Brochon

Y a-il de la culture sans spontanéïté et amour du travail bien fait ?

            Nous prions nos lecteurs de nous pardonner d'être venus, de temps à autre, sur notre site      sans y trouver, depuis quelques semaines, les nouveautés qu'ils espéraient. Toutefois - nous en sommes tout aussi désolés qu'eux car cela n'était aucunement  prévu mais il est des situations de blocage qui arrivent brutalement et contre lesquelles nous ne pouvons pas faire face d'une manière  correcte... Ce site était réalisé, à une époque, par Maurice Dussol, un fin lettré dont j'avais fait la connaissance au cours d'une remise de prix littéraires... Il en fut de même pour Pierre Virmes dont je me demande s'il a quitté notre sol car nous avions de réguliers échanges d'e-mails et aujourd'hui, c'est le silence total... Il est d'autres auteurs qui annoncent leur manque de punch à plus de quatre-vingt-dix-ans... Autant d'éléments dont nous pouvons simplement tenir compte et, parmi lesquels il faut surtout que l'un des membres tienne la "baraque" ouverte pour que les gens pensent à une situation temporaire et non pas à la fermeture du site que nous voulons nous-même remettre à plus tard, beaucoup plus tard...

Moi-même - qui ai créé ce site en 2006 - pense parfois au nombre de jours passés à chercher une idée pour un article qui me trotte dans la tête depuis un bon moment; au nombre de jours passés à taper des articles que certains de nos amis nous faisaient parvenir écrits à la main faute de matériel, etc... Sur ce premier acte de l'article que nous allions vous proposer il fallait aussi penser à les mettre en pages de la façon la plus harmonieuse possible... C'est vous dire que certains d'entre nous et moi-même combien nous sommes attachés à ce site tout comme un nombre de lecteurs qui remonte le moral... Ce qui est dommage est que les amateurs de culture ne nous écrivent que trop rarement... Mais, me direz-vous, qui est amateur de culture ?

Eh bien , nous avons -ci-dessus- grâce aux organisateurs de cette manifestation, en quelle que sorte une réponse à cette question! Pensons à ce qui est et à la façon dont c'est venu! Voyez ce château et pensez à tous ces édifices d'art qui tombaient en ruines avant de se retrouver dans les objectifs des photographes d'art...  Pensez à ces heures passées par des jeunes et moins jeunes ayant repris le travail des anciens pour qu'il perdure, tous ceux qui sont tombés amoureux de la pierre, des vitraux et travaillent avec leur transistor sur la pierre tombale à côté d'eux... Eux sont tombés amoureux de ce qui les entoure et réveillent des travaux parfois endormis depuis des siècles après être nés pierre par pierre.

 

François LEGER