Un essai et une incursion dans la nouvelle Photo_Fran_oisavant de revenir à l'essai...

Lorsque, nominé dans un concours littéraire, un auteur à la fois d'un âge certain et d'une notoriété presque limitée à sa famille et ses amis, écrivains ou non, est appelé pour recevoir un  prix venant récompenser son dernier ouvrage ou la qualité d'un manuscrit dont la publication ne serait que justice, tout le monde est admiratif...

Tout le monde est prêt à crier au grand homme - ce grand homme que l'on ne parvient jamais à être pour sa femme ou son valet de chambre ! - jusqu'au moment où son épouse, présente dans la salle, avoue à ses voisins que son mari a été journaliste. Un homme qui a, ainsi, passé toute sa vie dans les médias, une vie professionnelle marquée aussi par plusieurs décennies de collaboration à un même organe de presse dans lequel il a eu ses époques de journaliste politique et social, de critiques musicales qu'il a assumées en vrai mélomane et en piètre instrumentiste à la fois, avant de terminer chroniqueur judiciaire... La même réflexion fuse alors - toujours la même - ici et là: "Un journaliste? Evidemment, c'est différent... Il n'a pas un grand mérite: il n'a fait que continuer à écrire tranquillement..."

Ah, s'ils savaient, tous ces braves gens enfermés dans des certitudes trompeuses, s'ils savaient combien la profession de journaliste est différente de celle d'auteur, puis d'écrivain... Le journaliste qui "entre en littérature" à un âge avancé - selon la belle expression de Jean d'Ormesson - se demande en premier lieu s'il ne se réévalue pas et s'il sera capable de l'écrire ce premier livre dont il rêve depuis tant d'années... Puis, il se lance dans un essai socio-économique qui est bien un prolongement de son métier même s'il doit passer d'une prose de dix pages bien charpentées à un ouvrage de quelque deux cents feuillets dont le squelette doit être sérieux et porter constamment des jugements et des explications qui doivent être justes et s'avérer dans le temps.

La première séance de dédicaces passée, il se lance alors dans un second essai avant de relire, par hasard, quelques-unes de ces nouvelles de grands auteurs comme Monsieur de La Fontaine qui, après avoir quelque peu plagié Boccace, a eu le génie de ses fables inimitables; de grands auteurs comme Prosper Mérimée - qui a oublié "Colomba" ou "Carmen", cette autre nouvelle qui servit au livret de l'opéra-comique de ce cher Bizet ? - ou Jules Verne ! Le journaliste pense alors qu'il pourrait continuer, sous cette forme d'écriture, à "informer" et "aider à comprendre", les deux grandes missions qu'il s'était données dans les médias.

Alors, tout en continuant à se documenter pour transformer ce deuxième essai auquel il pense, il fait quelques nouvelles. Dans le doute de son travail, il multiplie les concours pour se situer parmi les auteurs amateurs de ce genre, paraît-il, "mal aimé" en France. Une inquiétude légitime  car, entre un article de journal et cette écriture, il n'y a pas un torrent ou une rivière, mais un océan dans lequel il craint de se noyer ou de perdre son âme. Des prix arrivent et le journaliste se laisse alors dévorer avec un certain plaisir par ce nouveau style qui lui devient cher et le pousse à proposer un premier recueil de nouvelles à des éditeurs, un premier recueil de nouvelles de styles très différents ayant pour titre "D'ici et au-delà"...

Insatisfait, il se dirige alors vers le recueil de nouvelles thématiques dont une première mouture - déjà élaborée - arrive en librairies sous le titre de "Entre rêve et réalité"... Un  livre avec lequel il espère avoir répondu à la formule de Jean d'Ormesson tout en faisant évoluer son travail puisque cet ouvrage - présenté par la maison d'édition l'ayant publié en tant que recueil de nouvelles - est en fait bel et bien un essai. Comme M. Jourdain avait fait de la prose sans le savoir, François LEGER est revenu à l'essai. Cet essai ainsi défini par Le Robert : "Ouvrage littéraire en prose, de facture très libre, traitant d'un sujet qu'il n'épuise pas ou réunissant des articles divers"... Cette fois, l'auteur a vraiment trouvé sa voie, cette voie qu'il ne quittera plus.

Toutefois, François LEGER, journaliste honoraire et membre de la Société des Gens de Lettres de France, jamais satisfait, continue à travailler sur le chemin de la littérature et vers la satisfaction de ses lecteurs. Pour en savoir plus sur cet homme dont l'amour de la langue de la mère patrie l'a mené à être membre de l'association de Défense de la Langue Française, il vous suffira d'aller vous promener sur www.inoctavo.com qui présente quelques commentaires de la presse, mais aussi sur les différents thèmes de ce site Internet sur lequel vous êtes qui est le sien et le vôtre. Car, François LEGER ne veut pas, ici, céder à la mégalomanie ambiante, mais faire de ce "blog" un point de rencontres sur lequel il vous présente ses livres, ses manuscrits, ses projets et ses rêves et tient à jour le calendrier de ses participations à des Salons du Livre et de ses séances de dédicaces.

Ne voulant pas non  plus, solliloquer sur son blog, c'est avec plaisir qu'il lira vos réactions, ces réactions de lecteurs qui manquent trop souvent à ceux qui écrivent les livres... Ces gens qui ne sont pas encore retirés du monde comme le pensait une enfant rencontrée par l'auteur lors d'une séance de signatures, une enfant qui l'a regardé droit dans les yeux en lui demandant : "C'est vous qui avez écrit ce livre? Tous les gens qui font des livres ne sont pas morts, alors?".