Des lauriers pour un médecin poète du Mans
Jean-François FORESTIER est lauréat
du Prix d'Édition Poétique de Dijon 2012
Le jury du Prix d'Edition poétique de la ville de Dijon, lors de sa récente délibération, a porté son choix pour l’attribution du Prix 2012 - 11° édition - sur le manuscrit de Jean-François FORESTIER intitulé « Sous la lune Et autres saisons» et constitué d’un ensemble de très courtes pièces dont l’unité de ton, la justesse et la variété des images, la tenue de langage ont séduit le jury.
Le jury réunissait Raphaël Mendak, Marie-Josèphe Durnet-Archeray, Jean-Michel Lévenard, Marie-Paule Rolin, Janine Bessis, Guy Martin et Christian Amstatt. 
Ce recueil bénéficiera donc de l’édition à 500 exemplaires qui constitue l’enjeu de ce Prix.
Toutefois, il ne faut pas oublier que cinq autres recueils ont retenu l’attention des membres du jury :
- « Le silence du funambule », de Christelle Thébault, de Beaune, Côte d’Or (21);
- « Empreinte », de Pierre Clermont, de Fontenay-le-Fleury, Yvelines (78) ;
- « Jours ardents », de Jean-Baptiste Besnard, de Conflans Ste Honorine, Yvelines (78) ;
- « Le Chant de l’enfance », de France Burghelle-Rey, de Fontenay-sous-Bois, Val de Marne (94) ;
- « Le Papillon » de Charles Viquerat, de Veyrier (Suisse) .
La remise des prix se fera, le 17 mars 2012, dans le cadre du Printemps des Poètes, à Dijon, à la Médiathèque Champollion, partenaire habituel de cette manifestation.
D’ores et déjà, chacun d’entre vous est invité pour ce moment d’échanges et de découverte.
Le Prix d’Edition poétique de la Ville de Dijon, coorganisé par la Ville de Dijon et l’association Les Poètes de l’Amitié, se poursuit en 2013. Vous pouvez, notamment, prendre connaissance des conditions de participation sur le site DES PASSANTES : http://des-passantes.over-blog.com
Coup de projecteur sur le lauréat
Jean-François FORESTIER est né en 1954 dans le Maine et Loire.
Marié, père de quatre enfants, Jean-François FORESTIER est médecin au Mans et, par la poésie, il tente de résister aux maux des autres, de les adoucir et ainsi de donner corps à d'autres formes. Une crainte: à bout de souffle, un jour, se retrouver sans mots…
Il a publié aux éditions "Donner à Voir" en juin 2011 "Sous La Guirlande des Mots"
Crédits Photos: illustrations fournies gracieusement par les organisateurs.
Remise de prix et Salon du Livre
D’excellentes nouvelles du Mans !
Les prix du concours de la nouvelle du Mans 2011 ont été remis, dimanche, lors du Salon du Livre.
Le premier prix a été attribué à Eric Gohier, de Frontignan, pour sa nouvelle « Caniger ».
Le deuxième prix a été décerné à Jean-Pierre Gavini, de Seine et Marne, pour sa nouvelle « Piégé ! ». C’'est ensuite Marieke Joumier, de Nevers, qui a reçu le troisième prix pour sa nouvelle « Des nouvelles d'Anatole ». 
Ces trois nouvellistes, ou futurs nouvellistes, doivent d’autant plus être félicités que, cette année, les nouvelles devaient être construites à partir d'un proverbe. Un exercice redouté par beaucoup de nouvellistes qui voient, dans ce genre de figures imposées ( !), une difficulté supplémentaire aux règles littéraires de construction de la « Nouvelle ».
Jean-Pierre Gavini et Marieke Journier, ont – comme le veut la coutume - été reçus par un représentant de la municipalité au cours d’un verre de l’amitié qui a permis de fêter la victoire.
Après un déjeuner dans un restaurant de la ville, les lauréats ont pu apprécier la manifestation et faire une petite visite à la vieille ville qui le mérite bien.
Illustration : Jean-Pierre Gavini, au centre, avec son diplôme et, à droite, Marieke Joumier qui tient le sien ; des diplômes bien mérités.
Crédits photo : Document transmis, avec l’aimable autorisation de mise en ligne, par les organisateurs de cette manifestation qui prend de l’ampleur d’année en année.
Rencontre avec des lauréats...
Sympathique remise des prix de la
Nouvelle de la Ville du Mans 2010
Eh bien oui, le cru 2010 a été un bon cru ! Les organisateurs du Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans 2010 ont reçu cent quatre-vingt textes (deux de plus que l'an passé).
Cent quatre-vingt personnes se sont donc activement penchées sur le thème de "La rencontre". Toutes sortes de rencontres, bien terminées, mal terminées, même une rencontre avec un platane! Des fins parfois surprenantes ont d'ailleurs amusé les membres du jury.
Cinq nouvelles sont venues de Belgique, deux de La Réunion et une d'Afrique mais ce sont un Seine-et-Marnais, une Ornaise et une Mayennaise qui ont remporté les prix.
On notera, pour le Livre d'Or de ces joutes littéraires, que si, l'an dernier, un des lauréats était sur le point d'être papa, cette année c'est une lauréate qui venait d'être maman, bébé étant de la fête!
Les prix ont été remis, ce dimanche 17 octobre, lors du Salon du Livre du Mans, par Mme Jacqueline Pedoya, adjointe à la culture, à Guy VIEILFAULT, de Paris, pour sa nouvelle "L'Etrangère"; Tatiana ROBIN, de Saint-Berthevin, pour sa nouvelle "Coup de tête", et Marie-Christine QUENTIN, pour sa nouvelle "Le bracelet".
Les prix ont été arrosés, les rillettes du Mans étant aussi de la fête! Tout le monde s'est retrouvé ensuite au milieu des écrivains invités pour un repas dans la chaumière de restauration.
Mais le concours continue. L'an prochain, il s'agira de choisir un proverbe et de se mettre au travail ! Le proverbe choisi devra obligatoirement être cité dans la nouvelle et les organisateurs souhaitent bonne chance à tous.
Pour notre part, nous mettrons en ligne dès que possible ce règlement pour le cru 2011.
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Merci à Anne-Marie Gillet, présidente de l'association, de nous avoir fait parvenir la photo des trois lauréats: Marie-Christine Quentin, Guy Vieilfault et Tatiana Robin (avec son bébé!).
