'élève, le sang et le stylo du professeur ne firent qu'un tour.

Cet homme marchait droit loin des sentiers obliques,

Vêtu de probité candide et de lin blanc (Victor Hugo, Booz endormi).

 

En conclusion :

On ne fait pas d’œuvrette sans casser des zeugmes (Marcel Bénabou).

(On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs).

 

 

Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél. : 05 56 91 84 98  Email : contact@ddabordeaux.com

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges ;

Coordinateur : Bernard Dané

Une fois de plus, nous avons la jouissance d'un papier de qualité des "Dossiers d'Aquitaine": que ceux-ci en soient remerciés....

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13 juin 2017

A vos plumes! Lancez-vous, faîtes vous plaisir ainsi qu'à ceux qui vous liront ...

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 La bibliothèque de Nouzilly nous a demandé de mettre en ligne le règlement de son septième concours de nouvelles  "Brèves de plume" 2017... Ce que nous faisons avec plaisir pour les nombreux amateurs de nouvelles qui fréquentent notre site. Bonne lecture à tous et bonne chance.

ARTICLE I : PARTICIPATION AU CONCOURS

Ce concours gratuit est ouvert à toute personne âgée de plus de 18 ans, hormis les écrivains professionnels, les organisateurs,  leurs familles et les membres du jury. 

La participation au concours entraîne l’acceptation pure et simple du présent règlement.

ARTICLE II : ORGANISATEUR

La Bibliothèque Municipale Nouzilire – 1 bis Place Emile Cholet,  37380 NOUZILLY– organise du 1er avril au 31 août 2017 un concours de nouvelles, en Indre-et-Loire, intitulé "BRÈVES DE PLUME", avec le soutien des collectivités publiques et des sociétés partenaires.

 ARTICLE III : CRÉATION ET DIFFUSION

Ce concours est destiné à :

  1. favoriser la création et la diffusion d’œuvres littéraires originales et inédites d’expression française. 
  2. promouvoir les auteurs en herbe.

 ARTICLE IV : ACCÈS ET INFORMATIONS

Le règlement et les modalités de ce concours sont accessibles : 

  1. Par Internet, en envoyant un courriel à : brevesdeplume@laposte.net 
  2. Par courrier en joignant une enveloppe timbrée à la bibliothèque municipale.
  3. Sur le blog : nouzilire.canalblog.com  en scannant le QR code
  4. Sur le site internet de la commune de  Nouzilly :  http://www.nouzilly.fr/

Les organisateurs se réservent le droit de reporter, modifier ou annuler le concours en cas de force majeure. En tout état de cause, leur responsabilité ne saurait être engagée à ce titre.  

ARTICLE V : PRINCIPES DU CONCOURS 

  • UNE NOUVELLE thème et genre libres

                                          un ton humoristique, décalé, sera apprécié

  • LONGUEUR : entre 5 et 12 feuillets A4 (21/29,7 cm), de 25 lignes maximum
  • POLICE DE CARACTÈRE : de type «ARIAL»
  • GRANDEUR DE CARACTÈRE : corps 12 – Marge : 2 cm à gauche – Interlignes : 1,5 cm

 

  • TITRE ET NUMEROTATION: en bas de page, ex : 1/10, 2/10, etc.
  • Type de fichier: format .odt ou .doc uniquement! Pas de .pdf

TEXTE: un texte de qualité avec des constructions grammaticales correctes, une orthographe et une ponctuation soignées…

Pensez au jury qui va vous lire et qui en tiendra compte. 

Veuillez spécifier sur votre texte « œuvre certifiée originale, personnelle et inédite ».

 

Nous vous demandons de ne pas signer votre texte afin de préserver l’anonymat pour le jury

 

TOUT MANUSCRIT NE RÉPONDANT PAS À CES CRITÈRES SERA REFUSÉ

 

ENVOI : envoi par INTERNET,  PAS d’envoi par courrier  postal, SAUF à titre exceptionnel

 PAR COURRIEL à : brevesdeplumes@laposte.net

En précisant le titre de la nouvelle, vos coordonnées: nom, prénom, adresse, téléphone, date de naissance, courriel.

 

EXCEPTIONNELLEMENT PAR COURRIER : à l’adresse suivante: CONCOURS DE NOUVELLES - ADULTES

« BREVES DE PLUME»

MAIRIE - BIBLIOTHEQUE  1 bis Place Emile Cholet - 37380 NOUZILLY

Dans une grande enveloppe contenant votre texte – en 3 exemplaires– et une petite enveloppe sur laquelle est écrit le titre de la nouvelle. Cette petite enveloppe contiendra vos coordonnées précises: prénom, nom, adresse, téléphone, date de naissance, courriel.

 

L’envoi doit être fait avant le 31 août 2017 à minuit 

La réception du manuscrit vaut inscription

Votre nouvelle pourra être publiée dans un recueil, sauf avis contraire explicite écrit de votre part.

En cas de publication par les organisateurs, le manuscrit restera libre de droit.

 

ARTICLE VI : DÉSIGNATION DES LAUREATS

Les manuscrits seront lus de septembre à novembre 2017. Le jury délibérera fin novembre. Les lauréats seront contactés par téléphone, rapidement après la délibération.

 

Les prix seront remis le 

SAMEDI 09 DECEMBRE 2017 A 14H30 

A L’ESPACE CULTUREL NOZILIA, rue du Prieuré

37380 NOUZILLY

(17 km au Nord de TOURS)

 

Le jury est souverain pour désigner les lauréats et leur classement. Il délibère et proclame les résultats. Il assure la diffusion des résultats et la publication éventuelle des œuvres.

La liste des lauréats du concours de nouvelles « BRÈVES DE PLUME » sera diffusée par voie de presse, dans les 8 jours suivant la délibération. 

 

ARTICLE VII : DOTATIONS ET RÉPARTITIONS

Le concours "BRÈVES DE PLUME" est doté de plusieurs prix. La liste sera affichée à la Bibliothèque Municipale.

 

ARTICLE VIII : MODALITÉS DE REMISE DES LOTS

Venez à la remise des prix, le jury et le public apprécieront de vous y rencontrer autour du verre de l’amitié. Quelques nouvelles   récompensées y seront lues.

Les organisateurs se réservent toutefois la possibilité, en cas de force majeure, de remplacer un des prix offerts par un lot de même valeur.

Les prix pourront être retirés à la bibliothèque de NOUZILLY, aux horaires de permanence, jusqu’au 30 décembre 2017 et sur présentation d’une pièce d’identité.

Horaires d’ouverture :  Mercredi : 

15h00 – 17h30

                               Vendredi : 

16h00 – 18h00

                               Samedi : 

10h00 – 12h30

Ouvert le samedi pendant la durée des vacances scolaires

 

ARTICLE IX : RESPONSABILITÉ

Les organisateurs sont dégagés de toute responsabilité en cas de problèmes d’acheminement ou de perte de courrier postal.

 

ARTICLE X : INFORMATIQUE ET LIBERTÉ

Les informations nominatives recueillies pour la participation à ce concours sont traitées conformément à la Loi de janvier 1978 «Informatique et liberté».

 

 

 

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10 juin 2017

"XYZ.La revue de la nouvelle" sur le chemin du retour...

              Présentation par l’éditeur du N°130  

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     Un album de la famille XYZ

 

Le numéro 130 est le fruit d’une collaboration spéciale avec la photographe Anne-Marie Guérineau. Les nouvelliers se sont inspirés d’une sélection de photos tirées de l’exposition Que fais-tu là ? tenue à Trois-Rivières à l’automne 2016. Ces photos de type familial, volontairement surannées et prosaïques, sont des portraits de personnes du quotidien posant pour la mémoire.

Le lecteur les trouve reproduites dans nos pages, accompagnant les nouvelles qu’elles ont inspirées. On constate avec émerveillement leur pouvoir d’évocation. Les photos en elles-mêmes suffisent aux écrivains pour imaginer la vie et la profondeur du passé. Le numéro devient ainsi une espèce d’album de famille métaphorique, en plus de grouper la quasi-totalité du collectif de rédaction.

Les nouvelles hors thème présentent des fictions sur la psychanalyse (Claudine Potvin), la genèse du christianisme (Jean-Pierre Vidal) et la tragique mort d’un chien (Robert Baillie). Le traducteur Jean-Marcel Morlat nous fait découvrir l’auteur anglais James Kirkup, avec une nouvelle campée au Japon dont le titre est « Le maître du bonsaï ».

Enfin, David Dorais lit pour nous le recueil néoféministe Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard. Le numéro 130 est le premier numéro à paraître depuis le décès de l’éditeur et cofondateur de la revue, Gaëtan Lévesque, survenu le 18 mars 2017.

Album de famille : Jean-Paul Beaumier, Bertrand Bergeron, André Berthiaume, Gaëtan Brulotte, André Carpentier, Christine Champagne, Esther Croft, David Dorais, Christiane Lahaie, Jean-Sébastien Lemieux, Sylvie Massicotte et Hélène Rioux. Thème libre : Robert Baillie, Claudine Potvin et JeanPierre Vidal. Hors-frontières : James Kirkup.

XYZ. La revue de la nouvelle, no 130, « Album de famille », été 2017, est offerte dans toutes les bonnes librairies au coût de 12 $, taxes en sus.*

Éditeur : Jacques Richer • Directeur de la rédaction : Nicolas Tremblay

Membres du collectif de rédaction : Jean-Paul Beaumier, Bertrand Bergeron, Gaëtan Brulotte, André Carpentier, Christine Champagne, Esther Croft, David Dorais, Christiane Lahaie, Jean-Sébastien Lemieux, Michel Lord, Sylvie Massicotte, Régis Normandeau et Hélène Rioux.

