29 juillet 2009
Un rythme berceur...
Avec Maurice DUSSOL
Et quand, par les tilleuls...
Dans mon jardin paisible où le Mistral lui même
Ne pénètre parfois qu'en souffle murmuré
Le calme de l'Eté semble s'être emmuré:
Rien ne vient perturber le silence que j'aime.
Au pied du vieux tilleul frémit la girandole
De cercles lumineux faiblement irisés
Enfants du dieu soleil, en rayons tamisés
Qui, se superposant, dansent la farandole.
Pénombre ensoleillée aux furtives lumières,
Rien ne saurait troubler son calme et sa douceur;
L'heure succède à l'heure en un rythme berceur
Diluant les couleurs de mes roses trémières.
Je voudrais savourer ce demi rêve étrange
Qui se dessine si mal au flou de mon désir
Mais loin de rechercher l'âme de mon plaisir,
Craignant de l'effrayer, je reste sur sa frange.
27 juillet 2009
Points d'orgue du Midi...
Avec Maurice DUSSOL
DOLOMIES
Etranges minarets ou bien monstres énormes,
Vieux châteaux aux créneaux en partie écroulés,
Plantés, de ci, de là, groupes ruiniformes,
Pics antédiluviens des siècles écoulés,
Rongés par les effets de la rage éolienne
Qui, dans la dolomie, amasse un sable d'or,
Soumis à chaque vent, de quelque lieu qu'il vienne,
Mais dont le plus cruel est bien le vent du Nord,
Fiers, sur les hauts plateaux du Larzac, d'Escandorgue,
Dans ces lieux où le roc lui-même a tant souffert,
Vous êtes, du Midi, comme autant de points d'orgue,
Décor qu'aurait choisi Dante, pour son enfer.
Les nobles templiers, revenant de Croisade,
Ont su trouver, chez vous, de sauvages beautés:
Ils ont créé Cernon et la Couvertoirade
Pour y vivre, sereins, dans leurs communautés.
Ils ne vous ont pas vus en villages fantômes
Mais ils ont pris, d'instinct, modèle sur vos tours,
Mettant vos majestés à l'échelle des hommes,
Imitant vos donjons et vos rudes contours,
Ils ont édifié des remparts imprenables
Aux murs noirs que l'Hiver est le seul à blanchir,
Puis ils les ont cernés de fossés redoutables
Que, même le démon, n'osa jamais franchir.
23 juillet 2009
Ne serait-elle pas plus belle, la vie ?
Nouveau regard vers les frontispices des édifices publics
Si Jules Renard affirmait "Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain ils ne le sont plus", ne le croyez surtout pas!
Par François LÉGER
Après nous être intéressés, dans un précédent article, à la Liberté dont nous avons vu qu'elle formait, avec les deux autres mots inscrits sur les frontispices de nos monuments publics - Égalité, Fraternité -, la trilogie du bonheur dans le Pays des Droits de l'Homme, il était logique de parler de cette fameuse égalité sensée régner en France.
Or, nombre des lecteurs de ce site, comme la plupart de nos concitoyens, auront tendance à croire sans la moindre hésitation Jules Renard lorsqu'il écrit: "Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain ils ne le sont plus". Certes, cela sonne bien , mais malheureusement cela sonne faux et il ne tient qu'à nous de faire en sorte que cela sonne de plus en plus faux au fil du temps... Voilà d'ailleurs une belle phrase avec laquelle Jules Renard s'est fait plaisir tout en sachant parfaitement que l'on ne pouvait en aucun cas la prendre pour vraie, même sans la moindre analyse...
De fait, tous nos concitoyens savent parfaitement que les hommes naissent tous inégaux et que, dès le lendemain, ils deviennent égaux en droits!!!
Car, finalement, ne pensez-vous pas que la plus grande inégalité des hommes pourrait bien être, dans notre pays, l'inégalité que nous trouvons tous dans nos berceaux? Non, contrairement à ce que vous pensez, je ne veux pas parler, pour le moment, du milieu social dans lequel arrive un enfant, mais dans quel état physique il se présente pour affronter les heurs et malheurs de notre vie terrestre qui ne nous épargne nullement les embûches.
Pensez-vous que ce beau bébé, en parfaite santé, qui pourra faire un bel adolescent puis un bel homme ou une belle femme, et cet autre qui va devoir passer sa vie sur une planche, sans pratiquement pouvoir bouger, parce que la nature en a décidé ainsi, sont égaux à la naissance? Pensez-vous que ce bébé dont les capacités intellectuelles se révéleront particulièrement faibles et cet autre qui aura un quotient intellectuel de 120 (qui est généralement considéré comme étant nécessaire pour faire l'École Polytechnique) sont égaux à la naissance? Chaque individu naît avec un certain nombre d'atouts, nombre plus ou moins grand, pour "faire sa vie" et des handicaps qu'il tentera de cacher tant que faire se pourra... Comment peut-on dire, dans de telles conditions, qui sont celles inhérentes à la nature humaine, que tous les hommes et toutes les femmes de demain naissent égaux?
N'est-il pas nécessaire d'être réaliste et de voir les choses en face? Serez-vous capable de gagner le tour de France, eussiez-vous pu écrire la Théorie de la Relativité, croyez-vous que vous pourrez trouver ce qu'est le sida et en même temps le soigner ? Non, vous êtes absolument conscient que vous n'avez pas ces facultés ou, si tel est le cas, je vous applaudis très fort car, personnellement, je n'ai réussi qu'à être un petit écrivaillon de province! Et encore, pour en arriver là, il m'a fallu beaucoup travailler alors que j'ai des camarades de lycée qui sont devenus cardiologues ou pilotes de chasse sans vraiment se casser la tête...
Une égalité sensée entre les hommes...
Mais, cela étant dit, il est bien évident que chacun trouve aussi dans son berceau un certain milieu social, mais que ce milieu social aura plus ou moins d'influence selon les individus...
Le temps est fini où le fils d'ouvrier ne pouvait être qu'ouvrier, où le fils de mineur devrait travailler à la mine, où le fils d'un journalier de campagne ne pouvait pas espérer des merveilles de la vie. Certes, je conçois que le fils d'un médecin et d'un professeur d'Université sera - en principe - beaucoup plus "porté" dans ses études que le fils d'un ouvrier à la chaîne et d'une technicienne de surface qui auront bien du mal à suivre les études de leur progéniture... Encore que je connaisse des enfants de médecin qui n'arrivent à rien, encore qu'il faille penser que ce médecin et ce professeur d'université auront peut-être bien d'autres choses à s'occuper que de l'avenir du "petit" auquel on fait donner des cours particuliers dont il a besoin en pensant avoir ainsi fait son devoir de parent!!!