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Dynamisme et dévouement récompensés
Christian Estrosi remet à notre amie HELGI
le Trophée Senior Citoyen de la ville de Nice
Le lundi 10 mai 2010 restera gravé dans la mémoire de notre amie HELGI, dont vous retrouvez chaque mois sur ce site la rubrique intitulée "Dans l'âme de l'autobus", puisqu'elle a reçu en ce jour, au Théâtre de la Photographie et de l'Image de Nice (Alpes Maritimes) - comme quatre autres Niçoises ou Niçois - le Trophée Senior Citoyen des mains du maire de la ville, M. Christian ESTROSI, ministre de l'industrie.
Il convient bien évidemment, ici, de préciser que ce Trophée - créé par la ville de Nice où il vient d'être remis - est né, l'an passé, sur l'initiative de M. Jean-Michel Galy, conseiller municipal subdélégué à la citoyenneté des seniors. M. Jean-Michel Galy a pensé en effet qu'il serait bon et juste de distinguer des femmes et des hommes qui ont su organiser leur vie de retraité en se mettant principalement au service des autres.
Certes, notre amie HELGI n'a "que" le deuxième prix, mais - après avoir été super-mamie en 2005 et candidate à la Star Ac Seniors en 2009 - elle n'a pas l'intention d'en rester là ! 
Passionnée de danse et de chant, fan de Dalida dont elle aime se transformer en son sosie, HELGI a une retraite des plus actives puisque, en dehors des feux de la rampe et des lampions, elle passe surtout son temps à essayer de rendre la vie des autres plus gaie, plus humaine et plus familiale. Les activités d'HELGI sont nombreuses et d'intérêt et, si vous ne connaissez pas la vie de notre amie, n'hésitez pas à partir dans notre rubrique "A la rencontre d'un invité", rubrique dans laquelle nous lui avons consacré un article le 14 octobre 2007...
Apporter du bonheur...
Vous constaterez alors qu'HELGI ne connaît pas l'oisiveté et que sa retraite est faite de dynamisme et de dévouement. Ajoutons d'ailleurs qu'elle crée et réalise elle-même les divers costumes dont elle se pare pour offrir des spectacles aux résidents des maisons de retraite auxquels elle apporte un peu de bonheur. De ces spectacles à l'animation d'une noce, il n'y a qu'un pas qu'HELGI franchit aisément car lorsque l'on a besoin d'elle et d'un peu de bonheur, elle est toujours présente. C'est ainsi que, après une première animation d'un mariage, elle va s'envoler pour la Tunisie afin de faire de même sur la demande d'amis auxquels elle ne "pouvait pas" refuser ce plaisir !
Sachant qu'HELGI aime bien changer de tenue lors de ses spectacles, nous lui conseillons tout de même de penser au poids de ses "armes et bagages" devant se retrouver dans la soute de l'avion !
Pour notre part, nous ne pouvons qu'une fois de plus féliciter notre amie HELGI et lui souhaiter de continuer encore longtemps de ne pas vieillir malgré les ans qui passent. Quant à Christian ESTROSI, il a eu une conclusion fort heureuse en s'adressant à tous les récipiendaires en ces termes : "Vous êtes des locomotives pour notre cité. Vous donnez l'exemple. Nice n'est pas une ville de vieux. C'est une ville où l'on vit âgé et c'est donc un signe de dynamisme et de jeunesse".
François LÉGER
Des textes de qualité récompensés
A l'heure des résultats: le concours de nouvelles 2009 organisé par l'association "Ça et Là" et les Éditions du Sagittaire...
Les résultats du sixième concours national de nouvelles adultes sont maintenant connus et ils seront proclamés lors des Rencontres de la Critique et de la Culture, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 16 mars 2010, à la suite de la conférence sur "Les utopies en écriture" donnée par Jean-Christophe Macquet et Gilles Warembourg, avec l'association "Le Livre à la mer", après 18 h 30.
Cette proclamation sera faite par Yves PAVIE, président des Rencontres et des Éditions du Sagittaire.
Rappelons que ce prix, créé en 2004 à Boulogne-sur-Mer, offre à ses lauréats d'être chaque année mentionnés sur les sites des organisateurs - Ça & Là, organisatrice des Rencontres de la Critique et de la Culture Boulevard Sainte-Beuve: www.bdsaintebeuve.fr ; les Éditions du Sagittaire www.sagittaire-editions.fr - et d'être, tous les quatre ans publiés dans un recueil collectif titré "Premières nouvelles" comportant les douze nouvelles des trois lauréats de chaque année.
La dernière publication ayant eu lieu en 2007, les nouvelles des lauréats des trois prix proclamés le 16 mars seront publiées en 2011.
Le thème retenu cette année était "Utopie". Il s'agissait d'illustrer ce qu'elle est et la mesure dans laquelle elle est coupée de la réalité possible.
Le sixième concours national de nouvelles ayant été lancé, cette année, au cours des Rencontres de la Critique et de la Culture, les organisateurs ont bénéficié du concours de la DRAC (Pas-de-Calais), du Conseil Général du Pas-de-Calais, du Conseil Régional, de la Communauté d'agglomération du Boulonnais et de la ville de Boulogne-sur-Mer.
Le jury était composé, selon les statuts du Prix, de deux journalistes de la presse régionale dont une journaliste du Petit journal de la Haute-Garonne et de l'Ariège et une de La Voix du Nord, assistées de deux écrivains dont un essayiste et un historien.
Comme au cours des années antérieures, il était imposé aux jurés, pour garantir l'uniformité et l'objectivité de leur jugement, un cadre unique d'appréciations en cinq critères: originalité du sujet, richesse stylistique, respect du style narratif "nouvelle" (peu de personnages et action resserrée), respect de la langue (orthographe et grammaire), appréciations personnelles du juré.
Quarante-deux candidats étaient en lice. Malgré de nombreux "hors sujet", il a été très difficile de départager les ex-aequo. Le jury a donc renoncé à le faire et les Éditions du Sagittaire décidé d'offrir dix ouvrages à chacun des premiers et cinq à chacun des troisièmes. Les quatre lauréats seront publiés et recevront un diplôme faisant état de leurs rangs respectifs.
Les prix ont été répartis de la façon suivante.
