François Léger

26 mai 2018

Je ne voudrais pas vieillir enraciné

   Stephen BLANCHARD veut croire que

l'amour existe sans l'ombre d'un regret...

 

             Par François LÉGER

 

Pendant que toute la famille s'était réunie pour prendre connaissance du dernier livret de notre ami Stephen Blanchard - livret qui nous est parvenu hier soir - chacun se devant de prendre la parole pour donner sa propre idée sur ce travail mené " A la lisière des enfantements" un seul des invités, l'air endormi dans sa couche, semblant complètement désintéressé par les propos de qualité dont les uns et les autres se gargarisaient, semblait certes...fort intéréssé par tout ce qu'il entendait et surtout très heureux de ne pas avoir à intervenir dans ces discours qui lui semblaient être dignes de nombre de clients d'un marché hebdomadaire de campagne... seulement !

A la lisière des enfantements

Mais il est vrai que ce très jeune enfant sortait pratiquement du liquide amyotique offert par sa mère pendant ces derniers temps... De ce fait il avait bénéficié de propos tenus - surtout par des médecins et des membres du corps médical - qui l'avaient beaucoup plus intéressé que ce verbiage de la salle de réception dont il a été question précédemment. D'autant plus que notre bébé était beaucoup plus intéressé par tous ces échanges de savants ou de chercheurs.. Eh oui, dès qu'il eut atteint sa dixième année, il fallut bien se rendre compte que cet enfant, vivait pratiquemenent constamment en état de rémanence pour nombre de problèmes et que son bonheur de vivre serait là...

 Ne pas regarder derrière, mais devant ..

 avec simplicité et gentillesse...

Eh oui ! Voilà bientôt un jeune homme que nombre d'adultes n'allaient plus pouvoir suivre dans ses raisonnements... Mais sa simplicité et sa gentillesse allaient faire de lui un homme que tout le monde allait apprécier dans son villlage et à l'extérieur... Y compris par notre ami Stéphan Blanchard qui vous emmène - si nécessaire - dans des dédales de chemins que vous ne serez pas seul à découvrir avec joie et à en apprécier la qualité...

 

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09 mai 2018

Ecrire pour la "Vingt-Cinquième heure" du livre...

 

       Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

 

            Règlement 2018 de ces joutes littéraires…

 

Organisateur : Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.

Genre : nouvelle inédite.

Thème : La nouvelle devra débuter ainsi : "J'ai décidé de retirer la photo de son cadre..."

 

Modalités de participation : Les manuscrits, d’un maximum de dix pages avec double interligne, écrites au recto, en police Arial 12 et agrafées, doivent parvenir en 5 exemplaires. Les manuscrits ne seront pas retournés et aucun manuscrit par mail ne sera accepté.

 Les manuscrits doivent être anonymes et rédigés en français quel que soit le pays d’origine.

Joindre une fiche de renseignements indiquant les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse mail du candidat, une enveloppe timbrée à l’adresse du candidat ainsi que les frais d’inscription de 8 €. (Par chèque libellé à l’ordre de l’Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans.) Les candidats résidant à l’étranger peuvent utiliser le code IBAN de l’association qui, à leur demande, leur sera communiqué par mail.

Le jury se réserve le droit de ne pas décerner de prix s’il juge qu’aucune nouvelle ne le mérite.  Le premier prix ne sera pas attribué à la même personne deux années de suite.

Date limite de participation : Les manuscrits doivent parvenir à l’adresse ci-dessous, avant le 1er juin 2018,

 

Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

Créé en 1978 par Mme Paulette HOUDYER

Fédération des Associations Laïques de la Sarthe

18, rue Béranger - 72 000 Le Mans

 

Début septembre, les candidats seront informés des décisions du jury.  

Les prix seront remis au cours de la manifestation de « La 25ème heure du Livre », le deuxième dimanche d’octobre 2018. Les décisions du jury sont sans appel. Il est souhaitable que les lauréats soient présents à la remise des prix.

 

Nature des prix :

1er prix :    un chèque d’un montant de 300€

2ème prix : un chèque d’un montant de 200€

3ème prix : un chèque d’un montant de 150€

 

Pour tous renseignements complémentaires : manyan@wanadoo.fr

 

 

 Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans

Fédération des Associations laïques de la Sarthe 18, rue Béranger. 72000 Le Mans

 

 

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01 mai 2018

La Poésie est une véritable Musique...

 

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« Sonnez,

 

   sonnez clochettes… »

 

 

 

 

 

 

« La Bougie du Sapeur », avec sa propre…

périodicité, donnera-t-elle l’envie de faire

naître « Les Clochettes des créateurs » ?

 

                                 Par François LÉGER

 

Il est étonnant de voir la longévité d’un journal satirique paraissant – régulièrement – tous les… 29 février. Curieuse périodicité en effet de  « La Bougie du Sapeur » en vente dans les kiosques le … 29 février et revenant sur quatre ans d’actualité !

L’idée de cette création est plutôt curieuse pour ces hommes dont certains sont journalistes… Mais, finalement, cette « feuille » répondait bien évidemment à un besoin populaire dont la preuve est faite : créé en 1980, le journal s’est vendu à plus de 130 000 exemplaires lors de chacune des quatre dernières parutions !20180430_151313

Vous ne voyez certes pas le lien avec le muguet…. Disons que le muguet  ou « lys des vallées profondes » renforce la mémoire et les facultés intellectuelles des créateurs ….

Eh bien, le voilà ce fameux lien… « D’ailleurs vous entendez les clochettes, ces clochettes qui réveillent notre esprit  «  Sonnez, sonnez clochettes »

 

 

Périodicité, régularité et qualité font le succès d’une feuille destinée à un lectorat tout-à-fait spécifique, mais aussi tous ceux qui auront le temps et l’envie d’en prendre une connaissance profonde…

De fait, je crois qu’il ne faut pas penser qu’à ceux qui vivent – parfois de leur art, ce qui est exceptionnel quand on voit  le nombre d’artistes existant dans notre pays – mais aussi à tous ces petits écrivains qui vivent dans leurs bureaux au milieu d’une forêt de livres qui leur ont servi pour former leurs pensées avant de devenir petits écrivaillions ou plumes réputées… qui – de toute manière – font la fortune de ceux qui les éditent… pas celle des écrivaillons, ni celle de petits auteurs de talent inconnus du grand public car on s’occupe seulement de ce que ces ouvrages pourraient rapporter en monnaie sonnante et trébuchante

En revanche, il est des travaux qui apportent la richesse intellectuelle comme c’est le cas  de cet ouvrage  « Le livre des superstitions, mythes, croyances et légendes » édité dans la collection « Bouquins » par Robert Laffont, un ouvrage dont je me suis servi maintes et maintes fois, comme c’est le cas pour ce texte, sans jamais le plagier ici et là, mais en indiquant ce que je lui prenais : c’est un minimum de déontologie professionnelle…

 

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C’est une information intéressante après avoir indiqué que tout créateur devrait avoir dans son bureau « beaucoup de muguet frais ou, à défaut, brûler des bâtonnets  parfumés au muguet »…

Maintenant, je vais me taire pour cette année afin que vous entendiez ces clochettes qui vous apportent leur propre musique car il ne faut pas oublier que l’on passe aisément d’un art à l’autre comme c’est ici le cas de la poésie qui vous fait vivre une vraie musique…

Si vous avez vos propres connaissances sur le muguet, vous pouvez vous manifester dès maintenant,, car je suis certain que d’ici à un an vous aurez autre chose à faire que de penser à ces braves clochettes…

 

 

 Crédit Photo: Anne Buissart

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le temps est-il irréversible ?

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La Rubrique Philosophique...

 

 

      de   Pierre Michel KLEIN

  

 

    Le futur est-il notre seul avenir ?

 

      Que le passé soit définitivement passé est une pensée plus paradoxale qu'il n'y paraît. Car d'où vient que nous affirmions ce caractère définitif ? De deux caractéristiques du temps.

