François Léger

12 août 2017

Découvrir la Bourgogne - Franche - Comté

 

Patrimoines écrits

 

en Bourgogne-Franche-Comté

  

 

Tailleur de pierre

 

"Patrimoines écrits en Bourgogne - Franche - Comté" : voilà, de nouveau, cette année, une intéressante brochure qui s'attarde sur les visites, expositions et animations proposées pour la période du 1er juillet au 28 octobre 2017... Quelques lecteurs quelque peu grincheux (ou parfois tout simplement déçus d'avoir manqué une animation qui les aurait intéressés) regretteront de ne pas avoir été en possession, plus tôt, de la brochure dont nous venons vous parler aujourd'hui... Certes, mais il faut rappeler que nous avons présenté deux années de suite cette intéressante brochure dont les lecteurs pouvaient tourner les pages sur ce site. De ce fait, on est en droit de penser que les personnes intéressées connaissaient l'existence de cette brochure et pouvaient en demander l'envoi au Centre Régional du livre qui se serait fat un plaisir de la leur faire parvenir... Mais, brisons là et ne mettons pas Paris en bouteillle !

L'équipe du Centre régional du livre de Bourgogne a tenu, dans son dernier courrier, à nous préciser que cette manifestation était coordonnée par le Centre régional du livre de Bourgogne (CRL Bourgogne) et l'Agence Comtoise de coopération pour la lecture, l'audiovisuel et la Documentation (ACCOLAD) dans le cadre de cette région Bourgogne - Franche Comté. Et de préciser : "Il s'agit de faire découvrir à tous les publics les richesses du patrimoine écrit conservées dans les bibliothèques, les services d'archives et tout autre établissement culturel, à travers de nombreuses visites commentées des fonds patrimoniaux, des présentations d'ouvrages anciens, rares ou précieux, des expositions, des conférences..."...

C'est bien sûr une intéressante présentation, présentation qui me semble cependant ne parler que du passé! On se demande quelque peu s'il ne serait pas préférable de se présenter aux différentes manifestations avec un chiffon à pousssière et un plumeau....

Or, ce n'est pas le cas, les différentes manifestations ne s'adressent pas qu'aux seniors, loin de là et mes dires sont corroborés par la partie d'une page du guide que vous pouvez lire ci-dessus ! Cela s'adresse aussi aux jeunes qui peuvent trouver, au détour d'une conférence, une raison de vivre, une passion et un excellent métier alors qu'ils n'y auraient pas pensé...

On prévoit ainsi, à Grandvillars, une conférence : "Tailleur de pierres: un métier et une passion"... "Baff", ai-je entendu de la part d'un lecteur... Certes, cela semble être un métier d'autrefois: le tour de France des Compagnons finissant leurs journées pleins de poussière et non pas d'euros... Et pourtant, il faut se garder des idées toutes faites... Lorsque j'ai été sous les drapeaux, j'ai eu un copain dont le métier était "boy friend". Il faisait semblant d'en être fier et accepta pourtant la proposition  d'un officier de faire une formation de tailleur de pierres... Nous, ses copains, ignorons tout de l'entretien qu'il eut avec ce gradé, mais l'avons rencontré, plus tard dans la vie civile, un type épanoui dont le regard sur les femmes avait changé et qui était loin d'avoir un coeur de pierre... Le bonheur est souvent où on ne l'attend pas.

François LEGER

  

 

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04 août 2017

"La Gazouillette" ... Le jardin du curé...

 

                LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX

 

Au lieu d'aller voter... n'auriez-vous pas fréquenté LOGO VF-01 recadré

le jardin du curé pour réfléchir et vous rafraîchir

par ces temps de canicule ?

          

Newsletter : supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N° 121 - 18 juin 2017

 

 

 

Dans le jardin du curé, il y a des fraises, des pivoines et des pensées.

Les fraises sont parfumées, les pivoines sont rouges comme de grosses commères, et les pensées ont une petite frimousse de chien griffon. Je mangeai une fraise et cueillis une pensée. La pivoine eut l’air de me dire :

"Et moi, tu m’oublies ?" Et j’eus l’air de lui répondre : "tu ressembles à une cuisinière et tu ne sais pas faire la cuisine".

La fraise était exquise ; je mis la pensée à ma boutonnière.

Dans le jardin du curé, il y a des allées sablées.

Le sable, c’est le parquet ciré des jardins. J’aime mieux les allées mal entretenues où l’herbe vagabonde librement, où les pavots avec leurs capuchons rouges se promènent comme des sans-culottes… qu’ils sont ! Où l’on voit une foule de surprises : des chèvrefeuilles aux petites pattes roses, des ronces avec des mûres sauvages qui sont si bonnes, et des églantines qui ont des roses moussues et des fruits rouges dont on fait de la piquette. Il y a des poiriers étiquetés, il y a du raisin muscat, il y a des pommiers nains.

Dans le jardin du curé, il y a une niche peinte en bleu et parsemée d'étoiles jaunes.

Dans la niche, il y a une Sainte Vierge ; sous la Sainte Vierge, il y a un tronc sur lequel on lit : pour les pauvres.

Il y a des pêchers et deux abricotiers ; il y a… il y a de tout, ma foi ! dans le jardin du curé.

Car tout le monde peut visiter le jardin du curé, jardin comme il n’y en a pas un dans tout le village, à une seule condition cependant : on prend un fruit, on cueille une fleur, et on met une aumône dans le petit tronc.

J’avais mangé le fruit, j’avais cueilli la fleur, je mis un petit sou dans l’aumônière des pauvres.

Dans le jardin du curé, il y a une tonnelle, et sous la tonnelle un banc,

où se trouvait alors assise Mademoiselle Thérèse, la nièce du curé.

- Vous voilà, Monsieur Valentin ? Je pris la main de Thérèse et l’embrassai. Thérèse se laissa faire.

Dans le jardin du curé, il y a des oiseaux.

Au printemps, les oiseaux chantent l’amour ; ils gazouillent dès le matin, ils couvent dans les arbres,

ils sautillent dans l’herbe, ils picorent les graines, ils sont joyeux et font du bruit.

Je dis à Thérèse : comme on est bien ici !

Elle me regarda dans les yeux et se mit à sourire ; puis, à son tour, elle prit ma main, et la posant sur son corsage :

- Sens comme il bat ! dit-elle.

Dans le jardin du curé, j’oubliais la terre entière, les besoins de la vie,

les souffrances du corps, les affaires politiques, qui, dans ce moment-là, mettaient le village sens dessus dessous.

J’étais comme le curé à qui l’on demanda un jour :

Pour qui faut-il voter, Monsieur le Curé ?

- Pour le Bon Dieu ! répondit-il. Le Bon Dieu, c’est le meilleur candidat ; il tient tout ce qu’il promet.

Et je regardais Thérèse, si jolie, si bonne, si douce, et qui m’aime tant !

Elle était orpheline ; son oncle, le curé, l’avait recueillie ; il la gâtait, le bon vieillard !

-Thérèse, je t’aime ! Thérèse, je t’aime ! Thérèse, je t’aime !

Et j’embrassais ses mains, et mes yeux se plongeaient dans ses yeux, et j’étais si heureux,

si heureux, que je ne vis pas un méchant paysan qui nous regardait par-dessus la haie.

Dans le jardin du curé, le curé entra et vint nous trouver.

- Veux-tu devenir mon enfant ? dit-il

Je lui sautai au cou : Thérèse versa des larmes.

Le curé nous regarda tout attendri et murmura :

- C’est donc bien bon d’aimer la créature ? Moi, je n’ai jamais aimé que le Créateur.

Je me souviendrai toute ma vie qu’en mangeant une fraise, en cueillant une pensée et en donnant un sou

pour les pauvres,

                                   j’ai trouvé le bonheur dans le jardin du curé.

 

 

Louis Lemercier de Neuville, poète, marionnettiste, journaliste (1830-1918).

 

Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél : 05 56 91 84 98   Email : ddabordeaux@gmail.com  

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges ; Coordinateur : Bernard Dané

 

 

 

 

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01 août 2017

Les bonnes glaceries d'août !

 Tant attendu, le mois d’août  est enfin arrivé,

 mais attention au réchauffement climatique !

 

Pas question ici de vous gâcher vos vacances car :

 

« C´est au mois d´août qu´on met les bouts

« Qu´on fait les fous, les gros matous, les sapajous

« C´est l´été, les vacances, le soleil doux, doux, doux, doux

 

 

( DMCA: Seul un court extrait des paroles de cette chanson de Pierre Perret

 est publié ici,  autorisé par le Droit de Citation canadien et français.)

 

Mais je voudrais tout de même vous rappeler que nous devons tous apporter notre participation à la lutte contre le réchauffement climatique pour notre vie de demain et celle de nos enfants après-demain.

Comme vous le savez, c’est un problème mondial et nous ne devons pas faire comme les Inuits (nom donné aux populations que l’on appelait  autrefois « Esquimaux » et qui, aujourd’hui, sans savoir ce qu’ils font, aident à la fonte de la Banquise), mais si vous le voulez bien nous reparlerons ultérieurement de ces populations du froid…

Disons simplement en ce début août que nous devons tous penser à ce problème et être très prudents en ne jetant pas, par exemple, un mégot par la fenêtre d’un véhicule, un geste qui paraît anodin mais est probablement à l’origine de certains départs de feu dont on  a vu les résultats notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes la semaine dernière…

Il faut faire en sorte que baisse notre thermomètre et nous ne pouvons pas laisser notre président de la République seul à la tâche. Notre président vient de voir en effet, comme en témoigne le baromètre de confiance de l’Institut Harris Interactive qu’il y avait perdu 8 points en juillet (Information du Figaro en ces tous derniers jours du mois de juillet).

P1010801Un « coup de froid » bienfaiteur !

En revanche, il faut mettre à l’honneur ces Français qui luttent seuls contre ce réchauffement climatique, mais ne le font pas uniquement pour la beauté du geste pour lequel ils doivent se renseigner auparavant…

De fait en voyant cette vitrine de Saint-Raphaël (Var), tout conducteur risque de  partir dans un chaud éclat de rire ce qui est mauvais pour la sécurité au volant et… le réchauffement climatique !