Distribution : Dimedia inc., 539, boul. Lebeau, Saint-Laurent (Québec) H4N 1S2 

• Téléphone : 514.336.39.41 • Télécopieur : 514.331.39.16 • Courriel : general@dimedia.qc.ca

Source : XYZ. La revue de la nouvelle

XYZ. La revue de la nouvelle, 11860, rue Guertin, Montréal (Québec) H4J 1V6

Téléphone : 514.523.77.72

Courriel : info@xyzrevue.com • Site Internet : www.xyzrevue.com

 

*XYZ. La revue de la nouvelle est distribuée et diffusée en Europe par :

Librairie du Québec, 30 rue Gay-Lussac, 75005 PARIS.

Tél. : 0143544902. Télécopie : 0143543915.

www.librairieduquebec.fr       libraires@librairieduquebec.fr 

 

 

 

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06 juin 2017

Soyez fantastique dans votre écriture...

 

 

AFFICHE concours de nouvelles copie (2)

 

 

Dans le cadre de son 8ème Salon du Livre, La ville de Somain (Nord) organise un concours de nouvelles fantastiques.
Ce concours est gratuit et ne nécessite qu’une inscription.

Qu’est-ce qu’une nouvelle ?

La nouvelle est un récit court.

Parce que c’est une histoire, la nouvelle n’est pas un discours (où l’on expose ses idées) ou une fable. L’objet de la nouvelle n’est pas de nous instruire, de nous donner une leçon. Ce n’est pas un conte, pas de « Il était une fois » qui nous envoie dans un monde enfantin. Une nouvelle est une histoire qui passe pour vraie. Même si c’est de la science-fiction ou du fantastique, on doit pouvoir y croire.

La nouvelle tourne autour d’un évènement, avec peu de personnages. Parce qu’elle est concentrée, la nouvelle ne raconte pas l’épisode d’un héros, d’une société sur une longue période (contrairement au roman).

La nouvelle a une fin. Parce qu’elle cherche à surprendre, ce n’est pas l’épisode d’une aventure. Elle doit surprendre ou interroger le lecteur avant la fin. La fin d’une nouvelle peut être une chute ou laisser du mystère, mais elle clôt l’évènement, le sujet.                  

Modalités de participation 

La participation est libre et gratuite.
La nouvelle sera adressée, en 1 exemplaire, au choix :

  • par courriel à l’adresse suivante : fetesetculture@ville-somain.fr (le courriel devra avoir pour objet « concours de nouvelles fantastiques »)
  • par courrier à l’adresse suivante : Mairie – Service Culturel – Mme LANDRAGIN – Place Jean Jaurès – 59490 SOMAIN
  • ou déposer au Service Culturel de la Mairie de Somain

Date limite d’envoi ou de dépôt des nouvelles : 15 Septembre 2017 à minuit

 

La nouvelle devra IMPERATIVEMENT s’inspirer d’une des trois photos ci-dessous :

Numérisation_20170421

Présentation de la nouvelle

La nouvelle devra comporter un titre sur la première page et être constituée de :

  • Pour la catégorie A : 2 à 3 pages maximum (format A4 21 x 29.7 cm)
  • Pour les catégories B et C : 4 à 5 pages maximum (format A4 21 x 29.7 cm)

Votre nouvelle devra être rédigée sous format Word, avec pour police Times New Roman, de taille 12, avec un interligne de 1,5.
Les pages doivent être numérotées.
Des marges sont nécessaires pour faciliter le travail du jury, une largeur d’environ 3-4 cm est donc conseillée.

Pièce à joindre à la nouvelle

Ce concours de nouvelles se réalise de manière anonyme, mais vous devrez demander une feuille d’inscription à l’adresse suivante fetesetculture@ville-somain.fr afin de pouvoir récompenser les gagnants !
Vous devrez y renseigner vos nom, prénom, date de naissance, âge, adresse postale, adresse mail, numéro de téléphone, titre de la nouvelle, et la catégorie dans laquelle vous concourez.

Les prix 

Des lots de valeur seront distribués lors de l’inauguration du Salon du Livre le 2 Décembre 2017.

 Les nouvelles des 3 premiers prix de chaque catégorie seront transmises aux auteurs et éditeurs présents lors du Salon du Livre 2017. Les premiers de chaque catégorie seront publiés dans le journal communal « La Vie Somainoise ».

 Les participants s'engagent à ne pas exiger de droits d'auteur en cas de publication de leur texte et autorisent la publication de leur photo.

 Les lauréats seront personnellement avertis.

 

Critères de jugement 

Les textes ne devront porter aucun signe distinctif permettant d'en identifier l'auteur. Le réceptionnaire des nouvelles se réserve le droit de supprimer toute mise en page et éléments superflus. En revanche aucune faute d'orthographe, de grammaire ou de frappe ne sera corrigée, mais pourra être pénalisante.

Les critères de jugements porteront sur :

  • Le respect du thème.
  • La qualité littéraire des textes.
  • Une construction cohérente du récit.
  • Le respect des règles grammaticales, orthographiques, de syntaxe et de ponctuation.

 

Autres conditions 

 

Le jury se réserve le droit d’annuler le concours si le nombre de nouvelles et/ou la qualité de  celles – ci n’étaient pas suffisants, ou en cas de force majeure.
Aucun recours fondé sur les conditions de déroulement du concours, son organisation ou ses résultats ne sera admis.
La participation au concours implique l’acceptation intégrale du présent règlement et des décisions du jury.

Pour tout renseignement complémentaire sur l’organisation de ce concours :
fetesetculture@ville-somain.fr

 

 

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01 juin 2017

De par sa naissance, l'instant présent disparaît...

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     La rubrique philosophique

           de  Pierre Michel KLEIN

 

 

            Longueur et profondeur

 

 

       Nous vivons tous à l'instant présent. Un papillon, un abricot, une planète ou un caillou vivent leur instant présent. Il est vrai que pour le caillou, il vaudrait mieux dire qu'il « existe » à cet instant, mais comme il n'en sait rien, il faut bien lui prêter un peu de notre pensée pour qu'il l'admette. Nous vivons donc tous notre instant présent. Or, selon le moment, il revêt des qualités bien différentes.

   Ce peut être un instant comme un autre, quand nous rêvassons dans un square, ou quand nous nous absorbons dans une activité ordinaire. Mais cet instant peut se montrer aussi tout à fait exceptionnel, ne ressembler manifestement à aucun autre. Comme lors d'un succès formidable, d'une rencontre miraculeuse, d'une naissance, comme aussi les brefs instants qui précèdent et préparent ces surgissements. Nous vivons tous à l'instant présent, mais tout instant présente ainsi ce double caractère d'être une quantité presque objectivement négligeable et d'une qualité pouvant confiner à l'infini.

 

   Pourtant, nous savons bien que l'instant présent n'apparaît que pour disparaître aussitôt. Notre mémoire déjà le retient quand il vient de s'anéantir pour toujours. Or ce que maintient notre mémoire n'est pas l'instant présent, mais la trace qu'il perçoit : bien sûr, chacun sait qu'une dent de mammouth n'est pas le mammouth lui-même, présent en chair et en os. Ainsi le moindre de vos instants sombre-t-il avec lui dans la préhistoire. Peut-être alors vous arrive-t-il de penser que le présent, aussi extraordinaire soit l'émotion qui vous en emplit, reste un îlot minuscule au milieu du néant et que, pourtant, c'est là où éclate votre joie, où se tait votre tristesse et où vos indifférences s'habituent. Alors cette idée vous vient que le présent est la Terre elle-même, ou bien l'Histoire tout entière, troublée, ravagée, si belle, merveilleuse ou sinistre, cette immensité  fabuleuse absolument distincte de Rien, mais apparemment faite pour lui ressembler comme deux gouttes d'eau.

     Un jour, ce présent immense et fugitif sera celui de votre ultime apparition à vous-même et de votre disparition définitive. L'un et l'autre au même instant. Le dernier instant de ce jour sera encore présent, mais en ce qu'il s'imposera aussi comme le premier d'une obscurité indéfinie, ce présent semblera vous inviter à  une course aveugle, où seuls d'autres regards lui reconnaîtront ce nom : « présent ». Mais quant à vous-même, existera-t-il vraiment un présent à chaque instant de votre nuit ? Vous pensez aujourd'hui qu'il y aura toujours un monde pour se souvenir des morts, mais vous songez aussi qu'après ce monde en suivra un autre qui ne se rappellera rien, et puis un autre encore qui se fondra dans l'univers, jusqu'à ce que l'univers s'engloutisse lui-même, tel un oiseau suivi du regard et qui se perd à l'horizon. Un bref instant et tous les regards s'effaceront avec lui. Existera-t-il un « présent » témoin d'un tel événement, un « présent » infaillible désormais voué à une patience sans espoir, et seulement chargé de ne garder scrupuleusement qu'un fantôme, une ombre anéantie ? 

 L'Univers, devenu rien, garde-t-il l'ombre de ce qu'il fut ? Il ne lui reste plus que cette question : qu'est-ce qu'avoir été ? Un présent n'est-il fait que pour commencer une longue absence ? Il nous est dit que tout a commencé par un « big bang » une gigantesque explosion d'où serait né le temps lui-même. Mais cette explosion fut-elle alors un événement « présent » ?  Chacun de nous à sa mesure est une explosion immense, chacune de nos actions commence une infinité de conséquences, serait-ce pour cette fourmi chassée par l'approche de nos pas. Or notre «  big bang » personnel est aussi mystérieusement « présent » que celui d'où aurait surgi le temps. Car il y a quatorze milliards d'années le temps est né, et le présent avec lui. Or cela présuppose un temps et un présent sans existence. Qu'est-ce qu'un présent sans existence ? Un présent qui n'existe pas ? Le Big Bang lui-même ? Le commencement de tout ?