Premier prix: François AUSSANAIRE , de Langueux (22360), pour sa nouvelle "Le coureur des grêves"; et Christian ZIMMERMAN, de Strasbourg (67000), pour sa nouvelle "Retournement de tendance". (ex-aequo)
Troisième prix: Anne CLÉMENT, de Fontenoy (57650), pour sa nouvelle "Thomas ouvrit les yeux"; et Jean-Paul VIALARD, de Fumel (47500), pour sa nouvelle "L'île blanche". (ex-aequo)
Cinquième prix: Richard BASSET, Sainte-Anne (97180), pour sa nouvelle "Vanitas vanitatis"; Katia ASTAFIEFF, Laxou (54520), pour sa nouvelle "Sur la route de Letterfrack"; et Laure DECHAUX, Chancia (01590), pour sa nouvelle "Les deux clefs du bonheur".
Concours de poésie de Château-Thierry
Le Cercle de Montpellier du Conservatoire littéraire du Languedoc-Roussillon rime avec succès...
La ville de Château-Thierry (Aisne) organise, chaque année, des manifestations à la mémoire de son illustre fils, le poète Jean de La Fontaine. Ses habitants appellent
celles-ci, avec une affectueuse familiarité, "Les fêtes à Jean".
Concerts, lectures publiques, spectacles et défilés en costumes d'époque rythment joyeusement un week-end complet.
A ces réjouissances s'ajoute la remise solennelle des prix du Concours international de fables qui honore la partie la plus populaire de l'oeuvre de cet auteur. Cette année, le premier prix a été obtenu à la fois par Edmonde FAUCON, de Montpellier, et par Michel MARTINEZ, de Mauguio, tous deux membres du Cercle de Montpellier (Hérault) du Conservatoire Littéraire du Languedoc-Roussillon.
Voici les deux textes ayant obtenu ces distinctions.
L'homme qui voulait mourir
Par Edmonde FAUCON
Un vieil homme chenu, miné par le grand âge,
Attendait tristement son ultime voyage.
Il avait tout perdu d'avoir vécu longtemps.
Il était sans amis, sans femme, sans enfants.
Il n'attendait plus rien ici-bas de la vie,
N'avait aucun désir et pas la moindre envie.
Il se plaignait sans fin d'un pitoyable sort,
Puis vint à souhaiter que survienne la mort.
"Que fais-je encore ici, languissant sur la terre,
Quand tout bonheur me fuit et que je désespère?
Quand verrai-je la fin de tous ces mauvais jours?
Ah! je n'aspire plus qu'au repos pour toujours."
Or, voici qu'un matin, dans son lit, il s'attarde,
Et voit à son chevet s'avancer la Camarde
Qui se penche vers lui, sa faux dans une main,
Et lui dit: "Me voici, tu seras mort demain.
- Quoi! sursaute le vieux, pourquoi partir si vite?
- N'est-ce pas ton souhait? A mourir je t'invite;
Tu seras plus tranquille au tréfonds du tombeau."
Un rayon de soleil, puis le chant d'un oiseau,
A ce moment précis rappellent à notre homme
Que le printemps est là, que notre vie, en somme,
Est bien plus agréable en ce matin vermeil
Que le noir qui l'attend sans espoir de réveil.
"Allons! retire-toi; j'ai fait un triste songe!
Qu'importe mon état, je veux qu'il se prolonge.
Je préfère souffrir longtemps dans la clarté
Que le repos sous terre et pour l'éternité;
Retourne d'où tu viens et surtout ne t'avise
De revenir bientôt, cela quoi que j'en dise!"
Ainsi bien des humains mécontents de leur sort
Préfèrent-ils la vie à la plus douce mort!
La mouche recevait la louange de dieux,
Lorsqu'une mouche bleue et grasse de sanie,
Se jugea par ce coup victime d'avanie,
Et tint cette harangue aux habitants des cieux:
"Quel beau mérite, je vous prie,
Vaudrait à l'abeille, ma soeur,
Plus qu'à moi-même, cet honneur?
Suis-je pas légère comme elle?
Ne fends-je pas l'air de mon aile?
N'ai-je pas, comme, elle, un doux chant?
Ne piqué-je pas le méchant?"
L'abeille n'entend point; dans sa hâte zélée
A chercher en tous lieux son précieux butin,
Peu sensible aux honneurs de l'auguste assemblée,
Elle vole déjà dans l'air frais du matin,
Parmi les champs fleuris de lavande et de thym.
Mais voici qu'au coeur de la ville
Un caniche accroupi répand sa trace vile,
Ornement incongru d'un paisible trottoir
Où le pied du rêveur souvent se pose et glisse.
Notre mouche aussitôt s'y porte avec délice,
S'y plait, s'y plonge, il faut la voir,
Et de tant de splendeur s'étonne et s'émerveille.
L'hilarité des dieux secoue alors le ciel:
"Voyons de cette fleur ce que sera le miel,
Et tu pourras briguer les lauriers de l'abeille."
Comme l'insecte immonde, ainsi plus d'un mortel
Se croit digne en tout point de la faveur divine:
Tel faiseur de chansons pense égaler Racine,
Tel barbouilleur de murs se prend pour Raphaël.
Nouvelle 2009 de la Ville du Mans
Le 1er prix est remporté par un biologiste belge: Jean-Paul COUTELIER
Les organisateurs du Prix de la Nouvelle 2009 de la Ville du Mans ont été heureux de voir l'ampleur qu'ont prise, cette année, ces joutes littéraires puisqu'ils ont reçu 178 nouvelles dont quatre de Belgique, deux de France d'Outre-Mer, une du Québec et une d'Afrique.
Et, Anne-Marie Gillet - qui a bien voulu nous servir d'intermédiaire pour nous donner ces informations et les illustrations ci-jointes - de nous préciser: "Nos trois lauréats sont de grande qualité, tant par leurs nouvelles que par leur personnalité. Le premier prix a été attribué à M. Jean-Paul COUTELIER, un biologiste belge, pour sa nouvelle < Le dernier des Coronas > que vous pourrez bientôt découvrir et apprécier sur le site de la ville du Mans.
"Le deuxième prix est allé à M. Yvon
MONET, un photographe de Nérac, dont vous pourrez trouver les photographies sur Internet. Notons qu'il expose actuellement à Cholet. Sa nouvelle < Félix > raconte la mésaventure d'un prestidigitateur qui s'est fait disparaître par mégarde...
" Enfin, c'est un jeune cinéaste de Paris, M. Paulo TREMAR qui a obtenu le troisième prix pour sa nouvelle intitulée < Ronflements >, l'histoire tragi-comique d'un homme qui assassine sa femme parce qu'elle ronfle... "
Voilà donc un beau palmarès et les organisateurs nous ont déjà déclaré : "L'aventure recommence pour nous l'an prochain" en nous envoyant d'ores et déjà le règlement que nous mettrons en ligne dès le mois de novembre...