On peut en effet douter qu’une  personne s’occupant de l’industrie ou commerce du verre… c’est-à-dire des glaces certes, mais de la miroiterie, donc d’une GLACERIE, ait pignon sur rue et ces nombreux chalands que nous lui souhaitons sincèrement.

 

Texte  :François LEGER

Photo : Anne BUISSART

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27 juillet 2017

Savoir regarder

 

Edmonde Faucon 001

 

                           Le coin des poètes

 

       Avec Edmonde FAUCON

 

                     Éclipse

 

 

 

C’était la fin du jour, sous un ciel sans nuage,
Et il disparaissait comme un enchantement.
Un point brillant glissait, satellite en voyage,
Poursuivant son chemin au vaste firmament.

Puis, dans un éclair obscur, une première étoile
Se mit à scintiller dans le calme du soir,
Avant que l’horizon assombri nous dévoile
De lointains diamants, sertis sur velours noir.

Et la lune était là, dans sa rondeur béate,
Toute prête à veiller sur la Terre dormant,
Lumineuse beauté qui s’avançait sans hâte,
Dont la douce clarté luisait paisiblement.

Bientôt, elle rougit quand une approche sombre
Envahit lentement son grand disque doré...
La Terre, en ce moment, la cachait dans son ombre
En voilant à nos yeux cet astre évaporé !

Quand elle reparut, pourpre était sa surface,
Se détachant du ciel, étrange changement.
L’émotion, peut-être, avait changé sa face
Dans cette obscurité, moment d’affolement !

Mais un liseré d’or vint souligner sa base
Pour devenir croissant et toujours progresser,
Estompant de son front la rougeur qui l’embrase...
A nouveau, le soleil pourrait la caresser !

 

 

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21 juillet 2017

Le ventilateur tournait, il (ou elle) somnolait lorsque, soudain, la sonnette retentit...

               Les  Après -Midi de Saint-Flo

             Prix de la Nouvelle 2018 

 «  La chaleur était pesante. Les persiennes étaient closes et les fenêtres ouvertes. Il (ou elle) somnolait sur un fauteuil près du ventilateur. Une voiture s'arrêta devant la maison. Une portière claqua. La sonnette retentit...» 

 

Voici le règlement complet de ces joutes littéraires tel que leurs organisateurs nous ont priés de bien vouloir le mettre en ligne sur ce site.

Art. 1 : L'association florentinoise « Les Après-midi de Saint Flo » organise, pour la onzième année consécutive, un concours de nouvelles littéraires  jusqu'au 18 février 2018.

Art. 2 : Ce prix est un concours ouvert à tous les auteurs, mais à la condition expresse que les œuvres soumises à l'appréciation du Jury n'aient antérieurement fait l'objet d'aucune parution ni édition. Les membres du jury ainsi que les membres composant le Conseil d'administration de l'association ne peuvent pas concourir à ce prix littéraire.

Art. 3 : Ne seront acceptés, pour concourir, que des textes littéraires de fiction, en langue française, dont la première phrase sera : « La chaleur était pesante. Les persiennes étaient closes et les fenêtres ouvertes. Il (ou elle) somnolait sur un fauteuil près du ventilateur. Une voiture s'arrêta devant la maison. Une portière claqua. La sonnette retentit... »

Art. 4 : Tout propos raciste, xénophobe ou diffamatoire entraînera immédiatement le retrait du texte en cause de la présélection du concours.

Art. 5 : Les nouvelles proposées ne pourront pas dépasser un volume de 10 feuillets, soit 15 000 signes. Les textes seront présentés sur format A4 (21x29,7) police ARIAL en corps 12, interlignage de1,5.

Art. 6 : Chaque auteur ne pourra concourir que sur un texte unique, sous son nom patronymique ou son nom d'auteur.

Art. 7 : Les textes proposés, afin d'être confiés pour lecture et appréciation du Jury, ne devront comporter aucun nom, ni aucun signe de reconnaissance (chiffre, abréviation, signe, symbole ...).

Inscriptions St-Flo nouvelle

 Art.8 : Les textes, ainsi présentés, seront envoyés en 6 exemplaires, paginés, agrafés, accompagnés du bulletin d'inscription (1)  portant lui, le nom patronymique, l'éventuel nom d'auteur et l'adresse postale. Le courrier d'envoi devra aussi comporter, si l'auteur ne fournit pas d'adresse courriel, une enveloppe de renvoi, timbrée et portant les coordonnées de l'auteur, ceci afin de lui faire connaître les résultats du concours. Adresse d'envoi ; « Les après-midi de Saint Flo » Concours de nouvelles 2018 - BP 43 - 89600 SAINT FLORENTIN

Art. 9 : La date limite d'envoi (cachet de la poste faisant foi) est fixée au samedi 17 février 2018.

Art. 10 : Les textes, primés ou non, ne seront pas retournés à leurs auteurs.

Art. 11 : Les lauréats consentent sans aucune réserve, et sans se prévaloir de droits, à ce que leur texte, soit édité dans une revue et mise en ligne sur le site Internet de l'association : http://apresmidistflo.unblog.fr/.

Art. 12 : La participation financière à ce concours est de 15 € par auteur. Le versement envoyé avec le dossier d'inscription se fera sous forme de chèque bancaire, postal ou mandat international libellé à l'ordre de « Les après-midi de Saint flo ».

LE JURY

Art. 13 : Le jury sera composé de six membres (auteurs, bibliothécaire, professeurs...)

Art. 14 : Le palmarès de ce concours sera annoncé au cours d'une rencontre à Saint Florentin (Yonne), le dimanche 03 juin 2018. Les concurrents dont les œuvres auront été nominées lors d'une présélection effectuée par le Jury, seront invités par courriel ou courrier à participer à cette manifestation.

Art. 15 : Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de concourir implique l'acceptation du présent règlement.

LE PALMARES

Art. 16 : Le palmarès se composera de trois prix distincts : Le « Grand Prix des Après- midi de Saint Flo », le « Prix du jeune auteur » ouvert aux auteurs de moins de 25 ans, et le « Prix spécial du Jury»,

Art 17 : L'ensemble des auteurs en compétition recevront ce palmarès par courriel ou courrier, dans les deux semaines suivant la rencontre de remise des prix.

LES PRIX

Art 18 : « Le Grand Prix des Après-midi de Saint Flo » sera récompensé par un chèque de 300 €

Art. 19 : « Le Prix du jeune auteur » (moins de 25 ans au jour de la remise des prix) sera récompensé par un chèque de 200 €. Ce prix ne sera décerné que si 10 auteurs au moins ont participé.

Art 20 : « Le Prix Spécial du Jury» sera récompensé par un chèque de 200 €. Ce prix ne sera décerné que si cinquante auteurs au moins participent au concours.

RESERVES (à lire attentivement)

Art. 21 : Ce palmarès ne pourra être déclaré qu'à la condition expresse qu'au moins 50 auteurs participent à ce concours. Si pour raison d'une participation plus faible le Prix du Jeune Auteur et/ou le Prix Spécial du Jury peuvent ne pas être décernés.

Art. 22 : Du moment que le présent règlement aura été respecté par les organisateurs, aucune réclamation ne sera acceptée.

(1)   Le bulletin d'inscription type peut être recopié ou imprimé ici même ou sur le site Web de l'association : http://apresmidistflo.unblog.fr/ ou demandé par mail: apresmidistflo@orange.fr, courrier ou téléphone 03 86 35 20 99.

 

 

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17 juillet 2017

Saintonge "Numéro spécial"

 

Découvrir de petits édifices remarquables

de Charente-Maritime avec « La Saintonge

Littéraire » : un numéro spécial de qualité !

 

Au moment de vous parler du numéro spécial d’été de la revue « La Saintonge Littéraire » (qui est arrivé sur mon bureau depuis déjà plusieurs semaines, mais dont les informations se conservent bien – pour ne pas être des « informations chaudes » selon l’expression du métier - et pouvaient attendre le passage du flot du début de cette saison), j’ai perçu un flash de mon passé…

Oh, non ! Ne croyez pas que je vais tenter de vous faire partager une partie de ma vie privée ! Je ne suis pas exhibitionniste… Encore que… Vous jugerez vous-même ! Le fait de voir « Numéro Spécial » m’a remémoré une partie de mes vingt ans lorsque je sortais, vers 20 heures, d’une bouche de métro du quartier latin, cette partie de Paris où j’ai terminé mes études, où les vendeurs de journaux cherchaient à crier plus fort les uns que les autres et à trouver les mots qui attireraient le chaland !

 « L’affaire Dupont rebondit » criait celui-ci, en ajoutant : « Toutes les dernières nouvelles dans Paris-Presse l’Intransigeant » tandis que son voisin de trottoir - en tout bien, tout honneur – s’égosillait : « France-Soir dernière édition vient de sortir des presses, vous saurez tout sur… »… C’était une époque où la profession de journaliste attirait les jeunes, peu nombreux, après leurs études, à faire leur chemin dans ce métier, dur, usant et passionnant tout à la fois…

En ce qui concerne l’information générale, il faut bien reconnaître que le métier est tombé en même temps que les tours un certain onze septembre où la télévision a fait vivre, pour la première fois, au lecteur, l’événement en même temps que les professionnels… Je pense que c’était le moment pour les journaux de « tourner une page » en donnant des informations certes, mais surtout en les expliquant : pourquoi un événement se produisait  et ce que cela induisait pour nos lendemains… Mais, il aurait fallu se remuer les neurones alors que notre bon peuple se satisfaisait des titres de la presse écrite et du déversoir à images devant lequel il passait (et passe toujours) des heures durant chaque jour…

Alors, pourquoi changer ? C’est le problème de notre pays qui est au bord du grand précipice : pourquoi faire une autre politique alors que celle-ci existe depuis des décennies ? Peut-être que, si les journalistes avaient expliqué aux gens ce qui se passait dans les domaines économiques, culturels, industriels etc…au lieu de les amuser avec notre degré de trop l’été, qu’un ministre se croit capable de repousser avec sa petite main comme on croit avoir arrêté les poussières de Tchernobyl à nos frontières avec un filet à papillons (peut-être car cela ne m’a pas été confirmé par les milieux scientifiques !). Peut-être que la France n’en serait pas là ! Mais ce qui est admirable dans tout cela est de voir des gens se passionner pour certaines choses et passer leur temps dans des recherches qui ne font pas la « Une » de la boîte à images… C’est pourquoi, j’admire tous ces gens qui ont gratté (dans leurs cheveux pour chercher des sujets) et gratté dans leurs cerveaux pour rédiger, sur leurs recherches et leurs trouvailles, des articles qui puissent constituer une revue cohérente.