 Ce temps bien sûr est trop lointain pour votre mémoire. Pourtant une réponse vous est donnée, chaque nuit, quand vous dormez, à l'instant même où commence votre sommeil profond. Car si votre conscience envisage la longueur de vos temps, votre inconscience sait peut-être parvenir à la profondeur de vos instants.

 

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29 mai 2017

Coups de feu... Coups de bluff !

 

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Gouverner avec les citoyens, est-ce les

mettre devant les affaires accomplies en

leur demandant ensuite leur approbation ?

 

                      Par François LÉGER

 

 

Au cours de cette longue période de campagne électorale, combien de citoyens, combien de Français – pour augmenter leurs chances de devenir président de la République – ne nous ont-ils pas noyés dans un flot de promesses nous faisant voir la vie en rose (ou presque car, aujourd’hui, nous en sommes bien loin pour les raisons que chacun connaît et sur lesquelles je me tairai car ce site n’a pas vocation à s’ouvrir sur la politique)… C’est dire que, finalement, nombre de mes concitoyens doivent, comme moi, être un peu perdus et surpris par certains petits événements de la vie courante.

 Par exemple, j’avais cru comprendre que les électeurs de la Présidentielle, comme ceux des législatives qui arrivent à grands pas, seraient informés des décisions que nos dirigeants comptaient prendre dans tel ou tel domaine, informés, voire consultés…

 Aussi est-ce avec surprise que je me suis vu envoyer - le 19 mai à 1 h 16 du matin - ce mail concernant les pompiers qui était quelque peu décalé entre l’action et la consultation mais ce devait être là une information brûlante dont il fallait absolument avoir connaissance et qui était envoyée en pleine nuit pour que nous ayons le temps de prendre connaissance de tous les éléments en cause.

Le signataire de ce document devait connaître ma réponse… En effet, responsable Sondage Services Publics, M. Julien Imbert doit évidemment être contre puisque les pompiers, je pense, font partie des services publics financés par nos impôts.

De plus, pourquoi demander ainsi des avis puisque l’auteur de ces lignes avoue, dès le début : « Certaines interventions des pompiers seront facturées ». La décision est évidemment prise et il ne manque que la grille tarifaire : combien pour une hanche cassée, pour un infarctus, une chute à domicile (suivant l’horaire ?), les accidents vasculaires cérébraux et autres petites choses que nos seniors réservent à nos dévoués pompiers ? Bien évidemment, lorsque j’aurai la grille tarifaire des interventions, je vous en ferai part.

Puis, le 27 mai à 17 h 20, j’ai reçu l’autre mail concernant une enquête spéciale dont la réponse me semble figurer dans la question. De fait, la question est claire : « Etes-vous pour ou contre sur le port de l’arme de service des policiers en toutes circonstances ? »… S’il s’agit d’une arme de service, que penser ?

Voilà donc bien des mails inutiles

 

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26 mai 2017

Ces vies que nous avons vécues...

 

 

« La Fête des Mères » par François  LÉGER

 

 

« Les douleurs légères s’expriment ;

 les grandes douleurs sont muettes » 

(Sénèque. Entre 4 avant et 1 après J.-C.)

 

 

Certes, voilà déjà plusieurs décennies que tu nous as abandonnés (par la volonté de  Dieu), ne laissant sur cette terre, de notre famille proche des gens vraiment liés par l’affection et la sincérité de leurs relations, pratiquement que Sylvain et moi, tes deux fils déjà privés de leur père depuis plusieurs années en raison d’une « longue et cruelle  maladie »…

Certes, depuis la disparition de papa, tu avais tenu à assumer à toi seule le rôle des deux parents : assurer à tes deux fils l’éducation et l’instruction, tout ce qui leur serait nécessaire  pour réussir leurs vies d’hommes et créer chacun un enviable foyer dans lequel règnerait le bonheur…

Pour cela, tu peux me croire, maman : tu as réussi et, à la fin de notre traversée du désert, avant de passer, l’un et l’autre, la dernière porte du « plancher des vaches »…derrière laquelle nous sommes toujours persuadés de vous retrouver dès la porte franchie, toi, père et les membres de notre famille avec lesquels nous avons vécu de bons petits morceaux de bonheur…

En tout cas, tu mérites vraiment que l’on te prouve, en cette fête des mères et à tout moment, tout ce que nous te devons….. Tu as réussi : devenu un médecin hospitalier connu et reconnu, il s’en faudrait de peu pour que Sylvain ait du mal à sortir de l’hôpital sans affronter une cohorte de jeunes femmes en fleurs, expression consacrée car certaines sont bien étiolées déjà et auront certainement bien du mal, un jour, de s’entendre dire par l’un de leurs enfants  : « Maman, toi qui es la plus belle du monde… »… Dans un tel cas, il leur faudrait emmener ce « beau petit » - qui ne ressemble qu’à son père (Certains enfants ont de la chance dès la naissance !) – assez rapidement chez un ophtalmologiste de qualité !

En tout cas, Sylvain a trouvé son autre moitié (tu comprendras aisément mon expression pour m’avoir entendu parler de Platon devant plusieurs centaines de personnes dans certaines de mes conférences !) Eh oui ! J’ai eu la chance de trouver quelques bienfaiteurs pour pouvoir continuer cette activité (modérément) et une autre sorte de bienfaiteurs qui me permettent d’écrire encore des livres sans avoir le couteau sous la gorge et en percevant quelques droits d’auteurs tout de même… Tu te souviens de cette triste année au cours de laquelle mon éditeur m’a dit qu’il ne me devait rien faute d’avoir vendu le moindre ouvrage alors que, sans rien demander, une de mes associations de défense d’auteurs venait de m’adresser un chèque (petit certes !) pour mes ouvrages vendus à l’étranger…

Maintenant, je vis des mots après avoir encaissé tous ces maux qui m’ont brutalement convaincu des vérités de Sénèque… Je me souviens de la disparition de mon père après laquelle lorsque j’avais un problème, je me disais : « Tu demanderas à papa »…  Puis, j’ajoutai en moi-même : « Il est trop tard, mon gars, papa ne peut plus t’aider, encore que… » Pourquoi ce « Encore que ? »… Parce que, comme tu le sais, je suis persuadé que les morts et les vivants peuvent arriver à communiquer comme nous nous l’étions promis et n’y avons pas réussi, mais le fait de ne pas réussir quelque chose ne prouve en rien sa « non-existence »…

Je viens de te dire comment j’avais réagi à la mort de papa, mais tu ne sais peut-être pas ce qui s’est passé pour nous… Je me souviens - maintenant sans trop de douleurs. Etant chez toi pour quelques jours, un matin au cours duquel je devais t’emmener pour acheter des vêtements, je me suis réveillé et n’entendant pas de bruit dans l’appartement, je t’ai appelé : rien ; le silence ! Je me suis précipité dans ta chambre où la réponse est tombée comme un coup de poignard !

J’ai dû faire des démarches et j’ai été surpris de ne pas avoir envie de pleurer, une envie qui est arrivée douze heures après… J’ai alors vécu cette citation de Sénèque qui m’avait laissé froid en classe de philosophie : « Les douleurs légères s’expriment ; les grandes douleurs sont muettes ».

En attendant de nous retrouver (comme j’en suis persuadé), je te souhaite une bonne Fête des Mères et t’adresse ci-après un bouquet de vers dont étions tous deux tombés amoureux… 

Sur trois marches de marbre rose

« Depuis qu'Adam, ce cruel homme,
« A perdu son fameux jardin,
« Où sa femme, autour d'une pomme,
« Gambadait sans vertugadin,
« Je ne crois pas que sur la terre
« Il soit un lieu d'arbres planté
« Plus célébré, plus visité,
« Mieux fait, plus joli, mieux hanté,
« Mieux exercé dans l'art de plaire,
« Plus examiné, plus vanté,
« Plus décrit, plus lu, plus chanté,
« Que l'ennuyeux parc de Versailles… 

  (Alfred de Musset  1810-1857)

 

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22 mai 2017

Vivez un bien agréable moment, le samedi 3 juin, à Aubagne<...

 

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" 2017, l’odyssée de la fable, depuis

ESOPE,  jusqu’à Jean DI FUSCO…"

        Vous ne regretterez vraiment pas d’avoir répondu par l’affirmative à l’invitation, à Aubagne, de l’association Provence-poésie qui vous propose, le  samedi 3 juin de 16 heures à 19h30, à la Maison Vie Associative- Allée R.Govi,  un moment à nul autre pareil intitulé :« 2017, l'odyssée de la fable depuis ESOPE jusqu'à Jean DI FUSCO ».

               Voilà une bien importante rétrospective des fabulistes, animée par Denise BIONDO  avec  Alain VERRIEZ, à l'accordéon, une rétrospective bien courte dans laquelle il fallait oser se lancer ! Mais il est vrai que ce spectacle pourrait très bien avoir une suite ultérieurement tant le sujet est vaste et s’adresse à un public de tous les âges !

         Vous applaudirez (sous réserves) Danyel CAMOIN (La Fontaine et Brassens), Alain D'AIX (ALLAIS)  Valérie DEMARCQ (Marie De France)  (Alice HUGO), Joëlle ;FOIN, Jean-André MARGOSSIAN (Jacques Roubaud) ; Mauricette BUFFE (Françoise Sagan) Edouard, Guy FEUGIER, Jean-Claude COLAY, etc...