Me direz-vous que les études coûtent cher et que c'est fait pour les enfants de riches ? Désolé de vous décevoir en vous prenant totalement à contre-pied : d'abord, il faudrait que certains jeunes - dits de milieux défavorisés - arrêtent de s'inscrire dans des établissements scolaires uniquement pour toucher des aides scolaires et une allocation de rentrée... sans évidemment assister au moindre cours de l'année. Ensuite, il faudrait que ces bourses permettant de suivre des études ne soient pas accordées en fonction des revenus des parents, mais bel et bien en fonction des résultats du collégien, du lycéen et de l'étudiant car vous serez surpris d'apprendre que, dans certains milieux aisés, on ne s'occupe pas particulièrement des enfants. J'ai connu de jeunes étudiants, de ces milieux aisés, qui travaillaient une grande partie de la nuit pour financer les études qu'ils souhaitaient...
Enfin, il faut abattre une idée qui a la vie dure: le travailleur en col blanc n'est pas forcément plus heureux que le "pauvre artisan"... Je me souviens de l'un de mes collègues journalistes m'ayant appelé un jour dans son bureau pour me demander: "Je voudrais avoir votre avis... Mon fils... ne fait rien au lycée: il ne pourrait avoir son baccalauréat qu'à l'ancienneté... Alors j'ai décidé de l'inscrire à une formation de plombier car il est très adroit... Or, on me dit qu'il est honteux pour un journaliste de faire de son fils un ouvrier... Qu'en pensez-vous? " Je lui ai alors répondu de laisser les chiens aboyer quand la caravane passe...
Quelques années plus tard, j'ai revu ce journaliste qui m'a parlé de son fils.... plombier! Celui-ci s'était installé à son compte et gagnait bien davantage que son père en travaillant nettement moins d'heures!
Je pense donc que nous aurons déjà fait un grand pas vers une égalité sensée des hommes et femmes de notre pays en considérant l'autre comme nous-mêmes.
Arrêtons donc notamment d'opposer les travailleurs manuels aux travailleurs en col blanc qui, tous, absolument tous, un jour ou l'autre, apprennent ce que c'est vraiment que l'inégalité!
Des droits fondamentaux à respecter
Qui, dans sa vie professionnelle, n'a pas connu des brimades, harcèlements et violences morales ? Dîtes-moi que vous n'en n'avez jamais été victime et que vous ne connaissez personne dans ce cas alors que tant de nos concitoyens tombent dans la dépression à force de brimades diverses, de harcèlements moraux...
Brimades et harcèlements qui peuvent être simplement dus au fait que vous soyez arrivé dans un service où votre tête n'a pas plu au chef ou bien dans un service où le chef s'est vite rendu compte que vous aviez beaucoup plus de capacités que lui et que, s'il vous laissait faire, il risquait de vous voir prendre sa place... Ces brimades et harcèlements sont alors, parfois inconsciemment (encore que je n'y crois guère) , destinés à vous rabaisser, voire à vous détruire psychologiquement: le chef devient alors le pompier de service qui veut sauver sa peau à tout prix!
Mais, vous avez aussi les harcèlements de ces chers collègues qui, plus anciens que vous dans l'entreprise, pensaient bien avoir une promotion en fin d'année, cette promotion que vous avez toutes chances d'avoir à leurs places en raison de votre valeur... Alors, un autre pompier de service intervient, dans un but similaire évidemment.
Mais en dehors de ces droits fondamentaux classiques qui, s'ils n'étaient pas bafoués, nous rendraient la vie bien plus belle, il y en a encore d'autres qu'il faudra bien se mettre dans le crâne dans la vie de tous les jours pour que tous les êtres aient cette égalité des droits que nous devons absolument tous défendre.
Bien évidemment, je serai d'accord avec vous lorsque vous me direz "A travail égal, salaire égal" comme je serais d'accord si vous me disiez "A responsabilités égales, salaire égal"! Mais cette dernière revendication d'égalité est beaucoup moins courante...
Si vous me dîtes que la femme doit avoir le même salaire que l'homme, je vous répondrais immédiatement : "A condition de faire le même travail"! Car la femme - tout au moins en ce qui concerne notre pays, je le répète - à force de revendications, n'est pas vraiment mal lotie et j'ai vu des femmes qui auraient sûrement aimé ne pas être l'égale de l'homme... Je veux parler de ces femmes que j'ai vues, dans les années 70, casser des cailloux au bord des routes en Allemagne de l'Est...
Mais restons en France et respectons le travail de cette dame qui travaille dur à l'usine (comme un homme ) ou prend et assume d'importantes responsabilités dans son emploi (comme un homme)... Mais, croyez-moi, ces dames-là n'ont pas besoin de syndicat pour revendiquer, elles savent faire valoir leurs droits à l'égalité et ont parfaitement raison car ce n'est ici que justice!
Toutefois, il y a, c'est évident, encore certaines égalités de droits à acquérir... Je pense notamment à l'homophobie et à la discrimination fondée sur celle-ci, je pense à la ségrégation par l'âge (notamment des seniors) et, bien évidemment, à la religion.
Toutefois, en ce qui concerne cette dernière, j'aimerais mettre un hiatus en disant que nous devons bien évidemment reconnaître les mêmes droits à des personnes ne pratiquant pas la même religion que nous dans la mesure où ces personnes, généralement venues de pays étrangers, ne veulent pas nous imposer leur religion et font en sorte de respecter nos racines judéo-chrétiennes. Car l'égalité des droits doit jouer dans les deux sens.
De même, je ne vois pas pourquoi on fait entrer dans notre bon vieux dictionnaire français - sur lequel je pensais autrefois voir régner l'Académie française - des mots venant de Pays d'Afrique du Nord: je respecte les gens de ces pays, mais exige que la réciprocité soit de fait et ne vois vraiment pas pourquoi je devrais m'intégrer et adouber ces mots étrangers.