Je ne dis pas cela à la légère car je sais ce que cela représente comme travail pour avoir publié plusieurs recueils de nouvelles présentant chacun une quinzaine de textes qui se complètent les uns les autres tout en gardant chacun leur indépendance…

 

« Ça y est, le numéro spécial est enfin ouvert » !

 

Plus clairement, on peut lire dans l’avant-propos : « Notre < Numéro spécial > paraît chaque année au mois de juin. C’est une monographie consacrée à la découverte d’un aspect souvent mal connu du patrimoine historique, culturel, architectural ou économique de nos régions d’Aunis, de Saintonge et quelquefois d’Angoumois ».

La Saintonge juin 2017Dans ce même avant-propos est donnée une précision que vous serez peut-être heureux d’avoir : vous retrouverez, sur le site www.la-saintonge-littéraire.com , une liste de quelques numéros spéciaux qui seraient susceptibles de vous intéresser, numéros spéciaux que vous pourrez vous procurer au prix de 15 euros l’unité.

Vous entrez maintenant dans la revue en découvrant un assez long papier sur «  Les moulins et les phares »…  Sa titraille vous indique tout de suite dans quoi vous allez plonger puisque la voici dans son intégralité : « Les moulins et les phares : des repères dans le paysage de l’estuaire de la Gironde… Par Yannis Suire ». Sachez encore, avant d’entamer la lecture de cet article, que Yannis SUIRE est conservateur du patrimoine Région Nouvelle-Aquitaine, service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Poitiers. C’est dire que cet homme va vous faire voyager dans le temps…

Voyager dans le temps puisqu’il précise que plus de la moitié des moulins à vent recensés semble remonter au XVIII° siècle, voire au XVII°. Votre guide vous expliquera également que la manière de construire des tourelles de moulin peut changer pour de véritables besoins techniques ou pour des rapports dans la société car le moulin est un bien précieux pour le meunier qui le transmet à ses héritiers, ou en fait la dot pour un mariage… comme en cette année 1796 ! Mais il est aussi des temps où tout change dans la vie !

Ainsi peut-on lire plus loin : « Les uns après les autres, les moulins perdent leurs ailes et, même leur toit, de manière à ne plus être considérés comme des édifices imposables ! ». Ne voilà-t-il pas un air connu de nos jours ? Les siècles se suivent et ont ici et là des points communs !

D’autres points de repère pour la navigation sur la Gironde, qui est loin d’être facile, seront les phares (dont vous découvrirez ici l’évolution), les amers et balises… Vous pourrez voir dans cette revue le développement que fait l’auteur de ce problème… Si vous voulez en savoir davantage, rendez vous sur www.inventaire.poitou-charentes.fr à condition de disposer de beaucoup de temps…

 

Chapelle et chapelle…

 

De la même manière, nous allons suivre nos guides, souvent en regardant par la vitre de la portière pour avoir la plupart des renseignements dans cette petite revue qu’il n’y a guère d’intérêt à plagier ou recopier, mais simplement vous faire arrêter ici ou là parce que quelque chose de vraiment curieux marque notre promenade...

Jacques de Larquier vous donnera quelques détails sur « La Chapelle des aviateurs » avant de céder la plume à Jérôme Desouches qui se chargera de vous faire admirer, tout comme lui, « La Chapelle Saint-Paul, à Clion-sur-Seugne » : « un endroit charmant et majestueux tout à la fois » ! L’auteur du texte relatif à cette chapelle conclut : « Les propriétaires de la chapelle ne manquent apparemment pas de goût … pour avoir fait de ce lieu, un lieu de grande sérénité propice à la contemplation et à la prière ».

 

Fontaines, fontaines…

 

Jacques Fabre nous emmène quant à lui aux Fontaines romaines de Vénérand. Ces fontaines sont au nombre de deux :

- La Fontaine de la Roche… souvent à sec en été ! Un lavoir y a été aménagé en 1872, à la suite de la fermeture du lavoir du Moulin.

- La Fontaine du Moulin dont la plume qui s’y intéresse  ne manque pas de nous la décrire en détail n’oublie pas cet événement : Saint Louis s’y serait baigné en 1242 !

Notre ami laisse alors sa plume à  Anne-Marie Brisset qui s’intéresse à La Fontaine du Pilori à Saint-Jean-d’Angely dont l’histoire, remonte en 1546 et est une des plus belles fontaines de France.

 

 Autres lieux méritant une visite…

 

Les quelques lignes de Patrick Boraux qui suivent sont consacrées à l’Ermitage monolithe de Mortagne-sur-Gironde qui semble être vraiment un petit édifice remarquable situé à un kilomètre au sud-est du port de Mortagne.

Quelle santé pour cet édifice qui aurait été fondé au IV° siècle par des moines !

 

 Ici et là…

 

Tant pour le touriste que pour les autochtones amoureux de leur pays, il reste quelques visites présentées dans la brochure : Les Halles de Cozes (Près de Royan) sont bien évidemment intéressantes, mais sont certainement loin de pouvoir vous intéresser comme La Fontaine et le lavoir de La-Chapelle-des-Pots  présentés, dans notre revue, par Jacques de Larquier.

J’en retiendrai ces quelques lignes : « En fait, c’est un très curieux petit édifice, situé au bord d’un étroit rond-point placé sur la rue principale menant à Saint-Bris-des-Bois… ».

A Jacques Larquier de vous présenter les Halles de Pisany avant de laisser Jacques Fabre  vous emmener Par Les Rues de Saintes

 

Revue présentée par François LÉGER

 

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15 juillet 2017

Une certaine conception du Tour de France...

Numérisation_20170715

Numérisation_20170715 (2)

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12 juillet 2017

La Fête du Livre est là ...

 

Partir en Livre...

La fête du Livre pour la jeunesse

 (Mise en ligne à la demande du Centre National du Livre)

 

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08 juillet 2017

Une "Nov/Poésie"est-elle là ?

 

Quelle différence entre la poésie d’aujourd’hui et celle de

mon enfance, si réglée et rythmée…  Les plumes de notre

époque croient-elles vraiment gagner en qualité et liberté ?

 

                           Par François LÉGER

 

 

Contrairement à ce que pensent certains lecteurs de ce site, je ne fais en aucun cas partie de ces gens ayant décidé une fois pour toutes que la poésie actuelle n’a aucun intérêt et ne vaut même pas que l’on s’y attarde le moins du monde ! Non, ce n’est pas parce que je suis un prosateur que je devrais rejeter toute autre forme d’écriture, mais a contrario ce n’est pas parce qu’un auteur estimerait faire de la « Nov/Poésie » que nous devrions, vous tous et moi-même, nous ébahir et ébaubir, nous montrer stupéfaits par tant de talents nouveaux dont les textes ne manquent parfois pas de curiosités sous prétexte d’alimenter une nouvelle forme d’écriture…

Tant dans un sens que dans l’autre, il faut savoir raison garder…

Ne prenons pas pour argent comptant tout ce que peut nous dire un de ces jeunes talents (l’expression argent comptant est ici tout à fait celle qui convient) pour vivre « de son art »

Je me souviens en effet d’un Salon du Livre auquel j’ai participé dans le Midi, manifestation qui m’avait fait rencontrer l’un de ces jeunes talents de la « Poésie d’Aujourd’hui » qui ne vendait pas de livres mais trois feuilles de format 21X29,7 agrafées pour 10€. Dans une allée, il interpellait les visiteurs en leur expliquant qu’il avait eu je ne sais plus trop quelle maladie dans son enfance, maladie qui, lorsque l’on en guérit, donne un pouvoir permettant de se projeter dans l’avenir…

Ce garçon avait l’air très sérieux et vendit force « trois feuillets pour 10 euros" alors que tous les écrivains restaient dans leur coin sans que leurs livres ne changent de place… ! A tel point que notre jeune pythonisse termina ses deux jours de Salon le premier jour à midi ! Pourquoi ne pas avoir profité de tout ce temps pour refaire des photocopies qu’il serait venu proposer plus tard au cours du Salon ? Etait-il à cours de papier ou d’encre ou de nouveaux arguments pour faire de nouvelles dupes ?

Voilà de quoi il faut se méfier et je dois vous avouer avoir eu le sentiment d’être dupé à plusieurs reprises, dans le numéro que vous avez chez vous de « FLORILEGE »,  N°167, dernier paru, sous une très belle couverture : « Les gardiens » de NIQUILLE.

 

Florilège juin 2017

 

 Toutefois, je me garderai bien de faire la critique de tel ou tel texte tout en conservant mon libre arbitre et en ne voulant pas vous duper moi-même. D’ailleurs, je ne suis pas là pour faire la critique de ce numéro, mais bien plutôt vous donner mon sentiment ici ou là. C’est dire que, dans ce que nous avons appelé jusqu’ici « recension » du travail que j’ai sous les yeux, je ne me sentirai aucunement obligé de parler de tel ou tel texte mais bien plutôt de vous donner mon avis ici ou là.

Toutefois, lorsque je rencontre un poème d’une trentaine de vers, sans le moindre signe de ponctuation, même pas de point final qui eût alerté le lecteur de la fin de cet écrit, je pense avoir le droit de m’interroger sur ce joli poème dont l’auteur n’avait d’ailleurs même pas trouvé de titre tout en le signant et en le déposant en « copyright ». Ceci indique la grande ouverture d’esprit de l’auteur, fière de ses lignes, qui n’accepterait probablement pas la moindre critique…

Ayant rencontré ensuite un petit texte que mon petit cerveau n’est pas arrivé à décrypter - j’entends par là : trouver la substantifique moelle – j’ai été rassuré en trouvant dans l’adresse du site de l’auteur le mot « poémienne » que seules les initiées connaissent !