Réception : Micheline DAOU - Valérie DEMARCQ - Jean-Claude COLAY

 

Auteurs invités à la table de dédicaces :

Janine RAVEL - Daniel GLIZE -  Alain D'AIX, avec une présentation par Micheline ou Valérie des œuvres de Jean DI FUSCO.

Vous sera également  présentée l'oeuvre poétique des trente élèves du collège Lakanal sous la direction de Jérémy ENGLER. En seconde partie, vous pourrez apprécier un hommage à Jean DI FUSCO (lecture de ses textes par des adhérents et amis) avant un final en musique avec ALAIN VERRIEZ.

 

 

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19 mai 2017

18 brumaire an VIII, 7 mai 2017...


 

    LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX

                                                        

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Newsletter : supplément gratuit à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N°119 15 mai 2017

 

18 brumaire an VIII(1799), Bonaparte le coup d'État          

7 mai 2017, Emmanuel Macron le coup d'Éclat

 

Bonaparte s'empare du pouvoir à 30 ans, Macron à l'âge de 39 ans. L'un est général, l'autre est banquier, mais ni l'un ni l'autre n'ont exercé le pouvoir suprême. La comparaison s'arrête là !

Bonaparte s'est autoproclamé Premier Consul en 1799, cinq ans plus tard, le 2 décembre 1804, il se fait sacrer empereur sous le titre de Napoléon 1er par le pape Pie VII, en la cathédrale Notre-Dame de Paris. À coups de canon, il bouscule les monarchies européennes et conquiert l'Europe. En 1812, Rome, Hambourg, Barcelone, Amsterdam ne sont plus que les chefs-lieux parmi les 134 départements français. La Prusse, la Russie, l'Autriche sont soumises, seule l'Angleterre résiste et même remporte la bataille navale de Trafalgar.

En moins de deux ans, de 1812 à 1814, après la désastreuse campagne de Russie, l'Empire s'effondre et Napoléon abdique une première fois le 6 avril 1814. Malgré son retour triomphal de l'île d'Elbe, en mars 1815, et sa reprise des rênes du pouvoir durant Cent jours, il ne pourra plus échapper aux armées royales coalisées. L'aventure se termine à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. Napoléon abdique une deuxième fois. Prisonnier des Anglais, il est conduit dans l'île de Sainte-Hélène où il mourra en 1821, à l'âge de 52 ans.

 

Et notre Emmanuel Bonaparte Macron, qui rêve de devenir le grand artisan d'une Europe réformée et unifiée, sans les armes mais avec les capitaux, qui promet pour la France des jours meilleurs avec le plein emploi grâce à la libre entreprise et le dialogue avec les représentants du peuple, dans cinq ans sera-t-il passé comme son illustre prédécesseur du statut de Président à celui d'Empereur ?

Dans dix ans, Emmanuel Napoléon Macron succombera-t-il comme le général en chef Bonaparte sous les coups d'une Angleterre, ennemie déclarée de l'Europe et de troupes coalisées composées d'insoumis, d'anticapitalistes, de revanchards et de francs-tireurs partisans d'une Restauration ou d'une sixième République ? 

 

Napoléon a créé la Banque de France, les préfectures, l'École de Saint-Cyr, les écoles primaires et le ministère de l'Instruction, les Chambres de commerce, le Code civil, le Conseil des prud'hommes, le Code pénal, la Cour des Comptes. Côté architecture Napoléon a fait bâtir l'Arc de Triomphe de l'Étoile, l'Arc de triomphe du Carrousel, la Bourse de Paris, la Colonne Vendôme. Il a réalisé la liaison entre le Louvre et le Palais des Tuileries et ouvert le Musée du Louvre. Il a commandé le pont de pierre à Bordeaux, fondé la ville Napoléon (La Roche-sur-Yon), transformé la place Belcour à Lyon et fait construire la place de la Paix à Milan. Napoléon a jeté trois ponts sur la Seine, (d'Austerlitz, d'Iéna et des Arts) ouvert les canaux de l'Ourcq, de Saint-Martin et de Saint-Denis.

Sur le plan politique, dès sa prise de fonction en 1799, Bonaparte a rédigé la Constitution de l'an VIII, instauré le Conseil d'État et le Sénat. À tout cela, il faut ajouter la création du franc germinal, de la Légion d'honneur, du baccalauréat, le rétablissement des Universités, la numérotation des rues et la préparation du cadastre. Côté religion, il a conservé la liberté des cultes, il a commandé l'élévation de l'église de la Madeleine, signé le Concordat avec le pape, aménagé le cimetière du Père Lachaise, il a rétabli dans son rôle le Grand Sanhédrin pour faciliter l'assimilation des Juifs.

 Sur le plan de l'écologie (avant l'invention du mot) il a aménagé le Jardin des Plantes et le Jardin du Luxembourg, créé de nombreux espaces verts dans la capitale, fait percer les rues de Rivoli, Castiglione et des Pyramides. Sous son règne, Paris est devenu la Ville lumière, une des plus éclairées au monde et munie d'un véritable réseau d'eau potable distribué par des dizaines de fontaines.

 

Alors, jeune Emmanuel, toi qui connais très bien l'histoire de France, toi qui viens de remporter la victoire du pont d'Arcole, il est grand temps de te mettre au travail. Évite de trop imiter l'Empereur, de vendre la Louisiane, de rétablir l'esclavage par une loi travail et surtout de faire massacrer la jeunesse dans des guerres inutiles. Emmanuel marche en paix. N'oublie pas que Bordeaux t'a offert 80% des suffrages. Le peuple te regarde !

 

Signé : Dame Aurélie Gazouille transmetteuse inter-siècles

 

Macron Napoléon

 

Avec l’aimable autorisation (tant pour le texte que pour les illustrations) donnée par Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél : 05 56 91 84 98   Email : ddabordeaux@gmail.com  

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges, Coordinateur : Bernard Dané

 

 

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15 mai 2017

Si une idée originale d'écriture vous interpelle, pensez APPEL...

 

PASSEPORT pour le concours littéraire APPEL

                         (Association des peintres poètes écrivains landais)

                                        

       

       Le concours littéraire APPEL, qui réunit toutes les formes d’écriture tant en poésie qu’en prose - poésie classique, libre, sonnet, autres formes, humoristique, voire illustrée ; la prose, cette autre forme d’écriture que sont les contes, nouvelles, romans, essais, recueil édité, même non édité, théâtre - est rendu libre et gratuit à la condition d’acquérir le dernier recueil de l’APPEL, « L’APPEL DES LANDES », ouvrage tout en couleur de 128 pages, de récits, contes et nouvelles, au prix de 26 euros.  ( 20 +6 euros de frais d’envoi des 2 livres).
      Frais d’envoi des deux livres ? De fait, un second ouvrage, de la même valeur, « Le livre d’or de l’APPEL » couleur, poésie, peinture, 128 pages, vous sera  offert  à titre de bienvenue et joint à l’envoi du premier.

Concours AppelL’ensemble de ces mesures permet à l’APPEL d’avoir des concurrents toujours plus nombreux et motivés sans oublier la diffusion de ses recueils toujours de grande qualité artistique.

La demande d’inscription au concours 2017 est ouverte et chaque candidat recevra son "passeport" dès acceptation du règlement et pourra participer à toutes les catégories désirées sans limitation. Vous pouvez demander dès maintenant les deux livres : Ils vous seront envoyés immédiatement.

La remise des prix aura lieu le dernier samedi de septembre 2017 en bord de lac ou de mer et pourra éventuellement se poursuivre le dimanche qui suit sur un programma à définir.

L’inscription au concours devra se faire avant l’envoi des documents présentés afin que chaque candidat reçoive  * son passeport *, soit les deux livres proposés.

Demande de renseignements : tel 05 58 78 13 65.
Mail :
blondinjc@orange.fr

 

                        

                         Règlement de ce concours 

 

Art.1 : Le concours est ouvert à tous les écrivains de langue française

Art.2 : Le nombre d’envoi n’est pas limité

Art 3 :  Chaque œuvre présentée devra être dactylographiée en 2 exemplaires. Ne devront figurer ni le nom, ni l’adresse de l’auteur, mais seulement - en haut et à gauche de chaque feuillet - deux lettres suivies de trois chiffres ( ex : AZ123). En cas d’envoi de plusieurs œuvres au concours, chacune devra être présentée sur une feuille différente, mais porter les mêmes chiffres et lettres.

Art. 4 :

Première option
Les droits de participation se répartissent de la façon suivante : droit fixe 11€ à ne verser qu’une seule fois quel que soit le nombre d’œuvres envoyées + 1,50€ par œuvre présentée dans chaque catégorie.

Deuxième option, Catégorie « Passeport » :
Les adhérents 2017 catégorie passeport sont exemptés de tous droits et peuvent concourir dans toutes les catégories ( l’adhésion est de 26 € et sera matérialisée par l’envoi de deux livres de luxe de l’APPEL (voir offre). L’adhésion passeport qui donne droit à toutes les sections cumulées doit être effective avant l’envoi des épreuves (Adhésion de 2017 souhaitée le plus rapidement possible).

Art 5 : Une enveloppe jointe à l’envoi des textes devra contenir :
a) une feuille sur laquelle figureront les lettres et les chiffres, les titres des œuvres ainsi que la ou les sections choisies, le nom, l’adresse et éventuellement le numéro de téléphone et le Mail.
b) Les droits de participation (si ce n’est pas une adhésion). Cette enveloppe ne sera ouverte que par le président de l’association.

Appel concours inscriptionArt 6 : Trois enveloppes timbrées à l’adresse du candidat devront être jointes pour l’envoi des résultats dont une pour 50g pour les programmes des festivités.

