La majorité des élèves de primaire, collège, lycée,

Prépa et  grandes écoles apprécient ce moment où

« L’école est finie » et celui du retour à leurs études  

 

Demain 4 septembre, des millions de jeunes vont,

sans y penser, tourner une page de leurs vies…

 

                         Par François LÉGER

 

 

Avant même d’avoir lu le titre de cet article dans son intégralité, il est parfaitement évident, cher lecteur, que vous aurez trouvé quelque peu curieux d’avoir associé des « jeunes de 7 à 77 ans » dans une même réflexion, une même démarche intellectuelle…  Honnêtement, je vous comprends parfaitement et aurais eu la même réaction en voyant un auteur unir, dans la pensée et la réflexion, un « élève » d’école primaire et un étudiant de Prépa ou un « élève » d’une Grande École…

Et pourtant, en lisant la titraille de cet article, je pense que vous serez nombreux à vous étonner que j’ai osé la faire tout en estimant  finalement  que j’avais eu parfaitement raison tout en sachant que mon élève du primaire avait encore un cerveau pratiquement neuf (comme, d’ailleurs, celui d’un enfant d’école maternelle, jusqu’où j’ai pensé ne tout de même pas pouvoir aller !), ce qui n’était plus du tout le cas des étudiants du niveau supérieur qui, à un peu plus d’une vingtaine d’années, avaient des connaissances que l’élève moyen (ou le brillant élève) du secondaire n’aurait jamais. Tout le monde ne peut pas être ingénieur ou chercheur au moment de fêter ses vingt ans !

Numérisation_20170902De plus ce sont là des gens qui ne vivent que dans la recherche du savoir, généralement un savoir assez précis dans lequel ils avancent petit à petit ou par bonds successifs avant de trouver une plage de connaissances dans laquelle ils vont entrer avec bonheur, comprenant qu’ils ont trouvé un outil de recherche après lequel ils couraient en vain depuis longtemps…  

Après ces considérations qui paraissent d’évidence, à chacun son classement de nos concitoyens dans l’une ou l’autre de ses vies passées sur le plancher des vaches, en fonction de l’instant « T » où le prendront tels ou tels observateurs, mais aussi de l’honnêteté réelle de ceux-ci… Une honnêteté intellectuelle dont on peut douter en entendant, dès le 19 mars 2013, Jean-Luc MÉLENCHON s’adresser à ceux qu’il croit être ses futurs électeurs en ces termes : « Nous sommes le camp des pauvres, des humiliés et des opprimés ! ».

  Trait d’humour de haut vol !

Après cette déclaration personnelle de quelqu’un qui s’inclut – bizarrement - parmi les gens auxquels il s’adresse, on trouvera plus tard un président qui s’est présenté comme un homme qui n’aime pas les riches alors qu’il semble bien que ce soit là un homme qui n’aime pas les pauvres !

On peut en effet lire, dans « Le Figaro » du 04 septembre 2014, de sources proches du président ( !), ces lignes de Valérie Trierweiler indiquant certes que François Hollande « s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches », mais est en réalité : « le président qui n’aime pas les pauvres ». Et, de poursuivre : « Lui, l’homme de gauche, dit en privé < les sans-dents > très fier de son trait d’humour ».

Ne croyez surtout pas que je veuille me lancer ici dans un article de politique générale ou sociale m’obligeant, par exemple, à mettre en scène certains d’entre nous qui se plaignent d’être des « prolétaires » en oubliant le sens exact de ce mot que nous fait connaître LE PETIT ROBERT de la langue française. Cet ouvrage précise en effet « Se dit, depuis le début du XIX° siècle,  d’une personne qui ne possède pour vivre que les revenus de son travail (salaire), qui exerce un métier manuel ou mécanique et a un niveau de vie relativement bas dans l’ensemble du groupe social (opposé à Capitaliste ou Bourgeois) »… C’est dire que ce n’est pas l’opulence dans ce milieu qui, à mon avis, n’existe pratiquement plus en France dans la mesure où l’on connaît parfaitement à quelles portes il faut frapper pour avoir telle ou telle aide…

Je m’étais d’ailleurs intéressé à ce groupe de nos concitoyens en écrivant mon essai socio-économique « Un pays à deux vitesses » (Editions des Ecrivains), un pays qui est aujourd’hui au moins à trois vitesses (pensée assez réductrice, me semble-t-il) mais ce n’est pas ici le sujet.

Un « habillement » de rentrée des classes ! 

 On se perd en effet entre ce que paraissent les gens et ce qu’ils sont réellement… Lors de cette rentrée des classes, nos chers bambins - qui sont parfois terriblement exigeants - vont par exemple vouloir telle ou telle tenue vestimentaire aux frais des parents, une tenue vestimentaire importante pour chacun afin d’entrer, dès leur arrivée dans leur établissement, dans le groupe au sein duquel ils pensent qu’ils « seront importants »…

Ainsi en a-t-il été, l’an passé, de ces deux charmantes demoiselles, charmantes probablement,  dont la tenue  a interdit, en ce premier jour, de franchir les grilles d’un établissement probablement accueillant. Pauvres demoiselles (riches, voulant paraître pauvres ?) déjeunant d’un sandwich sur le parking extérieur de leur établissement… Dommage que leur âge et le droit à l’image ne nous permettent pas de mettre cette photo en ligne mais on ne peut pas regretter qu’elle ait inspiré quelques chefs d’établissements à prendre les devants cette année…