En revanche je remercierai Madeleine MONTUPET-FALCE de son poème, sans m’occuper de savoir s’il répond ou non aux règles de la poésie classique, tant il me semble important de par son contenu : si tous les enfants de notre beau pays de France avaient un tel esprit et les jeunes adultes une même volonté de connaissances et la véritable envie de travailler, notre beau pays se relèverait des cinq ans que nous venons de passer…

 

Poètes… et beaux coups de plumes…

 

Arrivés pratiquement à la moitié de ce numéro de « Florilège » sans s’en apercevoir, on peut constater que la poésie et les poètes ont régné en maîtres tout au long de ces pages, ce qui devrait satisfaire ces auteurs qui pensent être toujours mal servis dans les revues de création littéraire et artistique !

Il est vrai qu’arrive une nouvelle : « Dans la lune » par Annie LAMBALLE et que la poésie ne règne plus en maître ! Toutefois, en tant qu’auteur de nouvelles, je poserai tout de suite la question : Est-ce vraiment une nouvelle ?

Certes, nous avons là un texte bien construit et correctement présenté, mais il y manque les envolées d’une nouvelle tout en étant d’une réelle richesse.

Puis les poésies se font de nouveau voir !!! Honnêtement, ne serait-ce point trop Messieurs les Poètes ?  Que nenni me direz-vous en me parlant de la « Fable d’Ashoka l’empereur » et je ne serai pas capable de vous contredire sur ces lignes – dont je ne veux pas savoir si elles relèvent de la Poésie Classique ou non – Ceci en raison de la qualité de l’auteur dont on peut se demander s’il nous emmène dans un autre monde avant que nous ne nous posions la question « Est-ce vraiment un autre monde ? » Toujours est-il que la fin, inattendue, est superbe …

Elle est tellement belle que je ne veux en priver personne et reprendrai les trois dernières lignes de ce texte :

« La beauté,

« Où qu’elle prenne  naissance

« Est la seule vraie puissance ».

On ne peut que remercier Alain MARCHAND  de nous avoir présenté cet empereur indien du troisième siècle avant J.-C.

                            

Autres créations

 

Sur le plateau tournant d’un théâtre, on ferait ensuite tourner les têtes vers un récit de Khaled YOUSSEF intitulé « Réfugiés chez un Syrien » avant de retrouver deux pages en quadrichromies comme dans les numéros précédents.

Mais, avant, vous pourrez lire encore deux poèmes, l’un de Khaled YOUSSEF, l’autre d’Alain CLASTRES ainsi qu’un texte de Caroline CLEMENT dont le titre va tellement de soi que je ne m’étais même pas aperçu de son absence en première lecture… Pourtant, la forme littéraire n’est pas ici à vanter, mais l’idée développée l’est avec force réalisme : notre passage de plusieurs vies sur cette terre.

Cette idée qui fait souvent se gausser vos amis est ici présentée de manière intéressante : point de Livre des Morts Tibétain, point de Livre des Morts Égyptien qui semblent souvent irréalistes mais que l’auteur, tout comme moi, doit avoir dans sa bibliothèque… Non, c’est plus simple que cela : l’auteur s’intéresse d’abord aux différentes vies que nous vivons tous lors d’un passage sur terre. Sans penser à votre retour sur terre après votre mort, lisez le texte de Caroline CLEMENT.  Si vous  n’êtes pas convaincu, vous penserez certainement que cela mérite une très sérieuse réflexion…Réflexion qui est  la mienne depuis plus de quarante ans et qui est, bien évidemment, passée par la lecture des deux livres précités et bien d’autres ouvrages dont certains sont aussi convaincants que les feuillets agrafés de notre participant au Salon du livre évoqué précédemment… 

Laissons Caroline CLEMENT méditer et admirons les pages 28 et 29 très bien montées. Une mise en page très claire et aérée nous apportant l’oxygène que nous attendions : une réelle qualité visuelle s’ajoutant au contenu (dont de très belles illustrations).

 

 Qu’est-ce qu’une poésie mineure ?

 

 Puis nous entrons vraiment dans le monde de la poésie avec deux pages et demie d’explications de Dina SAHYOUNI qui s’attaque à une question importante: « Qu’est-ce qu’une poésie mineure ? ». Voilà une question sérieuse qui rappelle l’existence du « bas latin » dont on nous parlait autrefois au lycée… Ce propos est suivi, bien évidemment, de plusieurs poèmes avant d’entrer dans « Les chroniques, critiques et notes de lecture »

 Voilà, ici, quelques points de vue intéressants dépassant le nombrilisme de chacun qui est souvent bien trop présent. Je pense ici au poème dont je vous ai parlé, poème dont l’auteur a cru bon de le mettre sous copyright, pensant certainement qu’il passerait des siècles et des siècles… Je vous avouerai pour ma part que mes livres ont été déposés, à l’état de manuscrit, au service dédié de la Société des Gens de Lettres de France, dont je fais partie depuis une trentaine d’années, mais que cela ne m’empêche pas d’en retrouver de larges extraits sur certains sites Web ! Mais n’est-ce pas aussi  - si l’on reste correct (il y a des lois) quant à la longueur des extraits -  une publicité pour un livre ?

 

Poésie, te voilà revenue ?

 

Nos amis poètes, qui se plaignent toujours d’être les mal-aimés de la presse en n’y ayant pas la place méritée, sont de retour dans « Les chroniques, critiques et notes de lecture » en débutant « Sous le soleil de poésie » par un article de Michel LAGRANGE qui se demande : « La poésie a-t-elle une fonction ? ».

Pour ma part, j’ai ensuite été intéressé par un article du responsable de la revue, Stephen BLANCHARD, et son titre : « Un vent de poésie » alors que je pense avoir été pris, à travers ces pages, par un véritable « Tsunami de poésie » dont certains poètes auront eu quelques difficultés à sortir vivants tout en ayant crié au secours auprès de Stephen BLANCHARD dans un numéro précédent… Comme quoi notre pythonisse, dont je me suis moqué au début de cet article, existe peut-être…

Toujours est-il que, si j’évoque ce secours demandé à Stephen BLANCHARD, ce n’est pas par hasard mais uniquement parce que j’ai vu les plaintes fort nombreuses de jeunes poètes contre les médias qui ne savent pas apprécier leur génie…  Toutefois, j’avouerai qu’il en est ainsi sur ce site qui ne met en ligne que des poèmes classiques, cela faisant partie de notre charte élaborée avec des prosateurs et des poètes.

Mais, soyons sérieux : dans ce numéro de « FLORILEGE », que de place pour les poètes alors que j’ai vu peu de nouvelles, contes, etc…

Toutefois, on ne peut pas regretter la présence de certains textes, par exemple, cette présentation que fait Louis DELORME  d’un travail de Jeanne CHAMPEL-GRENIER : « Le ciel est bleu, ma mère est belle »… Ainsi trouve-ton, dans les pages suivantes « chroniques et notes de lecture » des poètes que nous découvrons ainsi que des revues  comme « Libellé », mensuel de poésie, présenté par Louis DELORME.

Nous partons ensuite pour un autre monde, celui de la science-fiction, avec la chronique de Jean CLAVAL. Voilà un monde que je ne connais pas - tout comme, je le suppose certains d’entre vous – et je serais heureux d’être initié par Jean CLAVAL et par Internet tout à la fois…

La « Chronique huronnique » de Louis LEFEBVRE, évidemment présente, a la malchance de débuter par un magnifique mastic typographique. Malheureusement, voilà une chose qui arrive, un jour ou l’autre, à tout auteur de l’écrit.

L’ouvrage se termine ensuite par des chroniques et notes de lecture comme à son habitude…ainsi qu’un récit-témoignage dont nous nous ferons ici l’écho dès que possible.

Je pense que la revue a, ici, gravi une marche mais qu’il ne faudrait pas qu’elle se laisse envahir par nos amis les poètes, la création artistique et littéraire n’étant pas uniquement de la « Nov/Poésie », comme j’ai appelé ce nouveau venu. De toutes manières, les responsables de cette revue devraient recevoir commentaires et desiderata de ses lecteurs… Je les lirai, comme beaucoup, avec intérêt…

 

RECEVOIR LA REVUE OU S’ABONNER : tous les renseignements nécessaires vous seront donnés en contactant le responsable : aeropageblanchard@gmail.com

 

 

 

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05 juillet 2017

Il est bien difficile d'éclairer le monde

Martinez 001

            Le coin des poètes
              

           Avec Michel Martinez

 

              Consolation au soleil de juillet

 

Tu veilles tard, soleil, et tu te lèves tôt.

L'été n'est point, pour toi, la saison des vacances ;

Car, outre les rigueurs de l'horaire, il te faut

Produire une chaleur, un éclat, plus intenses.

 

A quoi penses-tu donc lorsque, faisant chemin,

Tu dores tous ces corps allongés sur les plages ?

N'es-tu pas irrité de voir le genre humain

Paresser de la sorte alors que tu voyages ?

 

Si je te parle ainsi, c'est que l'autre matin,

En regardant monter ta belle flamme ronde,

Je crus ouïr ceci, qui me parut chagrin :

"Ah ! Quel rude métier que d'éclairer le monde ! "

 

Va, ne sois plus amer, janvier te vengera :

Tu ne devras alors que d'infimes journées,

Et ta clarté tardive à son tour trouvera

Nos foules avant l'aube aux travaux retournées.

 

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01 juillet 2017

Voir sans percevoir

Michel Klein 001     La rubrique philosophique

         de  Pierre Michel KLEIN

                                                          

      Quand le présent s’absente

 

 

 

Chacun peut remarquer la différence entre un souvenir, où le passé se montre, et une nostalgie, où le passé se vit. Vous vous promenez dans Paris, vos pas vous mènent du côté de la Place de Clichy et là, à l'emplacement de l'ancien cinéma « Gaumont Palace », vous vous souvenez d'y avoir vu « Salomon et la reine de Saba . Ce devait être vers les années 1959 ou 1960, vous revoyez les visages de Yul Brynner, de Gina Lollobrigida, les étoffes somptueuses, les couleurs vives du Cinémascope, votre regard quitte ses perceptions actuelles et se représente un semblant de scène, vous esquissez un sourire, éprouvez un soupçon d'amertume et cela s'arrête là, à deux doigts de l'émotion nostalgique, mais à deux doigts seulement.