Art 7 : Les lauréats non présents à la remise des prix devront envoyer 10 € pour l’envoi du diplôme et du prix (frais de port et d’emballage)

Art 8 :  Les envois devront être adressés, non recommandés, avant la date limite du 28 juin 2017. Cette date pourra être reculée -  si nécessaire -  par le président de l’association
ADRESSE : APPEL 720 avenue Latécoère 40600 BISCAROSSE
Tel : 05 58 78 13 65
Mail : blondinjc@orange.fr

Art 9 : Les manuscrits ne seront en aucun cas rendus aux concurrents

Art 10 : Le jury sera composé de personnalités du monde littéraire, artistique et du jury local. Leurs décisions sont sans appel. Le fait de concourir implique l’acceptation du présent règlement

INFORMATIONS
- La remise des prix aura lieu le 30  septembre 2017

- Concours + livres + adhésion 26 euros ( 20 + 6 euros de frais de port) : offre jusqu’au 28 juin 2017

 

 

 

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09 mai 2017

"La Saintonge Littéraire: une revue lue bien au-delà de la région"

« Aunis,  Saintonge et Angoumois  » :

une revue culturelle faite avec passion !

                 

                                    Par François LÉGER

   

Quel retard ai-je pris au cours des dernières semaines ! Rendez-vous compte : ce n’est qu’au début du mois de mai que je viens vous parler du numéro de « La Saintonge Littéraire » arrivé chez les abonnés de cette revue culturelle au mois de mars ! Mais est-ce si grave ?

En posant cette question (« Est-ce si grave ? »), pensez-vous que je tente de m’en faire excuser ? Cela est évident*, mais c’est aussi un moyen de vous parler de deux autres choses qui me semblent avoir leur importance ! Si chaque trimestre, vous attendez votre revue comme si vous étiez sur des charbons ardents, pourquoi ne pas vous abonner pour recevoir quatre numéros par an dès leur sortie des presses ? Pour ce faire, il vous suffira d’entrer en contact avec l’un des responsables : saintongelitteraire@yahoo.fr... La négociation sera aisée puisqu’un abonnement de quatre numéros ne vous coûtera que 23 euros, soit beaucoup moins cher qu’une revue people dont vous pouvez douter de la véracité de nombre d’articles.

 Enfin, où trouver l’histoire de votre région, ce que nous entendions, enfants, lors des veillées, certains soirs d’automne ou d’hiver, devant une grande cheminée dans laquelle crépitaient une ou deux bûche(s). Voilà un souvenir inoubliable que je porte en moi depuis quelques décennies, un souvenir que le téléviseur familial ne pourrait en aucun cas générer…

 

Numérisation_20170326 (2)Ô cher auteur, il serait peut-être temps de parler de cette revue dont le présent numéro s’ouvre sur un article de Xavier GORGE, issu d’une vieille famille rouennaise très attachée au patrimoine de la Normandie. Un homme qui eut une carrière d’ingénieur et de dirigeant d’entreprise avant d’entreprendre des recherches historiques sur un certain nombre de personnages familiaux confrontés dans leur vie ou leur carrière, de près ou de loin, à la Grande Histoire !

C’est dans ce cadre qu’il a récemment publié « La vie d’Henri Louis LERCH (1764-1840) » ; un livre disponible sur LULU.com. Actuellement Xavier GORGE partage sa vie entre la région parisienne et… la Saintonge !

Si Xavier Gorge a consacré ici ses lignes au « combat de La Bayonnaise contre l’Embuscade, le 14 décembre 1798 » et insisté sur ce combat que le lecteur suivra avec intérêt, pour ma part j’ai trouvé plus intéressant de mettre le côté humain en exergue. Ce combat montre que c’est bien souvent lors d’une telle occasion qu’un homme fait des prouesses, ce qui est ici le cas. Nous pouvons ici parler d’un garçon dont le courage est exemplaire.

De fait, le « héros » n’est pas un homme, même pas un jeune adulte, mais un enfant !!! Voilà en effet un mousse, Sarrazin  GUICHOU, âgé de 12 ans, qui poursuit le soldat anglais auteur du coup de feu mortel de l’un des siens, le tue à coup de pistolet et s’écrie : « Il est vengé. Tu n’en tueras point d’autres ! »

De même, qui aurait pu penser, en 1764, à la naissance d’Henri-Louis LERCH, fils d’un boulanger, que ce garçon aurait une étonnante et brillante carrière dans l’armée ? Un homme père de plusieurs enfants dont une fille, aïeule de l’auteur de l’article de « La Saintonge Littéraire »  reposant dans la tombe familiale.

 

« Buvez ceci, vous m’en direz des nouvelles… »

 Il vous faut découvrir le « Pineau vieux du Révérend Père Fortunat », un texte de Bernard SEBILEAU, Premier Prix du Concours Marie de Buttlar 2016, que vous retrouverez dans la revue, très certainement avec plaisir tant ce texte et les personnages sont attachants… De plus, croyez-moi, ce breuvage est fort agréable mais doit être bu avec modération…Foi de petit-fils de la région…

Mais, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie ni, d’ailleurs, celle du Couvent des Récollets où de pauvres Franciscains, couverts de bure brune, vivaient de peu : une partie seulement de la quête d’église leur revenait et ils en étaient réduits, non seulement à vivre chichement du produit de leur jardin, mais à mendier en complément…

C’est dire que les hommes ne peuvent pas assumer l’entretien et les réparations des locaux qui les accueillent et dans lesquels les conditions de vie sont difficiles, contrairement à celle des pigeons… De fait, on peut découvrir, dans le chœur et la nef de l’église, une nuée de pigeons en ayant fait leur habitat et fientant sans complexes sur les malheureux moines déambulant, les maculant de leurs déjections…. L’ensemble de ces conditions de vie amenait les Pères Récollets à se demander s’ils ne feraient pas mieux de chercher un autre endroit, un véritable lieu de vie.

Coïncidence ? Alors que se débattait en ce moment cette question  dans le Chapitre, le Frère Fortunat demanda à être entendu du conseil… Après de larges explications,  il indiqua qu’il détenait peut-être  la solution en ayant trouvé, deux ans plus tôt, un écrit dont il donna lecture… Il souligna avoir commencé à faire ce qui « était indiqué sur ce papier » et à faire quelques essais  avant de l’oublier, pris par ses occupations quotidiennes. Ayant dit avoir tout oublié de ces tentatives il précisa : « Cela m’est revenu, ce jourd’hui, dans mon sommeil, secoué par mon ange gardien pour lequel j’ai grande dévotion : < Frère Fortunat, réveille-toi. A ton lever, imite le sieur Pineau de Burie, fameux par ses mélanges tirés de la vigne. Va goûter ton produit de barrique délaissé dans le chai depuis deux années, va goûter, va goûter !...>

Ayant invité les personnes présentes à goûter, il demanda simplement : « N’est-il pas boisson de Dieu ? »… Et, l’on décida alors de libérer le Frère Fortunat de certains travaux pour qu’il puisse se donner librement à la confection de « son merveilleux assemblage ». La réussite fut le fruit des assemblages heureux du Frère Fortunat. Le Chapitre décida de baptiser le fameux produit « Pineau Vieux » et la maison des pauvres Récollets fit rapidement fortune.

Quant au Frère Fortunat, il n’en avait pas fini avec ses états d’âme à force de créer et goûter de nouvelles moutures qui enrichissaient la communauté. Il tenta bien d’être remplacé en se rendant compte des effets négatifs sur son corps et pour son âme, mais on estima qu’il était indispensable et l’on préféra le dispenser de ses autres occupations et le persuader qu’il ne commettait pas de péché…en tentant toujours et toujours d’améliorer ce breuvage pour les autres… Le Père abbé le rassura même en lui disant notamment : « C’est l’absolution complète avant le péché ! ». Ce à quoi le Frère Fortunat (devenu Père Fortunat pendant que nous devisions sur l’effet du produit sur la fortune de la maison des pauvres Récollets) répondit : « Oh ! bien, alors, merci  cher père abbé, vous me débarrassez d’un grand poids ».

Rasséréné, le Père Fortunat retourna à son chai aussi léger qu’un gai pinson…

*Cela est évident  dans la mesure où vous aurez remarqué qu’il n’y a, dans cette revue, aucun article d’actualité, portant une date précise passée ou à venir, auquel cas j’aurais porté cet article à votre connaissance en temps et en heure…

 

Le bridge en Saintonge

par Jacques et Christine MOULINIER

 
Ayant précisé que le bridge avait été vraiment présent en Angleterre à partir de 1885, les co-auteurs de cet article ne manquent pas de me saper le moral en insistant sur le fait suivant : « Pour être un bon joueur, l’apprentissage est assez long »…

A partir de cela, la comparaison n’est pas manquée avec un sport qui a l’avantage de pouvoir être pratiqué dans son club, entre amis ou sur Internet.

Après ces intéressantes généralités – qui se devaient d’être précisées – l’article en vient tout naturellement à s’intéresser aux clubs de la Saintonge pour savoir si la région est bien représentée par ses joueurs. Il pose donc la question : « Qu’en est-il des clubs dans notre région, plus particulièrement entre Saintes et Royan ? »

On apprend alors que la Fédération Française de Bridge – qui regroupe près de cent mille licenciés – y est très bien représentée. Tout d’abord Royan  est le siège du Comité Charente-Poitou-Vendée.

De plus ce n’est pas un simple siège dans la mesure où ses locaux, 28 Boulevard Carnot, accueillent, entre octobre et juin, de nombreuses compétitions, les joueurs étant classés en quatre séries, Espérance, Promotion, Honneur et Excellence. Le club de Saintes organise, quant à lui, chaque année, début août, un festival ouvert à tout bridgeur dans les magnifiques locaux de l’Abbaye-aux-Dames, festival particulièrement apprécié par les juniors.

