François Léger

Journaliste honoraire et membre Adhérent de la Société des Gens de Lettres, François Léger - essayiste et nouvelliste - présente ses livres, ses réflexions et des travaux de ses amis partageant la même passion.

18 décembre 2009

La féérie de Noël a débuté...

Orchid_es_3

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Fleur recherchée pour sa beauté et l'originalité de sa forme, l'orchidée est bien à sa place avec  nos amis poètes...

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Le balancier

Par Maurice DUSSOL

Prisonnier dans l'ombre du coffre,
Le lourd balancier
Est précieux car il nous offre
Un conseil princier:

Il dit que l'on doit, sur la Terre,
Toujours soutenir
Le perdant et le solitaire
Dans son devenir.

Tic, tac, fait-il dans le silence
"Monotonement";
Car, seul, le poids qui le balance
Est son doux tourment.

Il le contraint à nous redire
Et, sans se lasser
Que la peur, le chagrin, le rire
Ne font que passer.

Le sabot de Malepeyre

Par Edmonde FAUCON

En passant par la Lozère
J'ai vu un sabot!
En passant par la Lozère
J'ai vu un sabot! (Air connu!)

Un sabot de grande taille
Que nul ne pourrait chausser,
Qu'on ne peut remplir de paille,
Trop lourd pour être poussé!

Caprice de la nature
Qui sait sculpter dans le vent,
Le soleil ou la froidure,
Avec patience, talent.

Grand rocher, tel un emblème
Pour tous ces fiers paysans,
C'est un hommage suprême
Ayant défié les ans.

Combien, d'un sabot sonore,
Ont-ils parcouru ces lieux?
Combien passeront encore,
Sans sabots... simples curieux...

L'amour a tant besoin

Par Michel MARTINEZ

Laissez l'amour régner en maître:
A la raison de se soumettre;
Quand le coeur fait place à l'esprit,
La grâce trop souvent périt.

Comme à la mer va l'eau du fleuve,
C'est d'amour que l'amour s'abreuve;
Saint Augustin n'écrit-il pas:
"Aime, et fais ce que tu voudras" ?

Chez les uns comme chez les autres,
L'amour a tant besoin d'apôtres:
Soyez tendres et soyez doux,
Et que la paix soit avec vous.

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29 octobre 2009

Le Destin trouve une solution...

Maurice_DUSSOL      Le coin des poètes

   Avec Maurice Dussol

  Le roseau et le chêne

Pieds dans l'eau d'un marais vivotait un roseau;
Près de lui, vers le ciel, se dressait un grand chêne.

Leur sort me fut, jadis, conté par un oiseau
Qui savait leurs destins faits d'une même chaîne.

Mon gentil narrateur, disait, qu'en cet endroit
Où se joignaient l'humus, la pluie et la lumière,
Le chêne se tenait, solide, lourd mais droit...

Sa "robusticité" rendant son âme fière,
Il moquait volontiers son très lointain "cousin"
Qui poussait calmement à l'abri de son ombre:
Comparant ses atouts à ceux de son voisin
Qui ne partageait pas, de ses dons, le grand nombre,
Il enfonçait, profond, ses racines au sol,
Etalait dans le ciel ses ramures nombreuses
Dont les feuilles offraient un vaste parasol
Pour camoufler, parfois, des scènes amoureuses...

De cela, le roseau ne pouvant se vanter,
Il devra, pour l'instant, se courber et se taire
Car, pour s'enorgueillir, il faudrait inventer...

Un cyclone survient! Par sa fureur guerrière,
Il emporte les toits dans ses vents en fureur.
Il brise, sans forcer, le chêne centenaire
Et le jette par terre en un fracas d'horreur...

Le roseau qui s'adapte à cette violence
Se courbe sagement autant qu'il le fallait,
Attendant dans le calme et la "bénévolence"
Que la paix lui revienne à la fin du "ballet".

Mais, le petit oiseau qui narrait cette histoire
(Loin du grand fabuliste et d'Esope malin)
Rappelait que le chêne, afin de mieux y boire,
Vivait près d'un marais qui n'était pas salin.
Or, ce petit détail, inverse la morale
Dont, jusqu'à ce récit, le sens se dévoya
Car, lorsqu'il fut détruit par sa chute fatale
L'arbre, sur le roseau, tomba et... le broya!

Quels que soient nos pouvoirs et si les dieux s'en mêlent
Le Destin va trouver une solution
Où le faible et le fort, lorsque les fils s'emmêlent,
Trouvent l'égalité... sans révolution.