Cette émotion elle-même, qui vous amène à replonger fugitivement dans la salle obscure désormais disparue, au fond d'un fauteuil rouge et dans votre corps d'enfant, cette nostalgie évanescente et pure ne vient que par surprise, ou bien elle se refuse et ne vient pas.

 

  Si, cependant, cette vive nostalgie vous surprend, elle emplit votre instant d'une émotion soudaine. A cet instant l'immense présent abandonne sa souveraineté et se revêt d'habits inhabituels, comme ceux d'un ancien empire. C'est d'ailleurs le propre de toute émotion d'habiller le présent d'un vêtement qui n'est pas le sien, de changer la puissance de son apparence contre la puissance d'une autre. Ainsi la terreur revêt-elle entièrement le présent d'une image du futur tout imprégnée de la douleur redoutée. De même la nostalgie revêt-elle le présent d'un habit étranger, non celui du futur, mais celui du passé. Dans les deux cas, l'intensité de l'émotion habille et déshabille au même instant, pousse les comédiens actuels vers les coulisses, et transforme la scène de sorte qu'elle s'efface devant un drame inattendu, bouleversant et invisible. Alors l'énergie qui s'y déploie est telle qu'elle force le regard à se détourner de l'essentiel. Car en cet instant la vérité la plus profonde ne se trouve pas dans ce poignant surgissement du passé, mais à la pointe extrême de ce qui est actuellement vécu, dans la révélation pathétique d'une autre manière de se donner comme n'existant plus, en une certaine inexistence qui n'est pas celle du passé disparu, mais plus étrangement : celle du présent lui-même.

 Car la nostalgie n'est pas seulement un bref retour du temps passé, mais un brusque retrait du temps présent. Bien sûr de jour en jour le présent déjà se retire, mais il le fait lentement, avant  d'amplifier par de nouveaux continents le monde disparu. Sauf qu'à l'instant d'une nostalgie, il se retire tout d'un coup, et c'est alors l'immense actualité même qui passe discrètement à l'état d'oubli momentané. Jusque dans ses infinis détails, l'espace entier se résout alors en une brume invisible et s'évapore, cédant la place entière à un vague parfum à peine sensible. Mais cette dose homéopathique de mémoire suffit à bouleverser les lois immenses de la gravitation universelle, pour lui substituer celles d'une amertume légère et impalpable. Ce n'est pas là une illusion, mais l'entre-vision d'un autre savoir : qu'à l'envers de toute force se tient sa faiblesse, qu'une simple émotion parfois sait détecter.

 Les émotions ne sont pas rares, pourtant elles montrent toutes quelque chose d'exceptionnel.  Toutes habillent le présent d'un avenir attendu ou d'un revenir inattendu, et toutes déshabillent le présent de sa parure ordinaire. « Le roi est nu ! » s'esclaffait l'enfant du conte. « Le présent est nu ! » s'étonnerait-il aussi, s'il allait au bout de son émotion. Car de même que le roi n'est royal que si nous le croyons tel, de même le présent n'est-il impérieux que par la perception qui l'impose.

Or la crainte nous appelle à dé-percevoir, et la nostalgie nous rappelle que nous aurions pu ainsi -percevoir quand il était encore temps. Dé-percevoir ne signifie pas que le présent n'est plus reçu, mais seulement que par cette faille qui le fragilise, une impression nous viendrait du creux de cet instant lui-même, et nous éprouverions du temps qu'il porterait en son cœur : un vide secret.

 

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27 juin 2017

Un incipit dans les Hautes Alpes devrait vous inspirer...

 

    « A livres perchés » Huitième Édition !

 

          Dans le cadre de l’événement « A livres perchés », un concours de nouvelles est organisé par les deux associations : « La Marelle » et « Le comité des fêtes ».
             Ce concours est ouvert à tous. La participation est gratuite.

         Les nouvelles devront parvenir -  impérativement  - avant le 31 juillet 2017 inclus par mail à l’adresse électronique suivante : concours.nouvelles.lardier@gmail.com
         Pour les personnes ne disposant pas de mail, elles devront être envoyées à « A livres perchés », Concours de nouvelles, Association de la Marelle, 05110 Lardier et Valença (Hautes Alpes) avant la même date (le cachet de la poste faisant foi). Le présent règlement est disponible sur le site internet www.marelle05.fr

        Après cette présentation générale, voici le règlement complet du concours que les organisateurs nous ont priés de bien vouloir mettre en ligne à l’intention de nos visiteurs. Nous passerons à l’article 4 après ces nouvelles précisions, tout ce que nous venons d’écrire figurant dans les articles précédents.

       Trois catégories de nouvelles seront primées selon les âges des participants :

Catégorie « enfants » : pour les moins de 12 ans (nés après le 1er août 2005 inclus)

Catégorie « jeunes » pour les 12-17 ans (nés entre le 1er août 1999 inclus et le 31 juillet 2005 inclus)

- Catégorie « adultes » (nés avant le 31 juillet 1999 inclus).

 

- Article 5 :

Chaque nouvelle débutera par l’incipit correspondant à la catégorie dans laquelle concourt l’auteur.

 

CATEGORIE ENFANTS 

Le jardin a bien poussé. Des fleurs et des légumes lui donnent des couleurs vives. Des insectes s’y promènent.
Les enfants de l’école jouent tout autour au ballon prisonnier. La maîtresse ne fait pas de remarques. Avec quelques adultes, les enfants ont créé ce jardin. Et ils le respectent. Aucun n’a l’idée de le piétiner.
Les longues tresses de Taïna balancent d’un côté à l’autre de ses épaules, alors qu’elle court dans l’aire de jeux. Soudain, le ballon échappe aux enfants et finit dans le jardin.
Taïna est la plus proche. C’est elle qui va chercher le ballon. Elle s’approche du jardin où les fleurs sont hautes. Le ballon est à demi-recouvert.
A côté, des tulipes ouvrent leur belle corolle. Un papillon se pose sur l’une d’elles. Taïna s’approche et elle entend « Hé ! Viens, j’ai quelque chose à te dire ». La fillette tourne la tête d’un côté à l’autre. Personne. Elle s’empare du ballon. Et elle entend à nouveau. « Allez, n’aie pas peur. Regarde-moi et écoute. »
Taïna regarde partout, surprise. Elle prend le ballon et l’envoie à ses amis de l’école. Et ses yeux s’arrêtent sur le papillon. Ses ailes déployées, elle s’aperçoit que la voix qu’elle entend, c’est la sienne…

 

 CATEGORIES JEUNES ET ADULTES 

La voiture avalait les virages du collet et hoquetait en prenant de la hauteur. Dans une trouée de ciel bleu, elle avait percé l’épais nuage de la pollution.
Les frimas du début du printemps cinglaient le visage de Fred à travers la vitre ouverte. L’autoradio gueulait un CD de Léonard Cohen. Clope au bec, Fred se frottait les yeux du revers de sa manche. Il exsudait encore les vapeurs d’alcool de la veille. Le coup de fil l’avait comme électrocuté dans son sommeil profond.
« Lève-toi Fred ! », criait la voix.
Sans café, il était incapable de prononcer un mot. La voix avait poursuivi sans lui en laisser la possibilité. « Bouge-toi, je t’envoie dans l’autre monde, la campagne profonde, Fred ! Et le papier, tu dois me le rendre ce soir » riait son rédacteur en chef. Les yeux encore collés de sommeil, il avait attrapé son carnet et noté en grosses lettres majuscules, machinalement.
Il s’était traîné jusqu’à la cuisine et la cafetière. La douche l’avait ranimé. Il avait pris son antique voiture à diesel. Et il était parti.
Le rédac’chef l’envoyait en reportage dans trois villages coincés entre la montagne et la Durance. C’était une forme de punition. Fred payait tous ces articles qu’il n’avait pas rendus à temps, son aversion pour le numérique, Facebook…
Il ne savait pas ce qu’il allait trouver au bout de la route. Son carnet ouvert sur les noms des villages, il jetait un œil sur les notes qu’il avait prises en écoutant son rédacteur en chef au matin. Les habitants des villages échangeaient, partageaient. Les panneaux photovoltaïques fleurissaient sur leurs toits et les petites éoliennes dans leur jardin… Le rédac’chef voulait un reportage sur ce mode de vie, comme s’il y voyait une forme d’exotisme. Fred arriva dans une de leurs réunions en plein air. Il s’attendait à une communauté post-hippie. Ce n’était pas le cas. Il y avait toutes les générations, des manuels et des intellectuels, des dreadlocks et des gens bien peignés. Fred se présenta 

 Article 6:

Inscriptions A Livres PerchésChaque participant devra remplir une fiche séparée d’inscription au concours de nouvelles qui permettra de pouvoir le primer et de garantir son anonymat auprès du jury (voir ci-contre).

 Article 7:

Pour la catégorie « enfants », la nouvelle se composera de 1 à 4 pages. La nouvelle peut être manuscrite.

Pour la catégorie « jeunes », la nouvelle se composera de 2 à 8 pages. Elle sera dactylographiée. Les participants doivent écrire sur des formats A4 en caractère « Times new roman », corps 12.

Pour la catégorie « adultes », la nouvelle présentée comprendra de 4 à 10 pages. La nouvelle sera dactylographiée. Les participants doivent écrire sur des formats A4 en caractère « Times new roman », corps 12.

Les concurrents régleront leur traitement de texte avec un interligne de 1,5. 

Aucun élément permettant d’identifier le candidat ne devra apparaître sur les nouvelles. Tous les textes ne répondant pas strictement à ces critères seront disqualifiés avant d’être présentés au jury.

 L’incipit n’est pas inclus dans le nombre de pages.