Pendant deux ans, ce même club a organisé, dans l’espace Pierre Mendès-France, les interclubs de la région. Ce qui n’était d’ailleurs pas une mince affaire puisque 850 participants sont allés en ces lieux !

La Saintonge n’oublie pas le bridge, loin de là, et encore moins les résultats internationaux. C’est ainsi que l’on pense à l’année 2011 qui a été glorieuse pour la France  avec deux titres mondiaux, puis à 2016 où a été acquis un titre européen ! Puis il faut rêver, cette année, à Lyon où auront lieu les championnats du monde…

Enfin, comme nous l’avons indiqué, le bridge a conquis internet dont le site  www.ffbridge.fr  a été ouvert par la Fédération il y a plusieurs années, mais il existe d’autres sites dédiés gratuit ou non…

L’histoire du canonnier Jean-Baptiste Théodore  BALLENTINE

Par Jacques de Larquier

 Aux habitants de Royan et aux touristes en résidence balnéaire avaient été donnés des conseils de prudence, dans le numéro de La Gazette du 18 juillet 1884, avec l’annonce de « tirs à la mer » qui allaient être faits par l’Ecole à feu du Fort de Royan.

Le 18 juillet, La Gazette fait part à ses lecteurs d’un horrible accident arrivé au Fort de Royan où un détachement du 14ème bataillon d’artillerie de forteresse faisait des exercices de tirs à la mer.

On tirait à une distance de 2300 mètres avec des pièces de canon de 16 se chargeant par la culasse. Le servant pointeur de droite, nommé Jean- Baptiste Théodore BALLENTINE, 22 ans, qui opérait la mise à feu, se trouvait dans l’axe de la pièce. Sa tête fut littéralement emportée par  le déverrouillage accidentel de la culasse.

Ce tragique accident, nous dit le journal, jeta la population royannaise et la « colonie étrangère » dans la consternation, le Casino supprima son concert du jour et sa représentation du soir en signe de deuil…

On imagine la foule qui assista le surlendemain aux funérailles conduites par les autorités civiles et militaires.

 

  Lucio et la mouche

   Nouvelle de Jacques FABRE

 Après la relation de ces différents événements, le secrétaire de « La Saintonge Littéraire » eut l’excellente idée de se mettre lui-même au piano en livrant une nouvelle (un peu longue à mon goût… Tout comme les miennes la plupart du temps !).

Une nouvelle dont je ne vous parlerai pas, vous laissant le soin de la découvrir et de partir dans la dimension littéraire  qui est celle de l’auteur lorsqu’il décide de vous emmener dans un autre niveau de conscience.

 

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06 mai 2017

Ce serait une belle aventure de participer à l'anthologie des poètes 2017: à vos plumes !

   Le Printemps des poètes se poursuit !!!

 

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01 mai 2017

Une place, la vôtre, dans l'infini...

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      La rubrique philosophique

     de Pierre  Michel KLEIN
      
                                               

 

           En avant

 

         Comme le temps ne suspend jamais son vol, le mouvement de l'Histoire semble ne disposer que de trois principes : progression, répétition, régression. C'est aussi le cas pour chacun d'entre nous. Si, par exemple, nous décidons de jouer du piano, nous constaterons bientôt des progrès, puis nous aurons l'impression de stagner, ou de nous contenter de certains acquis, jusqu'à les perdre parfois peu à peu.

      Quant aux avancées de l'Humanité en général, quelques chroniqueurs s'essaient aussi à les juger. Ils constatent que les techniques font des progrès spectaculaires, que la pauvreté diminue (malgré une misère qui persiste), que les pouvoirs oscillent entre libération et oppression, tandis que de malheureuses populations subissent encore des violences barbares. Les trois principes - progression, répétition, régression - qui alternent chez un individu, s'imbriquent, se contredisent et se combattent quand il s'agit du monde.

     C'est que le mouvement de l'Histoire est représenté comme celui du temps : une droite orientée, le passé en arrière du futur, un présent sectionnant cette ligne en tout point. Quelques philosophes  s'emparent de cette figure et y projettent l'image de la destinée universelle. D'un point à un autre, l'optimiste  mesure le progrès d'une certaine chaleur humaine, le réaliste déplore les résurgences d'une origine médiocre, et le pessimiste devine les prodromes d'une glaciation finale. Ainsi le présent parcourt-il cette ligne mystérieuse, et le monde y voyage en spéculant sur son origine et sa destination. Pourtant sauf à tenir à des illusions parfois redoutables, peu à peu il lui faut reconnaître  qu'il ignore tout du commencement et de la fin. De sorte que désormais chacun semble faire de son mieux, au jour le jour, bien que souvent manipulé par des pouvoirs insaisissables, ou parfois guidé par un idéal mystérieux. La philosophie elle-même, jusque-là préoccupée par l'orientation de l'Histoire, laisse place à une sorte d'affairement au jour présent. Si le sens de l'existence persiste, c'est effacé devant les gestes de la survie.     

      C'est comme si aujourd'hui la représentation de la longue ligne de l'Histoire se réduisait à un point, autour duquel tout est inconnu. S'il faut chercher un sens, c'est alors à l'intérieur de ce point. Or qu'est-ce qu'un point du temps ? Un instant. Un point de l'Histoire ? Un instant de l'humanité. A partir d'une ligne, le temps humain pouvait se traduire en termes de progression ou de régression. Mais à partir d'un point, comment se pense toute cette histoire ?

     Sur place, en ce point, il est encore possible de creuser. Un événement quelconque, un simple geste, par exemple acheter une baguette de pain chez le boulanger, cela se prête à toute une analyse. On y découvre le mode de production du blé, sa transformation en farine, son transport, l'émission d'une monnaie d'échange, les taxes, le budget de l’État, ses emprunts sur le marché financier international, etc. Tout événement humain ressemble ainsi à un oignon qui s'épluche et révèle successivement de multiples strates. Mais où cela s'arrête-t-il ? Un événement repose-t-il en dernier lieu sur une base ultime ? L'instant du temps, sur lequel il survient, comporte-t-il un fond ? Quand ce n'est plus la ligne, mais le point qui sert de modèle temporel à la marche de l'Histoire humaine, l'inconnu se métamorphose : la question n'est plus de savoir d'où nous venons et où nous allons, mais sur quel sol au fond se posent nos pas.

        Sur quel sol nos pas se posent-ils ? Vous êtes votre propre événement d'exister, et comme tout existant de l'Histoire, vous portez dans votre esprit les milliers de mots, d'opinions, de savoirs, d'idéaux, de croyances, de peurs et d'espérances au milieu desquels vous suivez votre chemin. Tout cela papillonne-t-il dans l'air du temps ? Ou bien tenez-vous à un quelconque fondement ? Vous êtes un événement singulier de l'humanité, un point perdu au croisement de lignes sociales et historiques innombrables, sur lesquelles le monde progresse, répète, régresse. Jeté on ne sait où au cœur de votre temps, d'où venez-vous ? Où allez-vous ? Les réponses sont nombreuses. Où vivez-vous ? Sur un point, à l'instant même. Qu'y a-t-il sous cet instant ? Une place, une seule ,la vôtre, dans l'infini.     

 

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26 avril 2017

Bonjour "La Gazouillette" ...

La Gironde vous attend et vous propose trois jours,

que vous ne regretterez pas,  dans le périmètre du

Château de  Roquetaillade les 6, 7 et 8 mai...

 

 

Par ce supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, vous êtes invité aujourd’hui, cher lecteur, à un petit voyage en avant-goût des vacances….

Un grand merci à  LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX de nous avoir autorisés à publier sur ce site ce texte de qualité qui est le sien et est consacré au château fort de Roquetaillade.

 

Un peu d'histoire

En 1306, alors que l'Aquitaine est sous tutelle anglaise, que Bertrand de Got  est devenu pape en Avignon sous le nom de Clément V, son neveu l'évêque de Toulouse, Gaillard de la Motte obtient la permission du roi d'Angleterre Edward Ier de bâtir une deuxième forteresse sur le site de Roquetaillade. Ce "château neuf" financé en grande partie par le pape, va se révéler comme un chef-d'œuvre de l'art militaire : d'une part par son système de récupération des eaux de pluie permettant de soutenir un long siège, d'autre part par l'élégance des tours et son confort intérieur. Un des premiers châteaux-palais militaires et résidentiels construits au temps de l'Aquitaine anglaise.

 

Restauration et embellissement

Au cours des siècles, Roquetaillade ne va pas cesser de s'embellir avec des cheminées monumentales à l'époque de la Renaissance et une restauration sous la direction de Viollet-le-Duc de 1864 à 1878. De nos jours, le château de Roquetaillade, classé au titre des monuments historiques, avec un décor intérieur unique en France, est l'un des monuments les plus visités en Gironde. Il se situe entre Bazas et Langon sur la commune de Mazères.

 

Un château, une même famille propriétaire depuis 1306 !

Un détail important, depuis 700 ans, le château de Roquetaillade appartient à la même famille, en l'occurrence celle du vicomte de Baritault du Carpia. Le propriétaire actuel Sébastien de Baritault et son épouse Ariane dirigent une exploitation agricole avec, entre autres, un élevage de bovins de la race bazadaise, de cochons gascons, d'ânes des Pyrénées et une production de vins fins.

 

Visites et promenades

Les visites guidées du château vieux et du château neuf (six tours et douves), de la chapelle, de la métairie, du pigeonnier et du parc s'effectuent tout au long de l'année et sont aussi attrayantes pour les enfants que pour les adultes.