Cela m'arrange bien d'en être arrivé à cette Institution linguistique car cela va me permettre quelques escarmouches vis-à-vis des éditeurs de dictionnaires, mais aussi de romans écrits par des femmes se disant "auteure" et utilisant tout ce vocabulaire de ce magnifique niveau linguistique en faisant par exemple du héros de leur livre une "professeure". Autant de mots refusés de manière inconditionnelle par cette Académie française qui, jusqu'à ce jour, était chargée de veiller sur le respect de la langue et était de ce fait le dernier gardien du Temple... Je souhaite que ces éditeurs et ces "auteures" arrêtent - sous le prétexte d'une égalité entre sexes et entre peuples - d'être les fossoyeurs de cette langue qui, comme je l'ai déjà écrit, est le ciment de notre nation.
Voilà donc deux égalités que je refuse, réfute, récuse et combattrai sans cesse car elles sont injustifiées et ineptes tout comme l'est l'égalité des salaires quel que soit le travail effectué, une égalité qui nous mènerait tous à la pauvreté... Car les tenants de cette trouvaille de même salaire pour tous ont oublié CURNONSKY qui écrit avec un intense réalisme non dénué d'humour, dans "La vie drôle": "Voudriez-vous me rappeler, cher maître et ami, dans quelle réunion politique vous avez entendu naguère un candidat prononcer cette parole sublime < L'égalité, c'est quand tout le monde aura des domestiques! > ".
20 juillet 2009
Liseurs et bibliophiles ont rendez-vous dans l'Ariège
Troisième Biennale du Livre d'Histoire
à Sainte-Croix-Volvestre
Voici en avant-première un aperçu de ce que sera la troisième biennale du livre de Sainte-Croix-Volvestre (Ariège) qui vous sera proposée les 25 et 26 juillet 2009.
Dédicaceront leurs ouvrages des auteurs connus en Midi Pyrénées dont notamment des voisins: Yves Chenut, Clairemonde qui viendra accompagnée d'un auteur de son groupe: Lauzely; Jean-Jacques Soulet, Marc Berthoumieux, président de l'Office de Tourisme de Montesquieu Volvestre; Eugène Ephébol et d'autres plus lointains: Jean-Claude Dubreuil (Lot et Garonne); Christine Nogués (Hautes Pyrénées).
Sans oublier la présence d'auteurs venus des quatre coins de la France : Pascal Vandier, Mathieu Aref (Ile de France); Bernard Tissier (Ain); Roselyne Morandi (Côtes d'Armor); Julienne Salvat (Réunion); Joseph Berten (Moselle); Aline Chardonnet (Saône et Loire).
On notera tout particulièrement les rencontres avec Jean-Jacques Rouch, François Léger et Erwan Dalbine.
Jean-Jacques ROUCH, journaliste à "La Dépêche du Midi", présentera son dernier livre "Le maître du safran" (Privat), il vient de publier son quatrième ouvrage historique. "Je reviens à mes premières amours" exprimait cet historien de formation lors de la présentation de son livre à Toulouse en février. Il avait auparavant publié d'autres oeuvres très certainement présentées au Salon: "Les fiancés de Bordemalle" (2006); "Toulouse, la ville rose" avec Françoise Baume (2005); "Punis" en collaboration avec Marc Bradfer (2004); "La Montreuse d'ours de Manhattan" (2003); "Les Yeux d'Yzarn" (2002).
François LEGER, journaliste honoraire de la presse quotidienne, dont "Un pays à deux vitesses, morale des médias et moral des Français" (1999), un essai socio-économique, Prix de La Renaissance Française Nord/Pas-de-Calais, a été le premier livre, s'est ensuite tourné vers la nouvelle avec pour premier recueil "D'ici et au-delà", Prix de La Renaissance Française (Thélès 2004), suivi de "Entre rêve et réalité", Prix d'honneur de nouvelles de l'Académie Poétique et Littéraire de Provence (In Octavo Editions, 2005). Outre ces deux ouvrages, François LEGER proposera également au Salon son troisième recueil de nouvelles, récompensé à la fois par l'Académie Poétique et Littéraire de Provence et La Renaissance Française Nord/Pas-de-Calais, "Il n' y a pas d'âge..." (In octavo Editions , 2008).
Erwan DALBINE - auteur de "Mémoires d'un médecin militaire-Joseph Tyrbas de Chamberet" (Editions Christian 2000); "Victor Hugo, l'envers du décor" (Editions du Sagittaire, 2002); "Sainte-Beuve, ami fidèle" (Editions Christian, 2006) préfacé par Gérald Antoine, membre de l'Institut; "Celui qui chevauchait pour le Roi" (Editions ABC2E 2006); "Victor Pavie, sa correspondance avec Victor Hugo" (Editions du Sagittaire, 2007); "Un vétérinaire sous les tropiques" (Editions du Sagittaire, 2008) - a participé, dans le cadre de la collection "Histoire Littéraire", composée de rééditions introduites et commentées par des spécialistes de l'ouvrage réimprimé, à la traduction de l'introduction de "Souvenirs Atlantiques" de Théodore Pavie (1833) publiée par Betje Black Klier (Université d'Austin-USA), Editions du sagittaire (2009). Il proposera cet ouvrage au Salon. Un exemplaire de la version anglaise de ce livre "Pavie in the Borderlands" sera visible mais pas en vente.
Parmi les institutionnels, des éditeurs présenteront leurs nouveaux ouvrages: les Editions Clapotement et les Editions du sagittaire.
A leurs côtés: le Foyer Rural animera un atelier de scrabble, la F.D.F.R. (Fédération 09 des Foyers Ruraux); ENVOL (péri-scolaire); Association Les Ateliers d'Autan, ateliers d'écriture et - surtout - L'Estive (Scène nationale O9) et des libraires dont le Saint-Gironnais Marc Mezzetta.
Les conférences du week-end
Samedi 25 juillet (ouverture du Salon à 14 heures)
- Bernard Tissier: Le Jésus de l'histoire.
- Mathieu Aref : La grèce Préhellénique.
Dimanche 26 juillet (ouverture de 10 h à 18 heures)
* Matin
- Juifs, catholiques, protestants face à l'affaire Dreyfus
Eugène Ephébol: La foi profane.
* Après-midi
- François Léger : L'art de la nouvelle.
- Joseph Berten: Invasion et migration.