 

Article 8 :

Les textes seront inédits et écrits en français. Ils ne peuvent pas avoir reçu d’autre prix. Chaque concurrent ne peut envoyer qu’une nouvelle.

Article 9 :

Un jury composé par les organisateurs du concours se réunira afin de sélectionner les nouvelles primées.

Les trois meilleures nouvelles dans les trois catégories seront primées. 

Les prix seront décernés au cours de « Lardier à livres perchés », entre le 2 et le 3 septembre 2017. 

Article 10 :

Aux termes du concours, les concurrents pourront être sollicités pour autoriser la reproduction de leurs oeuvres à des fins de promotion du concours, …

Les concurrents autorisent la reproduction des textes primés pendant 1 an (y compris dans le recueil de nouvelles), la citation de leur nom ou de leur pseudonyme.

Les meilleures nouvelles seront imprimées et plastifiées, et disposées à Lardier et Valença le 3 septembre 2017 dans des endroits publics et pourront être lues par les visiteurs de la manifestation.

La publication des résultats s’effectuera sur le site www.marelle05.fr après la remise des prix. Les nouvelles primées seront publiées sur ce même site.

 Article 11 :

Les décisions du jury sont sans appel. Le fait de poser sa candidature implique l’acceptation complète du présent règlement et des décisions du jury.

 

 

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24 juin 2017

Instant fugace et rayonnant

Martinez 001

Le coin des poètes

 

 avec   Michel MARTINEZ

 

Un doux rêve

 

 

 Mes chagrins, marquant une trêve,

M'ont accordé quelques instants

De répit, le temps d'un beau rêve :

Ils ont peuplé ma nuit d'enfants.

Oubliant ma peine profonde,

J’ai pris ma place dans leur ronde.

Je me sentais redevenu

Petit garçon, leur petit frère,

Et la souffrance, et la misère,

Tout cela m'était inconnu.

 

Les flambeaux de l’insouciance

Eclairaient à nouveau mon coeur,

Et tous les plaisirs de l'enfance,

Ces fleurs des jardins du bonheur.

Partis le brouhaha des villes

Et les vapeurs d'automobiles !

Mille parfums de fleurs des champs

Faisaient un peu tourner ma tête,

Et mes petits lutins en fête

Remplissaient les airs de leurs chants.

 

Hélas ! cette aimable chimère,

Instant fugace et rayonnant,

D'une existence plus amère

Je la dois payer maintenant ;

Car je cherche en vain une ronde

Où je puisse entrer, en ce monde ;

Et malgré les feux éclatants

Du soleil qui chasse les ombres,

Les jours vous paraisssent bien sombres,

Quand vos nuits se peuplent d'enfants.

 

 

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19 juin 2017

Souriez, La Gazouillette arrive...

 

   LA GAZOUILLETTE DE BORDEAUX

                                                           LOGO VF-01 recadré(1)                                                                           

 

Newsletter : supplément à La Revue des Dossiers d’Aquitaine, carte presse 0998, cppap n°0119G84422, N°117, 15 avril 2017

 

Souriez, La Gazouillette arrive

QUE LE ZEUGME ACTIVE VOS ZYGOMATIQUES

 

Le zeugme (du grec zeugma) est une figure de rhétorique qui sert à rattacher deux ou plusieurs noms à un adjectif ou un verbe, qui logiquement n'ont rien à voir ensemble. En termes clairs, il s’agit d’un attelage de mots de sens différents mais au plus pur effet comique ou poétique selon le cas. Le zeugme est proche du calembour et du burlesque.

Exemple  : "Coupez-lui la tête, ça lui fera les pieds" !

Le zygomatique (du grec zugôma) désigne à la fois le nerf et les muscles de la pommette qui sont sollicités lorsque vous riez suite à la lecture d'un zeugme.

 

Que la lecture et la relecture des quelques zeugmes ci-dessous écrits par des grands poètes ou des anonymes activent vos zygomatiques. Une gymnastique facile et gratuite qui permet à votre doux et beau visage de ne garder, au fil des années, que les rides du sourire.

 

L'âme sans épouvante et les pieds sans souliers

(Victor Hugo, le brave soldat de l'an II).

Sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours (Apollinaire).

Ces larges murs pétris de siècles et de lumière (Lamartine).

Il faut mieux s’enfoncer dans la nuit noire qu’un clou dans la fesse gauche (Pierre Dac).

 

Affolée, Madame était rentrée à la maison en larmes et en taxi.

La tenancière de l’estaminet vendait aux marins de passage autant de boissons que d’amour

Il suivait sa bonne étoile en traversant un champ de carottes.

La maison de notre voisin est couverte de tuiles et d’hypothèques.

Prenant son courage à deux mains et de l’autre son sabre, le kamikaze se fit hara-kiri.

 

À force d’engloutir des médicaments, ce malade pète la santé.

C’est en soutenant sa thèse qu’il est tombé de sa chaise.

Il avait sa maîtresse dans les bras et sa femme sur le dos.

Le garçon glissa un pourboire au chauffeur en même temps que sur le pavé.

 

L’avocat ouvrit la parenthèse et les hostilités.

La peur lui fit serrer les fesses en même temps que les mains de son patron.

Malgré sa tête de turc, le footballeur marqua le but vainqueur.

La prostituée roulait autant sur l’or que dans les caniveaux.

 

Madame tricote enfermée dans sa chambre et sa surdité (Roger Martin du Gard)

Maurice a réveillonné avec des huîtres et une amie d'enfance.

Voyant l'énormité dans une copie d'élève, le sang et le stylo du professeur ne firent qu'un tour.

Cet homme marchait droit loin des sentiers obliques,

Vêtu de probité candide et de lin blanc (Victor Hugo, Booz endormi).

 

En conclusion :

On ne fait pas d’œuvrette sans casser des zeugmes (Marcel Bénabou).

(On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs).

 

 

Les Dossiers d’Aquitaine 7 impasse Bardos 33800 Bordeaux

Tél. : 05 56 91 84 98  Email : contact@ddabordeaux.com

Site Internet : www.ddabordeaux.com

Responsable de la publication : André Desforges ;

Coordinateur : Bernard Dané

Une fois de plus, nous avons la jouissance d'un papier de qualité des "Dossiers d'Aquitaine": que ceux-ci en soient remerciés....

 

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13 juin 2017

A vos plumes! Lancez-vous, faîtes vous plaisir ainsi qu'à ceux qui vous liront ...

Affiche-Nouzilly-A4(2)

 

 La bibliothèque de Nouzilly nous a demandé de mettre en ligne le règlement de son septième concours de nouvelles  "Brèves de plume" 2017... Ce que nous faisons avec plaisir pour les nombreux amateurs de nouvelles qui fréquentent notre site. Bonne lecture à tous et bonne chance.

ARTICLE I : PARTICIPATION AU CONCOURS

Ce concours gratuit est ouvert à toute personne âgée de plus de 18 ans, hormis les écrivains professionnels, les organisateurs,  leurs familles et les membres du jury. 

La participation au concours entraîne l’acceptation pure et simple du présent règlement.

ARTICLE II : ORGANISATEUR

La Bibliothèque Municipale Nouzilire – 1 bis Place Emile Cholet,  37380 NOUZILLY– organise du 1er avril au 31 août 2017 un concours de nouvelles, en Indre-et-Loire, intitulé "BRÈVES DE PLUME", avec le soutien des collectivités publiques et des sociétés partenaires.

 ARTICLE III : CRÉATION ET DIFFUSION

Ce concours est destiné à :

  1. favoriser la création et la diffusion d’œuvres littéraires originales et inédites d’expression française. 
  2. promouvoir les auteurs en herbe.

 ARTICLE IV : ACCÈS ET INFORMATIONS

Le règlement et les modalités de ce concours sont accessibles : 

  1. Par Internet, en envoyant un courriel à : brevesdeplume@laposte.net 
  2. Par courrier en joignant une enveloppe timbrée à la bibliothèque municipale.
  3. Sur le blog : nouzilire.canalblog.com  en scannant le QR code
  4. Sur le site internet de la commune de  Nouzilly :  http://www.nouzilly.fr/

Les organisateurs se réservent le droit de reporter, modifier ou annuler le concours en cas de force majeure. En tout état de cause, leur responsabilité ne saurait être engagée à ce titre.  

ARTICLE V : PRINCIPES DU CONCOURS 

  • UNE NOUVELLE thème et genre libres

                                          un ton humoristique, décalé, sera apprécié

  • LONGUEUR : entre 5 et 12 feuillets A4 (21/29,7 cm), de 25 lignes maximum
  • POLICE DE CARACTÈRE : de type «ARIAL»
  • GRANDEUR DE CARACTÈRE : corps 12 – Marge : 2 cm à gauche – Interlignes : 1,5 cm

 

  • TITRE ET NUMEROTATION: en bas de page, ex : 1/10, 2/10, etc.
  • Type de fichier: format .odt ou .doc uniquement! Pas de .pdf

TEXTE: un texte de qualité avec des constructions grammaticales correctes, une orthographe et une ponctuation soignées…

Pensez au jury qui va vous lire et qui en tiendra compte. 

Veuillez spécifier sur votre texte « œuvre certifiée originale, personnelle et inédite ».

 

Nous vous demandons de ne pas signer votre texte afin de préserver l’anonymat pour le jury

 

TOUT MANUSCRIT NE RÉPONDANT PAS À CES CRITÈRES SERA REFUSÉ

 

ENVOI : envoi par INTERNET,  PAS d’envoi par courrier  postal, SAUF à titre exceptionnel

 PAR COURRIEL à : brevesdeplumes@laposte.net

En précisant le titre de la nouvelle, vos coordonnées: nom, prénom, adresse, téléphone, date de naissance, courriel.

 

EXCEPTIONNELLEMENT PAR COURRIER : à l’adresse suivante: CONCOURS DE NOUVELLES - ADULTES

« BREVES DE PLUME»

MAIRIE - BIBLIOTHEQUE  1 bis Place Emile Cholet - 37380 NOUZILLY

Dans une grande enveloppe contenant votre texte – en 3 exemplaires– et une petite enveloppe sur laquelle est écrit le titre de la nouvelle. Cette petite enveloppe contiendra vos coordonnées précises: prénom, nom, adresse, téléphone, date de naissance, courriel.