       D'une part, le sens du temps est irréversible, il ne peut pas se retourner pour revenir en sens inverse. D'autre part, le temps est dirigé vers le futur et uniquement vers le futur. Ces deux caractéristiques se ressemblent, mais doivent être distinguées.

     Nous pourrions en effet imaginer un temps qui se dirigerait vers le passé et uniquement vers le passé, sans possibilité d'inverser son sens. En l'occurrence nous n'aurions d'avenir que l'exploration interminable de notre passé. Un tel avenir ne serait pas le futur indéterminé, mais un passé entièrement déterminé et interminablement parcouru. Quand dans ce cas un tel passé était présent, il ne pouvait que clopiner pas à pas vers un certain point de retour au ressassement, ceci pour parcourir à nouveau ce passé et retrouver ce point, et ressasser à nouveau, à l'infini.

 

        Cette fiction nous invite tout de même à ne pas confondre l'avenir - qui peut opter pour un futur inventif ou un passé  répétitif - et le futur, qui ne serait jamais que l'une des deux options. Le passé serait donc dit définitivement passé du fait d'un futur qui absorberait l'avenir jusqu'à ce que le passé disparaisse. Cela nous conduit à considérer le présent à l'image d'une sorte de lutte au terme de laquelle un vainqueur imposerait sa loi au vaincu. D'où ce paradoxe : le passé serait définitivement passé non pas parce que son avenir est impossible, mais parce que le futur l'interdit.

     Cette manière de présenter les choses amène à une nouvelle distinction. Car si notre avenir pouvait n'être qu'une exploration sempiternelle de notre passé, comme si nous devions passer l'éternité sur un divan de psychanalyste, c'est que le temps n'est pas si irréversible qu'il n'y paraît. Car en droit -sinon en fait - il peut accueillir un contenu parfaitement identique au passé disparu.

   Le temps se montrerait ainsi infiniment ouvert à tout devenir, aventure ou ressassement, selon que ce devenir emplirait son avenir soit du futur, soit du passé. Pourtant, par lui-même, ledit avenir serait parfaitement indifférent à ce qu'un devenir devient. D'où la distinction annoncée : ce n'est pas l'avenir qui place le futur devant nous, c'est notre devenir qui lui donne cette place.

 

  Mais vous direz qu'une chose est de ressasser le passé, une autre est de le vivre à nouveau.

Affirmer cela est très raisonnable, car celui qui croit revivre son passé poursuit en réalité son parcours dans le temps irréversible, bien que plongé dans les délires d'un psychopathe. « Le futur et l'avenir sont une seule et même chose, proclamez-vous, et il faut être fou pour affirmer percevoir le passé lui-même quand on ne fait que se le rappeler, y rêver ou halluciner ! »

 Soit. Tout paraît conduire à se résigner au temps irréversible, à son avenir prometteur et son passé englouti. Le temps passe, un homme devient, l'avenir du temps et le futur d'un devenir s'accompagnent depuis toujours, pour toujours, indissociablement. Les dissocier, penser un avenir accueillant un autre temps que le futur, cela semble bien n'être qu'une pensée de fou.

 

 Que l'avenir puisse se voir dépouillé des possibilités auxquelles ouvre le futur, et se diriger vers les clôtures du passé, cela n'est pas une pensée de fou. C'est la pensée d'un mort. Bien sûr penser qu'un mort pense, est fou. Déjà parce que cela est absurde : si un mort pensait, il ne serait tout simplement pas mort. « Si un mort pensait... » n'est alors jamais que la première proposition de ce raisonnement : « si un mort pensait, il saurait que son avenir s'est figé dans son passé. Or il ne pense pas, donc il ne le sait pas. » Aussi nous faut-il le savoir à sa place. Oui pour lui, l'avenir s'est bien dissocié du futur et s'est entièrement confié au passé, de sorte que ce passé soit son seul avenir.

Mais la mort est, pour nous aussi, la fin inévitable. Donc au bout du compte, pour l'individu que nous sommes, le passé est le seul avenir. Espérons  ne pas avoir à le regretter.

 

 

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01 avril 2018

Fragilité du poisson rouge...

Michel Klein 001

 La rubrique philosophique

 

         de Pierre Michel KLEIN

 

                        Votre fragilité

 

 

              Depuis des centaines de millions d'années, les espèces et les individus ont dû s'adapter à leur environnement pour y vivre et pour y survivre. A chaque étape de leurs multiples évolutions et face à d'innombrables dangers, leur question était simple : quelle est la défense suffisamment efficace ?

Pourtant, ce qui est en premier lieu leur problème n'est pas cette capacité à se défendre, mais la nécessité de le faire. Car chacun y est mystérieusement contraint par cette condition universelle et initiale : une certaine et permanente fragilité.

 

        Qu'un être soit ainsi fragile, cela introduit en lui un principe de destruction. D'abord de destruction possible : un souffle, un rien peut l'anéantir, notait Pascal. Mais aussi de destruction nécessaire : tout homme va mourir et il le sait, notait le même Pascal. Votre fragilité est alors double. Il y a celle qui permet à un malheureux accident d'éliminer votre bienheureuse essence. Mais il y a surtout celle de votre essence elle-même, qui mènerait à sa propre élimination.

       Pourtant, à y regarder de près, ces deux aspects -mort possible, mort nécessaire- au fond se rejoignent. Car si un accident peut toujours arriver et vous détruire, c'est que votre essence contient, non pas à proprement parler un principe destructeur, mais une propriété qui vous rend destructible. Par exemple les atomistes de l'Antiquité considéraient que tout corps est un assemblage destructible d'atomes indestructibles. Par là il faudrait comprendre que votre fragilité vient des liaisons constitutives de votre corps, et au- delà, peut-être, de toute liaison qui vous est essentielle.

     Être ainsi destructible fragilise chacun de vos instants et vous mène à une défense constante contre ce que vous pensez pouvoir vous éliminer. Aussi votre fragilité exige-t-elle de vous une extrême vigilance qui sache distinguer les indices d'une éventuelle menace. Le monde devient alors un ensemble de signes parmi lesquels il faut repérer ceux qu'il est vital de comprendre.

   Or par la puissance extraordinaire des techniques d'aujourd'hui, de toutes parts vous parvient une multiplicité innombrable d'informations. Mais vous ne pouvez pas, bien sûr, envisager l'immensité d'un tel ensemble, et il vous est impossible de ne pas vous tromper.  De sorte que votre destruction viendra peut-être, un jour ou l'autre, d'une simple erreur d'interprétation. Car plus il y a de signes, plus la lecture est exigeante, et plus l'erreur devient inévitable.

   Peu à peu, d'innombrables procédés microphysiques viennent combler telle ou telle faille, semblant prendre en charge toute source de vos faiblesses pour vous dégager de votre angoisse de disparaître, et vous vouer à celle d'exister. Les avancées de la médecine, les décisions des pouvoirs, la digitalisation du quotidien vous inquiètent parfois mais plutôt vous rassurent, et en tous cas vous mènent à déléguer le sentiment de votre fragilité à qui peut vous la faire oublier. Pourtant un incident parfois, un événement, une commotion inattendue vous la rappelle et vous bouleverse, vous laissant brusquement orphelin comme de votre monde lui-même. Alors abandonné à votre individualité radicale, vous voilà seul, purement et simplement fragile, seul aussi à vous apercevoir que cette épreuve de vous savoir destructible est désormais votre dernier rempart contre l'imprévu.

   Car les savoirs ont beau s'amplifier, les pouvoirs augmenter, la fragilité demeure, Elle ressemble à l'inquiétude d'une maman quand s'éloigne son enfant : sa pensée ne quitte jamais l'instant où apparut la vulnérabilité de son nouveau-né.

   Une telle fragilité est cependant la donnée commune des astres, des pierres, des plantes, des bêtes et des humains dont elle semble fonder toute variation, toute évolution, toute révolution. Chaque poussière a sa maman qui veille, et quant à elle, absolument rien ne change. En cela cette infinie faiblesse s'apparente paradoxalement à l'invariante et immense énergie de l'Univers, avec laquelle elle semble former un couple étrange que lierait ce secret : « Toute puissance qui bouleverse  suppose une fragilité qui protège ».