Sachez tout de même, dès maintenant, que le thème en sera: "Rencontre avec un être, un événement, un objet...".
Lauriers littéraires
Les 33° "Jeux floraux" des Pyrénées Cathares ont couronné cette nouvelle...
My-Laï
Par Jacques DEFOLIE
Une ambiance feutrée, silencieuse, troublée par instants par une conversation de voix étouffées. Des hommes et des femmes, qui marchent à pas rapides dans des longs et larges couloirs blancs aux larges portes numérotées et fermées. Une odeur aux relents de pharmacie règne dans ce silence ambiant. Parfois, des hommes habillés de bleu des pieds à la tête passent en poussant un lit à roulettes où gît une forme inerte sous des draps immaculés. Des visages indéchiffrables dont on ne sait si c'est celui d'un homme ou une femme. Le teint est cireux, les yeux fermés la plupart du temps et la tête est couverte d'un bonnet bleu clair qui accentue encore la pâleur de cette figure de cire.
Une porte s'ouvre et se referme silencieusement. Un homme en blouse blanche, le stéthoscope autour du cou en est sorti, la mine soucieuse. Sur la poche gauche de sa blouse, à hauteur de poitrine on peut lire "Clinique des Cyprès - Dr Valentin". Bien nommée la clinique, pour ces immenses cyprès qui l'entourent de leurs hauts fuseaux noirs, tranchant sur le ciel si bleu du Midi, comme des points d'exclamation. D'un pas nerveux, le Dr Valentin traverse le couloir et entre dans un bureau sur lequel une petite plaque répète les mêmes mots qui figurent sur sa poitrine. Il se laisse littéralement tomber dans un fauteuil de simili cuir et, d'un geste las, décroche un téléphone.
"Oui... Robert? Je suis bien embêté pour le cas de la chambre 22... Je n'y comprends rien. Ce malade souffre de quelque chose que je ne connais pas...
" Les examens? Ils ne révèlent rien de spécial. Disons que, pour un homme de plus de quatre-vingts ans, ils sont normaux. Température? A peine 38... Tension régulière à 14/7, ce qui me semble également normal. Ce qui me semble anormal, c'est la maigreur de cet homme et cette espèce de coma dans lequel il est plongé... J'y ai pensé à la cachexie mais ça ne tient pas...
" Pourquoi je t'appelle? Tu as fait des séjours en pays chaud, il me semble... Il faudrait que tu fasses un saut pour voir ce patient... Palu? Non, il ne fait aucun écart de température. Je t'assure, je ne comprends pas... Les filles... Elles s'en occupent bien, mais elles sont comme moi, elles ne comprennent pas. On se demande ce que nous avons là comme malade. Alors, j'ai pensé à une maladie exotique. D'après ce que l'on sait, il aurait fait un long séjour en Indochine dans les années cinquante. Sous toutes réserves... Nous en serons sûrs quand on aura reçu son dossier médical de Lille où il a vécu avant de venir ici. Bon! Tu viens dès que tu as fini ton tour dans ton service... D'accord, je t'attends... Ah oui! Une dernière chose, sa fille arrive de Paris ce matin..."
Le docteur raccroche le téléphone d'un geste machinal et il se plonge dans le mince dossier qu'il a sur son bureau. Et, une fois de plus, il explore les résultats des divers examens concernant ce patient alité depuis quatre jours dans son service. C'est l'aide-ménagère de ce vieux monsieur qui a alerté le SAMU. Elle l'a trouvé un matin, dans son lit, plongé dans un coma profond que rien n'explique. Strictement rien. Tout a été fait pour essayer de trouver de quoi il souffre. Rien! Le Dr Valentin, tout médecin réputé pour son savoir qu'il soit, y perd à la fois son latin et son grec. Il a beau se pencher sur les analyses sanguines, scruter les résultats un par un, tout y est normal. Chaque analyse faite depuis l'entrée de cette personne reste inchangée. Que ce soit l'hématologie, la biochimie, l'enzymologie, l'uricémie et autres paramètres, les chiffres restent les mêmes qu'à l'entrée.
Le vieil homme est dans un coma d'origine inconnue sans que son organisme ne révèle une quelconque anomalie. C'est une équation à plusieurs inconnues. Radios, scanner, IRM ne dévoilent rien qui expliquerait l'état de ce patient pas ordinaire. Chez lui tout est normal et l'impression que ressent Valentin fait que quelque chose a bloqué la vie de cette vieille personne. Comme une horloge dont le mécanisme tournerait toujours sans que les aiguilles bougent. La vie ne s'est pas arrêtée mais elle est comme en suspens.
*** *** *** *** ***
Patiemment, intrigué au plus haut point, le Dr Valentin se replonge une nouvelle fois dans le dossier. Si intensément qu'il n'entend pas le bref coup qui heurte sa porte et qu'il ne se rend compte de la présence du praticien qu'il a appelé à son secours que lorsque celui-ci tousse pour attirer son attention.
"Ah! C'est toi, Robert. Je ne t'attendais pas si vite. Je regardais encore une fois les résultats...
"Regardons ça ensemble, il y a quelque chose qui a dû t'échapper... Ça m'étonnerait de toi, mais on ne sait jamais..."
Familièrement, Robert contourne le bureau de Valentin et vient s'appuyer sur l'épaule de ce dernier. Ensemble les deux médecins compulsent, regardent avec la même attention, avec la même tension, le dossier de ce patient énigmatique. Tout y passe, analyses, radios, CD du scanner. Les moues dubitatives succèdent aux moues dubitatives. Debout, côte à côte, ils examinent avec soin les moindres images, les clichés de toutes sortes, consultent et reconsultent les feuilles d'examen.
"Rien! Rien de rien... C'est à se demander si...
"Attends, Valentin! Pas de conclusions hâtives. Les analyses toxicologiques on va le refaire, on ne sait jamais...
" Mais c'est aussi négatif que tout ce que tu as sous les yeux. Toxicologie, parasitologie, tout a été analysé. Même l'air expulsé... RIEN! Tu comprends ce mot RIEN!
Valentin s'est presque mis à crier ce mot "rien".
" C'est une énigme. Voilà pourquoi je t'ai demandé de passer. Pour que tu regardes, parce que moi, je n'y comprends plus rien. Je n'ai jamais vu ça..."