 

L’envoi doit être fait avant le 31 août 2017 à minuit 

La réception du manuscrit vaut inscription

Votre nouvelle pourra être publiée dans un recueil, sauf avis contraire explicite écrit de votre part.

En cas de publication par les organisateurs, le manuscrit restera libre de droit.

 

ARTICLE VI : DÉSIGNATION DES LAUREATS

Les manuscrits seront lus de septembre à novembre 2017. Le jury délibérera fin novembre. Les lauréats seront contactés par téléphone, rapidement après la délibération.

 

Les prix seront remis le 

SAMEDI 09 DECEMBRE 2017 A 14H30 

A L’ESPACE CULTUREL NOZILIA, rue du Prieuré

37380 NOUZILLY

(17 km au Nord de TOURS)

 

Le jury est souverain pour désigner les lauréats et leur classement. Il délibère et proclame les résultats. Il assure la diffusion des résultats et la publication éventuelle des œuvres.

La liste des lauréats du concours de nouvelles « BRÈVES DE PLUME » sera diffusée par voie de presse, dans les 8 jours suivant la délibération. 

 

ARTICLE VII : DOTATIONS ET RÉPARTITIONS

Le concours "BRÈVES DE PLUME" est doté de plusieurs prix. La liste sera affichée à la Bibliothèque Municipale.

 

ARTICLE VIII : MODALITÉS DE REMISE DES LOTS

Venez à la remise des prix, le jury et le public apprécieront de vous y rencontrer autour du verre de l’amitié. Quelques nouvelles   récompensées y seront lues.

Les organisateurs se réservent toutefois la possibilité, en cas de force majeure, de remplacer un des prix offerts par un lot de même valeur.

Les prix pourront être retirés à la bibliothèque de NOUZILLY, aux horaires de permanence, jusqu’au 30 décembre 2017 et sur présentation d’une pièce d’identité.

Horaires d’ouverture :  Mercredi : 

15h00 – 17h30

                               Vendredi : 

16h00 – 18h00

                               Samedi : 

10h00 – 12h30

Ouvert le samedi pendant la durée des vacances scolaires

 

ARTICLE IX : RESPONSABILITÉ

Les organisateurs sont dégagés de toute responsabilité en cas de problèmes d’acheminement ou de perte de courrier postal.

 

ARTICLE X : INFORMATIQUE ET LIBERTÉ

Les informations nominatives recueillies pour la participation à ce concours sont traitées conformément à la Loi de janvier 1978 «Informatique et liberté».

 

 

 

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10 juin 2017

"XYZ.La revue de la nouvelle" sur le chemin du retour...

              Présentation par l’éditeur du N°130  

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     Un album de la famille XYZ

 

Le numéro 130 est le fruit d’une collaboration spéciale avec la photographe Anne-Marie Guérineau. Les nouvelliers se sont inspirés d’une sélection de photos tirées de l’exposition Que fais-tu là ? tenue à Trois-Rivières à l’automne 2016. Ces photos de type familial, volontairement surannées et prosaïques, sont des portraits de personnes du quotidien posant pour la mémoire.

Le lecteur les trouve reproduites dans nos pages, accompagnant les nouvelles qu’elles ont inspirées. On constate avec émerveillement leur pouvoir d’évocation. Les photos en elles-mêmes suffisent aux écrivains pour imaginer la vie et la profondeur du passé. Le numéro devient ainsi une espèce d’album de famille métaphorique, en plus de grouper la quasi-totalité du collectif de rédaction.

Les nouvelles hors thème présentent des fictions sur la psychanalyse (Claudine Potvin), la genèse du christianisme (Jean-Pierre Vidal) et la tragique mort d’un chien (Robert Baillie). Le traducteur Jean-Marcel Morlat nous fait découvrir l’auteur anglais James Kirkup, avec une nouvelle campée au Japon dont le titre est « Le maître du bonsaï ».

Enfin, David Dorais lit pour nous le recueil néoféministe Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard. Le numéro 130 est le premier numéro à paraître depuis le décès de l’éditeur et cofondateur de la revue, Gaëtan Lévesque, survenu le 18 mars 2017.

Album de famille : Jean-Paul Beaumier, Bertrand Bergeron, André Berthiaume, Gaëtan Brulotte, André Carpentier, Christine Champagne, Esther Croft, David Dorais, Christiane Lahaie, Jean-Sébastien Lemieux, Sylvie Massicotte et Hélène Rioux. Thème libre : Robert Baillie, Claudine Potvin et JeanPierre Vidal. Hors-frontières : James Kirkup.

XYZ. La revue de la nouvelle, no 130, « Album de famille », été 2017, est offerte dans toutes les bonnes librairies au coût de 12 $, taxes en sus.*

Éditeur : Jacques Richer • Directeur de la rédaction : Nicolas Tremblay

Membres du collectif de rédaction : Jean-Paul Beaumier, Bertrand Bergeron, Gaëtan Brulotte, André Carpentier, Christine Champagne, Esther Croft, David Dorais, Christiane Lahaie, Jean-Sébastien Lemieux, Michel Lord, Sylvie Massicotte, Régis Normandeau et Hélène Rioux.

Distribution : Dimedia inc., 539, boul. Lebeau, Saint-Laurent (Québec) H4N 1S2 

• Téléphone : 514.336.39.41 • Télécopieur : 514.331.39.16 • Courriel : general@dimedia.qc.ca

Source : XYZ. La revue de la nouvelle

XYZ. La revue de la nouvelle, 11860, rue Guertin, Montréal (Québec) H4J 1V6

Téléphone : 514.523.77.72

Courriel : info@xyzrevue.com • Site Internet : www.xyzrevue.com

 

*XYZ. La revue de la nouvelle est distribuée et diffusée en Europe par :

Librairie du Québec, 30 rue Gay-Lussac, 75005 PARIS.

Tél. : 0143544902. Télécopie : 0143543915.

www.librairieduquebec.fr       libraires@librairieduquebec.fr 

 

 

 

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01 juin 2017

De par sa naissance, l'instant présent disparaît...

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     La rubrique philosophique

           de  Pierre Michel KLEIN

 

 

            Longueur et profondeur

 

 

       Nous vivons tous à l'instant présent. Un papillon, un abricot, une planète ou un caillou vivent leur instant présent. Il est vrai que pour le caillou, il vaudrait mieux dire qu'il « existe » à cet instant, mais comme il n'en sait rien, il faut bien lui prêter un peu de notre pensée pour qu'il l'admette. Nous vivons donc tous notre instant présent. Or, selon le moment, il revêt des qualités bien différentes.

   Ce peut être un instant comme un autre, quand nous rêvassons dans un square, ou quand nous nous absorbons dans une activité ordinaire. Mais cet instant peut se montrer aussi tout à fait exceptionnel, ne ressembler manifestement à aucun autre. Comme lors d'un succès formidable, d'une rencontre miraculeuse, d'une naissance, comme aussi les brefs instants qui précèdent et préparent ces surgissements. Nous vivons tous à l'instant présent, mais tout instant présente ainsi ce double caractère d'être une quantité presque objectivement négligeable et d'une qualité pouvant confiner à l'infini.

 

   Pourtant, nous savons bien que l'instant présent n'apparaît que pour disparaître aussitôt. Notre mémoire déjà le retient quand il vient de s'anéantir pour toujours. Or ce que maintient notre mémoire n'est pas l'instant présent, mais la trace qu'il perçoit : bien sûr, chacun sait qu'une dent de mammouth n'est pas le mammouth lui-même, présent en chair et en os. Ainsi le moindre de vos instants sombre-t-il avec lui dans la préhistoire. Peut-être alors vous arrive-t-il de penser que le présent, aussi extraordinaire soit l'émotion qui vous en emplit, reste un îlot minuscule au milieu du néant et que, pourtant, c'est là où éclate votre joie, où se tait votre tristesse et où vos indifférences s'habituent. Alors cette idée vous vient que le présent est la Terre elle-même, ou bien l'Histoire tout entière, troublée, ravagée, si belle, merveilleuse ou sinistre, cette immensité  fabuleuse absolument distincte de Rien, mais apparemment faite pour lui ressembler comme deux gouttes d'eau.

     Un jour, ce présent immense et fugitif sera celui de votre ultime apparition à vous-même et de votre disparition définitive. L'un et l'autre au même instant. Le dernier instant de ce jour sera encore présent, mais en ce qu'il s'imposera aussi comme le premier d'une obscurité indéfinie, ce présent semblera vous inviter à  une course aveugle, où seuls d'autres regards lui reconnaîtront ce nom : « présent ». Mais quant à vous-même, existera-t-il vraiment un présent à chaque instant de votre nuit ? Vous pensez aujourd'hui qu'il y aura toujours un monde pour se souvenir des morts, mais vous songez aussi qu'après ce monde en suivra un autre qui ne se rappellera rien, et puis un autre encore qui se fondra dans l'univers, jusqu'à ce que l'univers s'engloutisse lui-même, tel un oiseau suivi du regard et qui se perd à l'horizon. Un bref instant et tous les regards s'effaceront avec lui. Existera-t-il un « présent » témoin d'un tel événement, un « présent » infaillible désormais voué à une patience sans espoir, et seulement chargé de ne garder scrupuleusement qu'un fantôme, une ombre anéantie ? 

 L'Univers, devenu rien, garde-t-il l'ombre de ce qu'il fut ? Il ne lui reste plus que cette question : qu'est-ce qu'avoir été ? Un présent n'est-il fait que pour commencer une longue absence ? Il nous est dit que tout a commencé par un « big bang » une gigantesque explosion d'où serait né le temps lui-même. Mais cette explosion fut-elle alors un événement « présent » ?  Chacun de nous à sa mesure est une explosion immense, chacune de nos actions commence une infinité de conséquences, serait-ce pour cette fourmi chassée par l'approche de nos pas. Or notre «  big bang » personnel est aussi mystérieusement « présent » que celui d'où aurait surgi le temps. Car il y a quatorze milliards d'années le temps est né, et le présent avec lui. Or cela présuppose un temps et un présent sans existence. Qu'est-ce qu'un présent sans existence ? Un présent qui n'existe pas ? Le Big Bang lui-même ? Le commencement de tout ?