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Le salon sera prolongé par huit jours de librairie temporaire: stands d'auteurs avec animation chaque après-midi. Sans annoncer encore de dates, nous ne pouvons dévoiler qu'une petite partie du programme: André BERTHOUMIEUX, Causerie, Vocabulaire Comparé OC/français pour public averti (réservé aux adultes). Erwan DALBINE: Marcel Proust, sa vie, son oeuvre, projections. Jacque TAMBON: Conférence "Cazères Port Historique, le transport par flottage". Jean-Jacques ROUCH, Café littéraire, "La route du Safran".
17 juillet 2009
Vacances laborieuses...
Contes d'un jardin extraordinaire
Par Daniel PAGNIEZ
XIX) Les vacances de M. Mulot
... Il était une fois la venue d'un visiteur inattendu dans mon "jardin extraordinaire"... C'est mon ami Rackam, le rouge-gorge, qui m'a rapporté ce fait au cours de l'une des conversations que je ne manque pas de tenir de temps à autre avec mes petits amis du jardin... Mais, laissons parler Rackam...
- "Ce début de juillet nous offrait son été doré... Nous étions réunis autour d'une collation dont Pain-Son, notre Caruso-traiteur, a le secret lorsque nous vîmes arriver, juché sur un petit vélomoteur, un inconnu quelque peu fantaisiste. Nous fûmes tous surpris par cette arrivée aussi soudaine qu'inattendue... Les amis présents - Kesdep, Pickup, Riquette, les Moyes, Trottemenue et son frère Trottinou, Rougette, Maisange, Pain-Son bien-sûr, un Ventraterre - enfin, tous, nous nous interrogions sur la témérité du visiteur qui venait vers nous. Trottemenue, craintive, chuchotait que ce devait être l'espiègle Ratatouille que je ne connaissais pas... La "chose" était coiffée d'un chapeau de toile, genre couvre-chef de pêcheur, vêtue de blanc avec élégance, un noeud papillon au col de chemise, l'air jovial, la pipe en bouche...
"Moi, j'avais ma petite idée sur le visiteur... Descendu de sa machine, il était grand et mince et il se présenta immédiatement. Il se dit s'appeler Monsieur Mulot, être en vacances et désireux de passer son congé parmi nous. Les petits amis s'étaient tus. Je me suis avancé vers lui pour lui signifier que nous n'étions pas un camp de vacances, que nous n'avions pas de gîte à lui offrir, qu'ici - dans notre domaine réservé et protégé - nous vivions dans la sérénité et la joie d'éternelles vacances, que personne ici ne faisait de "cinéma" comme dans son comportement de totale liberté, que chaque jour était un jour de fête - notre "play-time" à nous - sans aucun trafic, et que nous ne comprenions pas sa présence...
"J'avais quelque inquiétude car le "Monsieur Mulot" en question - un mulot: pensez-donc ! - ne saurait être apprécié au jardin. Comment recevoir un mulot, un grand mulot fouineur, un muridé, surtout avec la présence chez nous de notre ami Barbemousse, le blaireau, certes de la même famille, mais aux relations familiales plus que difficiles avec son espèce!".
Un accueil dicté par la sagesse...
Et, Rackam de m'expliquer ensuite que, sur l'aspect débonnaire et les dires empreints d'aménité de "Monsieur Mulot", il s'était révélé nécessaire de prendre l'avis de Barbemousse tandis que "Monsieur Mulot" avait montré une certaine émotion à l'évocation de l'ami Barbemousse.
Ce "Monsieur Mulot" aurait, disait-il, longuement voyagé pour venir jusqu'en Provence: une dizaine de jours à vélomoteur pour venir de chez lui, de La Mulotière, un faubourg de Lyon... Il aurait eu, par ouï-dire, connaissance du petit havre de paix "extraordinaire"...
Trottemenue s'en était allée chercher Barbemousse, un peu fâché et sévère sur le premier accueil trop aimable du "vacancier". Un conseil des "Sages" s'était alors tenu, à l'écart, entre Rackam, Pain-Son et Pickup. Puis, après concertation, Barbemousse, avec la même idée de Rackam sur l'intrus, s'était adressé à ce "Monsieur Mulot".
- "Monsieur Mulot, nous avons toujours fait oeuvre, ici, de compréhension et d'entraide envers nos visiteurs. D'abord, ce mot "Monsieur" nous gêne ici, sauf - peut-être - pour notre Riquette restée un peu snob. Tu es de ma famille éloignée sans aucun doute et nos relations ont toujours été tumultueuses. Maintenant, nous t'acceptons parmi nous à la grande condition que tu te comportes dans la dignité et respectes notre mode de vie. Pour tous les amis, disons que tu seras "Mon Oncle", ce qui rassurera les mauvais esprits. Tu as voulu profiter du disque d'or de notre région et tu tireras donc un grand bonheur du soleil pour les vacances que nous t'offrons. Tu seras logé chez moi et, pour ta nourriture, Pain-Son te servira comme il sait le faire pour nous. Je crois savoir par les gazettes que tu es précédé d'une certaine célébrité pour tes réalisations et tes gags..."
Intérieurement, Barbemousse poursuivait son idée sur l'identité de l'estivant... Il fit néanmoins les présentations d'usage de nos amis. "Continue, dit-il, dans cette voie à nous amuser et tout se passera bien. Tu es donc ici chez toi mais tu n'oublies pas que je te surveillerai! D'accord Mulot? Puis, tu ranges ta pipe, ici on ne fume pas!"
L'hôte fait son cinéma dans les ris!
Rackam continua son récit: les activités habituelles avaient retrouvé leurs places. "Monsieur" Mulot s'était très bien adapté et il était d'une grande affabilité. Il prenait souvent beaucoup de notes sur son petit calepin noir pour, disait-il, écrire plus tard ses mémoires. Il inventait sans cesse des pitreries et des divertissements dont raffolait la petite communauté. Il mimait avec art des parties de tennis sans balle ni raquettes, ou un boxeur facétieux... Il racontait les tribulations d'un facteur rural dans ses distributions de courrier, à "l'américaine", selon lui... Ses inventions ravissaient l'assistance et Trottemenue, avec son stradimarius, accompagnait ses évocations muettes... Jusqu'au jour où...
-"Tout se passait trop bien, avait repris Rackam. Je m'étais toujours refusé à laisser Mulot aller visiter l'île d'Elliott de Soolh Appel House... Riquette lui avait parlé du petit coin de paradis et Mulot me tarabustait pour s'y rendre. Je m'y suis toujours opposé car je ne voulais pas que Mulot aille y semer la pagaille et < emprunter > moult accessoires dans la chatoyante boutique de bambous... Nous nous sommes souvent "accrochés" à ce sujet et le caractère revendicatif de Mulot s'affirma cependant de jour en jour dans ses prétentions..."