 

 

 

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01 mars 2018

Quand l'événement des Antipodes s'impose en temps réel...

Michel Klein 001

 

La rubrique philosophique            

     de  Pierre Michel KLEIN

 

                                         

                                     

             Les généralités

 

 

              Nombreux sont les romans ou les films qui vous montrent une destinée singulière prise dans un drame de l'Histoire. Par exemple Jean Valjean dans la révolution de 1830, ou le Docteur Jivago dans celle de 1917 etc. Vous savez que ces personnages sont fictifs, mais vous savez aussi que leur situation est historique. Or longtemps après de telles époques, aucune perception, aucune mémoire ne permettent d'éprouver le vécu même de tels moments. Reste à vous en remettre au romancier ou au cinéaste pour en imaginer une scène particulière, et à l'historien pour en recomposer le contexte compliqué. Dès lors, le lecteur (ou le spectateur) que vous êtes se voit bel et bien imaginairement plongé dans la tourmente, mais heureusement sans être physiquement tourmenté par ses périls.

      Sauf que, au même instant, vous restez un individu de votre propre époque, avec ses dangers dont vous ne pouvez pas vous extraire. De sorte qu'installé dans votre profond fauteuil, la manière dont vous vivez l'Histoire se montre ambiguë. Car elle vous présente deux faces incompatibles : l'une violente mais inoffensive, l'autre pacifique mais menaçante. C'est que lorsque les individus, leur mémoire ou l'écho de leur parole disparaissent, la réalité vient  se loger dans une dernière demeure : celle des généralités. L'historien essaiera d'en connaître les fondations, les piliers et les charpentes, et l'emplira de détails érudits. Le romancier tentera d'y loger un héros représentatif tissé au fil d'informations diverses, mais sa  technique n'empêchera pas son personnage de ne s'agiter que sur un écran de généralités. Sur ce même écran, le cinéaste fera alors pénétrer un comédien chargé de simuler singulièrement une expression individuelle et il emportera enfin l'émotion du spectateur.

Mais l'artiste reste hors de l'épreuve dramatique qu'il joue, et le spectateur le sait. Si les violences peuvent être montrées, c'est sans la violence de la violence. Aussi ne sont-elles pas montrées, mais seulement représentées, et c'est pourquoi aucun art ne réussit à quitter la sphère paisible des généralités. Aussi toute réalité paraît-elle destinée à se figer, malgré les tentatives, dans une sorte de palais monumental occupé par la foule des substituts échouant à incarner la terreur vivante des morts. L'Histoire est faite pour qu'on l'oublie.

Ce qui semble nouveau, c'est que l'Histoire immédiatement contemporaine n'échappe pas à cette sphère des généralités. Car le monde entier se montre désormais dans de multiples images, en « temps réel » dit-on. Cela signifie que la réalité la plus lointaine s'expose à l'instant même où s'impose la réalité la plus prochaine. Or exposer n'est pas imposer. L'information qui expose un événement tragique situé aux antipodes ne s'impose pas comme la simple perception d'une limande-sole sur l'étal d'un poissonnier. Dans les allées du marché, le promeneur s'entend interpellé par le cri des marchands, attiré par le fumet des saucisses grillées, attendri à la vue des salades et des champignons qui l'invitent au déjeuner de midi. Au lieu que le drame des antipodes vous parvient par quelques représentations sans doute troublantes, mais avec la même ambiguïté que celles portées par le passé. Vous pouvez bien contempler une étoile, elle restera lointaine, fondue dans l'indifférence des généralités du ciel.

 

Le loin est fait pour rester loin, aucun mode de sa présence n'y fait rien. Ledit «temps réel» ne franchit une distance qu'en transformant un événement dramatique en un fait historique, et sa singularité en généralité. Par là un fait contemporain semble immédiatement absorbé dans l'Histoire, car son information est reçue sous la forme d'une neutralisation instantanée. Comme si ce genre de représentation devait transformer toute violence en un épisode, et n'accorder d'un drame qu'une image actuelle de sa disparition. Ainsi le «  temps réel » échoue-t-il encore à se saisir de la terreur vivante des morts. L'Histoire, même la nôtre, est faite pour qu'on l'oublie.

Bien que vous habitiez au centre de votre petit monde, des techniques fabuleuses vous dotent d'une gigantesque paire de jumelles. Pourtant même un télescope ne permet pas de s'emparer du réel, pas plus que regarder une étoile ne la met à votre portée. « Il n'y a de science que du général » disait Aristote. Cette formule vous imprègne aujourd'hui d'une impression singulière : que la formidable portée des savoirs a beau sembler illimitée, elle ne dépasse jamais le bout de votre nez...

 

  

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01 février 2018

Tangence de la réalité et de la pensée

 

Michel Klein 001

La rubrique philosophique

 

       de  Pierre Michel KLEIN

 

                                      

            Touchante vérité

 

 

  La logique donne une définition élémentaire de la « vérité » : l'adéquation entre une proposition de la pensée et une donnée de la réalité. Si, avant de sortir, vous prenez votre parapluie en pensant qu'il doit pleuvoir et si, en sortant vous constatez qu'il pleut, vous songez : « c'est ce que je pensais, j'ai bien fait de prendre mon parapluie ! ». Vous pourriez aussi vous dire : ce que je pensais était «vrai ».

     Tout de même, dans d'autres cas, constater ce qu'est (ou n'est pas) la réalité peut présenter plus de difficultés. Soit, mais n'encombrez pas votre esprit et restez-en prudemment à ce premier principe : si votre pensée correspond à la réalité, alors votre pensée est vraie. A vous en tenir là, c'est toute votre existence qui baigne dans la vérité. Le moindre de vos gestes, allumer une lampe, saisir une tasse, ouvrir la porte, descendre l'escalier, tout cela contraint  à conformer votre corps à la forme des objets. Par exemple, sans même le remarquer, en disposant vos lèvres d'une certaine manière s'il s'agit de manger une pomme, et d'une autre pour jouer de la trompette. Toujours un ordre venu du réel se présente et vous confronte à ce qu'il commande.

   De même un travail manuel ne transforme une matière qu'en obéissant à sa loi. Quoi que vous fassiez, vous serez comme le menuisier à l'écoute du bois, comme le serrurier aux ordres du métal et le maçon à ceux de la gravité. Chaque fois la vérité jugera de votre adéquation à la règle des choses, et au bout du compte vous finirez par reconnaître l'universalité de cette devise : " réalité impose, pensée dispose, vérité sanctionne".

     Pour vous représenter cela, imaginez un cercle. A l'intérieur de ce cercle, votre conscience. A l'extérieur, la réalité. Où se trouve la vérité ? Comme à la lisière, là où la tangence des choses touche à la pointe de vos pensées. C'est comme si, en chaque point de la circonférence, pensée et réalité paraissaient s'effleurer, comme si de cette fragile rencontre naissait une « vérité ». Ainsi en la cherchant, un peintre ajouterait-il une touche à son tableau, tandis qu'à son écoute un pianiste veillerait au « toucher » de ses doigts. Par une sensibilité semblable, vous-même choisirez parfois de vous taire avec sincérité, plutôt que de parler avec franchise : par simple « tact » vous aurez préféré une vérité audible à la réalité désastreuse. Car les mots en appellent au sens du toucher, et chacun devine à quoi ressemble la vérité. Même dans un laboratoire, l'expérimentateur qui met à l'épreuve son hypothèse la plus sophistiquée attend un contact de ce genre, pour enfin s'exclamer : « c'est pourtant vrai... ! »

      La vérité se touche, mais en quel sens, « toucher » ? En ce sens qu'elle provoque une certaine émotion. Souvenez-vous de l'enthousiasme légendaire d'Archimède : « Eurêka ! » La collision de sa pensée et de la réalité fit surgir une soudaine et immense joie. De même le monde entier fit subitement gloire à Einstein dès l'instant où l'expérience vérifiait sa théorie. L'accélération du pouls semble ici mesurer le degré de vérité davantage qu'une observation neutre et sereine. D'où d'ailleurs les fameux détecteurs de mensonges, qui se fient aux manifestations du corps plutôt qu'aux expressions de la parole. La froide objectivité naîtrait aussi d'une chaleur venue du cœur. 