Prenant son homologue par le bras, il l'emmène presque de force dans la chambre qui est devenue la 22 du mystère parmi le personnel hospitalier. Dame! Voir un professionnel comme Valentin sécher sur un cas est d'une telle rareté que certains s'en réjouiraient presque. Et pour qu'il ait appelé Robert, le plus calé de toute la clinique, après lui bien sûr, c'est que vraiment "il pédale dans la semoule" a dit l'infirmière en chef. C'est vrai qu'elle ne peut pas le sentir mais quand même...
Quand ils entrent tous les deux dans la chambre, une jeune infirmière est en train de prendre la tension du vieux monsieur. D'un ton bref, Valentin demande: "Alors?", "14/7 comme d'habitude...", "Tu vois, ce que je t'ai dit..." Robert s'approche et sa grande silhouette passant devant la fenêtre fait une zone d'ombre sur le corps étendu.
" Bon Dieu, qu'il est maigre..
" D'après l'aide-ménagère, cela fait des mois qu'il est maigre comme cela. Mais, fait étrange que je ne comprends pas, il pèse pas loin de soixante-dix kilos...
" Tu te fous de ma gueule ou quoi... ?
" Non, regarde sur sa fiche, il a été pesé à l'entrée...
" Ben ça, ce n'est pas banal... Je vais l'ausculter.. On va bien voir...
D'un geste sec, d'un geste de praticien, Robert découvre entièrement le malade et lentement, patiemment, remontant des pieds à la tête il examine de manière très attentive le corps du vieil homme. Celui-ci fut de grande taille et il a dû être assez musclé à ce qu'il peut voir. Pas le plus petit espace n'échappe à ce contrôle scrupuleux visuel augmenté du passage du stéthoscope. Quand le Dr Robert se redresse un air de quasi stupéfaction est posé sur son visage. Et la seule chose qu'il peut dire c'est: "Ben, ça alors... Ce type est un dilemme".
" Ah! Tu vois que j'ai raison...
" La seule chose que j'ai pu voir c'est ça... Et il montre une fine cicatrice de quelques millimètres, comme une griffe. Une toute petite griffe à peine visible dans le haut du bras. Dans la peau un peu ridée du vieil homme on la distingue à peine.
" Valentin, tu avais vu ça?" Et ce disant, le Dr Robert pose son doigt sur la très légère et ancienne cicatrice. Et il reste interdit de ce que déclenche son geste. Le malade, qui jusqu'alors n'avait jamais réagi à quoi que ce soit, a un léger gémissement et un souffle sort de ses lèvres. Un faible soupir, comme un appel.
" Qu'est-ce qu'il dit ?
" J'sais pas! Je n'ai rien compris...
" Essaie de nouveau, pour voir...
" J'ai encore mon doigt dessus mais il ne réagit plus à la pression...
*** *** *** *** ***
Valentin se tourne vers l'infirmière qui est restée là et lui demande d'un ton bref: "Nicole, allez me chercher un scalpel et tout ce qu'il faut pour pratiquer une légère intervention. C'est peut-être là que se situe ce que nous cherchons."
La jeune femme part en courant pendant que les deux praticiens se regardent sans rien dire. La clef de leur problème est sans doute là et leur science, pour le moment prise en défaut, va peut-être trouver la solution au problème posé par le bonhomme qui est devant eux.
Délicatement, minutieusement, l'opération se fait avec un soin tout particulier. Une légère incision à l'endroit de la cicatrice révèle la présence d'un kyste minuscule. A peine plus gros qu'un gros grain de blé. D'un scalpel précis, après l'avoir retiré de là où il se trouvait, le Dr Robert ouvre la masse un peu graisseuse. Il trouve à l'intérieur un infime morceau de quelque chose d'indéfinissable. Comme un débris d'allumette ou s'en approchant. Une sorte d'esquille d'une matière indéfinissable.
Le bruit d'une paire de ciseaux tombant sur le sol alerte les deux médecins en train de s'interroger sur la signification de ce qu'ils viennent de découvrir. La jeune infirmière est devant eux, l'air désolé, les bras ballants. Elle est d'une pâleur alarmante. Ce qui fait ressortir un tout petit peu une origine lointaine.
" Que vous arrive-t-il? C'est la vue du sang qui vous fait cet effet là? Il faudra changer de métier mon petit...
"Non, Docteur, c'est ce que vous avez trouvé dans le bras de ce vieux monsieur....
" Ce bout de bois... Mais ce n'est rien... Une épine dans le bras...
" Non, c'est beaucoup plus que cela...
Et soudain, sous les yeux stupéfaits des deux médecins, la jeune femme se met à pleurer. De grosses larmes coulent sur ses joues et elle semble plongée dans un chagrin profond. Le vieil homme n'a pas bougé depuis l'incision et Valentin termine le pansement que la chute des ciseaux lui avait fait interrompre. Le Dr Robert a un geste d'impatience et c'est un peu sèchement qu'il demande à la jeune femme : "Vous pouvez m'expliquer ce qui vous arrive... ?"
" Cela ne se voit pas beaucoup, mais je suis d'origine vietnamienne par mon arrière-grand-mère. Elle était la femme d'un planteur de thé d'avant la guerre avec le Japon. C'était une fille des Hauts Plateaux du nord de ce qui s'appelait l'Indochine à l'époque. Elle et mon arrière-grand-père s'aimaient beaucoup et ne se sont jamais quittés. Elle m'avait dit que selon une légende Méo, un peuple des Hauts Plateaux, même s'ils se quittaient un jour, mon aïeul ne pourrait jamais l'oublier. Elle avait ce qu'il fallait pour cela...
" Et qu'est-ce que cela a à voir avec ce pauvre vieux....?
" On croit savoir qu'il a été là-bas. Maintenant, j'en suis certaine. Là-bas, quand une fille était amoureuse d'un garçon et qu'ils vivaient ensemble, afin qu'il ne l'oublie jamais, elle profitait d'un moment où il était endormi. Elle lui glissait alors, sous la peau, un mince éclat de bambou qu'elle avait d'abord trempé dans son propre sang. Pour être certaine qu'il ne se réveille pas, elle lui faisait boire auparavant une décoction de pétales de pavots...
" Bon d'accord. Et alors...
" Alors, ce vieux monsieur va mourir...
" Ah bon. Vous savez ça vous? Alors que nous nous demandons de quoi il souffre, que tous les résultats des analyses et autres sont bons, vous, vous savez qu'il va mourir. Vous êtes voyante ou quoi..?