Un jour... donc, Barbemousse et Ramona surprirent Mulot dans la grotte féerique où il prenait nombre de clichés avec son appareil photographique. Barbemousse l'avait vertement sermonné. Aussi, le même jour, lors d'une absence de l'invité, Barbemousse avait fouillé l'une des sacoches de son vélomoteur pour y découvrir une petite caméra de prises de vues et il me fit part de ses découvertes...
"Puis, le même jour encore, ajouta Rackam, j'ai débusqué Mulot, isolé dans le jardin, en train de bavarder sur son téléphone cellulaire. J'étais éloigné mais j'ai bien enregistré la conversation. Mulot voulait faire venir une équipe au complet avec tout un matériel pour "tourner" un film... La mesure était à son comble! Nous ne voulions pas servir de cadre et de figurants pour une réalisation qu'il mijotait depuis La Mulotière et j'ai rassemblé tous les amis".
Pas question de tourner un film ici!
-"Je les ai mis au courant de la situation... Nous avons voté, presque à l'unanimité, l'expulsion de Mulot: une voix était contre, celle de Riquette, qui se voyait déjà en vedette. Mulot avoua dans sa peine et son désarroi être un réalisateur pour les écrans des salles obscures et s'être documenté sur le "jardin extraordinaire" depuis son studio avec la ferme intention de se servir de nous tous pour réaliser quelques bandes cocasses...
"La colère gronda alors au jardin et si Mulot s'énervait pour essayer de nous démontrer la gloire qui nous attendait, nous n'avions que faire d'un film et nous voulions conserver notre oasis de tranquillité dans ton jardin. Mulot devint agressif et j'ai eu beaucoup de mal à empêcher Barbemousse de le mettre en pièces, si j'ose dire!
"Nous aurions été submergés de techniciens, de matériels, de journalistes, que sais-je? Une fois en place, comment nous défendre sous le nombre? L'île aurait fini par être, elle aussi, envahie malgré nous! Et Elliott, absent, en grandes vacances d'été sous la voile de sa felouque sur le Nil n'était pas là pour nous aider!"
Fin d'un rêve pouvant nuire à l'oasis...
-" Mulot fut contraint de plier bagages... De rage, il avait ressorti sa pipe qu'il ralluma pour la première fois, pour nous narguer. Il revissa son chapeau de toile sur la tête et, sous la contrainte de Barbemousse, il téléphona à ses "mécènes" et à son studio pour tout annuler. Nous n'attendions aucun remerciement de sa part bien entendu pour son accueillante prise en charge au jardin et il enfourcha son vélomoteur et disparut sous les adresses et les invectives de Barbemousse..."
"Dehors Mon Oncle! Dehors! Et ne t'avise jamais de revenir nous importuner! Adieu, Mon Oncle: ne te représente plus pour faire le "Jacques" chez nous!... Sache tout de même que nous louons et respectons ton oeuvre et tes récompenses obtenues sous d'autres cieux! Bonjour à Oscar et à César! ... Et soigne ton gauche!..."
Et, Rackam de conclure: "Voilà toute cette petite aventure au jardin! Dorénavant, nous serons beaucoup plus méfiants, moins accortes d'emblée lors de visites imprévues... Encore une fois, il ne faut jamais juger un inconnu sur sa mine, ses bonnes intentions ou sur ses belles paroles!..."
Les vacances de "Monsieur Mulot" au "jardin extraordinaire", ma foi fort courtes, rapportées par Rackam firent ressurgir en moi de bons souvenirs d'autres "vacances" dont je ris encore! Il m'était aussi revenu cette chanson d'alors que je devrais apprendre à Pain-Son: "... Quel temps fait-il à Paris? ... Le ciel est-il bleu ou gris? ... etc.".
Retrouvez Daniel PAGNIEZ dans son "Jardin extraordinaire" le vendredi 21 août 2009.
15 juillet 2009
Et, si l'on pensait à autrui ?
Écoeurement
Par Maurice DUSSOL
Le Monde, sous nos yeux, s'écroule en décadence;
Les sots vont, massacrant les destins et les vies;
Sur ruines et volcans leur horde rit et danse
N'ayant qu'un seul désir: assouvir les envies.
Ce peuple "d'orphelins", autour de nous s'impose:
Seul dans un Univers dont il se croit le roi,
Chacun d'entre eux détruit tout ce qui l'indispose
Éliminant autrui sans peur ni désarroi.
Je ne réagis plus à ce navrant spectacle
Qui, tout autour de moi, pourrit même les mots;
Même si notre langue est en pleine débâcle
Je subis, sans rugir, un parler de marmots.
Oui, je vis tout cela car malgré mon grand âge
J'ai gardé mon esprit raisonnable et serein;
Même ce qui devrait faire exploser ma rage
Se heurte à ce rempart: mon mépris souverain!
De jour en jour je plonge au coeur de l'égoïsme,
J'ai fort peu d'intérêt pour ce qui n'est pas "moi"
Et j'ai même occulté le terme d'altruisme,
Je ne m'attendris plus, ne ressens plus d'émoi!
Serait-ce une faveur que me fait la Camarde
Avant de m'arracher du Monde à tout jamais,
M'écartant, pas à pas, sans que j'y prenne garde,
Des bonheurs, des beautés, des êtres que j'aimais?
11 juillet 2009
Fête nationale
Pour le 14 juillet, pavoisons, puis cédons tous aux flonflons et à ces merveilleux festivals de pyrotechnie car c'est la Fête officielle de la nation tout entière...
Un regard vers les frontispices de nos édifices publics doit aussi nous faire arrêter sur ces trois mots : "Liberté - Égalité - Fraternité" dont nous pouvons faire la trilogie du bonheur...
Par François LÉGER
La Fête nationale - fête officielle de la nation tout entière - est célébrée, dans notre beau pays des libertés, le 14 juillet pour commémorer la prise de la Bastille (14 juillet 1789) et la fête de la Fédération (14 juillet 1790).