     La vérité est comme une main posée sur votre épaule quand vous n'allez pas bien. Parfois ce sont les choses qui parlent, et la science vous aide à traduire leurs pensées. Parfois votre prochain vous aime comme lui-même, et votre nuit s'éclaire. Mais souvent vous vous trouvez tout à fait seul. Qu'est-ce que la vérité alors ? Elle est cette dernière confiance qui s'attache lorsque vous ne comprenez rien et que personne ne vous connaît plus. Tout alors vous isole du monde, et puis la mort vous en retire, mais l'adéquation demeure. Comme si la vérité continuait de maintenir, même au-delà d'un dernier souffle, que le monde tient à vous.   

 

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01 janvier 2018

Pourquoi cette lenteur innée ?

 

 La rubrique philosophique

Michel Klein 001

 

        de Pierre Michel KLEIN

 

 

                Notre Lenteur                  

 

       Chaque premier de l'an ne revient que le premier de l'an, ni avant ni après. Il faut donc attendre une année entière pour accueillir son arrivée…

     Si le seul moment de réjouissances était celui-là, l'année ressemblerait à un long tunnel, fait de jours obscurs, avant l'avènement de cette brève lumière. C'est alors que l'épaisseur d'un tel intervalle nous apparaîtrait vraiment : la lenteur d'une année qui passe, l'extrême lenteur du temps. Heureusement la variété des saisons, la guirlande des célébrations, le flot de nos préoccupations détournent notre attention de cette lenteur. Pas plus alors que nous avons le sentiment que la terre tourne, nous n’éprouvons la course de notre planète autour du soleil, jour après jour, durant toute une année. La lenteur est notre vie elle-même, en tant que nous ne la remarquons pas.

Nous n’éprouvons que les accélérations du mouvement, non le mouvement lui-même. Nous pouvons ainsi traverser en avion l'océan Atlantique sans sentir le moindre tremblement,  de même l'année pourrait se passer sans se faire remarquer, sauf le 31 décembre à l'atterrissage, et le 1er janvier au décollage.

     Il faut un événement pour apercevoir le passage du temps. Alors s'il n'est pas subi, il faut l'inventer. Le premier de l'an est un événement imaginaire, mais lequel ? Celui qui consiste à représenter tous les jours de l'année non dans ce qu'ils nous apportent ou nous retirent, mais ce qu'en chacun aussi il ne se passe rien, absolument rien, sauf ce temps pur, le temps qui passe. De même nous pourrions inventer une fête pour nous apercevoir que nous respirons, que nous dormons, que notre sang circule, que nos yeux voient, que notre main saisit une fourchette...

C'est peut-être cela que nous célébrons le jour de l'an : que vivre, c'est par bonheur aussi ne pas le savoir. Au premier de l'an se fêterait l'effectivité de notre vie même, non ses aventures ou ses ennuis, non son aisance ou sa misère, mais ce fait de simplement exister et d'entendre au seul battement de son propre cœur l'ultime secret des choses : ce qui arrive est aussi comme rien.

  Le 1er de l'an se célèbre la lenteur, non pas celle de la terre qui tourne autour du soleil sans que nous en éprouvions le mouvement, mais celle de notre propre vie dont le temps est imperceptible et dont les événements nous dissimulent le cours tranquille. Les images d'une telle lenteur ne manquent pas : celle d’un arbre qui pousse, celle d'un immeuble qui demeure, celle d'un souvenir qui se maintient en nous et vers lequel nous pouvons à tout moment nous reporter. La lenteur est le passé lui-même en tant qu'il suit sa propre loi, une autre loi toutefois que celle du temps et de ces choses auxquelles il arrive quelque chose. Car le passé s'arrange pour qu'il ne lui arrive rien. Une fois par an cela semble pour nous être une fête : c'est comme si ce jour-là  rien ne pouvait nous arriver. Car en ce jour se révèle peut-être une part étrange de cette chose que nous sommes, celle à laquelle jamais rien n'arrive, pas même naître, pas même mourir. Cette part étrange : notre lenteur.

  La lenteur de notre être n'est pas d’une vitesse relativement réduite, car petite elle l'est absolument, comme la lumière se propage à une vitesse absolument maximale ou comme le zéro absolu fige les choses en leur température absolument minimale. Cette lenteur-là fait signe à chacun d'entre nous qu'il est en voyage, que l'Univers est en voyage, et qu'il suffit de regarder par la fenêtre pour remarquer non pas une différence dans le paysage, mais ce simple sourire que nous adresse le néant.

 

 

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26 décembre 2017

Face à des problèmes défiant l'imagination

Édité pour vous au Canada

 

 

Dans les montagnes russes des approximations

fictives d'un professeur... ne respectant plus ces

fameuses "exceptions confirmant la règle" !!!

 

 

XYZ Professeur

XYZ.La revue de la nouvelle est distribuée et diffusée en Europe par : Librairie du Québec,

30 rue Gay-Lussac, 75005 PARIS

tél: 01 43 54 49 02  , télécopie: 01 43 54 39 15

 

www.librairieduquebec.fr  ; libraires@librairieduquebec.fr

 

Le texte ci-dessus est présenté - sur sa demande - par la Maison d'Edition.

 

 

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La poésie libre à l'honneur...

       Les Après-Midi de Saint-Flo

               Prix de la poésie 2018

 

Voici le règlement de ce concours littéraire tel que les organisateurs nous ont demandé de  vous le communiquer.


Art. 1 : L'association florentinoise « Les Après-midi de Saint Flo » organise d'ici au 17 février 2018, pour la dixième année consécutive, un concours littéraire intitulé : Prix de la Poésie. Le thème est libre. Deux catégories sont proposées :

Catégorie N°1 : Poésie libre pour les concurrents de 25 ans et plus
Catégorie N°2 : Poésie libre pour les concurrents de moins de 25 ans

Art. 2 : Ce prix est un concours ouvert à tous les auteurs, mais à la condition expresse que les œuvres soumises à l'appréciation du Jury n'aient antérieurement fait l'objet d'aucune parution ni édition. Les membres du jury ainsi que les membres composant le Conseil d'administration de l'association ne peuvent pas concourir à ce prix littéraire.

Art. 3 : Ne seront acceptés, pour concourir, que des textes poétiques en rimes ou en vers libres.

Art. 4 : Tout propos raciste, xénophobe ou diffamatoire entraînera immédiatement le retrait du texte en cause de la présélection du concours.

Art. 5 : Chaque auteur devra obligatoirement proposer trois poèmes, dont la longueur de chaque texte ne pourra pas dépasser deux pages en format A4. Ils seront écrits en police ARIAL et en corps 12, interlignage 1,5.

Art. 6 : Chaque auteur pourra concourir sous son nom patronymique ou son nom d'auteur.

Art. 7 : Les textes proposés, confiés pour lecture et appréciation au Jury, ne devront comporter aucun nom, ni aucun signe de reconnaissance (chiffre, abréviation, signe, symbole ...).

Fiche inscription poésie St Flo

Art. 8 : Les textes ainsi présentés seront envoyés en 5 exemplaires agrafés (chaque exemplaire contenant les 3 poèmes), accompagnés du bulletin d'inscription (1) portant, lui, le nom patronymique, l'éventuel nom d'auteur et l'adresse postale. Le courrier d'envoi devra aussi comporter, si l'auteur ne fournit pas d'adresse courriel, une enveloppe de renvoi, timbrée et portant les coordonnées de l'auteur, ceci afin de lui faire connaître les résultats du concours. Adresse d'envoi ; « Les après midi de Saint Flo » Concours de poésie 2018 - BP 43 - 89600 SAINT FLORENTIN

Art. 9 : La date limite d'envoi (cachet de la poste faisant foi) est fixée au 17 février 2018.

