Découvrir de petits édifices remarquables

de Charente-Maritime avec « La Saintonge

Littéraire » : un numéro spécial de qualité !

 

Au moment de vous parler du numéro spécial d’été de la revue « La Saintonge Littéraire » (qui est arrivé sur mon bureau depuis déjà plusieurs semaines, mais dont les informations se conservent bien – pour ne pas être des « informations chaudes » selon l’expression du métier - et pouvaient attendre le passage du flot du début de cette saison), j’ai perçu un flash de mon passé…

Oh, non ! Ne croyez pas que je vais tenter de vous faire partager une partie de ma vie privée ! Je ne suis pas exhibitionniste… Encore que… Vous jugerez vous-même ! Le fait de voir « Numéro Spécial » m’a remémoré une partie de mes vingt ans lorsque je sortais, vers 20 heures, d’une bouche de métro du quartier latin, cette partie de Paris où j’ai terminé mes études, où les vendeurs de journaux cherchaient à crier plus fort les uns que les autres et à trouver les mots qui attireraient le chaland !

 « L’affaire Dupont rebondit » criait celui-ci, en ajoutant : « Toutes les dernières nouvelles dans Paris-Presse l’Intransigeant » tandis que son voisin de trottoir - en tout bien, tout honneur – s’égosillait : « France-Soir dernière édition vient de sortir des presses, vous saurez tout sur… »… C’était une époque où la profession de journaliste attirait les jeunes, peu nombreux, après leurs études, à faire leur chemin dans ce métier, dur, usant et passionnant tout à la fois…

En ce qui concerne l’information générale, il faut bien reconnaître que le métier est tombé en même temps que les tours un certain onze septembre où la télévision a fait vivre, pour la première fois, au lecteur, l’événement en même temps que les professionnels… Je pense que c’était le moment pour les journaux de « tourner une page » en donnant des informations certes, mais surtout en les expliquant : pourquoi un événement se produisait  et ce que cela induisait pour nos lendemains… Mais, il aurait fallu se remuer les neurones alors que notre bon peuple se satisfaisait des titres de la presse écrite et du déversoir à images devant lequel il passait (et passe toujours) des heures durant chaque jour…

Alors, pourquoi changer ? C’est le problème de notre pays qui est au bord du grand précipice : pourquoi faire une autre politique alors que celle-ci existe depuis des décennies ? Peut-être que, si les journalistes avaient expliqué aux gens ce qui se passait dans les domaines économiques, culturels, industriels etc…au lieu de les amuser avec notre degré de trop l’été, qu’un ministre se croit capable de repousser avec sa petite main comme on croit avoir arrêté les poussières de Tchernobyl à nos frontières avec un filet à papillons (peut-être car cela ne m’a pas été confirmé par les milieux scientifiques !). Peut-être que la France n’en serait pas là ! Mais ce qui est admirable dans tout cela est de voir des gens se passionner pour certaines choses et passer leur temps dans des recherches qui ne font pas la « Une » de la boîte à images… C’est pourquoi, j’admire tous ces gens qui ont gratté (dans leurs cheveux pour chercher des sujets) et gratté dans leurs cerveaux pour rédiger, sur leurs recherches et leurs trouvailles, des articles qui puissent constituer une revue cohérente.

Je ne dis pas cela à la légère car je sais ce que cela représente comme travail pour avoir publié plusieurs recueils de nouvelles présentant chacun une quinzaine de textes qui se complètent les uns les autres tout en gardant chacun leur indépendance…

 

« Ça y est, le numéro spécial est enfin ouvert » !

 

Plus clairement, on peut lire dans l’avant-propos : « Notre < Numéro spécial > paraît chaque année au mois de juin. C’est une monographie consacrée à la découverte d’un aspect souvent mal connu du patrimoine historique, culturel, architectural ou économique de nos régions d’Aunis, de Saintonge et quelquefois d’Angoumois ».

La Saintonge juin 2017Dans ce même avant-propos est donnée une précision que vous serez peut-être heureux d’avoir : vous retrouverez, sur le site www.la-saintonge-littéraire.com , une liste de quelques numéros spéciaux qui seraient susceptibles de vous intéresser, numéros spéciaux que vous pourrez vous procurer au prix de 15 euros l’unité.