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28 septembre 2009

Cratères bienfaisants

Maurice_DUSSOL         Le coin des poètes

     Avec Maurice DUSSOL

             LAVAGNES

Sous le ciel du Midi sommeillent les lavagnes,
Oasis des lappiaz, défiant la Raison,
Du paisible berger nécessaires compagnes
Plus utiles pour lui que son humble maison.

Couronne de blancheurs sur leurs inclinaisons
Quand le soleil d'été vient brûler la campagne
Et que ses traits de feu transpercent les toisons
Le troupeau, lentement, glisse vers l'eau qui stagne.

Pour le flot transhumant qui vient de la montagne
Et quitte loin de lui la calme frondaison,
La draille empoussiérée aurait l'aspect d'un bagne
Si ne s'y rencontraient lavagnes à foison.

Cratères bienfaisants, sources d'exhalaisons,
Chapelet ancestral de Provence à Cerdagne,
Cyclopes dont l'oeil vert a vu tant de saisons,
Monuments du passé plus vieux que la tour Magne,

Sous le ciel du Midi sommeillent les lavagnes.

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18 août 2009

Vers d'humbles bonheurs

Maurice_DUSSOL        Le coin des poètes

     Avec  Maurice DUSSOL

              DRAILLES

Dans l'austère décor fait de vieilles murailles,
De chênes torturés et de pins rabougris,
De la plaine aux plateaux se faufilent les drailles
A l'assaut des remparts de rochers, blancs ou gris.

Leur sol est parsemé d'innombrables pierrailles
Où scintille soudain la calcite en débris
Quand, cherchant son salut aux fentes des rocailles,
Eclair sous le ciel bleu, fuit le lézard surpris.

Le limon, sec, l'Eté, compte plus d'une faille,
Gours miniaturisés, ombres d'oueds taris;
Né des rochers brisés, un sable jaune paille
Pose, dans les recoins, de moelleux tapis.

Tous les ans, un troupeau guidé par la sonnaille,
En un magma houleux de moutons, de cabris,
Pressé par la chaleur, la soif qui le tenaille
Roule sous le soleil, recherchant des abris:

Vers la doline en fleurs où le groupe s'égaille,
Vers la fraîche lavagne où cesse tout ennui,
Vers la voûte romane où le schiste s'écaille
Mais qui protégera le repos de la nuit,

Vers le chant des oiseaux qui jaillit des broussailles,
Vers l'ombre des  cyprès où le chien s'assoupit,
Vers ces humbles bonheurs le conduisent les drailles
Depuis le temps jadis, sans cesse ni répit.

Aimons ces vieux chemins, si riches en trouvailles,
Aux sites enchanteurs trop rarement décrits
Où, rien qu'en avançant, toi, berger, tu travailles
Loin des rudes cités des luttes et des cris!

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29 juillet 2009

Un rythme berceur...

Maurice_DUSSOL        Le coin des poètes

      Avec Maurice DUSSOL

   Et quand, par les tilleuls...

Dans mon jardin paisible où le Mistral lui même
Ne pénètre parfois qu'en souffle murmuré
Le calme de l'Eté semble s'être emmuré:
Rien ne vient perturber le silence que j'aime.

Au pied du vieux tilleul frémit la girandole
De cercles lumineux faiblement irisés
Enfants du dieu soleil, en rayons tamisés
Qui, se superposant, dansent la farandole.

Pénombre ensoleillée aux furtives lumières,
Rien ne saurait troubler son calme et sa douceur;
L'heure succède à l'heure en un rythme berceur
Diluant les couleurs de mes roses trémières.

Je voudrais savourer ce demi rêve étrange
Qui se dessine si mal au flou de mon désir
Mais loin de rechercher l'âme de mon plaisir,
Craignant de l'effrayer, je reste sur sa frange.

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27 juillet 2009

Points d'orgue du Midi...

Maurice_DUSSOL        Le coin des poètes

      Avec Maurice DUSSOL

            DOLOMIES         

Etranges minarets ou bien monstres énormes,
Vieux châteaux aux créneaux en partie écroulés,
Plantés, de ci, de là, groupes ruiniformes,
Pics antédiluviens des siècles écoulés,
Rongés par les effets de la rage éolienne
Qui, dans la dolomie, amasse un sable d'or,
Soumis à chaque vent, de quelque lieu qu'il vienne,
Mais dont le plus cruel est bien le vent du Nord,
Fiers, sur les hauts plateaux du Larzac, d'Escandorgue,
Dans ces lieux où le roc lui-même a tant souffert,
Vous êtes, du Midi, comme autant de points d'orgue,
Décor qu'aurait choisi Dante, pour son enfer.