Art. 10 : Les textes, primés ou non, ne seront pas retournés à leurs auteurs.

Art. 11 : Les lauréats consentent sans aucune réserve, et sans se prévaloir de droits, à ce que leur texte soit édité dans une revue et mise en ligne sur le site Internet de l'association : http://apresmidistflo.unblog.fr/.

Art. 12 : La participation financière à ce concours est de 10 € par auteur. Le versement envoyé avec le dossier d'inscription se fera sous forme de chèque bancaire, postal ou mandat international libellé à l'ordre de « Les après-midi de Saint flo ».

LE JURY

Art. 13 : Le jury sera composé de cinq membres.

Art. 14 : Le palmarès de ce concours sera annoncé au cours d'une rencontre à Saint Florentin (Yonne), le dimanche 03 juin 2018. Les concurrents dont les œuvres auront été nominées, lors d'une présélection effectuée par le Jury, seront invités par courrier à participer à cette manifestation.

Art. 15 : Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de concourir implique l'acceptation du présent règlement.


LE PALMARES

Art. 16 : Le palmarès se composera de trois prix distincts : Le « Grand Prix des Après midi de Saint Flo » couronnant la meilleure œuvre (le meilleur groupe de 3 poèmes), le « Prix du meilleur poème libre catégorie adultes» et le « Prix du meilleur poème libre catégorie Jeunes ».

Art 17 : L'ensemble des auteurs en compétition recevront ce palmarès par courriel ou par courrier, dans les deux semaines suivant la rencontre de remise des prix.


LES PRIX

Art 18 : Le « Grand Prix des Après midi de Saint Flo » sera récompensé par un chèque de 200 €.

Art 19 : Le « Prix du meilleur poème libre catégorie adultes » sera récompensé d'un chèque de 100 €.

Art 20 : Le « Prix du meilleur poème libre catégorie Jeunes » sera récompensé d'un chèque de 100 €.


RESERVES (A lire attentivement)

Art. 21 : Les prix liés aux articles 19 et 20 du présent règlement ne pourront être décernés qu'à la condition expresse qu'au moins 30 auteurs participent à leur catégorie correspondante.

Si pour raison d'une participation plus faible, le prix du meilleur poème libre catégorie adultes et/ou le prix du meilleur poème libre catégorie jeunes peuvent ne pas être décernés.

Art. 22 : Du moment où le présent règlement aura été respecté par les organisateurs, aucune réclamation ne sera acceptée.


(1) Le bulletin d'inscription type peut être recopié ou imprimé, sur ce site même ou sur le site web de l'association : http://apresmidistflo.unblog.fr/   ou demandé par mail : apresmidistflo@orange.fr , courrier ou téléphone : 03 86 35 20 99.

 

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20 décembre 2017

Quelques heures avant Noël...

Les habitants de nos campagnes

préparent aussi la Fête de Noël !

 

lumiere2

sapin bleuCertes, une loi sur la laïcité a été votée dans notre pays en 1905 après des siècles durant lesquels avait règné le catholicisme, mais il n'a pas été dit pour autant que nous, Français de souche, ne pouvions plus êtres catholiques... Il ne nous a d'ailleurs jamais été prouvé, ni dit, depuis cette fameuse loi, s'il y avait un Dieu et, dans le cas d'une telle existence, l'attitude que nous devions avoir vis-à-vis de lui.

La France est encore aujourd'hui un pays dans lequel règnent la liberté de pensée et la liberté d'expression, encore que ce dernier point sera discuté par des journalistes qui, comme moi, auront retrouvé de temps à autre certains de leurs papiers nettement réduits par rapport à l'article d'origine.

Toutefois, je continue de penser que cette liberté de pensée et d'expression est essentielle pour le bonheur de mes concitoyens...

Par exemple, lorsque je me suis marié, nos témoins - ceux de mon épouse et les miens - étaient catholiques comme les mariés sauf deux...L'un des miens était un ami que je connais maintenant depuis cinquante ans et qui est de religion juive, l'autre, une amie anglaise qui me recevait chaque année, quelques jours chez elle, au Pays de Galles, aujourd'hui disparue, était de religion anglicane...

Si quelqu'un avait tenté d'empêcher mon mariage dans ces conditions, je crois que je me serais mis en colère car, pour moi, la laïcité génère dans mon esprit la liberté de pensée et aussi celle d'agir en fonction de ses convictions, des convictions générées par des faits importants et obligeant à accepter l'autre...

Je veux dire que je n'accepterai pas de migrants blessant l'un de mes compatriotes seulement par haine en s'en tenant à sa religion qui l'invite à tuer son prochain, je ne peux pas non plus accepter ces tueries de terroristes que nous avons connues depuis quelques mois: comment admettre un homme, ne vivant pas trop mal dans son pays, le quittant pour aller tuer d'autres hommes ailleurs?

Ce n'est pas là ma conception de la laïcité et de la liberté...

 

Lumière 1

P1010724                                         Aussi en cette période durant laquelle approche "La trêve des confiseurs", suis-je heureux que des hommes et des femmes soient restés fidèles à la Fête de Noël et la préparent avec bonheur un peu partout, y compris sur la Côte D'Azur où j'ai le bonheur de résider...

François LÉGER

 

Crédit Photos: Agnès TUO

 

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15 décembre 2017

Genres littéraires et artistiques...

Déjà la 11 ème Édition...

 

Les Coordées 2018

I) CONDITIONS de PARTICIPATION

 

  • PRIX DE LA BELLE CORDIERE : Poésie classique - Thème libre  -  2 textes
  • PRIX DE LA ROSE D’OR : Poésie libre - Thème libre - 2 textes (40 lignes maxi par texte)
  • PRIX DU CALLIBOUR : Poèmes courts  - forme classique  – Thème libre – 2 textes
  • PRIX D’EVELYNE : Calligrammes ou acrostiches – Thème libre - Un seul texte
  • PRIX DU CHAT PERCHE : Conte ou nouvelle – Thème libre - 1 texte n’excédant pas 5 pages
  • PRIX DU VIRGILE TRAVESTI : Texte humoristique ne dépassant pas 5 pages – Thème libre
  • PRIX DE LA MARQUISE DE SEVIGNE : Lettre n’excédant pas 3 pages.
  • PRIX DENISE BOIZOT : Toutes formes de texte ayant pour thème : « Le ciel, le soleil et la mer" - 1 texte (moins de 5 pages )
  • PRIX DES CONSTELLATIONS : Conte, poésie ou lettre - thème libre - un texte collecif n'excèdant pas cinq pages. Seuls les groupes peuvent participer (atelier d'écriture, maison de retraite, etc).
  • PRIX ALAIN STIENNE : Art postal ou Mail art,  thème : "Le ciel, le soleil et la mer'". création d'une enveloppe avec toutes les techniques de votre choix: peinture, dessin, collage... à partir d'une enveloppe achetée ou fabriquée

 

II  – AUTRES CONDITIONS DE PARTICIPATION

 

  • Le concours est ouvert aux auteurs francophones du monde entier jusqu’au  30 juin 2018
  • Les premiers lauréats ne peuvent pas concourir l'année suivante dans le même prix.
  • Prix des Constellations : seuls, les groupes (atelier d'écriture, maison de retraite) peuvent participer collectivement.
  • Le Prix Alain Stienne est ouvert à tous

 

III  – CONSIGNES

 

  • Les textes seront dactylographiés sur une feuille 21x 29,7 - en 4 exemplaires. 