La prise de la Bastille est évidemment dans tous les esprits à l'occasion de cette fête, même si la mémoire collective transporte quelques idées fausses comme je l'ai indiqué, ici même, le 12 juillet 2007, dans un article intitulé "Symbole de l'arbitraire royal, la forteresse de la Bastille < tombait > le 14 juillet 1789...". Un article qu'il est évidemment toujours possible de consulter sur ce site.
Or, il est important de savoir aussi que la fête de la Fédération est en réalité la plus célèbre de la Révolution française! Mona OZOUF nous explique d'ailleurs, dans un dossier fort intéressant mis en ligne sur www.histoire-image.org , que notre fête nationale réunit en elle aujourd'hui encore deux adversaires en soulignant d'ailleurs: "l'intention primitive de la fête n'était pourtant pas celle d'une célébration unanime".
Mais, au diable les querelles du passé, profitons de ce 14 juillet 2009 comme il se doit! Vacanciers ou encore au travail, c'est le moment pour tous de faire une pause tout d'abord en pavoisant avec - si possible - deux drapeaux: celui de l'Europe et notre drapeau tricolore qui reste le symbole de notre nation qui est certes entrée dans le concert européen, mais a gardé - et doit s'efforcer de conserver - ses racines. Pour ma part, je ne pense pas que le fait d'être entré dans l'Europe puisse un jour effacer tout ce qui a fait la grandeur de la France, notamment le Siècle des Lumières.
Aujourd'hui, à l'étranger, pratiquement dans tous les pays de la planète, la France c'est Pasteur, Pierre et Marie Curie notamment; c'est Jean-Baptiste Poquelin, Pierre Corneille ou Jean Racine; c'est aussi Honoré de Balzac, Gustave Flaubert ou Guy de Maupassant, nouvellistes restés célèbres bien que l'on veuille absolument nous faire croire que le genre de la nouvelle est "petit" et n'intéresse personne; c'est aussi Claude Debussy, Marc-Antoine Charpentier, Jean-Baptiste Lulli ou François Couperin; c'est encore Paul Cézanne, Eugène Delacroix ou Claude Monet... Mais que sera-t-elle demain si l'on ne prend pas garde à notre identité, à notre passé et à notre devenir, si l'on ne s'accroche pas à nos valeurs, ces valeurs que nous ont transmises nos parents.
Bien évidemment, pour ma part, en tant que journaliste honoraire et écrivain membre Adhérent de la Société des Gens de Lettres de France, je m'arrimerai contre vents et marées à la langue de Voltaire en défendant de toutes mes forces la qualité de notre langue qui a quelques tendances à se laisser aller... Pour ce faire, je continuerai à mettre et remettre sur l'écritoire les textes que je publie et je continuerai, tant que faire se pourra, à publier ma critique littéraire mensuelle sur ce site...
Mais je n'oublierai jamais les trois mots écrits sur les frontispices des édifices publics et qui, par bonheur, commencent à figurer sur certaines façades des collèges et lycées: "Liberté - Égalité - Fraternité".
Liberté de jouer un personnage irréel...
Trois mots qu'il conviendra de remettre en valeur dès qu'auront cessé les flonflons, retraites aux flambeaux, bals populaires, jeux divers proposés dans beaucoup de nos communes de province et, bien évidemment, les véritables festivals de pyrotechnie que nous offrent certaines villes, voire des villages qui font alors de gros efforts... Tout cela, nous avons d'autant plus la liberté d'en profiter que ce sont là des festivités figurant dans les dépenses de fonctionnement des communes, dépenses que nous finançons par la taxe d'habitation!
N'allez surtout pas croire que ce que je viens d'écrire soit une pique envers tel ou tel parti politique: bien au contraire, c'est une des marques des libertés de pensée, d'expression et d'édition qui sont les nôtres et que sont loin d'avoir tous les pays.
En France, on a le droit d'être en désaccord avec ceux qui nous dirigent ou leurs opposants et la liberté de l'écrire et de le publier dans la mesure où nous ne tombons pas dans l'injure ou la diffamation... Dans ce pays, on a le droit d'écrire et publier un pamphlet contre le chef de l'Etat même si cet écrit manque d'honnêteté intellectuelle. Dans ce pays, un opposant au chef de l'Etat et au gouvernement en place peut aller à l'étranger et commenter des propos de ceux qui nous gouvernent même si cet opposant ne représente alors rien...
De fait, sans vouloir le moins du monde attaquer Mme Ségolène ROYAL, il a été stupéfiant de la voir - alors qu'elle ne représentait rien, ou plus exactement trois choses: une défaite aux élections présidentielles, une défaite aux élections de son parti et la région Poitou-Charentes qu'elle préside - stupéfiant de la voir se comporter comme une vraie personnalité française à l'étranger! Plus stupéfiant encore a été de voir l'attitude des médias qui accordaient alors à cette dame de longs passages à la télévision, de longues interviews sur les ondes de la radio et une place à nulle autre pareille dans la presse écrite!!! J'ai trouvé stupéfiant de voir ainsi cette femme se comporter en personne d'importance dans notre pays, mais il faut être honnête et avouer qu'elle fait partie de la "Jet Set" et a su - et sait toujours - attirer l'attention des journaux "People" qui trouvent toujours avec elle une bouée de sauvetage lorsqu'ils n'ont rien à se mettre sous la dent pour leur prochaine parution.
Ne voilà-t-il pas une sacrée preuve de liberté? Imaginez que les médias se comportent de cette manière avec tous les présidents de régions et tous ceux qui ont échoué aux élections présidentielles! Cela n'est évidemment pas possible et prouve que certains journalistes ont la liberté, non seulement de choisir leur camp politique, mais en plus de l'affirmer en laissant la parole aux hommes et aux femmes qu'ils veulent, ce qui est évidemment contraire à l'éthique professionnelle de tout journaliste, mis à part les journalistes travaillant pour des médias particuliers comme ce fut le cas de Charles Maurras avec "Aspects de la France"... Dommage d'ailleurs que l'on n'ait pas, dans la lignée de Charles Maurras, un contradicteur pour Ségolène Royal! Tout ce qui précède concernant Mme ROYAL a été réalité entre l'élection présidentielle et les dernières élections européennes!
Bon, cela dit, j'ai pris assez de liberté de plume pour revenir à notre 14 juillet (que nous n'avions d'ailleurs pas quitté) car nous aurons l'occasion de reparler plus tard de cette dame qui - si elle manque de voies - ne manque jamais de se faire remarquer, y compris par les paparazzis qu'elle ne manque pas d'attaquer au tribunal pour des photos portant atteinte à sa vie privée.