Les nobles templiers, revenant de Croisade,
Ont su trouver, chez vous, de sauvages beautés:
Ils ont créé Cernon et la Couvertoirade
Pour y vivre, sereins, dans leurs communautés.
Ils ne vous ont pas vus en villages fantômes
Mais ils ont pris, d'instinct, modèle sur vos tours,
Mettant vos majestés à l'échelle des hommes,
Imitant vos donjons et vos rudes contours,
Ils ont édifié des remparts imprenables
Aux murs noirs que l'Hiver est le seul à blanchir,
Puis ils les ont cernés de fossés redoutables
Que, même le démon, n'osa jamais franchir.

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20 mai 2009

Un poème à ne jamais oublier !

Pierre_Virmes_1238

      

       Le coin des poètes

      Avec Pierre VIRMES

        La leçon d'amour

Quand nous eûmes posé l'écrin où gît ma mère,
Près de celui du père au fond d'un noir tombeau;
Après avoir senti couler la larme amère
Qui, du tréfonds de l'âme en arrache un lambeau,

J'ai voulu  parcourir - comme une ultime offrande -
De la cave au grenier, la modeste maison.
Des armoires, filtrait un  parfum de lavande;
Tout semblait assoupi sous la chaude saison.

Meubles! Objets! Témoins d'une chère existence,
Qui vîtes en ces lieux: aimer, naître et mourir!
Je reviendrai, pour rompre un lourd et long silence;
La source de l'amour ne doit jamais tarir!

Neuf coups firent vibrer l'horloge magistrale;
Le soleil, au couchant, perça le clair-obscur;
Du sombre vaisselier, la théière ancestrale
Miroita, sous le rai, de l'éclat le plus pur.

Je la pris lentement, avec délicatesse;
Soulevai,pour humer, l'opalescent chapeau;
C'est alors qu'apparut au fond de l'étroitesse
Un cube enrubanné, tel un joli cadeau.

Tout attendri j'ouvris pour découvrir la chose;
Une dragée avait - nuptiale, je crois -
Encore sa couleur et sa senteur de rose:
Souvenir. Trente avril mille neuf cent trente trois.

J'ai remis le bonbon dans son brin de voilette
Et rangé la théière avec son attirail;
La leçon remontait du fond de la cachette:
"L'amour, le vrai, le grand, c'est le petit détail!"

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26 avril 2009

Ultime frontière entre Nordistes et Sudistes...

Maurice_DUSSOL         

             Le coin des poètes

     Avec Maurice DUSSOL

              CYPRES

Les cyprès ne sont pas "l'arbre des cimetières"
Fantômes bienveillants, sans chaînes ni remords,
Elevant dans le ciel leurs statures altières
Dans l'enceinte paisible où reposent nos morts.

Parfois, en rangs serrés, ils dressent des murailles
Protégeant du Mistral les jardins provencaux;
Partout, dans la garrigue, ils jalonnent les drailles
Mieux que ne le feraient de mornes panonceaux.

Tels les humbles fuseaux de gentilles fileuses
Qu'une marraine fée a métamorphosés,
Grandis et sublimés ils dressent, orgueilleuses,
Leurs cîmes vers l'azur aux cirrus explosés.

Du chêne et du roseau connaissant bien l'histoire,
Ils savent se courber en ondoyants arceaux
Pour résister aux vents qui n'ont plus que la gloire
De les faire plier, en vain, sous leurs assauts.

Du mas abandonné, la dernière défense,
Ils flanquent le portail où passaient les moutons
Et, les ruines, par eux, pures de toute offense
S'effacent en douceur dans les ronciers gloutons.

Après la Grèce antique et la race romaine
Ils sont restés debouts, solides comme roc,
Magnifiant l'aspect du plus humble domaine,
Portiques du pays où vit le peuple d'Oc.

Les cyprès sont, au sud, cette ultime frontière
Entre les "gens du Nord" et les "Purs du Mdi",
Cônes lancéolés, ils sont la flamme fière
Brûlant à Montségur depuis le Roi Maudit.

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21 avril 2009

Le temps ne compte pas toujours pareil...

Pierre_Virmes_1238           Le coin des poètes

           Par Pierre VIRMES

             l'heureux Papet

LE PRINTEMPS DE MON AUTOMNE

                                                                                                                                                      A Alexandre

De frêles feuilles d'or tombaient sur le gazon.
L'automne au pas feutré s'avançait en décembre;
Le jardin, somnolent sous la fraîche saison,
Revêtait son manteau brodé de pourpre et d'ambre.