Pour la poésie, les textes 1 et 2 agrafés ensemble. Les poèmes courts (callibour) seront présentés sur la même page.  Police Times New  Roman ; Taille 12

     . Seul, le recto de la  feuille doit être imprimé, sans le respect de cette règle, le texte ne sera pas pris en compte

      Aucune couleur ni illustration ne sera admise dans les textes, 

 

   . Indiquez en haut et à droite des textes une référence de 3 chiffres et 3 lettres ainsi que la section choisie :

  ex: 125 BJC – prix de la rotonde (NB: Cette référence sera la même pour toutes les sections.) 

  . Les enveloppes du Prix Alain Stienne doivent être envoyées par la Poste, dûment timbrées, portant le nom de l'expéditeur. Lors de la remise au jury, les noms seront cachés pour respecter l'anonymat.

 

 IV – QUELQUES PRÉCISIONS

 

  • POÉSIE LIBRE : (deux textes) Poésie rimée et non rimée, sans application de règle stricte. Les poèmes doivent être construits, imagés, émouvants…. 40 lignes maximum par texte.
  • POÉSIE CLASSIQUE : (deux textes). Les règles doivent être impérativement respectées ; tout manquement entraînera l’annulation de vos textes.
  • POEMES COURTS : Attention, les poèmes courts sont des textes courts à forme fixe  (haïkus, tankas, cinquains…). En aucun cas de simples petites poésies.
  • CONTE : (un texte n'excédant pas cinq pages) Récit court, totalement imaginaire, faisant appel au fantastique, au merveilleux ou au rêve.
  • NOUVELLE : (un texte n'excédant pas cinq pages) Récit court relatant un événement ou une action comportant peu de personnages.
  • ART POSTAL OU MAILART : c'est la création d'une enveloppe avec toutes les techniques de votre choix :peinture, dessin, collage... à partir  d'une enveloppe achetée ou fabriquée.

 

 V – DROITS D'INSCRIPTION

 -       9€ pour une catégorie (sauf pour le Prix Alain Stienne et le Prix de la Constellation où la participation est gratuite)

-       Ensuite 5 € par catégorie supplémentaire

-       + 3 timbres au tarif en vigueur. Pour les pays autres que la France, merci d’ajouter 4 € à votre règlement global en remplacement des timbres.

 

VI – VOTRE ENVOI

 

 Glisser dans une enveloppe cachetée la fiche d’inscription correctement remplie.

 Mettez sur cette enveloppe votre référence et le (les) prix(x) choisi(s). Votre anonymat est ainsi respecté.

 Votre envoi (non recommandé ) se compose donc ainsi :

 - Vos textes en 5 exemplaires (pour la poésie textes 1 et 2 agrafés ensemble,  ou feuilles agrafées pour les contes et nouvelles

 - Votre enveloppe cachetée contenant  votre fiche d’inscription dûment remplie  

- 3  timbres au tarif en vigueur au moment de l’envoi. 

- Un chèque  à l’ordre de l’APF.

Les enveloppes du Prix Alain STIENNE, affranchies selon le tarif en vigueur, doivent être envoyées par La Poste au même titre qu'une enveloppe normale. Elles portent un code d'anonymat à côté de l'adresse de l'expéditeur. La participation à ce prix est gratuite !

Envoyez le tout à cette adresse uniquement :

Marie-Agnès Brossard – 50, avenue Edouard Millaud – 69290 Craponne

04 78 44 85 04 – brossard.marie-agnes@wanadoo.fr

 

VII  - REMISE DES PRIX

 La remise des prix aura lieu en octobre 2018  dans un lieu encore tenu secret.

  • Les prix sont : diplômes, trophées, etc. Les prix devront être retirés par les lauréats ou une personne dûment mandatée.
  • Seuls les diplômes seront acheminés gratuitement par voie postale. Les  trophées devront être retirés par une personne dûment mandatée. Ou, si vous le demandez, ils vous seront envoyés contre la somme de 10€
  • Les textes ne seront pas rendus. 
  • Le jury est composé de membres reconnus de la littérature et d'un ¨candide¨.
  • Les décisions du jury sont sans appel. 
  • La participation à ce concours implique l’acceptation stricte du présent règlement.

 

 

Explications sur le nom des Prix

 

 Le prix de la Belle Cordière : Je suis lyonnaise et ne manque pas vraiment une occasion de le rappeler. Lyon ne fut-elle pas la capitale des Gaules et, au XVIe, un pôle culturel très important où se retrouvaient grands imprimeurs, médecins célèbres et poètes. Ils se rassemblaient dans les jardins de la belle cordière, Louise Labé, épouse d’un cordier très réputé et poétesse. Pour nous, elle incarne les cordées et la poésie classique.

 Le prix de la rose d’or nous emmène dans la France d’avant la révolution. Un concours littéraire, les Floralies d’Aquitaine, avait pour prix un bijou, une aubépine d’or. C’est à cela, qu’un certain messire Fabre dut le nom sous lequel l’histoire le reconnaitra. Fabre d’Eglantine est un des chantres de la Révolution. C’est un peu lui qui remet le prix de la poésie libre.

 Le prix du callibour récompense les poèmes courts à forme fixe (haïkus, tankas, cinquains, calembour…) Ne cherchez pas le mot callibour dans le dictionnaire, il n’y est pas. En fait, il n’existe pas. Callibour est la contraction de calligramme et de calembour. Un grain de folie ne nuit pas !

 Le prix du chat perché, prix de contes et nouvelles, doit son nom à Marcel Aymé : les contes du chat perché.

Le prix du Virgile Travesti  rassemble des textes drôles, humoristiques. J’ai choisi ce nom en hommage à Paul Scarron, un poète, romancier, du XVII°, grand handicapé et figure de proue de la littérature burlesque.

 Le prix de la marquise de Sévigné récompense la meilleure lettre d’amitié, genre qui a rendu célèbre la marquise.

  Le prix Denise Boizot nous rappelle une grande dame des cordées et de l’association des Paralysés de France. 3/10ème de vision à un œil, rien à l’autre, des jambes raides, elle guide difficilement son fauteuil électrique avec ses mains déformées, a besoin de bénévoles pour lui lire les cordées.  

Le prix d’Evelyne : Ce prix se réfère à Evelyne Delacourt, responsable adjointe des cordées. Il s’adresse aux auteurs de calligrammes ou d’acrostiche qui brodent avec les mots comme Evelyne le faisait avec les fils.

Le prix des Constellations  s'adresse à  des groupements de personnes, des constellations, comme le fut en son temps La Pléiade qui regroupait Ronsard, Du Bellay, Jacques Pelletier du Mans, un des premiers défenseurs de la langue française.

Le prix Alain Stienne: passionné d'art postal, les courriers d'Alain étaient attendus par chaque cordiste. Un hommage à ce cordiste attachant, humaniste et ô combien regretté aujourd'hui. Ce prix est un clin d'oeil d'amitié.

 

 

FICHE D'INSCRIPTION (à joindre impérativement)                                                        

 

CONCOURS INTERNATIONNAL DES CORDEES

11ème édition – 2017-2018)

 

N° D'ANONYMAT (trois letres et trois chiffres à rajouter en haut et à droite de votre texte)

 

 PRIX  DE LA BELLE CORDIERE(2textes)  

1°) ………………………………………………………………………………………..

2°) ………………………………………………………………………………………..

PRIX DE LA ROSE D’OR: (2textes)

1°) ………………………………………………………………………………………..

2°) ………………………………………………………………………………………..

PRIX DU CALLIBOUR :(2 textes)

1°)………………………………………………………………………………………………

2°)………………………………………………………………………………………………

PRIX DU CHAT PERCHE : (1 texte)  ………………………………………………………….

PRIX DU VIRGILE TRAVESTI : (1 texte)……………………………………………………………

PRIX DE LA MARQUISE DE SEVIGNÉ : (1 texte)   ……………………………

PRIX DENISE BOIZOT : (1 texte)…………………………………………………………….

PRIX D’EVELYNE :(1 texte)…………………………………………………………….

PRIX DES CONSTELLATIONS: (1 texte)........................................................

PRIX ALAIN STIENNE : (1 enveloppe)..............................................................