La liberté dans le respect de l'autre...
Contrairement à ce que je vous ai entendu penser, je ne veux en aucun cas faire ici un article politique à l'occasion d'une fête qui est la "Fête de la nation tout entière"!!!
Que nenni, j'ai simplement voulu vous montrer un exemple criant d'une personne abusant de sa liberté car la liberté de chacun s'arrête "là où commence celle des autres" (c'est bien connu) et la liberté c'est aussi reconnaître son voisin en "honnête homme" qu'il est et respecter la propre liberté de celui-ci. La liberté ne doit en aucun cas être la possibilité d'écraser les autres et ne peut nullement rimer avec l'attitude actuelle de tous ces gens qui ont un ego démesuré ou un égoïsme inimaginable.
Est-ce que vous appelez user de sa liberté l'attitude de ce Monsieur ou de cette Dame qui tempête à un guichet parce qu'il (ou elle) a dû attendre en raison de la priorité d'une personne handicapée et n'hésite pas à dire à l'employé de façon à ce que tout le monde l'entende: "Y en a marre des handicapés... Faut toujours qu'ils passent avant alors qu'ils n'ont rien à faire... Ils ont le temps, eux..." ?
Est-ce que vous appelez user de sa liberté en voyant cette personne âgée en parfaite santé passer et bousculer tout le monde en disant: "Un peu de respect, tout de même... Je suis vieille" ?
Est-ce que vous appelez user de sa liberté le comportement de cette femme qui bouscule tout le monde pour être la première à la caisse d'un grand magasin et qui répond à un Monsieur voulant intervenir timidement: "Regardez-moi ça! Celui-là qui n'a rien à foutre, moi j'ai des enfants à m'occuper" ?
Est-ce que vous appelez user de sa liberté que d'empêcher, à quelques-uns, les ouvriers d'une usine de se rendre à leur travail et de mettre ainsi en péril l'avenir de tous leurs camarades? Pour moi, il me semble avoir lu dans la Constitution de la République française de 1958 qu'existait le droit de grève, mais que la libert du travail devait aussi être respectée!!! Je n'oublierai personnellement jamais ces paroles d'un syndicaliste à mon égard voyant que je travaillais malgré un ordre de grève, une grève que je trouvais ridicule tant la demande syndicale était exorbitante: "Je m'en souviendrai: je briserai ta carrière": est-ce cela la liberté?
Lorsque quelques syndicalistes empêchent le travail du dimanche alors qu'il y a une large majorité d'employés souhaitant le faire en raison des avantages qui y sont attachés, où est donc la liberté?
La liberté n'est-elle pas de ne pas penser qu'à soi mais - en l'utilisant - de penser aux conséquences pour les autres.
Voilà déjà un premier pas de franchi dans la trilogie du bonheur, mais il est évident que l'Egalité et la Fraternité ne doivent pas être oubliées et seront plus faciles à mettre en oeuvre lorsque chacun aura compris qu'il n'est pas le nombril du monde à qui l'on doit tout et que, dans sa liberté, il doit tenir compte de sa famille, ses voisins, ses camarades d'école ou ses collègues de travail...
Je vais donc prendre la liberté de vous quitter aujourd'hui, mais je reviendrai sur l'Egalité et la Fraternité lorsque vous aurez profité des flonflons de la fête et abordé inconsciemment la Fraternité en la vivant avec toute cette foule au sein de laquelle vous vous serez trouvé pour regarder le ciel s'iriser comme il est possible de le faire de notre vie.
08 juillet 2009
Juillet
de l'année 2009
Par Maurice DUSSOL
Langue d'Oc
Traduction (sans trahison) du Languedocien
La langue est, pour un Pays,
Comme ses yeux pour l'enfant,
Un ami pour ses amis
Et l'aimée avec l'amant.
Une langue est une glace
Où se voit l'identité
Et quand le miroir se casse
Disparaît la vérité.
Une langue est sur sa "terre"
Comme moineaux dans leurs nids;
IL faut l'enfant pour la mère,
Il faut de l'eau pour les puits.
Les hommes qui font la guerre
Veulent faire tout pourrir:
Pour qu'ils dominent la Terre
La Culture va périr!
La langue d'oc n'est pas morte!
Cela serait trop vexant
Même si le vent l'emporte
Il nous restera "l'accent"!
Sans lui tout serait "foutu":
A l'école, au vieux marché,
Il faudrait parler "pointu"
Et l'Espoir serait fauché.
Refrain
Devant ma fenêtre
Est un oiselet chantant,
Toujours en occitan,
Qui, de tout son être,
Chante ses chansons
Pour filles et garçons.
05 juillet 2009
Coup de gueule...
Un phénomène acoustique
Par Daniel PAGNIEZ
Un retour râleur sur la SANTÉ? ... Oui ! Parlons-en! Parlons du "SON" qui me fait souvent râler! Le SON, comme chacun sait, est une onde de compression dont la fréquence s'exprime en hertz, disons de 16 à 20 pour une oreille humaine moyenne mais je veux m'élever contre son intensité trop souvent agressive dans notre monde "moderne" qui se dit se rapprocher de la "Nature". Cette intensité exprimée en décibels s'échappe de nos jours vers des sommets intolérables. N'oublions pas que des dommages irréversibles détériorent l'oreille à partir de 85 décibels, jusqu'au seuil de douleur à 130 décibels. De cette intensité qui va crescendo dans notre vie de tous les jours, je dirai que le mot "bruit", détestable, se substitue au mot "SON" dévalorisé.
Comment comprendre une certaine jeunesse au seuil de l'infirmité? Comment ne pas se révolter devant ces excès de décibels qui inondent les discothèques, les concerts d'artistes à la mode, ou pire, dans ces "rave-parties" où le vacarme, le charivari, le hourvari annihilent les échos "normaux et soutenables" des diffuseurs de musique et de chants? Comment accepter le choix de ces inconscients, béats et heureux, calés dans leurs véhicules truffés d'enceintes acoustiques dont le SON, pardon, le BRUIT, géré au maximum se répand bien au-delà de leur voie de circulation?... Et ces autres sans éducation, adeptes d'échappement libre de leurs machines à deux-roues, qui se font un plaisir de pousser leurs pétaradantes détonations de jour comme de nuit? Continueront-ils à "avoir de l'oreille"? ... Et tous ces accessoires audiophones contraires à la musicothérapie, récepteurs de SON, que d'aucuns se soudent à l'oreille avec force décibels?... Les spécialistes de la Faculté ont de beaux jours devant eux... avec l'aide des contribuables! L'inconscience de ces casseurs d'oreilles me fait râler. A quoi sert une réglementation mise en place par des textes de lois pour incivisme notoire peu réprimé?
