Prix poésie 2017

 

 

« Empreintes &  résonances »

Gérard Mottet

à l’honneur, le samedi 25

 

Il y a eu ces jeunes Français qui ont fini leur carrière, nettement plus âgés ( ! ), pratiquement où ils l'avaient commencée parce qu'ils n'étaient pas passionnés  par quoi que ce soit: pas intéressés par autre chose que leur vie qu'ils pensaient voir couler, jusqu'au bout, comme un  long fleuve tranquille...

La tranquillité, la monotonie, ces journées qui se succèdent, toujours pareilles à elles-mêmes, ont heureusement vécu...

Voilà quelque chose qui est d'un autre siècle et n'apporte pas beaucoup de culture à un pays dont de tels habitants ne peuvent en aucun cas en être le moteur... Mais, tout a changé ou va changer: on ne peut plus et ne pourra plus faire le même travail pendant toute une carrière car les carrières ne cesseront plus d'évoluer...

Évolution, transformations: cessons de croire que les ordinateurs ou techniques nouvelles vont faire des chômeurs... En fait, les chômeurs de demain sont ceux qui refuseront de monter dans le train d'aujourd'hui ou le "super TGV de demain", hommes et femmes qui ne créeront plus rien pour le pays. Ne lâchons jamais la bride et évoluons avec les techniques qui sont les nôtres aujourd'hui pour peu de temps encore: l'évolution des techniques n'est en aucun cas créatrice de chômage. C'est l'homme qui fera de son ouvrage d'aujourd'hui quelque chose de passionnant pour lui et ses successeurs !

Jeune journaliste j'ai commencé à travailler avec un carnet de notes et une machine à écrire et - aujourd'hui - j'ai un smartphone et un ordinateur: celui qui a encore mes premiers outils  et ne veut pas en changer peut tout de suite aller s'inscrire au chômage en regrettant de ne pas avoir suivi le monde et ce d'autant plus qu'il est ainsi passé à côté de travaux passionnants en pleurant aujourd'hui un salaire qui a vécu un sacré décrochement par rapport à celui de ses confrères d'hier...

Passions, êtes-vous là ?

Les personnes découvrant les lignes qui précèdent penseront peut-être que c'est là simple verbiage pour présenter la cérémonie ayant lieu, le samedi 25 novembre à 17 h, Salle Haute du Cellier de Clairvaux, 27 Boulevard de la Trémouille à Dijon. Eh bien, qu'ils se détrompent !

Depuis le temps que je fais ce métier, je peux affirmer que Christine Martin, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la Culture, à l'animation et aux festivals, pourra s'enorgueillir d'avoir dans ses rangs un poète d'une telle qualité recevant en ce jour le Prix de Poésie 2017 Yolaine et  Stephen Blanchard. M. Lionel Bard, conseiller municipal, délégué aux musées, à la lecture publique et au secteur sauvegardé, prononcera, certainement, un discours très proche tout en y ajoutant l'importance des travaux artistiques d'aujourd'hui qui tomberont dans la mémoire collective...

Pourquoi avoir écrit ce qui précède ? Tout simplement pour finir cet article sur Gérard MOTTET en invitant les différents intervenants à ne pas se limiter à la poésie qui n'est pas seule à faire de Gérard MOTTET quelqu'un d'important...

Comme je l'écrivais précédemment,  agrégé de philosophie, Gérard Mottet pouvait faire de sa vie un "ronron" quotidien sans s'inquiéter d'autre chose ou du lendemain. Mais il n'est pas ce genre d'homme! Si son agrégation a dû être, à une époque, le but  essentiel de son existence  - comment ne pas le comprendre ? - l'homme s'est ouvert également sur un nombre de choses très différentes!  Le voilà passionné de photographie qui le mène à publier nombre d'articles et d'études spécialisés, notamment  sur les images...

J'imagine également  Gérard MOTTET en mélomane puisque la cérémonie bénéficiera de la participation du pianiste Merwan DJANE ! Toutefois, il est d'évidence que la poésie sera à l'honneur puisque le prix sera remis après la 43ème assemblée générale de l'association "Les poètes de L'amitié", la poésie sera à l'honneur avec Gérard MOTTET. Voilà un homme dont on sait déjà qu'il ne s'est pas "contenté" de son agrégation de philosophie et dont on découvrira l'art poétique du philosophe présenté par ses amis.

 

 François LÉGER