 

 

NOM    ………………………………………………… Prénom  ………………………………..……………….

 

Adresse : …………………………………………………………………………………………………………..

……………………………………………………………………………………………………………………...

 

Lieu-dit…………………………………………………………..…………………………………………………

 

Ville ……………………………………………………………Code Postal …………………….

 

Téléphone fixe ……….…………………………… Portable : ………………………………………….

 

courriel  …………………………………. ……………………….@........................................

 

 J'autorise l'association Regards à publier l'un de mes textes dans sa revue 2000 Regards et sur Internet http://www.regards.asso.fr/ , sur son blog http://2000regards.over-blog.org/ et l'APF à les publier sur le site des Cordées http://www.cordées.apf.asso.fr/, sur son blog http://lescordées.blogs.apf.asso.fr/  et dans ses parutions internes ( En Direct APF)...

 

NOM et Prénom :

             OUI                                         NON                                      Signature

 

Fait à .........................................................le

Nom,                                                                         Prénom

 

 

 

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10 décembre 2017

Notre langue et nous

Numérisation_20171203

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05 décembre 2017

Bourvil et les contes de nos moulins

Entrée gratuite et sur réservations pour une lecture-spectacle à ne pas manquer...

Aubagne vous invite à un retour en arrière

avec BOURVIL

                                                                                                                                                          

André RAIMBOURG, dit Bourvil, aurait cent ans cette année s’il était encore parmi nous…

Après les Normands favoris de Provence-poésie et Danyel CAMOIN : Guy de MAUPASSANT (quelques mots en passant pour Maupassant , 2011), Alphonse ALLAIS  (Allais, vous m'en direz des nouvelles  !

 2012) et Maurice LEBLANC (Arsène LUPIN et les bourvil    fantômes de Marseille - 2016), pourquoi pas un hommage à Bourvil???

Cet immense acteur au grand cœur est venu tourner en Provence, avec Jacqueline PAGNOL,  Une œuvre de MAUPASSANT : «  Le rosier de Me Husson » , rôle dans lequel il succédait à Fernandel. On retrouve Bourvil à Marseille à multiples reprises . Par exemple, pour "Un drôle de dimanche" avec Belmondo ou encore pour "Le cercle rouge" où il prend un train gare de La Blancarde au début du film.

Mais Bourvil n'était pas qu'un acteur :

- Il chantait et s'est illustré dans des opérettes avec Guétary ou Mariano.

- Il était musicien, jouant du piston et de l'accordéon.    

-  Il était poète dans sa comédie.

Et, enfin il écrivait.

Si vous voulez en savoir un peu plus, venez rejoindre l'équipe de Provence-poésie. Guy FEUGIER et Alain D'AIX amèneront le fantôme de Bourvil à Aubagne pour un après-midi de textes et de musiques animé par  le duo Alain et Jean-Paul.

Après vous avoir conté Bourvil au travers d'extraits de films et de textes de chansons, nous vous proposerons une  deuxième partie qui s'ouvrira sur les contes et la poésie de nos auteurs régionaux  : Joëlle FOIN, Ghislène LAYANi, Guy FEUGIER, Paul di GIOVANNI.

Et tout se terminera en musique avec le verre de l'amitié...

 

L'entrée est toujours gratuite sur réservations au 04 42 03 31 26

L’ensemble vous  sera présenté par Provence-poésie et Denise BIONDO.

 

 

 

 

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01 décembre 2017

"Sans avant, sans après..."

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La rubrique philosophique

   de  Pierre Michel KLEIN

 

              Vous-même

 

          Voilà le mystère ordinaire : l'apparition du genre humain et de ses milliards d'individus. Mais voici le mystère extraordinaire : l'apparition de l'individu que vous êtes parmi ces milliards de mystères.  Dans ce gigantesque magma organisé, parmi les êtres innombrables et dans l'immensité indéfinie du temps un instant a suffi, un minuscule instant pour que surgisse de ce passé immémorial le mystère des mystères : vous-même.

         Vous remarquez les milliards de choses qui vous entourent, vous éprouvez la présence de votre propre corps, vous admettez que ces choses et votre corps forment un phénomène multiple qui frappe et qu'organise votre conscience, mais vous avez surtout la forte impression de vous situer au centre d'une immense sphère. Or le centre est d'une sphère ce qui lui est le plus intérieur, en quelque sorte son intériorité ultime, tout le reste semblant graviter à l'extérieur. Pascal a beau penser que le centre de l'Univers est partout et les circonférences nulle part, vous savez vous qu'il n'y a qu'un centre : vous-même. Tout est circonférence certes, sauf vous. Vous avez beau être seul à le savoir, et le taire pour ne pas paraître ridicule, votre centralité et votre intériorité semblent vous avoir été imposées comme une évidence originelle. Vous êtes né et de là s'est instantanément instaurée cette intériorité unique et simple d'où vous le savez, et d'où vous savez tout ce que vous savez : que des milliards d'êtres vous entourent, les uns tout près, d'autres très loin, chacun perdu sur une circonférence inconnue et scintillant à l'ombre de cercles innombrables.    

 

       D'où peut bien surgir un tel centre, ce centre que vous êtes, centre extraordinaire, naturel puisqu'il est englobé dans l'immensité des choses, mais surnaturel, puisqu'il s'agit singulièrement de vous, de vous-même ? Car toute chose vous semble naturelle, sauf vous. Non que vous transcendiez la Nature, que vous soyez en dehors d'elle, mais qu'il vous faille la repousser toute entière comme pour régner au centre de Tout.

     Où était donc cette place inoccupée, le lieu étrangement libre dans le plein univers pour qu'y ait pu survenir ce noyau d'êtres inattendu, votre visage face à l'infini, en un point  vers lequel ordre fut donné que convergent en silence tous les rayons de tous les mondes ?

 

       Vous apprenez aussi que des siècles vous ont précédé, des millénaires, des milliards de choses et de personnes disparues. Non seulement les astres scintillent au-dessus de vous, mais parmi eux nombreux sont ceux qui n'existeraient plus. De même,  depuis longtemps bien des hommes ont baissé les paupières, des millions de consciences dont vous ne savez quelle fut l'existence, comme d'ailleurs vous ignorez celle de tant de vos contemporains. Vous respirez l'air expiré par les morts, ils vous entourent partout mais vous ne pouvez pas les voir, justement parce que vos yeux sont ouverts.  Circonférences encore, cercles anciens où gravitent les êtres qui n'existent plus. C'est comme s'ils  avaient longtemps évolué autour de votre place vide, pour s'effacer dès l'instant de votre naissance pour attendre votre disparition et tourner à nouveau autour de rien. A leur image, peut-être votre inexistence accompagne-t-elle votre existence à tout instant. Ne vous sentez-vous pas tenir à ce rien personnel, ce néant singulier, cette forme obscure prise bien avant votre naissance et se poursuivant par une patience innée, sorte de sourde confiance, ni existante, ni inexistante : secrète ?

 

   Mais ne vous demandez pas d'où vous venez, ni où vous irez après votre mort, posez plutôt la question de ces questions : vous-même. Comment en un instant avez-vous pu advenir ? Avant votre naissance, après elle, cela suppose une succession d'instants. Mais à supposer qu'il n'y en ait qu'un, l'instant de naître, alors rien ne succède à rien. C'est comme si vous vous étiez instantanément converti à vous-même, sans avant, sans après, seulement avec un envers et un endroit pareils à ceux d'une carte d'identité. A l'endroit de cette carte, la date de votre advenue. A l'envers un mystérieux vous-même, advenant. S'il faut naître pour être né, il faut s'être instauré soi-même pour venir. Remarquez ce mot « vous » qui vous est adressé, il indique qu'être un soi, c'est d'abord être deux

 

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24 novembre 2017

L'école et la vie de demain...

  

 Présentation de ce numéro de la revue XYZ par ses éditeurs...

 En France - tout comme au Canada - ...