" Non! Mais selon mon aïeule, celui à qui on avait fait cela pouvait vivre toute sa vie avec une autre femme sans que cela le gêne. Mais ce petit bout de bambou était là pour toujours et au moment où l'amoureuse sentirait le moment de sa mort venir, elle viendrait chercher son amant. Pour qu'il l'accompagne dans le grand voyage. Tout à l'heure, quand vous avez appuyé sur la petite cicatrice, il a murmuré quelque chose que, sur le moment, je n'ai pas compris. Maintenant je suis sûre qu'il a dit MY LAÏ...
"My Laï? Ça signifie quoi cela?
"Je ne sais pas bien, plus personne ne parle vietnamien dans la famille. Au bout de quatre générations... C'est peut-être un prénom ou alors ça veut dire "chérie". Je ne sais pas."
Durant tout ce temps le Docteur Valentin n'a pas dit un mot. Il est resté songeur et semble abîmé dans une profonde réflexion. Il tient la main du vieil homme dans la sienne et semble compter. Soudain, comme s'il se réveillait, il dit d'un ton neutre: "Robert, tu veux bien venir dans mon bureau. Vous, Nicole, vous allez rester près de ce patient. Ne le quittez pas, sous aucun prétexte. Et tenez -moi au courant de ce qui se passe".
En rentrant dans son bureau, Valentin se tourne vers son collègue et lui dit : "Je ne sais pas si nous avons bien fait de retirer ce petit bout de bambou. Depuis que c'est fait j'ai l'impression que notre malade va moins bien... "
" Non mais, qu'est-ce que j'entends là? Mais tu deviens fou ma parole. Il suffit qu'une jeune femme te raconte une histoire à deux balles pour que tu t'imagines que... Non mais, où est le cador de l'Université, de la Fac de Médecine... Le chouchou du professeur Langlois qui ne jurait que par ton esprit de synthèse et la sûreté de ton diagnostic. De ton pragmatisme aussi! Un futur patron, un savant, un génie de la science hospitalière qu'il voyait en toi. Mais tu ne vas tout de même pas croire à ces conneries de superstitions? Hein! Tu ne vas quand même pas croire à ses billevesées, j'allais dire à ces chinoiseries. Pas toi!"
Il a terminé son laïus en criant presque...
La porte s'ouvre brusquement et la jeune infirmière leur dit d'un ton navré: "Le patient du 22 vient de mourir..."
La fille du vieux monsieur confirmera que son père avait fait partie du corps expéditionnaire d'Indochine dans les années 50. Tout ce qu'elle savait c'est qu'il avait été chef de poste dans un village des Hauts Plateaux. Elle a trouvé un jour, par hasard, dans un vieux livre, une photo de femme. Une jolie femme aux yeux bridés. Au dos de cette photo, jaunie par le temps, il y a écrit, de la main de son père, MY LAÏ...
Séduit par cette curieuse nouvelle, François LÉGER a offert son dernier ouvrage - "Il n'y a pas d'âge" - au lauréat de ce concours, un lauréat à découvrir ci-dessous...
Jacques DEFOLIE: un auteur éclectique...
Par François LEGER
N'allez surtout pas croire que l'auteur de la "nouvelle" ci-dessus se cantonne dans cette forme d'écriture même s'il affirme avec force : "J'aime écrire des nouvelles. Ce style d'écriture me permet de conclure une histoire en quelques pages alors que j'ai fait quelques essais de romans restés sans suite". Une affirmation qui, bien évidemment, a stupéfait le nouvelliste que je suis car je pense, justement, que cette forme d'écriture a des règles très rigides qui ne permettent pas à l'auteur de "se laisser aller" sur le plan littéraire. Lorsque, maintenant - après avoir publié trois recueils de nouvelles (soit une cinquantaine de nouvelles!) - , je me mets à écrire, je n'ai plus envie d'être prisonnier de cette forme d'écriture et ai - comme on dit aujourd'hui - bien plutôt l'envie de < m'éclater >. Ceci prouve une fois de plus que chaque homme a ses amours...
Non, Jacques DEFOLIE, à la veille de devenir une plume octogénaire, est tout à fait éclectique tant dans ses lectures que dans ses écrits.
De fait, l'heureux lauréat de ce concours de nouvelles, un cadre commercial à la retraite ayant passé près de vingt ans dans l'armée de l'air, explique ainsi sa vie d'auteur: "J'écris depuis environ dix ans... après que l'on m'a offert un ordinateur pour mon anniversaire". Et, d'expliquer qu'il a fait des nouvelles, des contes de Noël, des poèmes et quelques fables avant d'ajouter: "J'ai également <commis > deux saynètes destinées à être jouées, pour la Fête de Noël, par les enfants du catéchisme de la paroisse protestante de Privas".
Passionné d'aviation - Tiens! Tiens! -; de lecture - Ô étonnement - mais aussi de musique classique et de théâtre (avec une petite préférence pour celui dit "de boulevard"), Jacques DEFOLIE a tout de même une particularité: celle d'écrire en français et en picard... "qui est ma langue régionale" dit-il. Particularité qu'il confirme en expliquant: "Je souhaite voir les langages régionaux enseignés - que ce soit le breton, le corse, l'occitan ou encore l'alsacien - car c'est pour moi un patrimoine qui est en train de disparaître."... Sachant cela, on ne s'étonnera guère de l'entendre expliquer: "Je suis venu à la nouvelle en français après avoir écrit des anecdotes et des nouvelles en picard." Et, de préciser : "L'une d'elles a reçu le troisième prix du Grand Prix de la Nouvelle en picard de l'Office Régional de Picardie en 2006.... D'ailleurs, plusieurs de mes anecdotes ou historiettes ont été publiées dans une revue tri-mensuelle entièrement en picard < Ch'Landron >..."
Il en est ainsi de la personnalité de Jacques DEFOLIE qui montre bien que l'on ne sait jamais qui est vraiment l'auteur d'un texte. D'ailleurs, pour revenir à cette nouvelle qui vient d'être primée et dont l'histoire se passe à l'endroit précis que nous montre Jacques DEFOLIE sur sa carte, vous pensez évidemment qu'il a en quelque sorte mis en scène une croyance de ce pays... Eh bien, pas du tout! M. DEFOLIE m'a affirmé que cette croyance n'existait que dans son imaginaire...
L'écrivain serait-il donc, devant sa page blanche, un autre personnage?
Textes couronnés...
"Jeux floraux" des Pyrénées Cathares : c'est l'époque... des lauriers!
Les "Jeux floraux" des Pyrénées Cathares (département de l'Ariège) dont nous avons publié ici le règlement de cette année 2009 ont trente-trois années d'existence! Pourquoi ce nom de "Jeux floraux"? Simplement en souvenir des sept troubadours qui créèrent, en 1323, le premier concours de poésie à Toulouse (31) et à la gloire de Clément Isaure.