Vous entrez maintenant dans la revue en découvrant un assez long papier sur «  Les moulins et les phares »…  Sa titraille vous indique tout de suite dans quoi vous allez plonger puisque la voici dans son intégralité : « Les moulins et les phares : des repères dans le paysage de l’estuaire de la Gironde… Par Yannis Suire ». Sachez encore, avant d’entamer la lecture de cet article, que Yannis SUIRE est conservateur du patrimoine Région Nouvelle-Aquitaine, service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Poitiers. C’est dire que cet homme va vous faire voyager dans le temps…

Voyager dans le temps puisqu’il précise que plus de la moitié des moulins à vent recensés semble remonter au XVIII° siècle, voire au XVII°. Votre guide vous expliquera également que la manière de construire des tourelles de moulin peut changer pour de véritables besoins techniques ou pour des rapports dans la société car le moulin est un bien précieux pour le meunier qui le transmet à ses héritiers, ou en fait la dot pour un mariage… comme en cette année 1796 ! Mais il est aussi des temps où tout change dans la vie !

Ainsi peut-on lire plus loin : « Les uns après les autres, les moulins perdent leurs ailes et, même leur toit, de manière à ne plus être considérés comme des édifices imposables ! ». Ne voilà-t-il pas un air connu de nos jours ? Les siècles se suivent et ont ici et là des points communs !

D’autres points de repère pour la navigation sur la Gironde, qui est loin d’être facile, seront les phares (dont vous découvrirez ici l’évolution), les amers et balises… Vous pourrez voir dans cette revue le développement que fait l’auteur de ce problème… Si vous voulez en savoir davantage, rendez vous sur www.inventaire.poitou-charentes.fr à condition de disposer de beaucoup de temps…

 

Chapelle et chapelle…

 

De la même manière, nous allons suivre nos guides, souvent en regardant par la vitre de la portière pour avoir la plupart des renseignements dans cette petite revue qu’il n’y a guère d’intérêt à plagier ou recopier, mais simplement vous faire arrêter ici ou là parce que quelque chose de vraiment curieux marque notre promenade...

Jacques de Larquier vous donnera quelques détails sur « La Chapelle des aviateurs » avant de céder la plume à Jérôme Desouches qui se chargera de vous faire admirer, tout comme lui, « La Chapelle Saint-Paul, à Clion-sur-Seugne » : « un endroit charmant et majestueux tout à la fois » ! L’auteur du texte relatif à cette chapelle conclut : « Les propriétaires de la chapelle ne manquent apparemment pas de goût … pour avoir fait de ce lieu, un lieu de grande sérénité propice à la contemplation et à la prière ».

 

Fontaines, fontaines…

 

Jacques Fabre nous emmène quant à lui aux Fontaines romaines de Vénérand. Ces fontaines sont au nombre de deux :

- La Fontaine de la Roche… souvent à sec en été ! Un lavoir y a été aménagé en 1872, à la suite de la fermeture du lavoir du Moulin.

- La Fontaine du Moulin dont la plume qui s’y intéresse  ne manque pas de nous la décrire en détail n’oublie pas cet événement : Saint Louis s’y serait baigné en 1242 !

Notre ami laisse alors sa plume à  Anne-Marie Brisset qui s’intéresse à La Fontaine du Pilori à Saint-Jean-d’Angely dont l’histoire, remonte en 1546 et est une des plus belles fontaines de France.

 

 Autres lieux méritant une visite…

 

Les quelques lignes de Patrick Boraux qui suivent sont consacrées à l’Ermitage monolithe de Mortagne-sur-Gironde qui semble être vraiment un petit édifice remarquable situé à un kilomètre au sud-est du port de Mortagne.

Quelle santé pour cet édifice qui aurait été fondé au IV° siècle par des moines !

 

 Ici et là…

 

Tant pour le touriste que pour les autochtones amoureux de leur pays, il reste quelques visites présentées dans la brochure : Les Halles de Cozes (Près de Royan) sont bien évidemment intéressantes, mais sont certainement loin de pouvoir vous intéresser comme La Fontaine et le lavoir de La-Chapelle-des-Pots  présentés, dans notre revue, par Jacques de Larquier.

J’en retiendrai ces quelques lignes : « En fait, c’est un très curieux petit édifice, situé au bord d’un étroit rond-point placé sur la rue principale menant à Saint-Bris-des-Bois… ».

A Jacques Larquier de vous présenter les Halles de Pisany avant de laisser Jacques Fabre  vous emmener Par Les Rues de Saintes

 

Revue présentée par François LÉGER