 Ce temps bien sûr est trop lointain pour votre mémoire. Pourtant une réponse vous est donnée, chaque nuit, quand vous dormez, à l'instant même où commence votre sommeil profond. Car si votre conscience envisage la longueur de vos temps, votre inconscience sait peut-être parvenir à la profondeur de vos instants.

 

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29 mai 2017

Coups de feu... Coups de bluff !

 

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Gouverner avec les citoyens, est-ce les

mettre devant les affaires accomplies en

leur demandant ensuite leur approbation ?

 

                      Par François LÉGER

 

 

Au cours de cette longue période de campagne électorale, combien de citoyens, combien de Français – pour augmenter leurs chances de devenir président de la République – ne nous ont-ils pas noyés dans un flot de promesses nous faisant voir la vie en rose (ou presque car, aujourd’hui, nous en sommes bien loin pour les raisons que chacun connaît et sur lesquelles je me tairai car ce site n’a pas vocation à s’ouvrir sur la politique)… C’est dire que, finalement, nombre de mes concitoyens doivent, comme moi, être un peu perdus et surpris par certains petits événements de la vie courante.

 Par exemple, j’avais cru comprendre que les électeurs de la Présidentielle, comme ceux des législatives qui arrivent à grands pas, seraient informés des décisions que nos dirigeants comptaient prendre dans tel ou tel domaine, informés, voire consultés…

 Aussi est-ce avec surprise que je me suis vu envoyer - le 19 mai à 1 h 16 du matin - ce mail concernant les pompiers qui était quelque peu décalé entre l’action et la consultation mais ce devait être là une information brûlante dont il fallait absolument avoir connaissance et qui était envoyée en pleine nuit pour que nous ayons le temps de prendre connaissance de tous les éléments en cause.

Le signataire de ce document devait connaître ma réponse… En effet, responsable Sondage Services Publics, M. Julien Imbert doit évidemment être contre puisque les pompiers, je pense, font partie des services publics financés par nos impôts.

De plus, pourquoi demander ainsi des avis puisque l’auteur de ces lignes avoue, dès le début : « Certaines interventions des pompiers seront facturées ». La décision est évidemment prise et il ne manque que la grille tarifaire : combien pour une hanche cassée, pour un infarctus, une chute à domicile (suivant l’horaire ?), les accidents vasculaires cérébraux et autres petites choses que nos seniors réservent à nos dévoués pompiers ? Bien évidemment, lorsque j’aurai la grille tarifaire des interventions, je vous en ferai part.

Puis, le 27 mai à 17 h 20, j’ai reçu l’autre mail concernant une enquête spéciale dont la réponse me semble figurer dans la question. De fait, la question est claire : « Etes-vous pour ou contre sur le port de l’arme de service des policiers en toutes circonstances ? »… S’il s’agit d’une arme de service, que penser ?

Voilà donc bien des mails inutiles

 

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26 mai 2017

Ces vies que nous avons vécues...

 

 

« La Fête des Mères » par François  LÉGER

 

 

« Les douleurs légères s’expriment ;

 les grandes douleurs sont muettes » 

(Sénèque. Entre 4 avant et 1 après J.-C.)

 

 

Certes, voilà déjà plusieurs décennies que tu nous as abandonnés (par la volonté de  Dieu), ne laissant sur cette terre, de notre famille proche des gens vraiment liés par l’affection et la sincérité de leurs relations, pratiquement que Sylvain et moi, tes deux fils déjà privés de leur père depuis plusieurs années en raison d’une « longue et cruelle  maladie »…

Certes, depuis la disparition de papa, tu avais tenu à assumer à toi seule le rôle des deux parents : assurer à tes deux fils l’éducation et l’instruction, tout ce qui leur serait nécessaire  pour réussir leurs vies d’hommes et créer chacun un enviable foyer dans lequel règnerait le bonheur…

Pour cela, tu peux me croire, maman : tu as réussi et, à la fin de notre traversée du désert, avant de passer, l’un et l’autre, la dernière porte du « plancher des vaches »…derrière laquelle nous sommes toujours persuadés de vous retrouver dès la porte franchie, toi, père et les membres de notre famille avec lesquels nous avons vécu de bons petits morceaux de bonheur…

En tout cas, tu mérites vraiment que l’on te prouve, en cette fête des mères et à tout moment, tout ce que nous te devons….. Tu as réussi : devenu un médecin hospitalier connu et reconnu, il s’en faudrait de peu pour que Sylvain ait du mal à sortir de l’hôpital sans affronter une cohorte de jeunes femmes en fleurs, expression consacrée car certaines sont bien étiolées déjà et auront certainement bien du mal, un jour, de s’entendre dire par l’un de leurs enfants  : « Maman, toi qui es la plus belle du monde… »… Dans un tel cas, il leur faudrait emmener ce « beau petit » - qui ne ressemble qu’à son père (Certains enfants ont de la chance dès la naissance !) – assez rapidement chez un ophtalmologiste de qualité !

En tout cas, Sylvain a trouvé son autre moitié (tu comprendras aisément mon expression pour m’avoir entendu parler de Platon devant plusieurs centaines de personnes dans certaines de mes conférences !) Eh oui ! J’ai eu la chance de trouver quelques bienfaiteurs pour pouvoir continuer cette activité (modérément) et une autre sorte de bienfaiteurs qui me permettent d’écrire encore des livres sans avoir le couteau sous la gorge et en percevant quelques droits d’auteurs tout de même… Tu te souviens de cette triste année au cours de laquelle mon éditeur m’a dit qu’il ne me devait rien faute d’avoir vendu le moindre ouvrage alors que, sans rien demander, une de mes associations de défense d’auteurs venait de m’adresser un chèque (petit certes !) pour mes ouvrages vendus à l’étranger…

Maintenant, je vis des mots après avoir encaissé tous ces maux qui m’ont brutalement convaincu des vérités de Sénèque… Je me souviens de la disparition de mon père après laquelle lorsque j’avais un problème, je me disais : « Tu demanderas à papa »…  Puis, j’ajoutai en moi-même : « Il est trop tard, mon gars, papa ne peut plus t’aider, encore que… » Pourquoi ce « Encore que ? »… Parce que, comme tu le sais, je suis persuadé que les morts et les vivants peuvent arriver à communiquer comme nous nous l’étions promis et n’y avons pas réussi, mais le fait de ne pas réussir quelque chose ne prouve en rien sa « non-existence »…

Je viens de te dire comment j’avais réagi à la mort de papa, mais tu ne sais peut-être pas ce qui s’est passé pour nous… Je me souviens - maintenant sans trop de douleurs. Etant chez toi pour quelques jours, un matin au cours duquel je devais t’emmener pour acheter des vêtements, je me suis réveillé et n’entendant pas de bruit dans l’appartement, je t’ai appelé : rien ; le silence ! Je me suis précipité dans ta chambre où la réponse est tombée comme un coup de poignard !

J’ai dû faire des démarches et j’ai été surpris de ne pas avoir envie de pleurer, une envie qui est arrivée douze heures après… J’ai alors vécu cette citation de Sénèque qui m’avait laissé froid en classe de philosophie : « Les douleurs légères s’expriment ; les grandes douleurs sont muettes ».

En attendant de nous retrouver (comme j’en suis persuadé), je te souhaite une bonne Fête des Mères et t’adresse ci-après un bouquet de vers dont étions tous deux tombés amoureux… 

Sur trois marches de marbre rose

« Depuis qu'Adam, ce cruel homme,
« A perdu son fameux jardin,
« Où sa femme, autour d'une pomme,
« Gambadait sans vertugadin,
« Je ne crois pas que sur la terre
« Il soit un lieu d'arbres planté
« Plus célébré, plus visité,
« Mieux fait, plus joli, mieux hanté,
« Mieux exercé dans l'art de plaire,
« Plus examiné, plus vanté,
« Plus décrit, plus lu, plus chanté,
« Que l'ennuyeux parc de Versailles… 

  (Alfred de Musset  1810-1857)

 

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22 mai 2017

Vivez un bien agréable moment, le samedi 3 juin, à Aubagne<...

 

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" 2017, l’odyssée de la fable, depuis

ESOPE,  jusqu’à Jean DI FUSCO…"

        Vous ne regretterez vraiment pas d’avoir répondu par l’affirmative à l’invitation, à Aubagne, de l’association Provence-poésie qui vous propose, le  samedi 3 juin de 16 heures à 19h30, à la Maison Vie Associative- Allée R.Govi,  un moment à nul autre pareil intitulé :« 2017, l'odyssée de la fable depuis ESOPE jusqu'à Jean DI FUSCO ».

               Voilà une bien importante rétrospective des fabulistes, animée par Denise BIONDO  avec  Alain VERRIEZ, à l'accordéon, une rétrospective bien courte dans laquelle il fallait oser se lancer ! Mais il est vrai que ce spectacle pourrait très bien avoir une suite ultérieurement tant le sujet est vaste et s’adresse à un public de tous les âges !

         Vous applaudirez (sous réserves) Danyel CAMOIN (La Fontaine et Brassens), Alain D'AIX (ALLAIS)  Valérie DEMARCQ (Marie De France)  (Alice HUGO), Joëlle ;FOIN, Jean-André MARGOSSIAN (Jacques Roubaud) ; Mauricette BUFFE (Françoise Sagan) Edouard, Guy FEUGIER, Jean-Claude COLAY, etc...

Réception : Micheline DAOU - Valérie DEMARCQ - Jean-Claude COLAY

 

Auteurs invités à la table de dédicaces :

Janine RAVEL - Daniel GLIZE -  Alain D'AIX, avec une présentation par Micheline ou Valérie des œuvres de Jean DI FUSCO.

Vous sera également  présentée l'oeuvre poétique des trente élèves du collège Lakanal sous la direction de Jérémy ENGLER. En seconde partie, vous pourrez apprécier un hommage à Jean DI FUSCO (lecture de ses textes par des adhérents et amis) avant un final en musique avec ALAIN VERRIEZ.

 

 

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