Le ciel tissait déjà le grand voile hivernal
Qu'un vol de passereaux déroulait sur la vigne.
Séléné, ponctuelle, alluma son fanal:
Timide oeil de la nuit que l'horizon souligne.

Toi, petit oisillon dans le nid maternel,
Ressentant les bienfaits promis par la nature,
Tu voulus t'envoler de ton écrin charnel
Pour vivre avec entrain ton humaine aventure.

Et c'est ce trois décembre, à dix heures du soir,
Que tu vins agrandir le cercle de famille.
Dans le parc assoupi, des vapeurs d'encensoir
Elevaient l'oraison de l'allée de charmille.

Tout vibrait d'un amour subtil et souverain.
Tout se taisait. Là-bas, aux murs de Clémentville
Monta ton cri puissant, faisant vibrer l'airain
Qui tinte tout le jour au clocher de la ville.

De chaque heure, attentif, je suivais au cadran
Le tic tac régulier de l'aiguille trotteuse.
"Ce tempo trop poussif, dis-je, est exapérant;
Cette horloge me nargue et fait la tourmenteuse!"

Car le temps, tu verras, ne compte pas pareil
La minute de joie et celle de souffrance;
Il se plaît, semble-t-il, à freiner le soleil
Dès qu'il nous voit songeur, en quête d'espérance!

Te voici maintenant parmi nous, Alexandre,
Tu porteras ce nom antique, conquérant,
De celui qui soumit Darius dont la cendre
Couvre encore aujourd'hui la terre de l'Iran.

Hier, je suis entré dans mon auguste automne
Et soixante cinq ans nous séparent; pourtant,
Je me sens rajeuni, plus actif, moins atone;
Aurais-tu le pouvoir de raviver le temps?

Qu'importe! J'ai vécu; et mon expérience
Versera sur tes jours le nectar de mon coeur.
Toi, vis avec ardeur ta douce insouciance;
Savoure ta jeunesse et sois toujours vainqueur!

Depuis son arrivée, Elsa m'a fait connaître
Tous les petits bonheurs égayant la maison.
Etre encore grand-père exalte tout mon être;
Je peins ton  cher prénom sur mon petit blason.

Bientôt, je le sais bien, sous ma tête chenue,
Les pages de ma vie auront un peu jauni.
Les feuilles en tombant laissent la branche nue.
Avec toi, l'arbre va revivre à l'infini.

J'ai gravé dans mes yeux les traits de ton visage,
Afin qu'au fil des jours rien n'y puisse ternir
- Comme fait une brume au charmant paysage -
Et que je garde intact ce tendre souvenir.

Alexandre! J'ai mis dans ces feuilles d'automne
Tout mon amour posé sur de petits écrins;
Où les heures, égrenant l'attente monotone,
Firent naître, pour toi, ces doux alexandrins.



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13 février 2009

Il vivra dans le creux de mon âme...

Saint_Valentin_2 Le coin des poètes

           avec

Maurice DUSSOL

                   Supplique pour un sourire

Cruelle dont les yeux illuminent mes rêves,
Toi dont les fiers regards incarcèrent les coeurs
Et n'accordent jamais ni détentes ni trêves
Dans les tournois galants dont ils sont les vainqueurs,

Tu sais que, sans efforts, tu m'as pris à ton piège,
Que je viens me brûler aux feux de ta beauté
Et que c'est vainement que le doute m'assiège
Car, d'Orgueil à Raison, tu m'auras tout ôté.

Puisqu'il ne te plaît plus de tenir tes promesses,
Que tu veux m'exiler d'un ciel pourtant promis
Je saurais renoncer au jeu de nos caresses
Si tu me permettais cet humble compromis:

Je pourrais oublier les mots qui nous ressemblent,
Chercher loin de tes bras une impossible paix,
Sentir se dénouer les liens qui nous rassemblent,
Et s'estomper nos corps dans des brouillards épais;

En retour, permets moi de garder ton sourire
Le temps d'en effacer ce qu'il a de moqueur
Et, quand je serai sûr qu'il est sous mon empire
Laisse moi le serrer tendrement sur mon coeur.

Pour toujours il vivra dans le creux de mon âme,
Me ramenant vers toi sans jamais me lasser;
Grâce à lui j'oublierai la douleur et le drame
Eden dont, même Dieu, n'osera me chasser.

Posté par ARMEE à 15:04 - Le coin des poètes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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