Je râle encore sur ces décibels subitement multipliés que le petit écran se plaît à m'imposer à certains passages d'annonces de futurs programmes ou, plus désagréables encore, d'annonces publicitaires, m'obligeant à jouer de ma télécommande pour baisser la puissance du SON. Les consommateurs potentiels, sollicités sans cesse, deviendraient-ils "sourds" aux offres commerciales pour qu'il faille "parler plus haut" ? Je me remémore cette ancienne affiche publicitaire montrant un marteau enfonçant un coin de fonte dans un crâne, avec ce slogan: "Enfoncez-vous bien çà dans la tête". A cette époque, ce n'était pas une "pub" mais une "réclame"... sans clameur intempestive!... J'ajouterai encore cette tendance de certains "ingénieurs du SON" qui s'emploient à hausser la tonalité musicale du fond sonore des films proposés en salles ou à la télévision dans lesquels les dialogues sont parfois à la limite d'une bonne audition!...
Alors, j'élève le ton à mon tour par ce coup de gueule contre cette délirante montée en puissance du SON, perturbatrice à plus d'un titre dans tous les domaines, qui ne semble pas émouvoir les foules et qui les dirige sournoisement vers l'infirmité. Font-elles l'âne pour avoir du SON à la tonalité... destructrice? Le constant progrès de la technique en la matière, auquel j'applaudis, ne doit pas engendrer des dérives irréparables de SANTÉ! Je crains que pour certains, cela soit déjà trop tard! Ma révolte tombera-t-elle dans l'oreille d'un sourd?
Je me répète sans doute... J'avais déjà manifesté ma mauvaise humeur et grogné sur les insouciants à propos de leur SANTÉ qu'ils s'imaginent inaltérable et immuable... Qu'ils fassent l'effort, ceux-là, de s'affranchir de timbres "surtaxés" qui ne visent qu'à recevoir l'oblitération de leur audition!
01 juillet 2009
Dis-moi: où vas-tu, où nous emmènes-tu ?
LU POUR VOUS
Par François LÉGER
"Le fait du prince" d'Amélie Nothomb: des héros et des situations très improbables...
"Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate": voilà une courte quatrième de couverture dont il ne faut pas trop chercher le rapport avec le contenu de l'ouvrage! Certes, on retrouve cette phrase dans le corps du texte mais elle n'apporte rien de plus - et rien de moins - que cette autre phrase: "Peut-être le secret d'une personne ne tient-il pas à ce qu'il y a à dire à son sujet"?
Encore que cette question eût été intéressante à étudier de la première à la dernière page de ce travail d'Amélie NOTHOMB dont on reconnaîtra l'énorme talent consistant à garder le lecteur en haleine malgré l'absence de ligne directrice dans un roman dont on ne saura finalement pas le rôle de l'un ou l'autre des personnages. Mais il est vrai que l'on ne rencontrera pas davantage le "fait du prince" annoncé sur la couverture de ces pages écrites avec dextérité par une princesse dont on ignore où elle nous emmène, mais que l'on suit avec avidité, avec la plus grande liberté et avec une curiosité dont une toute petite partie sera assouvie quand on refermera ce volume.
Toutefois, si l'on peut louer le talent de l'auteur de nous mener ainsi par le bout du nez, on peut regretter - à la fin de l'envoi ! - de s'être véritablement "fait avoir". Car, si l'on se laisse emmener tout au long de ces pages, il faut bien reconnaître que celles-ci ne nous apportent rien, : je n'ai rien trouvé là qui puisse enrichir mon esprit, mais bien davantage l'impression d'avoir été traité comme un être immature auquel on n' a pas besoin d'expliquer quoi que ce soit et qui n'a que de suivre!
On reste sur sa faim...
Car, si l'auteur nous emmène avec habileté faire une sorte de voyage dans des situations plus qu'improbables - avec des héros qui le sont encore davantage - en nous prenant en mains à la fin d'une soirée pour nous lâcher en un autre lieu et un autre temps, il est assez désagréable de refermer un livre en se demandant finalement quelle histoire on a lue et en étant totalement incapable de décrire les personnages, leurs habitudes et leurs rôles... Il est toujours désagréable de rester ainsi sur sa faim...
Quel est le lien entre cette soirée mondaine et Olaf Sildur, cet homme qui demande à téléphoner et meurt brutalement chez Baptiste Bordave qui devient vite Olaf en ignorant tout de lui? On ne sait rien de ces êtres, comme on ne sait rien de Georges Sheneve, mais cela ne nous empêche pas de tourner les pages... Nous tournons d'ailleurs les pages d'un roman qui n'a finalement pas d'intrigue, pas d'histoire, si ce n'est les journées improbables avec Sigrid et le sablage de moult bouteilles de champagne... En un mot: l'auteur nous a rendus dépendants et passifs... Aussi passifs que ces téléspectateurs devant les yeux desquels on dévide un vague feuilleton ayant un "format" de quarante-cinq minutes avec une ou deux énigmes dont une au moins ne sera jamais résolue si toutefois on arrive à s'y retrouver dans cet embrouillamini!
Mais, attention, ici, il n'y a point d'embrouillamini, le seul problème est qu'aucun secret ne sera levé à partir de cette première page et qu'on laissera toute liberté de conclure au lecteur en terminant par ces deux phrases: "Sigrid contemplait interminablement la blancheur et je croyais savoir à quoi elle pensait. Pour moi, ce blanc était celui de la page vierge que j'avais conquise".
On l'aura compris, ce roman aurait dû porter le titre "Le fait de la princesse" puisque Amélie NOTHOMB ne fait que développer devant nous une histoire dont elle tire - seule - les ficelles en nous prenant pour des marionnettes... Elle le fait certes bien, mais il serait dommage qu'elle en abuse car le lecteur s'en dégoûterait rapidement.
"Le fait du prince"
Amélie NOTHOMB
170 pages - 15,90 euros
Éditions Albin Michel.