Mieux vaut  Avertir et Prévenir…

Toutefois, nous ne dirons pas d’où émanent ces courriers envoyés, dès le printemps (Le Figaro du 04 mai 2017), aux parents d’élèves, courriers alors très commentés, lorsque l’on lisait les consignes vestimentaires de la principale de cet établissement…

En fait, dans cet établissement de la Creuse, le début du printemps avait fait revenir, chez les élèves, des tenues plus légères, ce qui n’avait pas été du goût de la direction spécifiant : « C’est un lieu de travail, ce n’est ni un terrain de sport, ni une plage où l’on bronze, ni un lieu où l’on exerce sa séduction. Aussi je rappelle que les bermudas, les mini-jupes, les tongs mais aussi les jeans troués ne sont pas autorisés au sein de l’établissement… »

Il faut ici être honnête en disant que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, ce genre de tenues n’a rien à voir avec la classe sociale des parents, mais uniquement à l’état d’esprit de ceux qui les portent… parce qu’elles leur plaisent, par mimétisme, pour ne pas être rejetés d’un groupe quelconque…

D’ailleurs, pour dresser un lien entre ces habillements d’adolescents, de jeunes adultes (voire d’adultes au travail) et la classe sociale à laquelle appartiennent leurs porteurs, il faudrait beaucoup chercher entre nos « prolétaires », nos bourgeois, la classe intermédiaire et la classe dirigeante des sociétés qui font vivre notre pays… Le dictionnaire LE PETIT ROBERT classe d’ailleurs dans la « Bourgeoisie » « les personnes de la classe moyenne et dirigeante, de condition aisée et caractérisée par un certain conformisme intellectuel », autant dire un très large éventail de nos concitoyens qu’il conviendrait de disséquer et expliquer.

La France a besoin de la voie de l’excellence…

Tout cela n’ayant été que rapidement survolé comme devrait l’être cette dernière partie de notre route…

Plutôt que d’entrer dans de longues explications pour présenter ce chemin de l’excellence, je citerai cette phrase trouvée dans Le Figaro du 26 mai 2017 concernant les classes Prépa: « Une étude révèle que les qualités développées par les élèves de ces classes sont l’organisation, la rigueur, la capacité de travail mais aussi la communication, le sens critique et l’esprit d’équipe ». J’ai envie d’ajouter une citation donnée par l’auteur de cet article, citation de Bastien, élève de deuxième année de l’une de ces formations donnée à Henri IV, qui résume tout : « Ne cherchez pas à regarder les loisirs dans notre emploi du temps, toutes nos heures hors cours sont dédiées à l’étude. On travaille à la maison ou en bibliothèque. Parfois jusque tard dans la soirée. Les vacances sont des leurres. Il n’y a d’espace pour rien d’autre.  Ça fait partie du jeu»

 Ils ont choisi leur vie et fait admirer notre nation…

 Dans ce qui suit, les principales informations proviennent du site Wikipédia car, pour diverses raisons que vous comprendrez aisément, je n’aurais pas pu être certain de vous donner, sans aide, des informations exactes…

J’étais adolescent lorsque j’ai fait la connaissance du fils de René Bonnet près des pistes de courses automobiles de Pau… Là, il m’a raconté beaucoup de choses sur l’automobile et les voitures de course.  Comment  aurait-il pu en être autrement  avec un tel père s’étant intéressé au Djet : un coupé à deux places lancé en 1962 ! Initialement développé et produit à 198 exemplaires par … Les Automobiles René Bonnet… Un modèle qui a ensuite été fabriqué par Matra à partir de 1964 et qui avait toujours son « petit »  succès lorsque le passionné de circuits automobiles venait me voir chez mes parents dans notre calme banlieue…

Là c’est une passion de haut vol d’un père transmise à son fils car il faut savoir que lorsque celui-ci était à Pau au cours du week-end, le lundi matin il était au travail dans le garage de papa, près de la capitale…

 

Dans un tout autre domaine, cette Dame illustre bien ce que j’écrivais au début de ce papier : « Tout le monde ne peut pas être ingénieur ou chercheur au moment de fêter ses vingt ans ! » . Si je vous dis qu’il s’agit  d’une spationaute française qui a également été une femme politique, vous penserez probablement à Claudie HAIGNERÉ (Claudie André- Des Hays).

Mais vous ignorez probablement qu’elle fait partie des connaissances rares de nos jeunes de vingt ans : Claudie HAIGNERÉ a en effet obtenu son baccalauréat à quinze ans. Aux titres que j’ai déjà donnés on doit en ajouter quelques-uns : médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique, elle est docteur en neurosciences… Après d’autres occupations, elle est aujourd’hui, notamment, ambassadrice et conseillère auprès de l’Agence spatiale européenne….

Claudie HAIGNERÉ démontre - par un tel parcours de vie - que nous vivons bien, le plus souvent par passion, par intérêt intellectuel, plusieurs vies au cours de notre passage sur le plancher des vaches… Disons que, à un tel niveau, c’est l’évidence, mais que pour vous et moi toutes ces vies qui passent sans qu’on les voit forcément existent tout de même : aujourd’hui n’est pas hier, ni demain, mais nous  sommes conscients du temps qui passe (à moins que ce ne soit nos vies terrestres qui passent…)  et nous nous rendons compte que nos proches et nos amis changent… d’une vie à l’autre qu’ils ne voient pas passer…

A vous d’observer et de faire en sorte que vos vies soient les plus belles possibles…  et que vous n’ayez pas de regrets au moment de la synthèse finale…

 

Crédit Photo : Anne Buissart