C'est là un concours littéraire permettant à chacun de s'exprimer en poésie ou en prose et ayant l'originalité de laisser une place aux langues régionales. Et, au fil des années d'être devenu international...
Mais c'est maintenant l'heure de la remise des lauriers pour ces joutes littéraires qui ont attiré, pour ce crû 2009, quelque cent-vingt participants toutes catégories dont quarante-cinq pour les nouvelles.
Le jury - composé de M. Jean Lejarre, de Quillan (11); Mme François Maes, de Pamiers (09); Mme Ginette Fioré-Florens, de Brignoles (83); tous poètes émérites qui ont été Prince ou Reine des poètes - a eu beaucoup de peine à départager les textes. Aussi, en plus du premier prix, des diplômes ont été prévus pour encourager à persévérer les auteurs des textes remarqués.
Voici donc le palmarès complet de ces "Jeux floraux" des Pyrénées Cathares qui ont composé le trente-troisième concours littéraire international.
Reine des poètes: Mme Turello Mireille, Castelginest (31).
Prince des poètes: M. Michel Jean-Pierre, Jouy-le-Moutier (95).
Poésie classique
Prix Lucile Imbert-offert par Mme Granier, Castres (81).
Premier prix: Mirelle Turello, Castelginest (31): "Les chants de l'ombre".
Mention d'excellence: Michel Dachy, Canada: "A ma famille".
Mention d'honneur: Maria Torrelli, Bracieux (41): "Par coeur".
Mention spéciale: Athe Gracci, Italie: "Ce que j'aime" et Stéphane Meireles, Le Bouscat (33): "Hiver".
Poésie néo-classique
Premier prix offert par Françoise Maes, de Pamiers (09) : Jean-Pierre Michel, Jouy-le-Moutier (95): "Soirs de confidences".
Mention d'excellence: Annick Baulard, Béhéricourt (60): "Le paravent".
Deuxième prix offert par Ginette Fioré-Florens, de Brignoles (83): Paulette Thieurmel, Rennes (35): "Fragment d'infinité".
Mention d'excellence: Pascale Fink, Vouziers (08): "Le temps d'une danse".
Remarqué par le jury: Dominique Simonet, Bocé (49) : "Supplique à un poète".
Poésie libre
Offert par la municipalité de Montferrier-le-Lez (34).
Premier prix: Monique Berthaud, Bourcefranc (17): "Doux rêve de paix".
Mention d'excellence: Jeanine Arnaud-Médici, Saint-Jean-du-Falga (09): "Ailleurs" et Frédéric Roche, Toulon (83): "L'hombre d'un homme".
Remarqué par le jury: Christine Louvet, Bugarrach (11): "Salz à fleur de ciel" et François Pinaud, Beyssac (19): "Le vieil amant".
Haïkus
Offert par M. Armaing, Rieux de Pelleport (09)
Premier prix: Claudine Thibout-Pivert, Saint-Orens (31): "Encore l'automne".
Mention d'excellence: Guy Huludut, Vertou (44): "Fraternité".
Nouvelles
Offert par Fernande Bertrand, Toulouse (31)
Premier prix: Jacques Defolie, Veyras (07) : "Mylaï" . Cette nouvelle - qui sera publiée ici même le vendredi 26 juin a été très appréciée par l'auteur de ce site. C'est ainsi que François LEGER a décidé d'offrir son ouvrage "Il n'y a pas d'âge" à M. Jacques Defolie!
Mention d'honneur: Annie Rapin, Agen (47) : "Elagage"
Remarqué par le jury: Nadalette Betis, Versailles (78): "Et pourtant... Il tourne" et Marie Soumeillan, Villematier (31): "Passion ultime".
Mention: Elmie Romain, Paris : "Le chemin de Combelizane"; Mireille Garrigos, Saint-Vit (25): "Le loup et l'agneau"; Dominique Hoffer, Asnières (92): "Le rendez-vous".
Conte pour enfant
Offert par Simone Pons-Moulis, Verniolle (09).
Premier prix: Jean-Claude Ripoll, Auzielle (31): "Aliboron le petit âne".
Mention: Jacqueline Bize, Saint-Lizier (09): "Un délicieux voyage"; Béatrice Dassonville, Le Bouscat (33): "Le chat esprit".
Troubadour des Pyrénées
Premier prix: Henri Gabaude, Montgiscard (31): "A une elfe perdue".
Mention: Michèle Boyer-Caroti, Marseille (13): "Espoir"; Joseph Calvet, Perpignan (66): "La lettre"
Langues régionales
Prix Jeanne Nayrou offert par ses enfants en sa mémoire.
Premier prix: Jean Sarramea, Saint-Raphaël (83): "Reire Var"
Mention d'excellence: Robert Beltran, Pamiers (09): "L'home"
Remarqué par le jury: Lucette Bru, Lesparrou (09): "Funs de la tardor"; Jean Fabre, Pujols (47): "Sey un poeto amatur".
Francophonie
Prix offert par Patricia Zanluccki, Aubagne (13)
Premier prix: Vadim Rahmanov, Moscou - membre du club "L'oiseau bleu" - pour "A la lisière de la forêt".
Mention: Tatjana Pavlova - Ekaterina Averjyanova - Aleksandr Reider - Mariaya Fedulova - Nataljya Okentchit - Anatolii Panacetchkin.
Jeunes poètes scolaires
Ecole Affringues (62):
Premier prix: Minet Théo: "Le feu".
Mention: Jérémy Caux : "Le soleil"; Orlane Lemaire : "Mes quatre saisons"
Foyer socio-éducatif, Lycée Saint-Exupéry, Saint-Raphaël (83)
Premier prix: Eloïse Prim : "Sensation"
Mention: Gaia Solomos: "Le bruit du silence"; Paul Coursinaut: "Histoire d'amour"; Célia Laurenti: "Tu hantes mes jours"; Iris Cambra : "L'été"; Claire Cuisenier: "L'amitié".
Premier prix en langue espagnole:
Spouchetty Malin: "El amor"
Mention: Esther Hautot : "Los colores"
Jeunes poètes individuels
Premier prix: Omar Koussih, Rabat (Maroc) : "Je veux encore faire des chansons"
Mention d'excellence: Thomas Gennen (Belgique): "La flotte libre"; Nadège Legroux, Saint-Germain-en-Laye (78): "Amnésie"; Alice Jamet, Evreux (27): "Chanson humaine"; Simon Lahitette, Ledeuix (64): "Hiver".