 

Un décor de cinéma, des expositions, des animations

Roquetaillade c'est aussi un décor de rêve pour tourner des films, organiser des réceptions et des mariages, des rencontres et des salons. Cette année avec le concours des "Associations Culture et Tourisme en Pays Clémentin" et des "Amis du Musée de Villandraut", c'est une exposition très riche, qui actuellement se met en place, sur "l'Histoire du vin du Moyen Âge à la Renaissance" doublée par la présentation des "Bannières des Confréries des Terroirs et du Goût de la Nouvelle Aquitaine".

 Durant trois jours les 6, 7 et 8 mai 2017 au château de Roquetaillade, on vivra avec:

- Des odeurs plein les narines,

- Des couleurs plein les yeux,

- Des saveurs plein les gosiers.

 C’est ainsi que  vous avez rendez-vous les 6, 7 et, 8 mai 2017 au Château de Roquetaillade

Animation permanente, visites guidées, promenades, initiation à la dégustation, exposition de livres, conférences sur l'histoire des confréries. Avec en prime, une messe dans la chapelle et une intronisation de diverses personnalités.  Voilà trois jours à vivre entre amis et en famille.

Le lundi 8 mai, les élections présidentielles seront passées, une bonne raison pour fêter l'élection de votre candidat favori sinon de vous consoler dans une ambiance du bon et du bien vivre ensemble.

Pour informations : Jacques.Sanlias@orange.fr    Aurélie : ddabx.info@gmail.com...

                                         *************************************

Etant donnés les échanges de courriels que j’ai eus avec Aurélie ( je me contente de son prénom à défaut de connaître son nom de famille), éprise de culture et de régionalisme, nous devrions avoir la chance de vous proposer d’autres voyages au cours des mois qui viennent…

 

Je remercie chaleureusement toutes les personnes dont les noms figurent ci-dessous…

 

Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél : 05 56 91 84 98   Email : ddabordeaux@gmail.com  

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges, Coordinateur : Bernard Dané.

Avec la participation exceptionnelle de Jacques Sanlias, Président du musée de Vlandraut.

Newsletter : supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N°116 - 31 mars 2017

 

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22 avril 2017

Deux concours de poésie à compte d'éditeur...

Numérisation_20170418

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14 avril 2017

Un incipit dans les Hautes Alpes devrait vous inspirer...

 

    « A livres perchés » Huitième Édition !

 

          Dans le cadre de l’événement « A livres perchés », un concours de nouvelles est organisé par les deux associations : « La Marelle » et « Le comité des fêtes ».
             Ce concours est ouvert à tous. La participation est gratuite.

         Les nouvelles devront parvenir -  impérativement  - avant le 31 juillet 2017 inclus par mail à l’adresse électronique suivante : concours.nouvelles.lardier@gmail.com
         Pour les personnes ne disposant pas de mail, elles devront être envoyées à « A livres perchés », Concours de nouvelles, Association de la Marelle, 05110 Lardier et Valença (Hautes Alpes) avant la même date (le cachet de la poste faisant foi). Le présent règlement est disponible sur le site internet www.marelle05.fr

        Après cette présentation générale, voici le règlement complet du concours que les organisateurs nous ont priés de bien vouloir mettre en ligne à l’intention de nos visiteurs. Nous passerons à l’article 4 après ces nouvelles précisions, tout ce que nous venons d’écrire figurant dans les articles précédents.

       Trois catégories de nouvelles seront primées selon les âges des participants :

Catégorie « enfants » : pour les moins de 12 ans (nés après le 1er août 2005 inclus)

Catégorie « jeunes » pour les 12-17 ans (nés entre le 1er août 1999 inclus et le 31 juillet 2005 inclus)

- Catégorie « adultes » (nés avant le 31 juillet 1999 inclus).

 

- Article 5 :

Chaque nouvelle débutera par l’incipit correspondant à la catégorie dans laquelle concourt l’auteur.

 

CATEGORIE ENFANTS 

Le jardin a bien poussé. Des fleurs et des légumes lui donnent des couleurs vives. Des insectes s’y promènent.
Les enfants de l’école jouent tout autour au ballon prisonnier. La maîtresse ne fait pas de remarques. Avec quelques adultes, les enfants ont créé ce jardin. Et ils le respectent. Aucun n’a l’idée de le piétiner.
Les longues tresses de Taïna balancent d’un côté à l’autre de ses épaules, alors qu’elle court dans l’aire de jeux. Soudain, le ballon échappe aux enfants et finit dans le jardin.
Taïna est la plus proche. C’est elle qui va chercher le ballon. Elle s’approche du jardin où les fleurs sont hautes. Le ballon est à demi-recouvert.
A côté, des tulipes ouvrent leur belle corolle. Un papillon se pose sur l’une d’elles. Taïna s’approche et elle entend « Hé ! Viens, j’ai quelque chose à te dire ». La fillette tourne la tête d’un côté à l’autre. Personne. Elle s’empare du ballon. Et elle entend à nouveau. « Allez, n’aie pas peur. Regarde-moi et écoute. »
Taïna regarde partout, surprise. Elle prend le ballon et l’envoie à ses amis de l’école. Et ses yeux s’arrêtent sur le papillon. Ses ailes déployées, elle s’aperçoit que la voix qu’elle entend, c’est la sienne…

 

 CATEGORIES JEUNES ET ADULTES 

La voiture avalait les virages du collet et hoquetait en prenant de la hauteur. Dans une trouée de ciel bleu, elle avait percé l’épais nuage de la pollution.
Les frimas du début du printemps cinglaient le visage de Fred à travers la vitre ouverte. L’autoradio gueulait un CD de Léonard Cohen. Clope au bec, Fred se frottait les yeux du revers de sa manche. Il exsudait encore les vapeurs d’alcool de la veille. Le coup de fil l’avait comme électrocuté dans son sommeil profond.
« Lève-toi Fred ! », criait la voix.
Sans café, il était incapable de prononcer un mot. La voix avait poursuivi sans lui en laisser la possibilité. « Bouge-toi, je t’envoie dans l’autre monde, la campagne profonde, Fred ! Et le papier, tu dois me le rendre ce soir » riait son rédacteur en chef. Les yeux encore collés de sommeil, il avait attrapé son carnet et noté en grosses lettres majuscules, machinalement.
Il s’était traîné jusqu’à la cuisine et la cafetière. La douche l’avait ranimé. Il avait pris son antique voiture à diesel. Et il était parti.
Le rédac’chef l’envoyait en reportage dans trois villages coincés entre la montagne et la Durance. C’était une forme de punition. Fred payait tous ces articles qu’il n’avait pas rendus à temps, son aversion pour le numérique, Facebook…
Il ne savait pas ce qu’il allait trouver au bout de la route. Son carnet ouvert sur les noms des villages, il jetait un œil sur les notes qu’il avait prises en écoutant son rédacteur en chef au matin. Les habitants des villages échangeaient, partageaient. Les panneaux photovoltaïques fleurissaient sur leurs toits et les petites éoliennes dans leur jardin… Le rédac’chef voulait un reportage sur ce mode de vie, comme s’il y voyait une forme d’exotisme. Fred arriva dans une de leurs réunions en plein air. Il s’attendait à une communauté post-hippie. Ce n’était pas le cas. Il y avait toutes les générations, des manuels et des intellectuels, des dreadlocks et des gens bien peignés. Fred se présenta 

 Article 6:

Inscriptions A Livres PerchésChaque participant devra remplir une fiche séparée d’inscription au concours de nouvelles qui permettra de pouvoir le primer et de garantir son anonymat auprès du jury (voir ci-contre).

 Article 7:

Pour la catégorie « enfants », la nouvelle se composera de 1 à 4 pages. La nouvelle peut être manuscrite.

Pour la catégorie « jeunes », la nouvelle se composera de 2 à 8 pages. Elle sera dactylographiée. Les participants doivent écrire sur des formats A4 en caractère « Times new roman », corps 12.

Pour la catégorie « adultes », la nouvelle présentée comprendra de 4 à 10 pages. La nouvelle sera dactylographiée. Les participants doivent écrire sur des formats A4 en caractère « Times new roman », corps 12.

Les concurrents régleront leur traitement de texte avec un interligne de 1,5. 

Aucun élément permettant d’identifier le candidat ne devra apparaître sur les nouvelles. Tous les textes ne répondant pas strictement à ces critères seront disqualifiés avant d’être présentés au jury.

 L’incipit n’est pas inclus dans le nombre de pages.

 

Article 8 :

Les textes seront inédits et écrits en français. Ils ne peuvent pas avoir reçu d’autre prix. Chaque concurrent ne peut envoyer qu’une nouvelle.

Article 9 :

Un jury composé par les organisateurs du concours se réunira afin de sélectionner les nouvelles primées.

Les trois meilleures nouvelles dans les trois catégories seront primées. 

Les prix seront décernés au cours de « Lardier à livres perchés », entre le 2 et le 3 septembre 2017. 

Article 10 :

Aux termes du concours, les concurrents pourront être sollicités pour autoriser la reproduction de leurs oeuvres à des fins de promotion du concours, …

Les concurrents autorisent la reproduction des textes primés pendant 1 an (y compris dans le recueil de nouvelles), la citation de leur nom ou de leur pseudonyme.

Les meilleures nouvelles seront imprimées et plastifiées, et disposées à Lardier et Valença le 3 septembre 2017 dans des endroits publics et pourront être lues par les visiteurs de la manifestation.

La publication des résultats s’effectuera sur le site www.marelle05.fr après la remise des prix. Les nouvelles primées seront publiées sur ce même site.