 

xyz école

XYZ La revue de la nouvelle est distribuée et diffusée en Europe par : Librairie du Québec, 30 rue Gay-Lussac, 75005 PARIS

Tél.: 01.43.54.49.02  . Télécopie: 01.43.54.39.15.

wwwlibrairieduquebec.fr  -  libraires@librairieduquebec.fr

 

 

 

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19 novembre 2017

Une vie de plume...

Prix poésie 2017

 

 

« Empreintes &  résonances »

Gérard Mottet

à l’honneur, le samedi 25

 

Il y a eu ces jeunes Français qui ont fini leur carrière, nettement plus âgés ( ! ), pratiquement où ils l'avaient commencée parce qu'ils n'étaient pas passionnés  par quoi que ce soit: pas intéressés par autre chose que leur vie qu'ils pensaient voir couler, jusqu'au bout, comme un  long fleuve tranquille...

La tranquillité, la monotonie, ces journées qui se succèdent, toujours pareilles à elles-mêmes, ont heureusement vécu...

Voilà quelque chose qui est d'un autre siècle et n'apporte pas beaucoup de culture à un pays dont de tels habitants ne peuvent en aucun cas en être le moteur... Mais, tout a changé ou va changer: on ne peut plus et ne pourra plus faire le même travail pendant toute une carrière car les carrières ne cesseront plus d'évoluer...

Évolution, transformations: cessons de croire que les ordinateurs ou techniques nouvelles vont faire des chômeurs... En fait, les chômeurs de demain sont ceux qui refuseront de monter dans le train d'aujourd'hui ou le "super TGV de demain", hommes et femmes qui ne créeront plus rien pour le pays. Ne lâchons jamais la bride et évoluons avec les techniques qui sont les nôtres aujourd'hui pour peu de temps encore: l'évolution des techniques n'est en aucun cas créatrice de chômage. C'est l'homme qui fera de son ouvrage d'aujourd'hui quelque chose de passionnant pour lui et ses successeurs !

Jeune journaliste j'ai commencé à travailler avec un carnet de notes et une machine à écrire et - aujourd'hui - j'ai un smartphone et un ordinateur: celui qui a encore mes premiers outils  et ne veut pas en changer peut tout de suite aller s'inscrire au chômage en regrettant de ne pas avoir suivi le monde et ce d'autant plus qu'il est ainsi passé à côté de travaux passionnants en pleurant aujourd'hui un salaire qui a vécu un sacré décrochement par rapport à celui de ses confrères d'hier...

Passions, êtes-vous là ?

Les personnes découvrant les lignes qui précèdent penseront peut-être que c'est là simple verbiage pour présenter la cérémonie ayant lieu, le samedi 25 novembre à 17 h, Salle Haute du Cellier de Clairvaux, 27 Boulevard de la Trémouille à Dijon. Eh bien, qu'ils se détrompent !

Depuis le temps que je fais ce métier, je peux affirmer que Christine Martin, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la Culture, à l'animation et aux festivals, pourra s'enorgueillir d'avoir dans ses rangs un poète d'une telle qualité recevant en ce jour le Prix de Poésie 2017 Yolaine et  Stephen Blanchard. M. Lionel Bard, conseiller municipal, délégué aux musées, à la lecture publique et au secteur sauvegardé, prononcera, certainement, un discours très proche tout en y ajoutant l'importance des travaux artistiques d'aujourd'hui qui tomberont dans la mémoire collective...

Pourquoi avoir écrit ce qui précède ? Tout simplement pour finir cet article sur Gérard MOTTET en invitant les différents intervenants à ne pas se limiter à la poésie qui n'est pas seule à faire de Gérard MOTTET quelqu'un d'important...

Comme je l'écrivais précédemment,  agrégé de philosophie, Gérard Mottet pouvait faire de sa vie un "ronron" quotidien sans s'inquiéter d'autre chose ou du lendemain. Mais il n'est pas ce genre d'homme! Si son agrégation a dû être, à une époque, le but  essentiel de son existence  - comment ne pas le comprendre ? - l'homme s'est ouvert également sur un nombre de choses très différentes!  Le voilà passionné de photographie qui le mène à publier nombre d'articles et d'études spécialisés, notamment  sur les images...

J'imagine également  Gérard MOTTET en mélomane puisque la cérémonie bénéficiera de la participation du pianiste Merwan DJANE ! Toutefois, il est d'évidence que la poésie sera à l'honneur puisque le prix sera remis après la 43ème assemblée générale de l'association "Les poètes de L'amitié", la poésie sera à l'honneur avec Gérard MOTTET. Voilà un homme dont on sait déjà qu'il ne s'est pas "contenté" de son agrégation de philosophie et dont on découvrira l'art poétique du philosophe présenté par ses amis.

 

 François LÉGER

 

 

 

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18 novembre 2017

Renata sera le 24 à Talant...

 

 

Pour les Anciens et les plus jeunes, une soirée

de rimes, pauses, noires sur une même portée

 

                     L'affiche ci-dessous - que les "Poètes de l'amitié" nous ont demandé de mettre en ligne sur ce  site - nous semble présenter totalement cette soirée du vendredi 24 Novembre à Talant où seront de nombreux talents réunis pour un large public... Le programme complet est ici, les artistes seront là-bas pour vous faire passer une bien agréable soirée...

 

 

Renata nov 2017

 

 

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11 novembre 2017

Pourquoi vouloir qu'il soit sans âge ?

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    Le coin des poètes 

   avec  Michel MARTINEZ

 

    Requiem pour un arbre

 

 Il était là depuis si longtemps que la Terre

Ne se rappelait pas ne pas l'avoir porté.

 

Comme l'homme voit naître et se faner les fleurs,

Ainsi voyait-il naître et se faner les hommes.

 

Ce que le Temps ôte en splendeur aux pyramides,

Le Temps, siècle après siècle, l'en avait paré.

 

Il avait abrité de son ombre songeuse

Des baisers d'amoureux plus nombreux que les jours.

 

Mais un âge effaré suivit la paix des âges.

 

Où le muet géant flirtait avec l'azur,

Le bitume aujourd'hui étend sa croûte noire.

 

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10 novembre 2017

Un nouvel auteur de théâtre... sur les planches de Marseille

 

Anthony DEGOIS sera, le vendredi 10 à Marseille, avec sa pièce de théâtre dont le titre devrait remplir les salles...

 

 

"Le spectacle de ce soir

n'aura pas lieu"...

 

 

Ce soir

           Anthony DEGOIS, adhérent de Provence-poésie, auteur de Théâtre et candidat du concours de nouvelles des auteurs en pays d'Aubagne, vous informe du passage de sa pièce sur les planches de notre bonne ville de Marseille...

Le titre de cette nouvelle création nous a fait penser - pourquoi ? - peut-être en raison d'un certain anachronisme entre le but recherché et le moyen utilisé à Grock. Grock que nous sommes assez âgés pour l'avoir vu dans ses oeuvres: voulant interpréter une pièce au piano, notre homme s'aperçoit que son siège est trop loin de l'instrument et contrairement à ce que vous eussiez fait à sa place - avancer ou reculer  votre siège - Grock déplace le piano...

Les représentations auront lieu au Carré Rond, 23 rue des trois rois 13006 Marseille. (Actuellement  : le vendredi 10 novembre 2017  à 20h30  pour 16 euros).

Sa nouvelle (Copie double) sera publiée par Provence-poésie dans le recueil annuel  qui peut vous servir de cadeau de Noël, avec celles qui, sans gagner au concours, avaient tout de même attiré  l'attention (et la dernière inédite de Denise BIONDO, premier prix des Apollons d'or 2017).

Anthony  annonce aussi que sa pièce se jouera le lendemain à Lambesc. et pourrait être de retour à Marseille au mois d'Avril sans pour autant boucher les accès au théâtre... Le titre fait son effet, mais ne devrait pourtant pas devenir aussi célèbre que la sardine bouchant le port.

Toujours est-il que nous souhaitons le succès à l'auteur et une excellente soirée aux spectateurs..

                                                                                                                              

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