Rendez-vous donc, le vendredi 26 juin, pour découvrir la nouvelle de M. Jacques DEFOLIE et faire la connaissance de celui-ci.
Des plumes récompensées...
"Renaissance Française Nord/Pas-de-Calais":
palmarès complet du concours 2008
Si, dès le 8 octobre, nous vous avons fait part de la décision du président de "La Renaissance Française Nord/Pas-de-Calais" de jeter l'éponge, dans ce même article, nous vous avons promis la publication, le vendredi 24, du palmarès du concours 2008, le dernier malheureusement. Promesse tenue!
Le jury de "La Renaissance Française Nord/Pas-de-Calais" s'est réuni - dans une salle mise aimablement à sa disposition par le proviseur du lycée Paul Hazard à Armentières (Nord) - afin de déterminer le palmarès des oeuvres présentées à son concours littéraire 2008. Avant de détailler ledit palmarès, l'association a exprimé ses remerciements aux mécènes qui l'ont aidée financièrement ainsi qu'aux donateurs de livres de prix: Mairie de Lille, Ville d'Hazebrouck, Mairie de Steenvoorde, Ville de la Chapelle d'Armentières et la Communauté urbaine de Lille.
- Le Grand Prix a été attribué à "La Renaissance de Lens 1918/1932" de Ginette HAY. Ce remarquable ouvrage relate d'une façon méthodique la véritable résurrection d'une ville martyre systématiquement détruite par les Allemands lors de leur retraite en 1918.
-Le Prix d'Excellence revient à "Renoir, les mots pour le voir" d'Anne VANRENTERGHEM et à "Les grands tilleuls" de Véronique DEBUSSCHER.
- Le Prix Gérard DELOMMEZ va à "Chansons" de CRISTAINE. Cette oeuvre poétique a été remarquée par le jury pour son originalité, la qualité et la richesse dont témoigne l'auteur en tant que compositeur de musique et poète.
- Le Prix Yves RÉGNERY revient à l'ouvrage "11 contes" de Christine PRUVOT.
- Le Prix Spécial du Jury récompense l'ouvrage "La santé n'a pas de prix". Ce livre présente un bilan très complet de la santé en France. Les récits sont tour à tour émouvants, sévères ou cocasses et nous font rencontrer des personnages d'exception comme le Dr Schaffer ou Mme Simone Weil.
Voici, après les prix spéciaux, le palmarès général...
Section poésie
PRIX: "Rêveries scintillantes" de Brigitte CASSETTE; "Au fil bleu des mots" de Suzy DARRIBEHAUDE.
MENTIONS: "Amorescentes" de Laurent FAYEULLE; "Sonnet pour les mutines" de Christine DELTOMBE, une écriture sensible et une vision du monde d'étonnement et de fragilité; "L'éclat du silence" de Gérard LEFEVRE; "Crève-coeur" de Stéphane PRINCE: cet ouvrage met en valeur le style SLAM évocateur d'une nouveauté poétique rythmique.
Section contes
PRIX: "Petite mémé" de Guy VANHOLLEBEKE. Ce manuscrit met en valeur l'époque du charbon avec sa puissante humanité et ses douleurs. Les souvenirs remontent à la surface avec beaucoup de reconnaissance pour les "Gueules Noires".
MENTIONS: "Grains de folie" de Bernard TETTELIN. L'auteur est récompensé pour l'ensemble de son oeuvre (également trois romans); "Un petit monde bien surprenant" de Jacqueline ORTEGA.
Section romans
PRIX: "A fond la caisse" de Bernard TETTELIN; "Le chemin des Pathes" de Bernard TETTELIN: dans ce roman biographique à connotation chrétienne, l'auteur nous relate la vie de Clotilde, personnage ayant réellement existé. Torturée, accablée moralement et physiquement par un destin contraire, mais remarquable de courage, elle décide d'oublier quelque peu ses souffrances pour se consacrer aux autres. "Poker menteur" de Colette BOULANGER: roman noir bien ficelé; "Quand l'amour s'en mêle" de Hervé DUCROCQ : deux intrigues entrelacées retiennent l'attention du lecteur.
MENTIONS: "Le colocataire" de Bernard TETTELIN; "Du bout du doigt" de S. LAMBERT: le sujet s'inspire des feuilletons télévisés de notre époque.
Section Histoire-Géographie
PRIX: "Flandre noire" de Gilles WAREMBOURG: le récit baigne dans une atmosphère accablante résultant des souvenirs de la déportation du héros et des suites des événements (résistance, collaboration) se passant dans son village pendant la même période. Le " MAL" est en quelque sorte l'âme et le maître-mot de ce livre.
Section Mémoires
MENTIONS: "Histoire de neige et petit bonhomme" de Joël MAY; "Raconte grand'père, la guerre, l'as-tu connue?" de Gérard VAN DER LINDEN : recueil de témoignages évoquant la vie quotidienne et ses vicissitudes pendant l'occupation.
Section essais
PRIX: "Formes" de Jean-Pierre DROULEZ.
Section Théâtre
MENTION: "Résistance" de Casimir HELLE. L'auteur tente de réaliser, à travers une pièce de théâtre en quatorze tableaux une fresque sur la résistance dans le secteur de Somain/Fenain.
Informations destinées à tous les lauréats
Nous avons enregistré un certain nombre de réactions de membres de La Renaissance Française Nord/Pas-de-Calais et de lauréats de ce concours 2008 privés d'une remise de prix officielle (vous pouvez d'ailleurs en consulter quelques-unes dans la rubrique réservée aux commentaires).
Ces réactions sont pour regretter une telle décision du président de dissoudre purement et simplement l'association et nous demander s'il ne serait pas possible de remettre sur pied une société littéraire du même type qui pourrait également organiser un Salon du Livre dans le Nord. Il est bien évident que c'est une idée que nous ne pouvons qu'approuver.
Ayant eu un message de l'un des lauréats, prêt à se mettre au travail et désirant contacter d'autres lauréats voulant aller dans le même sens, nous demandant les adresses Internet de personnes se trouvant dans ce cas, il est évident que nous ne pouvons pas le faire. C'est une question d'éthique mais, avec un message des personnes intéressées indiquant qu'elles acceptent que l'on transmette de telles données, il est évident que nous sommes parfaitement d'accord pour jouer les "boîtes aux lettres".
De plus, dans le cas de la création d'une nouvelle société littéraire, nous sommes disposés à l'aider au maximum dans sa communication.