 Article 11 :

Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de poser sa candidature implique l’acceptation complète du présent règlement et des décisions du jury.

 

 

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12 avril 2017

Des vers aux verres (avec modération) pour le lauréat...

 

Prix de poésie bourguignon Marie Noël 2017

 

Le Prix de poésie bourguignon Marie Noël fut créé en 1963 par Inès THEVENON, Max et Jeanne LEGLISE ainsi que Roland THEVENIN, du vivant de la grande poétesse Marie NOËL. De fait, après avoir reçu, à Auxerre, le 18 septembre 1963, Inès THEVENON et Jeanne LEGLISE, Marie Noël leur donna, à titre exceptionnel, son autorisation à condition que le prix fût bourguignon et sans complaisance.

Organisé chaque année depuis cette date, sauf une brève interruption en 1981 au décès de la fondatrice, il a eu lieu à Dijon ou à Beaune et, depuis 1996, à Santenay.

Dès l'origine, le prix fut doté de bouteilles d'un des meilleurs crus de Bourgogne. D'abord par Roland Thevenin,  premier lauréat, puis par la famille Chapelle et, ensuite, par la « Confrérie des Grumeurs de Santenay ». Enfin, depuis 2006, la Maison Prosper MAUFOUX, de Santenay, offre ses 100 bouteilles aux Lauréats.

Ce prix est déposé à l'INPI sous un brevet de marque unique portant le N° 16/4309335. Pour tous renseignements, on peut s'adressser à l'Association Prix bouguignon Marie Noël, 30 petite rue, 21590 SANTENAY ou aller sur le site www.prixmarienoel.fr

Demander rapidement le règlement, les conditions  et le bulletin d'inscription la date limite impérative pour les envois  étant le 15 mai 2017

 

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10 avril 2017

Roulez pour la "Vingt-Cinquième heure" du livre...

 

       Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

 

            Règlement 2017 de ces joutes littéraires…

 

Organisateur : Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.

Genre : nouvelle inédite.

Thème : Sujet libre

 

Modalités de participation : Les manuscrits, d’un maximum de dix pages avec double interligne, écrites au recto, en police Arial 12 et agrafées, doivent parvenir en 5 exemplaires. Les manuscrits ne seront pas retournés et aucun manuscrit par mail ne sera accepté.

 Les manuscrits doivent être anonymes et rédigés en français quel que soit le pays d’origine.

Joindre une fiche de renseignements indiquant les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse mail du candidat, une enveloppe timbrée à l’adresse du candidat ainsi que les frais d’inscription de 8 €. (Par chèque libellé à l’ordre de l’Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.) Les candidats résidant à l’étranger peuvent utiliser le code IBAN de l’association qui, à leur demande, leur sera communiqué par mail.

Le jury se réserve le droit de ne pas décerner de prix s’il juge qu’aucune nouvelle ne le mérite.  

Date limite de participation : Les manuscrits doivent parvenir à l’adresse ci-dessous, avant le 15 juin 2017,

 

Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

Créé en 1978 par Mme Paulette HOUDYER

Fédération des Associations Laïques de la Sarthe

18, rue Béranger - 72 000 Le Mans

 

Fin septembre, les candidats seront informés des décisions du jury.  

Les prix seront remis au cours de la manifestation de « La 25ème heure du Livre », le deuxième dimanche d’octobre 2017. Les décisions du jury sont sans appel. Il est souhaitable que les lauréats soient présents à la remise des prix.

 

Nature des prix :

1er prix :    un chèque d’un montant de 300€

2ème prix : un chèque d’un montant de 200€

3ème prix : un chèque d’un montant de 150€

 

Pour tous renseignements complémentaires : manyan@wanadoo.fr

 

 

 Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

Fédération des Associations laïques de la Sarthe 18, rue Béranger. 72000 Le Mans

 

 

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01 avril 2017

Un rien dont l'unité pourrait être brisée..

 

Michel Klein 001

 La rubrique philosophique

     de Pierre Michel KLEIN                    

 

      Se savoir accompagné

 

      Être ou non accompagné constitue une donnée capitale de l'existence humaine. Abstraction faite de la forme symbolique que cela peut prendre, des sensualités diverses qui en font l'enjeu, et même de l'amour qui y diffuse son mystère, reste ce fait simple et étrange : quelqu'un est lié à votre vie.

      Il ne s'agit pas d'un voisin, d'un ami, encore moins d'une quelconque relation sociale, collègue, camarade...Il s'agit de quelqu'un qui habite avec vous, avec qui vous dînez, vous dormez, vous vous réveillez...bref avec qui vous partagez quelques données élémentaires et quotidiennes : se protéger, s'alimenter, se reposer. Le paradoxe est que cela peut tout à fait se faire tout seul. Pourtant selon que vous êtes ou non accompagné, votre toit, votre repas, votre repos se métamorphosent. C'est un peu comme l'endroit et l'envers d'un même objet : l'un et l'autre constituent indissociablement la chose, et l'un sans l'autre, elle disparaît.

 

   Le plus étrange réside dans ce lien. Il est vrai que quelques principes le consolident et s'en disputent la conduite, l'amour, la responsabilité, la tradition. Mais l'essentiel reste la force de ce lien. Cette force, il ne faut pas la confondre avec celle d'une sorte de magnétisme qui attire un être vers un autre. Car elle se manifeste dans cette consistance quasi nucléaire par laquelle deux êtres ne peuvent se détacher l'un de l'autre, et qui ne se réduit pas à une certaine attirance qui les aurait fait se rencontrer. La force qui attire et celle qui attache forment comme le côté pile et le côté face d'une même pièce, si bien que l'une ne cesse de côtoyer l'autre, mais sans jamais la rencontrer. Ces deux forces étrangères se joignent ainsi en une même unité. Lorsqu'il arrive que l'unité se brise, ces deux forces s'éloignent, l'une à la recherche d'une autre qui lui ressemble, et l'autre anéantie.

     Être attaché donc, par un lien, ce n'est pas du tout la même chose qu’être attiré. Pourtant si l'on en croit les expériences, les récits, les attentes, tout semble commencé par le désir, l'attirance, et puis se continuer par l'attirance encore, laquelle se transformerait en amour. Par opposition, nous nous souvenons du mythe rapporté par Platon, où cet amour lui-même serait né d'un être initialement unique, l'Androgyne un jour brutalement séparé en deux, de sorte que depuis, chacun rechercherait son autre moitié. Cela pour donner une image d'un attachement qui précéderait l'attirance. Mais à y regarder de plus près, ledit Androgyne est un individu unique. Il a quatre bras et quatre jambes comme nous en avons deux. Or nous n'éprouvons pas de nos membres qu'ils seraient attachés l'un à l'autre par notre corps, pas plus que nos oreilles par notre tête. Un lien suppose bel et bien deux individus, et non un seul. L'attirance ne provient pas d'un attachement, ni l'attachement d'une attirance. La force du lien qui lie deux êtres l'un à l'autre reste donc mystérieuse.

    Mais ce qui est mystérieux, c'est à dire définitivement insaisissable, peut parfois n'être qu'un secret éventuellement accessible. Dans ce cas il faut sans doute se pencher sur cette différence entre principe d'attirance et principe d'attachement. Leur symétrie constitue bien une certaine relation entre deux êtres, mais l'attirance peut se déplacer vers un autre objet, tandis que l'attachement lie ou bien anéantit. Nous savons cela quant à notre corps, lorsque nous avons soif par exemple : à la longue, il faut boire ou mourir. Mais quant à la pensée, éprouvons-nous un besoin analogue, une nécessité puissante d'où surviendrait la crainte d'une destruction, la menace d'une mort de l'esprit ?

   L'attachement de deux êtres l'un à l'autre fait signe qu'il existe une possibilité de destruction spirituelle. Mais qu'est-ce qu'une destruction de l'esprit ? Par définition cela est physiquement invisible. Physiquement, une destruction brise l'unité d'une chose, et si les débris demeurent, l'unité disparaît. Mais quant à une destruction spirituelle, il ne s'agit pas d'une chose, il s'agit de rien : d'un rien dont serait faite la spiritualité de l'esprit, tout comme quelque chose assure la matérialité de la matière. Un rien dont l'unité pourrait être brisée. Comment imaginer cela ? Peut-être ainsi : la force du lien qui attache un être à un autre ressemblerait à ce qui maintient un sujet à lui-même au plus profond de son sommeil, en ce point où la mort pourrait survenir comme du baiser d'un ange.

 

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29 mars 2017

Des auteurs viennent à vous, allez donc à eux...

 

Salon du livre Bordeaux 2

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Voilà, vous en saurez plus dès maintenant…

 

Escale du livre

  • vendredi 31 mars, samedi 1 et dimanche 2 avril
  • De 10 h à 19 h
  • Lieu : Place Renaudel, quartier Ste Croix, Bordeaux

Les Dossiers d’Aquitaine vous attendent sur leur stand L16 du salon l’Escale du livre à Bordeaux.

Au programme, une rencontre présentée par Pierre Mazet et Hervé Mathurin, journaliste honoraire, auteur de quatre livres d’entretiens. Et les quatre personnalités politiques interviewées dans ces livres :

  • Jacques Respaud
  • Jean-Louis David
  • Vincent Maurin
  • Dominique Ducassou

Vendredi 31 mars, à 17h à la Salle de l’Atelier.

L’escale du livre, c’est aussi des nouveautés et des auteurs à rencontrer. Seront présents à l’Escale :

  • Michel Suffran
  • Philippe de Bercegol
  • Michel Colle
  • Hervé Mathurin
  • Serge Martin
  • Jacques et Monique Battin
  • Jeanne Uteau

 

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